«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Réprimer la solidarité ? Une bien mauvaise idée. Quand il ne reste plus rien, c’est tout ce qui reste

Une connerie conventionnée

Les habituels défenseurs de la veuve et de l’orphelin sont restés silencieux devant la mésaventure des parents qui voulaient peinturer l’école de leur village.

Un silence manifestement complice. Le PQ est resté fidèle à lui-même. Québec­­ solidaire aussi. Ils sont d’ailleurs toujours plus loquaces au théâtre du Salon bleu.

Ils s’égosillent comme des enfants de chœur pour défendre des avocats et des notaires grassement payés par l’État.

Et ils feront de même pour les ambulanciers, les chauffeurs d’autobus, les cols bleus et tous ceux qui exigeront davantage­­ de la majorité silencieuse.

Seule la CAQ, par la voix de Marc Picard­­, a déploré que le gouvernement libéral n’ait pas tenu sa promesse de 2011 d’encadrer le « travail bénévole ». Miséricorde !, dirait ma grand-mère.

Nos ancêtres

Des parents réprimandés parce qu’ils voulaient faire les choses eux-mêmes, certains que le travail serait bien fait et que les paperassiers ne trouveraient pas un nouveau prétexte pour exister.

Mais c’est bien mal connaître le Québec­­ moderne que de croire qu’on puisse s’adonner de nos jours à une corvée­­ animée par la bonne volonté.

Nos ancêtres faisaient ce que font toujours les Amish de Pennsylvanie : en une journée, ils construisaient la grange d’un cousin, d’un voisin ou d’un ami en mettant tous l’épaule à la scie durant une fin de semaine.

Les anciens y allaient à plusieurs pour essoucher les champs, agrandir la prairie et dresser des clôtures de pierres. Le peuple avait une vie propre, bien à lui, stimulée par des élans naturels de solidarité.

Évidemment, il n’avait pas à faire vivre l’armée invisible qui assure son confort en taxant la moindre activité humaine. Ce modèle parasitaire entrave­­ naturellement les libertés.

Ah, on le présentera toujours autrement, bien sûr. Et le plus souvent avec l’adjectif « progressiste ». Les partis politiques en font leurs choux gras depuis des années sans se préoccuper des effets­­ secondaires...

Mais est-ce bien « progressiste » d’empêcher la contribution désintéressée d’une communauté exaspérée par le délabrement­­ de son école ?

Une question sans réponse. D’ailleurs personne ne tient à la poser. Ça inciterait à réfléchir et on pourrait déboucher sur des conclusions embarrassantes pour les empâtés des pouvoirs publics.

Faux gendarme

C’est donc avec la plus grande facilité que la Commission de la construction du Québec a mis fin à la tâche des parents du village de Saint-Sébastien.

Un inspecteur syndiqué, avec bretelle et ceinture, assuré d’un emploi moelleux et d’une retraite bien potelée, s’est dressé devant ces pauvres gens en exigeant soumission et pièces d’identité, les menaçant­­ même d’une amende.

Ah, si le hasard m’avait placé devant ce faux gendarme ! J’aurais conservé mon pinceau pour le pousser à l’absurde­­.

Aurait-il appelé la police ? J’aurais appelé­­ TVA ! Aurait-on voulu m’appréhender ? J’aurais appelé Julius Grey ! Libéré­­, j’aurais comparu devant Denis Lévesque !

Mais personne n’a voulu donner d’ampleur à cette niaiserie conventionnée. On en verra d’autres, rassurez-vous. La bêtise et le favoritisme viennent avec la réglementation.


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