«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La tête froide et le cap sur l’indépendance

La démission de PKP

Une décision déchirante pour un homme de cœur, un incident de parcours pour le mouvement indépendantiste

L’indépendance est d’abord une affaire de conjoncture, et elle n’a jamais été meilleure

Editorial de Vigile
mardi 3 mai 2016
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PKP

La démission de Pierre Karl Péladeau n’aura surpris que ceux qui étaient inattentifs aux signes de malaise qui se multipliaient dans son comportement depuis l’automne dernier. Une adaptation personnelle difficile aux exigences de la vie politique et aux aspects franchement rebutants de sa réalité, bien sûr, mais, manifestement, quelque chose le perturbait et l’empêchait d’appliquer toute la concentration dont il est capable à son action. Résultat, il commettait des erreurs. La politique étant une alchimie délicate, les résultats s’en trouvaient amplifiés.

Il faut reconnaître que les coups portés par le camp fédéraliste avaient de quoi assommer un boeuf. PKP avait beau avoir été prévenu et s’y attendre, la réalité frappe toujours plus fort que les mots utilisés pour l’annoncer.

Si le débat et les attaques sur sa volonté de conserver les actions de Québecor léguées par son père et le mandat sans droit de regard ou l’utilisation alléguée de paradis fiscaux par Québecor sous sa direction étaient de bonne guerre, l’acharnement du gouvernement, des médias, et même de ses adversaires à la chefferie du PQ, à magnifier l’importance des faits et à le diaboliser, avaient quelque chose de proprement écoeurant et épeurant rappelant le comportement de bêtes affamées se précipitant sur la curée.

PKP était capable d’encaisser ces coups, mais leur gestion exigeait une concentration totale incompatible avec sa situation conjugale et familiale. Le témoignage de Julie Snyder à Tout-le-monde-en-parle est éloquent à cet égard. Elle parle de la « violence » de la politique, et elle l’a ressentie au point de s’en sentir - et d’en être peut-être - victime. Nous n’avons pas le témoignage des enfants, mais il ne faut pas être sorcier pour le deviner. Où est Papa ? Pourquoi les gens ont l’air méchant quand ils parlent de Papa à la télé ?

Il a donc décidé de sacrifier ses ambitions politiques à sa famille. Son enfance fut difficile et il ne veut pas infliger le même sort à ses enfants. Sans doute a-t-il aussi réalisé aussi que, même en disposant d’une bonne équipe de dirigeants pour gérer les affaires de Québecor, les nuages qui s’accumulent sur l’économie du Québec, du Canada, et du monde, vont avoir des répercussions sur les intérêts qu’il détient dans son entreprise et qu’il va falloir prendre des décisions qui ne se délèguent tout simplement pas. À la fin, tous les motifs deviennent bons pour justifier une décision qui s’impose.

Dans l’immédiat bien sûr, il a un deuil à faire et il sera particulièrement blessé par la une du Devoir aujourd’hui qui le présente complètement défait en titrant qu’il baisse les bras. Il devrait se rassurer. En fait, ce titre ne s’adresse pas à lui mais aux péquistes et aux indépendantistes, pour les convaincre que leur chien est mort avec son départ. Ce titre, particulièrement vicieux et insidieux, nous donne une bonne mesure de ce qu’est devenu Le Devoir.

Lorsqu’il émergera de son deuil, PKP, en homme intelligent qu’il est, se rendra compte qu’il y a d’autres façons de faire de la politique, et qu’elles sont sans doute beaucoup mieux adaptées à sa situation et à son caractère. Son soutien à l’indépendance du Québec ne devrait pas fléchir et il pourra désormais l’afficher en toute transparence, ce qui n’était pas le cas avant qu’il ne fasse le saut en politique.

Gare aussi à ceux qui lui ont manqué d’égards ou maltraité. Il y a des gens chez qui il faut savoir ne pas exciter le désir de revanche, et PKP est de ceux-là. Délivré des contraintes de la politique et de l’obligation d’avaler toutes sortes de couleuvres pour ne pas déplaire et prétendre à l’unité, et avec les moyens qui sont les siens, il ne fera pas de cadeaux. Ça risque de tomber dru.

Le PQ

Les attaques qu’essuie déjà le PQ alors que PKP a encore un pied dans la porte sont une indication de la menace qu’il représente pour l’establishment et les tenants du statu quo fédéraliste. Se sachant eux-mêmes vulnérables en raison de l’évolution négative de la conjoncture économique depuis huit ans, ils cherchent par tous les moyens à terrasser l’hydre souverainiste qu’incarne le PQ, dans l’espoir aussi pathétique que fallacieux que cela leur permettra d’échapper au sort qui les attend.

Je l’ai écrit à plusieurs reprises dans le passé et je l’ai encore rappelé en début d’année dans un article prophétiquement intitulé Delendus est Péladeau (Il faut abattre Péladeau).

Mais les craintes des fédéralistes vont beaucoup plus loin. Non seulement redoutent-ils PKP, ils redoutent encore plus le parti que les indépendantistes vont pouvoir tirer de la dynamique économique et politique mondiale actuelle, nettement défavorable aux structures fédérales conçues à la base pour redistribuer la richesse. Lorsque la croissance s’arrête, qu’il n’y a plus de richesse à redistribuer et qu’il ne reste plus qu’à aménager la misère, la question de la pertinence des structures de redistribution se met à se poser, et plus la misère est grande, plus la question se pose.

En Europe, elle se pose tellement que Manuel Valls, le premier ministre français, a évoqué ces jours derniers au forum international de Davos le risque d’une « dislocation du projet européen » à « très court terme », dans « les mois qui viennent », invoquant pêle-mêle « la crise des réfugiés, le terrorisme, la montée des populismes » et le « Brexit », la sortie possible du Royaume-Uni de l’Union européenne suite au référendum qui doit avoir lieu prochainement au Royaume-Uni.

Au Canada, qui connaît une croissance lente depuis déjà plusieurs années et qui est désormais touché de plein fouet par la chute brutale des prix du pétrole et des matières premières dont il est un important producteur, rien ne va plus, comme le reconnaît lui-même le gouverneur de la Banque du Canada. La récession est à nos portes et la dépression menace non seulement à cause de difficultés internes, mais à cause de la situation critique de l’endettement mondial (voir à ce sujet Un tsunami de défaillances sur dettes va s’abattre sur le monde).

Comme je le soulignais encore tout récemment dans ces colonnes, le « party » est terminé et le fédéralisme canadien sur le point d’être remis sérieusement en question.

Pour des raisons que j’ignore et qui me désespèrent, le PQ n’a jamais été capable d’intégrer dans son action la donne de la conjoncture. En effet, il ne suffit pas de rêver à l’indépendance pour la faire. Un pays ne peut faire son indépendance qu’à la faveur d’une conjoncture favorable, tant sur le plan national qu’international. Or jamais la conjoncture n’a-t-elle été aussi favorable, comme je le rappelais en fin d’année dernière.

[…] nous assistons depuis une dizaine de jours à une campagne de propagande aussi peu subtile qu’intensive pour tenter de convaincre l’opinion publique que l’indépendance du Québec ne fait plus recette et qu’elle est désormais hors de portée et sans intérêt.

C’est, bien entendu, de la foutaise totale !

Si l’indépendance n’intéressait pas les Québécois, il y a longtemps qu’on n’en parlerait plus, et les premiers à ne pas en parler seraient justement les fédéralistes, trop heureux que les Québécois soient « passés à autre chose ». Or, à en juger par leurs grandes manœuvres, les fédéralistes sentent aujourd’hui leur option plus vulnérable que jamais, et c’est pourquoi ils s’acharnent à convaincre les Québécois que le rêve de l’indépendance est mort, en espérant qu’ils ne verront pas que la conjoncture pour la réalisation de celui-ci n’a jamais été meilleure.

Eh oui, c’est un fait.

Lorsqu’on cherche à déterminer si la conjoncture pour la réalisation de l’indépendance du Québec est favorable ou non, on ne peut pas se limiter à analyser la situation politique au Québec et l’humeur momentanée des électeurs québécois. Il faut aussi prendre en considération toutes les forces économiques, sociales, politiques et culturelles, tant au Québec qu’au Canada et dans le monde, susceptibles d’avoir une influence sur les perceptions des Québécois à l’égard du Québec, du Canada et de leur avenir, soit ensemble à l’intérieur de la fédération canadienne, soit chacun de leur côté en tant qu’entités politiques séparées.

Au simple énoncé de cette proposition, on se rend bien compte qu’une analyse aussi complète n’a jamais été faite, et plus particulièrement ni à l’occasion du référendum de 1980, ni à l’occasion de celui de 1995. L’aurait-on faite qu’on aurait découvert que le Québec n’était tout simplement pas prêt en 1980, et qu’en 1995, si la situation politique au Québec et au Canada pouvait sembler mûre après la déconfiture de l’accord du Lac Meech et le fiasco du référendum sur l’accord de Charlottetown, la conjoncture politique et économique mondiale était très défavorable.

En effet, la mondialisation était alors en plein élan, et les espoirs économiques et politiques qu’elle suscitait faisaient paraître à contre-courant et risquée la démarche indépendantiste du Québec, un argument martelé à répétition et avec force par le camp fédéraliste pendant toute la campagne référendaire de 1995.

Aujourd’hui et dans les prochaines années, la conjoncture mondiale sera très différente. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que d’autres mouvements indépendantistes connus, au Royaume-Uni (Écosse) et en Espagne (Catalogne), aient choisi la période actuelle pour se manifester.

La mondialisation et son cortège de délocalisations, l’effondrement des classes moyennes qui en résulte, la financiarisation des économies des pays développés, la multiplication des bulles spéculatives, la crise financière de 2008, l’effondrement de la croissance, l’aggravation marquée de l’endettement des États, etc., sont autant de phénomènes à l’origine de tensions politiques intérieures et interétatiques de plus en plus difficiles à gérer qui menacent l’unité des États et la stabilité de leurs frontières.

Le Canada n’échappe pas à cette dynamique qui se trouve même amplifiée par sa forte dépendance économique au pétrole et par un déséquilibre fiscal très profond entre le gouvernement fédéral et les provinces qui ne va que s’accentuer dans le contexte du ralentissement économique en cours.

Dans les années qui viennent, les relations Canada/Québec vont être éprouvées comme elles ne l’ont jamais été, dans un contexte généralisé de remise en question des liens économiques et politiques à l’échelle mondiale. La question des intérêts respectifs du Canada et du Québec va apparaître au grand jour, et les Québécois se retrouveront, bon gré mal gré, de nouveau devant le choix d’un avenir au sein d’une fédération lourdement hypothéquée qui sera de moins en moins capable d’assumer toutes ses obligations et ses promesses, ou d’un Québec « à son compte », misant sur ses seules richesses, ses leviers de développement, et ses capacités.

Il faut préparer ce moment-là, et c’est le service que peut rendre l’institut de recherche sur l’indépendance dont Pierre Karl Péladeau a annoncé la création prochaine. C’est là que l’on peut mesurer la grande différence entre 1995 et aujourd’hui. En 1995, Jacques Parizeau, estimant nécessaire la réalisation d’un certain nombre d’études sur la faisabilité de l’indépendance et estimant justifié de les faire financer par l’État, n’avait tout simplement pas anticipé à quel point il serait facile pour l’Opposition, sur un tel enjeu, avec la complicité de certains médias, des délais si restreints et des contraintes si lourdes, de faire déraper et de discréditer le processus des études.

Pour sa part, le futur institut de PKP n’aura aucun compte à rendre à l’Assemblée nationale ni au Trésor, il pourra élaborer son programme en toute liberté, tenir les journalistes à distance, choisir les collaborateurs qu’il voudra, les payer le prix qu’il voudra, publier les résultats qu’il voudra quand il le voudra, sans que chaque décision ne se transforme en affaire d’État comme ce fut le cas en 1995. Je suis bien placé pour en parler.

Avec le départ de Pierre Karl Péladeau de la politique active, il ne reste plus au PQ qu’à garder la tête froide et à se positionner pour profiter de l’évolution de la situation.

Au Québec même, il n’est pas vrai que le PLQ va être capable de se faufiler entre les gouttes des nombreux orages qui vont s’abattre sur lui. L’UPAC peut frapper à tout moment à la porte de Jean Charest, de Philippe Couillard et de plusieurs ministres du gouvernement actuel pour les mettre en état d’arrestation et les traduire devant les tribunaux pour répondre de leurs forfaits.

Et en se dégradant encore au cours des prochains mois, la situation économique va faire ressortir encore davantage le caractère néfaste des mesures d’austérité décrétées par le gouvernement.

Dans le reste du Canada, c’est la débandade en Alberta, en Saskatchewan et à Terre-Neuve, et ça ne vole pas haut ailleurs, avec, comme le disent les analystes financiers, une perspective négative.

Les États-Unis, l’Europe et le Moyen-Orient sont dans la panade, et là aussi les perspectives sont très mauvaises. Rien ne va plus pour le mieux dans le « plusse meilleur pays au monde », ni dans le reste du monde.

Au jeu de qui pourra s’en sortir le mieux, le Québec possède des atouts exceptionnels pour peu qu’il les contrôle, comme je l’écrivais en mars 2014. Je vous invite à lire ou à relire ce texte pour vous en convaincre.

Il est donc tout aussi impératif pour le PQ de reprendre le contrôle de l’État qu’il l’est pour les fédéralistes de ne pas le perdre. L’avantage du PQ ne réside pas dans sa force même s’il dispose de bonnes réserves, il réside dans l’érosion accélérée du fédéralisme canadien, dans la prise de conscience identitaire des Québécois dans le contexte international actuel, et dans la dégradation de l’image du PLQ et de l’économie canadienne. C’est donc sur ces clous qu’il va devoir frapper.

Haut les cœurs !

Commentaires

  • Mónica Sánchez Beltrán, 14 juin 2016 10h14

    je vous ai écrit une lettre http://navegandito.blogspot.ca/

  • Victor Raiche, 27 mai 2016 16h54

    ’ . . . ce qu’est devenu Le Devoir’.
    Quand un loup est en charge de la bergerie, à quoi les moutons qui l’y ont mis peuvent-ils s’attendre d’autre ?

    Triste histoire en vérité !

  • Pierre Bourassa, 22 mai 2016 12h53

    Si maintenant,Pierre Karl Péladeau,met son empire médiatique au service de l’indépendance du Québec,(comme l’a fait la famille Desmarais pour la confédération canadienne),je comprendrai.

  • Marc Huber, 14 mai 2016 23h53

    J’ai eu un échange avec PKP avant qu’il soit élu à la direction du PQ. C’était à Laval. Je l’ai questionné sur le CRTC, Hydro-Québec, la culture québécoise et le téléchargement qui se fait au profit de la Californie. Son regard m’a inspiré de la confiance. Vous savez, les yeux d’un homme qui a des rêves qu’il croit pouvoir réaliser. J’aimerai le revoir. En attendant, qu’il soit simplement ce qu’il est et nous pourrons nous rapprocher de ce que nous devrions être.

  • Ferid Chikhi, 8 mai 2016 19h34

    @ Richard Le Hir.
    J’apprends à l’instant le décès de votre maman. Le décès d’un proche et surtout de la maman est un moment de peine, de tristesse et de chagrin. Acceptez mes sympathies et mes sincères condoléances

  • Ferid Chikhi, 6 mai 2016 19h53

    Cette réflexion est bien intéressante parce qu’elle met en exergue le contexte dans lequel baigne le Québec face à ses adversaires et les ennemis de son indépendance.

    Cependant, à mon humble avis, si depuis plus de quarante ans le chemin critique qui mènerait vers cette indépendance est à chaque échéance miné par moult embûches et autres irritants c’est aussi parce que ’’l’unité de pensée’’ n’a pas été encore trouvée.

    À cela s’ajoute que souvent, pour résoudre un problème, il est dit qu’il faut chercher une partie de la solution dans son énoncé. Alors, entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre, les hommes et les femmes qui font la politique, le plus difficile à contenir c’est celui qui est systématiquement contre.

    Selon mes observations, il existe dans les rangs des ’’souverainistes’’ des spécimens d’irréductibles qui font plus de mal par leurs commentaires et leurs opinions au nom de la liberté d’expression que celles et ceux qui militent tous les jours pour l’indépendance.

    Pour unifier les rangs des deux - indépendantistes et des souverainistes - il est plus que crucial de façonner le langage du rassemblement, le langage de la vérité, le langage de la lutte pour un pays. Les détracteurs doivent cesser de tirer dans le dos des vrais partisans. Vigile peut en donner le ton et devenir le vecteur porteur de cette pensée unique qui tirera le Québec dans le monde de pays libres..

    Ferid Chikhi
    Pour l’autodétermination des peuples

  • J.-F. Labonté, 6 mai 2016 12h36

    M. Le Hir,

    Personnellement, je considère parfaitement normal qu’un homme change d’avis pour vivre en paix avec sa famille, et qu’il quitte la politique, considérant le contexte actuel.

    Si j’étais un politicien, et qu’au fil de mon parcours en politique, je découvrais que ’’l’arbre est corrompu jusqu’à la moelle’’, je pense bien que ce serait ma decision.

    Quand j’apprends que les principaux ’’partis politiques’’ canadian sont maintenant si corrompus qu’ils fabriquent et vendent dans notre dos, depuis des décennies, des armes de grade militaire, qu’ils passent des armes nucléaires ’’en-dessous de la table’’, qu’ils intimidents d’autres pays par des sanctions illegales, qu’ils bombardent et détruisent complètement un pays afin d’aller lui voler ses ressources, ou qu’ils gavent de tanks des dictatures pour recevoir des ristournes et blanchir de l’argent dans les îles vierges et revenir fabriquer ici de belles grosses maisons et edifices vides, histoire de créer de l’emploi et de maintenir de tels partis corrompus...

    Est-ce que cela vaut le coup de gaspiller sa vie contre de tels MONSTRES ?

    Je me demande moi-même quoi dire à mes enfants. Dois-je leur révéler ces ’’choses" ? Mais c’est dégoutant ! Quel espoir pourront-ils avoir en l’avenir, en apprenant cela ? Et le silence des radios, qui sont maintenant toutes devenues des radios-poubelles, impotentes, incapables, de dire CES VÉRITÉS, des FAITS ????

    Ces FAUX médias, ie des CORPORATIONS, qui ne savent que démoniser les Québécois qui veulent des FAITS, non du divertissement continu. Ces FAUX médias qui veulent faire taire les derniers Québécois qui ont une cervelle et qui s’en servent. Ces derniers Québécois qui ont une cervelle et REFUSENT de se la faire lessiver avec toutes sortes de divertissements plus insipides les uns que la autres.

    Et puis tous ces Québécois qui restent muets, pas de colonne, incapables de denoncer, rien que de se divertir et D’ACEPTER de se faire dire QUOI PENSER, QUOI ACCEPTER, ces Québécois qui n’ont pas d’opinion, qui acceptant la destruction de notre système de santé et d’éducation, qui acceptant de voir nos vieux mourir dans uen couche pas change depuis 24 heures ? La DIGNITÉ ?????

    (Noter qu’ici, je ne parle pas de Vigile, évidemment, mais du reste du troupeau servile et obeisant, qui ne pense qu’à sa petite vie, sa petite game de hockey, et sa petite biére.)

    L’article ci-dessous est toujours vrai, et s’applique définitivement à certains personnages bien connus au Canada. Pour moi, il n’est plus question de politique ni de démocracie quand des pays comme le Canada et les É-U. en sont rendus aussi BAS : Quels monstres. Amis de certains des politiciens Canadian, je répète.

    Who Can Control Israel’s Arms Dealers ?

    Turkey too resells American weapons and military secrets for a profit—and that’s a loss to our security.

    By Philip Giraldi • August 1, 2013

    ...The Israelis operate worldwide. Israeli arms dealers, security services, and consultants span the globe. They dominate the airport security industry and have also been linked to training, equipping, and intelligence-gathering for corrupt and dictatorial regimes in Africa, Asia, and Latin America. Security companies sometimes work as stringers for Israeli intelligence and may have ties to criminal groups including burgeoning Russian-Israeli organized crime in the United States.

    ...The weapons have also wound up in the hands of criminal cartels and narcotics traffickers, mingling arms sales with large-scale fraud, extortion, and drugs.

    http://www.theamericanconservative.com/articles/who-will-control-israels-arms-dealers/

  • François Ricard, 5 mai 2016 19h13

    L’indépendance n’aura pas lieu le lendemain de l’élection de 2018.
    Le lendemain de l’élection, la province de Québec continuera d’exister et le gouvernement devra en faire la gestion.La campagne électorale du PQ devra donc couvrir deux grands volets : un programme de gestion provinciale et un programme pour l’indépendance.
    Au niveau de la gestion provinciale que propose-t-il en économie, en transport, en éducation, en santé, en l’assainissement des moeurs politiques, en la réforme de la démocratie ?

    Pour l’indépendance, que compte-t-il faire ? Des études ? Une constituante ? Un référendum qui aura lieu quand et qui portera sur quoi ?

    Le PQ a besoin d’un chef. Et dans les circonstances ce chef devra avoir une bonne connaissance du monde des affaires. Et une expérience en politique. Le temps n’est plus à l’apprentissage. J-M Aussant possède et les connaissances et l’expérience.

  • Jean Brilland, 5 mai 2016 17h14

    "Ah j’ai oublié de dire qu’à l’annonce de son retrait PKP a dit qu’il n’avait "aucune alternative". Vu l’émotion exprimée j’ai eu la forte impression que dernière la caméra se cachait des personnes-armées, juste une forte impression."


    Frédéric Charest

    J’ai eu la même impression.

  • Germaine, 5 mai 2016 16h42

    Merçi Monsieur Le Hir, Je suis d’accord à 100% Avec votre texte, quelle belle et magnifique analyse.

  • Jean Simoneau, 5 mai 2016 16h32

    Bonjour M. Lehir. Je partage complètement votre point de vue. Jamais PKP peut jouer un rôle aussi déterminant pour l’indépendance du Québec. Il n’aura plus autant de bâtons dans les roues pour garantir que l’Institut sur l’indépendance fasse un travail de recherche. Avec le Journal de Montréal et TVA, si M, Péladeau, réoriente ces médias en lui donnant un plus grand rôle d’éducation politique (les vrais problèmes remplacent la couverture des tribunaux . Ce que nous vivons au quotidien, avec Énergie est, le fait français en décadence, l’austérité, il est impossible d’avoir autant d’exemples concrets , tirés du quotidien, pour démontrer que l’indépendance est la seule voie viable pour les Québécois. Si Monsieur Péladeau profite le moindrement de la situation, les fédérastes rêveront du bon temps où celui-ci était chef de l’Opposition.

  • Jean Lespérance, 5 mai 2016 14h12

    Si Pierre Karl Péladeau pouvait se décider à se servir du Journal de Montréal et de l’Agence QMI comme comme Couillard et Cie se servent de La Presse et de La Presse canadienne, il pourrait être beaucoup plus utile en travaillant à des heures plus compatibles avec sa vie parentale.

    Quand on ne peut pas passer par un chemin, on en prend un autre. Il y a toujours moyen d’aller là où en veut quand on est décidé. Même si ça prend plus de temps, on y arrive.

    En attendant, je compte sur une femme ayant la stature de Marine Le Pen ou qui tente de l’imiter. Le Parti libéral étant minable, toute femme d’envergure ou qui a de l’allure peut en venir à bout.

  • Laurent Desbois, 5 mai 2016 12h20

    Nous méritons tous ce pays et PKP a terminé en disant qu’il sera toujours là pour le faire.

    « Je demeurerai un militant du Parti Québécois. Je suis convaincu que l’avenir du Québec, des Québécoises et des Québécois, passe par l’indépendance de notre nation. » -PKP

    https://www.facebook.com/#!/photo.php?fbid=10154197103698140&set=a.232916908139.169388.652793139&type=3&theater

  • François Janvier, 5 mai 2016 11h13

    Le prochain chef du PQ devra poursuivre le travail de convergence des forces souverainistes en vue de l’avènement du pays du Québec, convergence qu’avait à coeur M. Pierre Karl Péladeau.

    Trois noms me viennent à l’esprit pour réaliser cet objectif. Il y a bien entendu Mme Véronique Hivon qui travaille sur ce dossier depuis un bon bout de temps. Il y a également Mme Martine Ouellet qui a de bons contacts avec Option nationale et Québec solidaire. Mais il y a surtout M. Jean-Martin Aussant qui a déjà l’appui de M. Sol Zanetti et qui en 2012 avait fait un pacte avec Mme Françoise David pour qu’il n’y ait pas de candidat de Québec Solidaire dans son comté de Nicolet-Bécancour avec en retour l’absence d’un candidat d’Option nationale dans le comté de Gouin ; cela avait sans doute contribué à l’élection d’une souverainiste dans ce comté.

  • J. Binette, Montréal, 5 mai 2016 10h39

    Personnellement, je ne trouve pas que le contexte est très favorable au mouvement indépendantiste. Péladeau, pas Péladeau, référendum, pas référendum,PQ, pas PQ. Les difficultés économiques mondiales ou pétrolières n’amèneront pas nécessairement une dislocation du Canada. La conjoncture peut par contre nous être favorable, si nous maintenons fort le discours indépendantiste. Une alliance avec la CAQ ou une position attentiste au PQ semblable à celle de Pauline Marois (et c’est toujours au programme du PQ, il me semble) c’est un statu quo qui ne mène nulle part, c’est un plan qui ne propose pas la "révolution" du pays. C’est le pire des chemins à suivre. M. Peter Benoit se demande comment la presse fédéraliste (aussi bien dire tout le monde des communications qu Québec) va jouer le jeu. Il me semble évident que quel que soit le programme et le plan, le quatrième pouvoir va se coller aux tenants du statu quo. Ce n’est pas parce que le PQ aura un chef référendiste ou pas que les résultats seront médiocres. C’est parce que la conjoncture actuelle n’est pas bonne et que nos ennemis contrôlent les médias. Tant qu’à perdre, j’aime autant mettre l’option indépendantiste clairement sur la table et si jamais (par bonheur ou et par chance !) il y avait un gain, notre rapport de force avec le Canada n’aura jamais été aussi fort pour imposer des négos sur l’accession à l’indépendance. Si un nouveau Meech survient et et qu’il n’y a pas une opposition indépendantiste, mais une opposition provincialiste de bon gouvernement, la voie de sortie ne sera jamais l’indépendance. J. Binette, Montréal

  • Angela Stiehl, 5 mai 2016 09h12

    Wow ! J’ai immigré de l’Allemagne il y a 18 ans et depuis mon arrive ici au Québec (que j’ai choisi du Coeur et en parlant parfaitement le Francais) je suis Souverainiste de l’âme et du Coeur ! J’aimerai vous féliciter, Monsieur Le Hir !!!! votre récit est évoque parfaitement bien et juste la situation actuelle, les faits, les tendances etc... J’ai eu un plaisir énorme de lire et relire votre article ! Votre analyse de la situation est plus que parfait ! Bravo...je suis contente de voir qu’il y a encore des personnes qui ont des idées claires et qui savent de quoi ils parlent ! Continuez de passer le message ! Meilleures salutations !

    Angela

  • Marcel Haché, 5 mai 2016 08h56

    @ Peter Benoit

    Je crois que vous avez raison.Toute la game est là, précisément.

    Merci à Richard le Hir pour ce texte formidable.

  • Peter Benoit, 5 mai 2016 08h07

    Je ne partage pas l’optimisme de plusieurs ici. Il faudra voir comment la presse fédéraliste joue le jeu en faisant la promotion du candidat le plus référendiste possible.

    L’élection éventuelle d’un tel naïf (ou naïve) catalysera la destruction du mouvement souverainiste et entraînera la fin du PQ : 50 ans de vie 1968 - 2018.

    Les Québécois redeviendront des Canadiens français et éventuellement de véritables Canadiens fiers de leur majesté.

  • André Mainguy, 4 mai 2016 20h09

    Le talent est présent au Parti Québécois. Il faut choisir une personne articulée, modérée dans ses propos, et d’une ténacité pugnace. Il y a des femmes et des hommes au PQ qui possèdent ces qualités.

    Pour tenir tête au gouvernement entre la démission de PKP et l’arrivée de la nouvelle ou du nouveau chef, je vois très bien Sylvain Gaudreau tenir ce rôle. Si ces collègues le choisissent, ils ne seront pas déçus, ce qui n’enlève rien à madame Agnès Maltais, plus impulsive.

    Merci, monsieur Le HIR. Tout comme vous, je constate que la conjoncture internationale et les réactions négatives du Canada devant le choix des Québécois de dire non à la pollution des réserves d’eau potable du Québec, avec l’oléoduc de 400 millions barils/année, démontrera le vrai visage du ROC.

    Avons-nous besoin que le St-Laurent devienne le Gange du Nord ? Voulons-nous que les bateaux de croisières fuient nos villes côtières parce que les eaux sont polluées et que la coque de ces navires changent de couleurs ?.

  • Fréderic Charest, 4 mai 2016 19h36

    Ah j’ai oublié de dire qu’à l’annonce de son retrait PKP a dit qu’il n’avait "aucune alternative".Vu l’émotion exprimée j’ai eu la forte impression que dernière la caméra se cachait des personnes-armées,juste une forte impression.

  • Fréderic Charest, 4 mai 2016 19h24

    Très bel article Mr LeHir et merci d’avoir rappelé votre exellent article

    Le retour en force du nationalisme économique :
    http://vigile.quebec/Le-retour-en-force-du-nationalisme

    Notre Pierre Karl Péladeau national est vraiment tout désigné pour exprimer de la plus belle façon cet état d’esprit et de fait. J’ai été touché par le témoignage de notre Julie Snyder nationale : c’est rare qu’on sent de l’amour à la télévision et ensemble il forme un couple du tonnerre !

    Longue vie à leur famille et à tout leurs projets, toute nation commence en effet par une famille...

  • Sylvie Mérineau, 4 mai 2016 17h42

    Tout à fait d’accord avec vous M. Le Hir. Les enjeux de démocratie participative frappent à la porte du PQ. Saura-t-il les intégrés à son fonctionnement et se mettre au diapason de la volonté du peuple ? Se limiter au bon vouloir de ses membres est trop limitatif lorsqu’il est question de l’avenir du pays. Vous avez brillamment soulevé cet aspect du leadership de ce parti que je considère personnellement comme passéiste. La politique de demain se fera autrement. Le PQ saura-t-il prendre la vague et surfer avec le monde ?

  • Dianne Lafontaine, 4 mai 2016 14h29

    C’est une analyse judicieuse des enjeux actuels dans le contexte de la mondialisation. C’est tout de même une poignée d’homme dans le monde qui décide qui sera à la tête de quoi et qui fournit l’argent pour que tel parti politique remporte la mise, et ce, où que ce soit dans le monde. Au détriment des peuples qu’ils dominent par leur richesse garante de leur mainmise. Dans ce contexte, P.K.P ne fait pas leur affaire et ils sont prêts à tout pour qu’il se retire, et pour contrer l’indépendance du Québec.

    Outre les dommages collatéraux de la vie politique sur la vie familiale de P.K.P., je ne serais pas surprise que la poignée d’hommes dominant la planète, exerce des pressions menaçant directement l’avenir de Québécor à l’ère numérique, pour forcer son propriétaire à se retirer de la vie politique et à s’occuper de ses affaires pendant qu’il est encore temps... P.K.P sera plus utile pour le P.Q. en dehors des rangs politiques. Sa noblesse et son franc parler le rendent moins charismatique que certains imposteurs.

    Malgré les dirigeants de tout acabit, le peuple a son mot à dire et a une responsabilité face à son avenir. Tant qu’on choisira des beaux parleurs, des imposteurs, soi-disant charismatiques, nous nous ferons voler et empaler. C’est en s’informant et en se déplaçant en plus grand nombre pour voter que nous pourrons contrer les effets pervers de la mondialisation et de la poignée d’hommes qui tentent actuellement de vider le Québec de ses entreprises et de ses richesses. Aurons-nous encore le choix de nous séparer ou de rester ?

  • Micheline Ouellet, 4 mai 2016 12h21

    "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » attribuée à Lavoisier. Je lis et je comprends tout ! Je comprends que chacune, chacun à sa manière participe à l’évolution,
    qu’elle soit perçue à la négative pour les uns ou positive par les autres, elle contribue toujours à apporter plus de lumière dans la compréhension de quelqu’un ou de quelque chose. J’ai lu ce texte de Monsieur Richard Le Hir avec enchantement ! L’espoir.

  • Yves Corbeil, 4 mai 2016 11h18

    Merci M.Le Hir,

    Il y a des jeunes au Québec qui sont prêt à prendre la relève et il est temps qu’ils se manifestent. Ensemble sous une seule bannière qu’ils ouvrent la voie pour un Québec meilleur.

    De tous les partis il y a des gens brillants et sensés. Impossible que ces personnes restent insensible à la situation d’ensemble sans avoir le goût de faire quelque chose pour renverser la donne.

    Les lignes de partis qui ne servent pas autrui, qui en plus conduisent dans un cul de sac faut être vraiment aveugle, inconscient et innocent pour continué à défendre l’indéfendable au dépends de ceux pour lesquels tu a été élu.

    Levez-vous et travaillez ensemble pour le bien de tous vos citoyens qui sont bien tanné de toutes ces petites politiques de minables qui ne font que faire reculer notre province.

    Le méga culture frappe le mur et on assiste à un retour aux plus petites fermes biologiques, ça veut certainement dire quelque chose. Donc ceux qui rêvent de mondialisation à la Monsanto ouvrez les yeux et réaliser donc à qui ça va servir sinon les puissants qui nous mènent par le bout du nez.

    Auto-suffisant chez soi, c’est sûrement mieux qu’endetter et à la solde des leaders mondiaux qui se sont donné le droit de vie ou de mort sur la planète.

  • Pierre Grandchamp, 4 mai 2016 10h32

    Je ne comprends pas pourquoi il a voulu être chef du PQ avec une jeune famille.
    C’était à prévoir.

    C’est dommage, car il excellait dans l’approche des militants. Il était très présent dans les comtés et dans son comté. Alors que le travail à Québec n’était pas son jus d’orange, sa présence dans les régions était bénéfique. Il s’y complaisait. Il était à l’aise dans le porte à porte.

    Je crois, aussi, qu’il va être plus utile à la cause comme simple militant.

    On parle de ma députée Véronique Hivon comme chef......Ce sera mon choix si elle y va. Quoique j’aime bien le jeune Cloutier. Véronique avait appuyé Cloutier contre PKP.

  • Luka , 4 mai 2016 00h58

    Reste-t-il encore quelqu’un au PQ en mesure de secouer le sac à poux ?

  • J-F Belliard, 3 mai 2016 20h26

    Monsieur Le Hir,

    Vous venez de commettre un article phare.

    Merci

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