«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Une fois encore, le Québec s’apprête à manquer d’honneur

Réponse à Berberia-Gervais sur Gilles Duceppe

Tribune libre de Vigile
dimanche 30 août 2015
387 visites 2 messages

J’en viens à la conclusion que la meilleure chose qui pourrait bientôt arriver au Bloc (et au P.Q. itou) c’est une vague, une méchante vague bloquiste, mais sans Gilles Duceppe. Là, véritablement, quelque chose comme un « nouveau cycle politique » débuterait chez les indépendantistes.

Un nouveau cycle « indépendantiste » n’aurait aucun sens s’il ne s’agissait pas de sortir enfin l’indépendantisme québécois du « cycle Parizeau ». Ce « cycle Parizeau », dont Gilles Duceppe est un illustre représentant, c’est en réalité le même cycle que celui du « référendisme ». La maudite spirale descendante qui a résulté du référendisme a donné tous les fruits (amers) qu’elle pouvait donner. Passons à autre chose.

Le P.Q. d’abord, puis le Bloc, eh oui, le Bloc itou… devront vraisemblablement changer chacun leur angle d’attaque. Pour un, P.K.P. s’y affaire déjà au P.Q., avec un brio certain.

Peu importe le résultat des élections du 19 octobre prochain, un « nouveau cycle politique » débutera de toutes les façons qu’on regarde la situation. On ne sait pas encore comment, mais il en débutera un assurément. Tant mieux ! Car hélas, mille fois hélas concernant Gilles Duceppe, il semble bien que celui-ci n’a pas encore pris toute la mesure du pourquoi ni du comment la première « vague orange » s’y était prise pour lui passer sur le dos ainsi que celui du Bloc.

Malgré tout… oui, le plus fraternel, le plus fidèle des « Bloc en bloc » doit être adressé à tout l’électorat indépendantiste ! Oh oui, votons Bloc en bloc le 19 octobre prochain ! Il en va de l’honneur et de la fidélité de tous les indépendantistes de se rendre aux urnes, même si fatigués et même désespérés… et ne pas se laisser impressionner par tout ce que Nous sommes capables de produire d’anti-Québec. Car il faut bien dire que si tout se continue comme ces derniers jours, le Québec tout entier s’apprête une fois encore à manquer d’honneur.

C’est nous pourtant qui avons raison. C’est nous qui avons cette chose précieuse : une Cause. Cette Cause de l’Indépendance n’a rien à voir avec S. Harper, qui se fait élire chez lui, dans le Canada anglais. Mais elle a tout à voir avec les feux d’artifices et toute la propagande des deux autres chefs fédéralistes, qui ont l’impertinence de présenter leurs candidatures ici même au Québec. Ces deux chefs et toutes leurs troupes ne sont pas d’icitte. Ils sont téléguidés. De fait, ils proviennent d’où provient le cœur de tous ceux qui ont le regard invariablement tourné vers Ottawa. Sont « québécois » le temps seulement d’une élection. Mais c’est à plein temps qu’ils sont anti-Nous et qu’ils aboliraient la loi 101 s’ils le pouvaient…

J’en appelle par défaut à Gilles Duceppe, qui est chez lui icitte, s’il a du nerf, et seulement s’il a du nerf… puisque nous savons déjà qu’il a du cœur. Car il est bien vrai que Trudeau et Mulcair tombent plus que royalement sur les nerfs.

Bloc en bloc !

Commentaires

  • Marcel Haché, 31 août 2015 08h41

    Mes excuses Robert pour ce « Barberia ».

    Je ne suis pas du tout tourmenté : l’Indépendance se fera. Je ne le verrai pas. Pis c’est pas grave.
    Je ne suis pas ambivalent non plus : l’indépendance ne s’est pas faite avec Parizeau, lui-même si pâle copie de René Lévesque, et ne se fera pas avec Duceppe, lui-même une très pâle copie de la copie.

    Si le « cycle Parizeau » devait survivre, c’est l’Indépendance elle-même qui deviendrait impossible. Alors, vous et moi ne serions pas seulement des losers, nous serions des vaincus. Je reste fidèle à une idée. Un idéal. Aussi fidèle que vous à une Cause. Mais certainement pas aussi fidèle que vous à un parti politique. Ce n’est pas un reproche.

    Réglons donc ceci Gervais : « au fond » de tout de tout mon bla-bla et du vôtre sur Vigile, il y a l’Indépendance, ce qui est l’Honneur. Car il n’y a pas d’honneur possible pour quiconque ferait partie d’une nation qui n’est pas libre. Plus clairement : au « fond », loin dans le « fond » du cœur, il n’y a plus de P.Q. ni de péquisteries, ni de Bloc avec ses bloquisteries, ni aucun autre parti politique. Je serais bien surpris par ailleurs, et un peu déçu, de vous apprendre que le bonheur n’est pas dans une Cause, mais qu’il peut très bien l’être dans un trio avec frites chez Lesage, en plein hiver, rempli alors de vrai monde autant que de vapeurs très odorantes.

    Ceux « du parti », de tous les partis, sont bien souvent les premiers décevants de la Politique, la seule qui m’intéresse, peut-être la seule qui vaille. C’est d’ailleurs à l’honneur de Vigile de ne pas être enrégimenté. Ici, on jase politiques et Politique. C’est tout le Québec qui devrait se mettre à jaser. Mais c’est bel et bien Nous seuls, oui, Nous seuls, qui s’apprêtons encore une fois à se taire. La faute à qui, clisse ?

    Le Front National a une belle formule à l’intention des français : « Agir plutôt que subir », ce qui est autrement plus incisif que l’ineffable et invraisemblable « qui prend pays prend parti », car cette formule de merde fournit gratuitement légitimité à ceux qui parmi Nous qui choisissent le Canada. Mais allez donc…allez donc demander à ti-Gilles de reprendre une formule de la grande Marine !

    Salutations, Robert. Toutes mes excuses encore, cher Barbiturique.

  • Robert Barberis-Gervais, 30 août 2015 20h30

    Barberis-Gervais*Robert

    Réponse à Berberia-Gervais ? j’aimerais mieux Barberis, le nom que mon père m’a légué.


    Le genre Berberia regroupe des papillons de la famille des Nymphalidae et de la sous-famille des Satyrinae qui résident en Afrique du Nord.


    Le berbéris est un arbuste qui a des épines. Ça me convient bien. Principalement utilisé dans les haies décoratives ou défensives, le berbéris, dit épine-vinette, est un arbuste très florifère dont le feuillage change de couleur.

    Ce n’est pas grave : chez Hurteau, à Sorel, quand mes hamburgers-frites furent prêts, la jeune femme appela barbiturique !

    Marcel Haché, vous êtes un être tourmenté et ambivalent.

    RBG

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