«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Pour mieux unir sans la controverse

Un triumvirat au PQ ?

Trois triumvirs

Tribune libre de Vigile
samedi 28 mai 2016
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Un triumvirat au PQ ?

La présente course à la chefferie au PQ commence à s’articuler lentement et sobrement autour du carré d’as formé de : Jean-François Lisée, Martine Ouellet, Alexandre Cloutier et Véronique Hivon. Chaque candidat aborde l’électorat selon un angle bien différent de son colistier. Les grandes amitiés qui lient certains candidats dans la vie seront-elles altérées par certaines déclarations incendiaires ? Dans ce parti, les membres s’entendent sur la finalité mais se querellent sur les moyens, rien de nouveau.

Alexandre Cloutier a choisi de s’engager envers les nations autochtones. "Les principes de la Déclaration (des Nations unies) guident l’action gouvernementale pour s’assurer qu’il y ait davantage d’équité et de justice et qu’ils aient tous les leviers nécessaires pour qu’ils puissent s’épanouir", a conclu le député péquiste de Lac-Saint-Jean. Selon lui, ce sera l’occasion de permettre au Québec de redéfinir ses relations avec les Premières nations et les Inuits.

Jean-François Lisée, s’il devient chef du PQ, s’engage à promettre un référendum aux élections de 2022, quitte à perdre le pouvoir. « La question de 2022 sera ‘Donnez-nous le mandat de vous amener à la souveraineté, à l’indépendance, dans le mandat’, donc, de tenir un référendum », assure Jean-François Lisée.« C’est une promesse ferme », dit-il.

Véronique Hivon, propose un programme pour une vaste réforme démocratique à Québec. Elle estime que ses propositions permettraient de « rebâtir le lien de confiance entre les citoyens, leurs élus et leurs institutions ». Ainsi, un gouvernement Hivon déposerait dans les 100 premiers jours une réforme du mode de scrutin afin d’y inclure des éléments de proportionnalité. La députée n’a toutefois pas précisé le modèle qu’elle privilégie. Véronique Hivon affirme que le mode de scrutin actuel « ne favorise pas l’implication des citoyens ». « Les taux de participation sont d’ailleurs là pour en témoigner, malheureusement ».

Martine Ouellet, pour sa part, croit fermement être capable de rassembler tous les indépendantistes québécois à la même enseigne. L’éparpillement des électeurs entre le Parti québécois, Québec solidaire et Option nationale nuit à la cause, selon Martine Ouellet fraîchement embarquée dans la course à son tour.

Normalement, le candidat qui obtiendra le plus de votes sera élu chef du parti. Par contre, tous savent à quel point les atermoiements fusent au sein du PQ. Les membres se rallieront-ils derrière le nouveau chef ? Rien n’est moins certain ! Alors, pourquoi ne pas instituer le triumvirat directeur ? Par exemple, lors du vote, nous pourrions retenir que les trois premiers candidats qui formeraient un triumvirat de direction, cela éviterait beaucoup de déceptions, de la grogne et de la controverse. Le quatrième candidat, pour sa part, serait alors complètement éliminé, Donc, trois triumvirs pour former un triumvirat directeur pour mieux unir.

Commentaires

  • Marcel Haché, 30 mai 2016 12h27

    @ J.Binette

    Je crains que la situation ne soit plus figée, plus bloquée que vous ne le percevez. En toute honnêteté, j’espère que vous ayez raison. Vous êtes plus optimiste que moi. Je crois simplement davantage que vous (peut-être) à la vertu du pessimisme de Machiavel.

    Les carriéristes font « carrière » et ne cherchent pas le Pouvoir. Voyez Véronique Hivon qui veut « continuer de poser des questions » au gouvernement Couillard. Voyez Cloutier qui reprend une autre saison …de chantiers. Et puis Ouellet, qui n’a aucune-aucune chance de pouvoir égratigner le Pouvoir de la gang à Couillard advenant qu’elle devienne cheffe du P.Q. Les carriéristes ont très longtemps abusé et abusent encore des idéalistes pour… faire carrière.

    Lisée est aussi un carriériste. Très certainement. Mais c’est le seul carriériste en lice qui veut le Pouvoir et qui suggère le moyen ( ce n’est pas une « fin », le Pouvoir , contrairement à ce que laissez entendre) pour y parvenir. En 1976, pour parvenir au Pouvoir, il avait été nécessaire que le P.Q. promette un référendum. Et s’il fallait faire l’inverse en 2018 ?

    Hélas, J.Binette, les amoureux (très légitimes) du référendum comptent le Pouvoir (provincial) pour une chose secondaire, négligeable même. Fait très-très longtemps que je crois qu’ils ont tort. Mais c’est peut-être moi qui ai tort. Mais avouez que c’est la première fois qu’un « carriériste » sort du sentier battu et rabattu qui nous a tous menés au champ de ruines actuel. On jase.

  • J. Binette, 30 mai 2016 09h58

    Un triumvirat pour mener le PQ ? On va y perdre notre latin, il me semble. Si je comprend l’idée, c’est pour unir que l’on procède ainsi, mais pourquoi éliminer le quatrième ? Pensez à la réaction de ses partisans...les autres ont leur place et pas nous !!!Ça ne va pas amener à rallier le quatrième candidat. Beaucoup de gens ont raillé QS parce qu’il y avait deux chefs, deux têtes, et on voudrait un parti avec trois co-directeurs ??? Un bon leader fort, une bonne cause, peut rallier les gens plus qu’un bureau de direction collégial. Mais tant qu’à faire, si cette idée est mauvaise pour un parti, est-ce que cela ne serait pas plus logique de l’appliquer avec les têtes des différentes tendances indépendantistes pour former un gouvernement d’unité nationale ? Trois partis distincts unis pour faire l’indépendance et chasser le gouvernement de tendance Canada à Québec et chasser, renverser, le régime Canada qui nous détruit à chaque jour.
    Dernier point qui m’a fait sursauter dans un commentaire de M. Haché. Il écrit :"le P.Q. semble fin prêt et tout près de renoncer au Pouvoir pour satisfaire aux carriéristes et aux idéalistes coalisés dans une même communion au référendum." Les carriéristes du PQ veulent le pouvoir et il me semble qu’ils ne communient pas du tout au référendum. Ils veulent le pouvoir point, même pas pour s’attaquer aux ennemis du West Island ou faire progresser le français au Québec, mais le pouvoir pour gérer la province en attendant un jour, le plus lointain possible, que quelque chose se passe qu’ils n’auront surtout pas provoqué. Les carriéristes, les opportunistes péquistes sont très majoritairement contre le référendum ou l’idée d’en tenir un, ils veulent jouer la carte du bon gouvernement provincial et si on sait lire entre les lignes, plusieurs aimeraient bien que l’article un soit mis de côté pour un temps, le temps de chasser les Libéraux du pouvoir ! (le problème , c’est qu’il y a toujours des libéraux à chasser ou empêcher d’atteindre le pouvoir.) Je maintiens donc que la promesse d’un référendum éloigne les carriéristes et opportunistes des postes de direction des partis indépendantistes. J. Binette, Montréal

  • Guy Drolet, 30 mai 2016 05h27

    Rien contre un triumvirat en soi.
    Ce qui pose problème ce sont les candidats. Trop progressistes à mon goût, et au goût de nombre de québécois.
    Je voterais quand même pour Lisée. Cloutier me rebute mais je lui donnerais une chance. Si Hivon ou Ouellet gagne, le PQ perd mon vote. Ces deux-là semblent au service de Québec Solidaire.
    Dans les plans de convergence indépendantiste, j’ai remarqué une chose. QS et ON sont nommés. Le Parti Indépendantiste, jamais. MAIS POURQUOI DONC !
    Ce n’est pas qu’en faisant la part belle aux québécois progressistes qu’on gagne une élection.
    Une victoire en 2018 sera très ardue. Et si le PQ convergeait avec QS je prédis un désastre.
    En théorie je ne suis contre les convergences ponctuelles dans certains comptés, incluant avec la CAQ. Mais je doute que les électeurs vont obéir sagement aux politiciens. La convergence indépendantiste n’est pratiquable que lors d’un référendum. Et encore la, en 1995 des électeurs adéquistes ont voté non.

  • Marcel Haché, 29 mai 2016 08h55

    @ Pierre Cloutier.

    C’est depuis 1978 que je ne crois plus du tout au référendum. C’est ma conviction que le référendum est devenu un Boulet pour ce qui regarde la prise du Pouvoir véritable. VÉ-RI-TA-BLE. Vous y croyez encore au référendum. C’est votre droit. C’est même très légitime d’y croire.

    Veuillez croire que si Vigile devenait la t’ite machine de propagande des seuls référendeux comme vous, fait longtemps que j’aurais déserté.

    Et puisque vous vous adressez à moi de cette façon, et puisque je ne vous lis jamais, ni vos textes ni vos courriels, voulez retirer enfin mon nom de votre liste d’envoi des textes que vous faites parvenir préalablement (par courriel) avant de les faire parvenir à Vigile.

    Je crois sincèrement que Lisée a raison de vouloir suspendre la tenue d’un référendum, je crois que le P.Q. n’a plus rien à gagner à en promettre un et qu’en promettre un à courte échéance relève du suicide politique. Enfin, les états de service de JFL à l’égard de l’Indépendance sont aussi bons que les vôtres, c’est le moins qu’on puisse dire.

  • Pierre Cloutier, 28 mai 2016 17h09

    Message à Marcel Haché,

    Vous commencez sérieusement à nous les gonfler. Si vous n’êtes pas content vous n’aurez qu’à voter non au prochain référendum si jamais, malgré les gens de votre espèce, on parvient à en organiser un, ce que je doute. Et basta.

  • Ferid Chikhi, 28 mai 2016 10h29

    @ Michel Beaumont,

    Pour une direction collégiale au PQ

    Votre idée est pleine de bon sens et je trouve déplorable que des candidats à la chefferie d’une organisation comme le Parti Québécois, qui proposent chacun à sa façon de s’atteler à l’indépendance du Québec ne puissent pas s’entendre non pas pour un Triumvirat mais pour une direction collégiale à six.

    Pourquoi à six ? Parce qu’il y a la possibilité de s’adjoindre au moins deux autres personnes parmi celles du caucus actuel avec bien entendu une parité hommes - femmes.

    Pourquoi perdre les idées, les objectifs, les moyens contenus dans les semblants de projets de société que chacun-e a développé ?

    En allant dans le sens d’une direction collégiale, c’est la première convergence endogène qui mènera à celles de toutes les forces indépendantistes du Québec.

    Sinon comment convaincre les citoyens à la convergence patriotique si à l’intérieur du Parti les divergences sont criardes ?

  • Marcel Haché, 28 mai 2016 08h57

    De plus en plus excédé, l’électorat espère simplement un gouvernement propre, qui ne lui parle pas des deux côtés de la bouche.

    Les indépendantistes n’ont que le mot référendum à la bouche. Ils espèrent qu’il y aura bientôt un troisième référendum.

    Mais la bataille du référendum a été perdue. Après avoir divisé l’électorat, le référendum divise les indépendantistes. Piégés qu’ils sont, ils devront s’y prendre autrement… car il n’y a pratiquement aucune chance qu’il se tienne un référendum avant une génération s’ils n’accèdent pas au Pouvoir.

    Pas de Pouvoir, pas de référendum, pas d’Indépendance. Voilà les termes du plan de match de l’ennemi.

    Le P.Q. n’est pas obligé de marcher dans la stratégie de ses ennemis.

    Hélas, le P.Q. semble fin prêt et tout près de renoncer au Pouvoir pour satisfaire aux carriéristes et aux idéalistes coalisés dans une même communion au référendum. Les référendeux ne se sont pas trouvé une, mais deux Kim Campbell…

    Triumvirat mon oeil.

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