«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le Québec sort de sa deuxième « grande noirceur »

L’arrivée de PKP change la donne

Une élection à valeur référendaire

L’épreuve du feu

Tribune libre de Vigile
mardi 11 mars 2014
2 055 visites 10 messages

Il ne faut pas se le cacher, la campagne électorale vient de prendre un tour référendaire. Elle est déjà historique. Elle marquera peut-être un grand passage, comme en 1960 et en 1976.

C’est évidemment la candidature de Pierre-Karl Péladeau - et sa façon de l’annoncer, dimanche - qui a changé toute la perspective.

Désormais, le parti de Pauline Marois est emporté - et plus vite qu’il (et elle) ne le pensait sans doute - vers le grand objectif : l’indépendance du Québec.

Les réactions virulentes, hargneuses, vicieuses même, des adversaires ne trompent pas. On est propulsé dans une atmosphère de guerre référendaire, rappelant 1980 et 1995.

Ainsi, premier acte. Les adversaires jettent les hauts cris, se scandalisent. Ils exigent que PKP se départissent de toutes ses actions dans l’empire créé par son père et qu’il a lui-même agrandi et consolidé. De tous bords et tous côtés, on agite le risque de parti pris dans les médias de Quebecor... comme s’il n’y en avait pas à La Presse, notamment, et à Radio-Canada. Bien sûr, Paul Desmarais n’a jamais « fait » de politique. Il n’était pas en politique, il était au-dessus, où il faisait et défaisait les politiciens. Derrière sa chaîne de journaux qui couvre (enchaîne) le Québec, il n’était ni vu ni connu. Est-ce mieux pour la démocratie ?

Oui, la candidature de PKP vient soudain tourner une élection provinciale en élection nationale. En enjeu majeur pour la nation québécoise. Parce qu’elle est sans précédent.

Oui, voilà une chose qui ne s’était jamais vue dans l’histoire du Québec. Un homme d’affaires milliardaire entre en politique, avec un idéal bien précis : faire l’indépendance du Québec.

C’est du jamais vu, parce que : 1) il ne s’agit pas d’un politicien de carrière ; 2) il ne vient pas en politique par ambition professionnelle ou personnelle, ni par vanité : personne ne pourra l’accuser de vouloir s’enrichir ou se faire connaître.

Il vient donc au service d’une idée, d’un idéal.

Ce patron d’entreprises valant plusieurs milliards de dollars décide de se mettre au service non pas d’un parti, mais d’une cause : celle de l’indépendance de son pays, le Québec.

C’est ce qu’il a fait valoir le plus dans sa déclaration dimanche : la souveraineté du Québec. Plus de langue de bois, plus de faire semblant. On sait ce qu’on veut, et on y va. « Ni à droite, ni à gauche, mais en avant », a-t-il dit, reprenant avec bonheur une formule de Bernard Landry.

Et c’est pourquoi, cette élection prend tout à coup une valeur historique peu ordinaire.

Elle marque une rupture. Finie la politicaillerie. Commence la politique, la vraie.

Des slogans se mettent à sonner très creux, tout à coup. Les « vraies affaires », par exemple, qui connaît ça mieux que l’ex-grand patron de Quebecor ? Comme l’écrivait André Pratte, dans La Presse hier, sous le titre Une candidature exceptionnelle : « M. Péladeau a transformé Vidéotron pour en faire une entreprise dynamique et extrêmement profitable ». Une vérité incontournable... même dans l’empire Gesca.

Une grande rupture, vous dis-je.

Au milieu du tiraillage politicien et du cynisme qu’entretiennent et propagent à coups de gueule bien des animateurs et des journalistes, tout à coup arrive quelqu’un. Quelqu’un qui vient sans intérêts particuliers ni cachés. Il vient pour servir. Il se met au service de l’État québécois.

Cela nous ramène au terme « serviteur de l’État ». Dans le sens qu’indiquait Frédéric II de Prusse : « Le souverain est le premier serviteur de l’État. » Servir l’État, et non pas s’en servir.

Claude Prieur, par exemple, le président fondateur de la Caisse de dépôt, s’est mis pleinement au service de l’État québécois, et, par conséquent, de la collectivité québécoise, dès qu’il est entré en fonction au début de 1966.

Après avoir été brigadier général dans l’Armée canadienne, il avait fait carrière comme cadre supérieur dans la compagnie d’assurances Sun Life, où il était devenu responsable du portefeuille des obligations pour toute l’Amérique du Nord. Inutile de dire qu’il ne travaillait qu’en anglais, à peu d’exceptions près. Or voilà que ce Prieur, tout à coup, se met au service du Québec et devient, du jour au lendemain, le grand champion des obligations du Québec que les financiers de Toronto malmenaient à chaque élection dans la province pour montrer qui étaient maîtres. En quelques années, Prieur fera de la Caisse une force financière qui mettra le Québec à l’abri des manipulations de Bay Street.

Plusieurs ont eu le même sens du service à l’État, que ce soit à la Caisse, à Hydro-Québec, au gouvernement ou ailleurs. Pendant des décennies, après que Jean Lesage et son « équipe du tonnerre » aient brandi le terme « État du Québec » et crié « Maîtres chez nous ». Que d’espoirs ont surgi et se sont écroulés depuis lors !

Mais, si la conjoncture actuelle avait quelque analogie avec 1960 ?

À cette époque, il y avait eu l’affaissement d’un long régime usé par la corruption, le favoritisme et divers scandales impliquant des ministres.

Aujourd’hui, une longue époque de scandales et de manipulations - depuis les commandites et le vol du référendum de 1995 (comme l’a fort pertinemment rappelé M. Péladeau à Radio-Canada dimanche soir) jusqu’aux fraudes et collusions mafieuses dans la construction - sans parler du scandale (resté encore tabou) des pertes catastrophiques de la Caisse de dépôt en 2008.

Oui, il y a là deux grandes noirceurs qui se rejoignent dans l’histoire.

On pourrait s’étendre longtemps sur tout ce que le Québec a perdu depuis 1995. Depuis le référendum volé. De la vente de Provigo - première grande chaîne d’épicerie de propriété francophone que la Caisse avait aidé à constituer dans les années 70 - à la perte de grands sièges sociaux comme Alcan, en passant par la fermeture de la Bourse de Montréal au profit de Toronto, à bien des égards et dans bien des secteurs, le Québec s’est fait tassé, rapetissé, ratiboisé.

Et je vous laisse imaginer ce que cela aurait été si la Caisse n’avait pas rescapé Vidéotron de jutesse. De fait, si la grande crise économique n’avait pas eu lieu en 2007-2008, il y a fort à parier que la Caisse de dépôt et Hydro-Québec auraient été larguées en partie, voire en totalité, à des intérêts privés. Les prédateurs étaient déjà à l’oeuvre, comme le montre bien Richard Le Hir, dans son livre Henri-Paul Rousseau, le siphonneur de la Caisse de dépôt, qui est la veille de sortir des presses.

Oui, sans doute l’avons-nous échappé belle... et peut-être sommes-nous à la veille d’un grand passage, comme en 1960, comme en 1976, qui sait ?

Les jours à venir nous le diront.

Mais, chose sûre, la campagne sera dure, très dure. Et les fédéralistes
ont encore plus d’alliés dans les grands médias qu’en 1995.

Ce sera aussi l’épreuve du feu pour Pierre-Karl Péladeau. Et pour toute une nation en mal d’émancipation.

Et puisque cette élection a valeur référendaire, si elle gagnée par un PQ devenu majoritaire, les élus souverainistes devraient faire un premier geste de rupture. Prêter allégeance au peuple et à l’État du Québec plutôt qu’à la Reine britannique. Un premier pas nécessaire vers la république.

Mario Pelletier

Commentaires

  • Jean Archambault, 12 mars 2014 22h51

    Je suis d’accord avec vous : les prochaines semaines seront cruciales ; la réaction fédéraliste contre PK Péladeau sera féroce car, à travers l’homme, on s’attaquera au projet.

    La Canada est en guerre. La guéguerre de ON et QS contre le PQ doit prendre fin aujourd’hui. Il y a deux camps. Point à la ligne. L’intérêt supérieur de la nation doit être notre seul guide.

    La fragilisation de notre identité et notre langue appelle que le peuple québécois se lève comme un seul tout contre toutes les agressions fédéralistes.

    Nous sommes dans une guerre à finir. Oubliez vos ego, le pays réel et possible vous appelle à poser le seul geste pour la suite du monde... votons PQ partout.

  • Marcel Haché, 12 mars 2014 18h28

    J’espère une majorité péquiste. Un gouvernement péquiste ayant les coudées franches serait particulièrement redoutable. Et il serait d’autant plus redoutable qu’il serait patient. Rien ne sert d’espérer, en effet, qu’un gouvernement majoritaire précipite les choses. Il resterait une immense bataille de conversion des cœurs et des esprits à tenir.

    Parce qu’il a la force qu’il faut, un politique de la stature de Pierre Péladeau pourrait prendre le temps qu’il faut… Cela est si vrai que je suis bien incapable d’imaginer que Couillard et Legault auraient osé renverser le gouvernement Marois si Pierre Péladeau en avait déjà été membre. Comme on dit, ils y auraient pensé à deux et trois fois plutôt qu’une.

    Ce qui aurait été vrai par la présence de Pierre Péladeau au gouvernement ne le sera pas moins s’il est élu, et si l’équipe assez formidable merci de Pauline Marois obtenait ce que Nous mériterions bien : une majorité.

    Une majorité pour passer à autre Chose…

  • Pierre Bellefeuille, 12 mars 2014 17h48

    J’aime beaucoup votre article ! Oui ! C’est un premier pas vers notre république, mais bien davantage un pas pour nous sortir de la république de bananes dans laquelle le règne Charest nous enfonçait toujours un peu plus chaque jour.

    Monsieur Péladeau affiche ses vraies couleurs sans détour, on ne peut pas en dire autant de l’ancien chef, Jean Charest qui a mon sens a toujours été un conservateur ayant suivi un programme politique tout aussi conservateur, un agenda que je considère comme étant une imposture qui n’offre aucune comparaison avec le statut décrié par certains chez monsieur Péladeau. À mon sens, monsieur Péladeau a fait l’essentiel.

    Je dois précisé que plus personne ne peut douter de l’influence de Power Corporation et de son groupe Gesca dans les élections successives de Jean Charest. Son principal argentier était Marc Bibeau, le même étant sur le conseil d’administration de Power Financial, une filiale de Power Corporation des Desmarais. Nous connaissons tous maintenant la trop grande proximité de Jean Charest avec feu, monsieur Desmarais, ce dernier s’étant déjà affiché comme étant d’orientation conservatrice dans un entretien avec Le Point en Europe. Alors, Jean Charest jadis conservateur, soudainement converti en libéral a été placé à la tête du Québec par l’influence d’un très puissant levier médiatique.


    Question posée à monsieur Desmarais : « Vous vous situez où politiquement au Canada ?

    Réponse : Je suis conservateur. »

    — Source : http://sagard.officiel.ca/pauldesmarais.html


    Il est aussi de notoriété publique que lorsque Jean Charest a quitté les conservateurs au fédéral pour s’installer à la tête du parti libéral du Québec, il a placé de nombreux conservateurs à des postes clés.

    Je n’espère rien des médias et institutions serviles d’orientation conservatrice ou libérale. En politique, comme à l’habitude, tout se joue sur l’image, et on peut être assuré qu’on fera tout pour dénigrer le puissant levier de popularité que représente monsieur Péladeau.

    Nous devons nous préparer à des attaques vicieuses et féroces provenant d’un peu partout au Canada, dont les conservateurs à Ottawa, spécialisés dans les campagnes de salissages.

    Unissons nos forces !

  • SML, 12 mars 2014 15h56

    Félicitations ! Parlez nous aussi du vieillissement de la population M. Pomerleau. D’une culture de la vie à promouvoir... http://www.gloria.tv/?media=546541. Vigile.net peut susciter un changement au Québec. Ne soyez pas inquiet, les gens vont financer vos opérations.
    Il faut oser. N’ayez pas peur a déjà dit un grand personnage. Il y a des beaux films qui peuvent vous aider. Il faut amener un nouveau courant d’idées... à contre courant des GESCA de ce monde qui veulent tout saccager. Sinon qui va le faire ?... Personnnnnnnne ! Les gens veulent entendre parler des grands enjeux.

  • Ouhgo, 12 mars 2014 14h21

    "...Prêter allégeance au peuple et à l’État du Québec plutôt qu’à la Reine britannique. Un premier pas nécessaire vers la république..."

    PKP a démontré qu’il n’hésitera pas à écarter la génuflexion à la reine du Kénada. En gentleman, il ne parle de Mme Marois qu’en termes de madame la première ministre. C’en est presque suspect, considérant son poids politique qui servira, tôt ou tard, à éclipser tous les louvoiements que nous avons toujours dû faire pour ne pas confronter les maîtres fédéraux.

    Quand d’autres Québécois puissants sortiront de l’ombre dans son sillage, ils cloueront le bec des timorés de "la piasse à Lévesque". Et dès maintenant, ils pourraient faire une apparition en Outaouais pour confirmer que le Canada, c’est de l’autre côté de la rivière. Il faut dire aux terroristes Kénadians de ravaler leur close immobilière servant à annuler une entente d’achat de maison en cas de gouvernement québécois majoritaire ! Que ces acheteurs d’Ottawa se rassurent plutôt : dans un Québec stable, sûr de lui-même, le marché immobilier deviendra de plus en plus civilisé !

  • C. Richard, 12 mars 2014 13h01

    Oui, il y a beaucoup d’hypocrisie et de tartuferie dans les réactions qui ont suivi l’annonce de PKP. Comme si on ne savait pas que les médias au Québec sont en presque totalité contrôlés par les fédéralistes. Et ce contrôle, on peut le voir tous les jours, n’est pas que théorique ; il se fait sentir sur les ondes et dans les textes.

    PKP est le seul des grands propriétaires de médias à consentir à ce que des gens d’une option autre que la sienne s’expriment ouvertement pour le fédéralisme au sein de ses entreprises. À TVA, les deux éditorialistes Dumont et Lapierre ne cachent nullement leurs sympathies et ils font la pluie et le beau temps à cette station de l’empire Québecor, de même que le complaisant Pierre Bruneau. Où est l’équivalent, en sens contraire, du côté de Gesca et de Radio-Can ?

    Alors les journalistes à la solde, comme Pierre Craig, me font bien rire quand ils viennent parler de la liberté de presse menacée. L’unanimité menacée, oui ! Mais qui s’en plaindra ?

  • ssauve, 12 mars 2014 13h00

    Je n’étais pas sûr. La lecture de votre article me convainc que PKP se lance en politique dans une optique de servir une idée, un idéal...

    En effet, il n’a rien à prouver sinon sa conviction. Il est indépendant de fortune et quelque part, son engagement à investir son temps sur l’arène politique,est un témoignage du courage de l’homme. C’est inspirant.

    Dans une certaine mesure, PKP vient de prouver sa conviction avec son engagement à servir une une plus grande cause que celui de son empire. C’est une sapré bonne nouvelle.

    Je ne peux faire autrement que de penser aux Haché, Barberis, Sauvé, etc. et combien je leur ai fait la vie dure en m’opposant ici sur Vigile à l’approche préconisée de Pauline Marois.

    Je crois qu’au final vous aviez raison, elle savait où elle s’en allait. Ca fait du bien de vous l’écrire et d’enfin mais enfin arrêter de débattre pour se consacrer à l’union de nos force pour créer notre pays.

  • Gilles Tremblay, 12 mars 2014 11h55

    En tant que souverainiste de la première heure, je ne peux qu’être d’accord avec votre constat : la venue de PKP change la donne, l’indépendance du Québec est pour la première fois depuis très longtemps au centre des enjeux d’une élection.
    Mais contrairement à vous, je suis inquiet. D’abord parce que le parti n’est aucunement préparé à faire cette bataille. Vous savez en effet que Mme Marois entendait faire campagne tout autrement. Ensuite, c’est tout ce qu’espérait les Libéraux. Couillard avait du mal à se démarquer face à une femme de l’envergure de Mme Marois. Depuis dimanche, celle-ci me semble éclipsée par M. Péladeau, un homme qui a peut-être ses mérites, mais dont les méthodes et les convictions néo-libérales sont en contradiction avec l’héritage du parti fondé par René Lévesque. Je vois dans ce paradoxe le ferment de profonds tiraillements, à l’intérieur du parti mais aussi auprès de sa base électorale traditionnelle.
    En somme, j’aimerais bien partager votre optimisme, mais je suis sceptique, voire très insécure face à la suite des choses.

  • Ivan Parent, 12 mars 2014 11h03

    M. Pelletier,

    Un texte comme le vôtre vient me chercher au plus profond de moi-même. Il est impérieux que les Québécois se rendent compte de toutes leurs pertes dans le contexte canadien par des exemples concrets, comme vous l’avez fait. Je souhaite aussi ardemment que d’autres grands noms des affaires s’impliquent honnêtement comme M. Péladeau dans l’émergence de notre pays.

    Nous pouvons maintenant envisager davantage la mort du vieux Québec à la sauce fédérale et la naissance du nouveau Québec formé de ses forces vives. Ce n’est pas du tout cuit, mais enfin, nous pouvons penser que c’est faisable, réalisable à relativement courte échéance.

    Merci M. Pelletier

    Ivan Parent

  • SML, 12 mars 2014 10h55

    L’indépendantisme perd un battant : Reggie Chartrand n’est plus.

    Il avait qualifié l’avortement le génocide du peuple Québécois.

    « Mon père était d’une autre époque et n’avait pas peur de dire ce qu’il pensait, a expliqué son fils, Mathieu Chartrand. Son combat n’était pas tant contre les femmes que contre l’avortement. Et ça s’explique par le fait qu’il était lui-même un enfant indésiré, d’un milieu très pauvre. Il a toujours été reconnaissant d’avoir eu la chance de vivre. »
    http://www.journaldemontreal.com/2014/03/10/lindependantisme-perd-un-battant--reggie-chartrand-nest-plus

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