«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La SRC n’a pas de fierté, elle a un mandat fédéral de défendre l’unité canadienne envers et contre tous, par tous les moyens, y compris les plus sales

Une enquête dont la SRC ne devrait pas être fière

vendredi 5 février 2016

Que cherchaient au juste, jeudi dernier, les responsables de l’émission Enquête ? À discréditer le chef du Parti québécois ? À démontrer qu’il avait été un mauvais administrateur et, partant, qu’il est incapable de diriger un parti politique, encore moins un gouvernement ? L’histoire récente démontre pourtant qu’il n’y a aucune relation de cause à effet. René Lévesque n’arrivait pas à s’administrer lui-même et il n’en fut pas moins un grand premier ministre. Soit dit en passant, il était tout aussi colérique que PKP, ce qui n’est donc pas non plus une contre-indication pour une carrière politique.

J’ai hésité avant de revenir sur cette émission, compte tenu de ma longue amitié avec Pierre Péladeau et quelques membres de sa famille, dont Pierre Karl lui-même. Mais l’amitié n’est-elle pas une raison de plus d’intervenir lorsqu’il y a acharnement inexplicable ? L’émission Enquête n’avait-elle pas fait chou blanc, il n’y a pas si longtemps, en voulant démontrer que PKP faisait de l’ingérence auprès de ses salles de rédaction ?

Je cherche encore les intentions d’une enquête dont la futilité et la mesquinerie ont surpris même les adversaires de Péladeau. C’est d’autant plus difficile d’en déterminer les desseins que Radio-Canada a fait tous azimuts la promotion de l’émission en laissant entendre pis que pendre sur le recours de Québecor à de multiples abris fiscaux. Cet aspect qu’on avait monté en épingle n’a occupé qu’une petite partie de l’heure et, il faut le dire, a tourné en eau de boudin.

PAS D’ÉVASION FISCALE

Les trois fiscalistes invitées ont pris grand soin de toujours parler de « planification fiscale ». Si ma mémoire est bonne, une seule a osé mentionner les mots « évitement fiscal ». Au désappointement visible de l’enquêteuse radio-canadienne, elles ont toutes les trois souligné que ni Quebecor World ni Québecor ne semblaient s’être livrées à de l’évasion fiscale.

La vérité, c’est que ces sociétés ont pris tous les moyens légaux de payer le moins d’impôt possible. C’est le lot de toutes les entreprises et de tous les contribuables assez fortunés pour s’offrir les services d’un fiscaliste. Il faudrait être plus catholique que le pape pour agir autrement. S’il y a actuellement une tendance vers le resserrement des lois fiscales dans quelques pays européens, ce louable mouvement n’est pas encore arrivé au Canada, une terre plutôt accommodante en matière fiscale.

ENCORE DU RÉCHAUFFÉ

Quant à la plus grande partie de l’émission, c’était de vieilles histoires, ressassées maintes et maintes fois. On a remonté le cours de la carrière de PKP avec « arrêts sur image » du temps de Quebecor World. Cette multinationale de l’imprimerie agglomérait des sociétés dont la santé financière n’était pas toujours au mieux. Ce géant de l’imprimerie avait des pieds d’argile. Il fut construit en vitesse par le père et le fils au moment où pointait la révolution numérique, qui allait avoir sur le monde de l’imprimé l’effet d’une bombe à fragmentation.

Comme n’importe lequel entrepreneur, Pierre Karl Péladeau n’a pas pris que des décisions heureuses. Son incursion dans le monde des médias anglophones a tourné court, par exemple. Mais c’est un comble qu’Enquête cite encore comme une tare les lock-out de Vidéotron et du Journal de Montréal, alors que tous reconnaissent depuis longtemps qu’ils ont épargné ces entreprises d’une lente agonie.

L’émission Enquête a souvent présenté des pétards mouillés, mais jeudi dernier, le pétard était complètement détrempé.

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