«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

C’est ma dernière chronique sur la souveraineté et l’avenir du PQ

Un projet de pays libéral souverainiste pour le Québec

Tribune libre de Vigile
samedi 8 juillet
419 visites 3 messages

Cher vigilien,

C’est ma dernière chronique dans la tribune libre de vigile qui va porter sur l’avenir du Parti Québécois et directement sur la souveraineté nationale du Québec.

J’ai écrit souvent sur le sujet, j’ai fait le tour de la question, je vais résumé ici ma position actuelle né d’une évolution lente et d’une nouvelle approche que j’ai sur la question nationale qui tourne autour de mon idée d’un projet qui retourne aux sources de la révolution tranquille réaliser par un parti libéral progressiste et autonomiste.

Mes prochains textes porteront sur d’autres enjeux comme le projet de société pour le Québec, de réformes administratives, de la constitution d’un Québec actuellement fédéré qui devrait en avoir une et par la suite de celle d’un pays Québécois. Je me ferai un plaisir de commenter certains textes sur la souveraineté ou le PQ mais pas comme simple commentaire et pas sous forme d’un article car j’ai pas mal vidé la question.

Pour revenir à mon propos de ce texte, j’explorais récemment l’idée de faire une place au PQ au courant progressiste-conservateur pour réunir la droite modéré qui vote CAQ parce que le PQ lui à tourner le dos sous Madame Marois et le même électorat qui vote pour le Parti Conservateur à Ottawa pour son programme plus respectueux des compétences provinciales que le PLC. Je dois admettre que le nom conservateur dans progressiste-conservateur est brûlé au Québec à cause du régime Harper. Le courant Red Tory est très près de ce que le Parti Libéral du Québec fut sous Jean Lesage et les politiques progressistes de Godbout.

Il me semble donc logique que le Parti Québécois ou même la CAQ devrait récupérer l’espace laissé vacant par un Parti Libéral du Québec qui n’est plus aussi progressiste que dans les années 60. Le Parti qui avait à son bord Lesage, Lévesque, Gérin-Lajoie, Kierans et Bourassa.

Le Parti Québécois fondé par un ancien Libéral de parti ; René Lévesque qui était toujours un libéral progressiste de coeur pendant son règne comme chef péquiste, il était fidèle aux idéaux des libéraux progressistes le même courant qu’un président démocrate comme Roosevelt au USA. Le PQ des origines avait cet élément central.

Je pense qu’il doit proposer un programme progressiste libéral de gouvernement et de pays pour gagner. Le Parti Libéral ce fait en parti réélire parce qu’une bonne partie de la population est libérale progressiste au Québec.

Nous avons donc besoin d’un nouveau parti libéral qui est intègre, moderne, inclusif, démocrate et souverainiste pour réaliser un projet de pays qui ratisse large. Allez chercher la gauche, la droite, le centre et les modérés.

J’ai exploré plusieurs idées dans les dernières années comme le courant libertarien que j’aimais pour sa critique d’un gros état autoritaire mais qui est trop radicale sur certaines questions et j’ai toujours pensé que le PQ était trop à gauche et trop interventionniste.

Je pense que le souverainisme libéral et l’autonomisme libéral a plus de chance de faire progresser le Québec et la cause que la gauche radicale ou que le néolibéralisme. Il me semble qu’on veut bâtir une société plus libre avec des individus et des communautés plus libre dans le projet national et le projet du PQ actuel avec un État obèse et inefficace grugé par la corruption ne présente pas cela.

Option nationale me semble plus près de l’idéal d’un projet souverainiste libéral et le PQ devrait s’en inspiré et attiré chez lui ce parti jeune et dynamique.

Le projet doit être ouvert aux anglophones qui aiment le Québec et qui aimeraient un projet de pays plus inclusif. Ce projet doit aussi attiré les jeunes et les personnes âgées du courant libéral.

Le nouveau pays sera une démocratie libérale et donnera le pouvoir au peuple qui doit primé et le peuple doit avoir une constitution qui le protège contre les abus de l’État.

Ce pays aura comme valeur un bon système d’éducation et de santé gratuit de haute qualité et des infrastructures en bon état, les Villes et MRC auront de nouveaux pouvoirs accrus et la démocratie directe sera implantée. Les seuils d’immigration seront fixé pas par idéologie mais par la capacité d’accueil et d’absorption par la nation.

Commentaires

  • Jean-Claude Michaud, 10 juillet 18h29

    @ Yves Corbeil,

    Merci pour votre commentaire élaboré et pour les références mais je pense que M. Létourneau est fédéraliste, j’ai jeté déjà il y a quelques temps un oeil sur un de ses livres dans une librairie et il comparait les Québécois à des marmottes qui se faisaient plusieurs bouches de sortie dans leurs réseaux de tunnels. Les Québécois ont hérités du côté prudent des paysans normands. C’est vrai mais je pense que l’indépendance a une dernière chance si un projet de société est proposé sinon les Québécois devront essayé de survivre au Canada mais d’ici 50 ans le français sera minoritaire au Québec sans nouveaux pouvoirs pour l’État du Québec. Ottawa aussi fait mal son travail pour la préservation du français au Canada, on voit tout le temps des exemples.

    Ce que j’espère de mon côté est un Parti Québécois ou une Option Nationale qui s’inspire de la philosophie libéral-progressiste pour aller joué sur le terrain des libéraux du PLQ et du PLC et leur enlever leurs arguments économiques et d’ouverture à l’autre. Le Parti Québécois a déjà fait par le passé preuve de beaucoup d’ouvertures aux communautés culturelles, aux anglophones et envers le reste du Canada et le monde. Il doit aussi s’inspirer des gouvernements Lesage 1960 et Lévesque de 1976 pour revenir à un progressisme modéré mais efficace et de reprise du contrôle par la population de nos institutions démocratiques et le contrôle de nos ressources naturelles, de notre territoire et assurer des services de qualité supérieure compte tenue des lourds impôts payés par les contribuables.

    Une société qui concilie le libre marché et le bien commun. Il faut se poser des questions sur ce qui s’est passé depuis 1960 et on s’est perdu en chemin car il y a un recul depuis quelques temps sur ces questions.

  • Jean-Claude Michaud, 9 juillet 11h56

    Désolé j’ai fait quelques fautes de français dans mon texte que j’ai vu en relisant mon article publié.

    Pour préciser ma pensée dans l’article, j’ajoute que désormais je m’identifie ni à la gauche ni à la droite mais au centre de philosophie progressiste-libérale qui pige les bonnes idées de la droite et de la gauche. Ce qu’on peut reprocher au Parti Libéral du Québec qui est à gauche socialement et un mélange néolibérale et corporatiste sur la gestion de l’État national des Québécois sur le plan économique. Le Parti Québécois aussi à une tendance corporatiste et a fait la promotion de la mondialisation néolibérale sous le règne de Lucien Bouchard, un conservateur.

    Il faut plutôt protéger le financement de la gratuité de la santé et de l’éducation par l’État, garder les infrastructures importantes (routes, ponts, rues, aqueducs et Hydro-Québec) comme biens publics et protéger nos frontières pour contrôler les flux de marchandises et des personnes sur notre territoire. Le financement de l’école privé par l’État me semble un problème car on finit par négliger l’école publique. La quasi-gratuité à l’université et l’abolition de la taxe scolaire pourrait se financer en ramenant la taxe sur le capital sur les banques et avec des redevances sur les ressources naturelles plus élevées.

  • yves corbeil, 8 juillet 16h56

    Cher monsieur Michaud, je vous suggère de lire tous les livres de l’historien Jocelyn Létourneau pour vraiment comprendre le paradoxe québécois. Ces multiples ouvrages éclairent vraiment sur la composition complexe de notre spécificité qui s’est forgé au fil du temps et des contraintes multiples auquel comme peuple unique en Amérique avons eu à faire face avec délicatesse et désinvolture pour ne pas sombré dans une dépression.

    Monsieur, le peuple québécois est comme la maîtresse qui ne veut pas succombé au charme de personne en particulier. Nous sommes courtisé par deux solitudes et tirons profit des deux partis sans en épouser aucun. Comme l’ado que sa maman veut garder sous ses jupes et que le monde extérieur fascine et attire. Finalement il ne bouge pas et profite des deux situations, bien sur il y a des inconvénients aux deux places mais moins pire que choisir une au détriment de l’autre.

    Pourquoi quitter le confort canadien pour l’aventure québécoise exclusive quand on peut tirer profit des deux. Lisez les livres de Létourneau et vous nous reviendrez avec un de vos exposés sur le Québec de demain comme vous le verrez suite à vos lectures. Tous disponibles en bibliothèque au Québec.

    Cet historien me fait voir MON Québec comme jamais je ne l’avais vu auparavant. J’espère un jour croiser cet homme pour le remercier de sa lumineuse explication du Québécois.

    Un extrait de livre.

    « La société québécoise n’est ni en reculade ni en voie de régression ou de perdition. Au contraire elle n’a de cesse de (re)bondir, de s’actualiser dans des formes tout à la fois congruentes et surprenantes par rapport à son identité historique, une identité qui, emportée par les processus de régénération qu’elle connait, se renouvelle au lieu de se pétrifier, ce qui lui permet d’éviter de se scléroser. Il est clair que la société québécoise n’est pas empêtrée dans ces lieux de mémoire. Elle n’est pas davantage engagée sur une voie d’éloignement par rapport à elle-même. Elle est plutôt en transition entre deux points d’un parcours vaguement balisé par des projets, des programmes et des utopies, parcours que les condition du voyage et les contingences du moment modifient cependant au gré des circonstances. Évidement, les possibilités offertes par ces modifications d’itinéraires du Sujet collectif ne sont pas illimitées. Si les réorientations du Sujet collectif tiennent à sa capacité éprouvée de profiter des occasions qui se présentent à lui, elles s’accordent aussi à ses (p)références.
    Conformément à son désir avéré d’association et de collaboration, ce Sujet veut bien accepter à ses côtés, par exemple, la présence d’un compagnon pour avancer sur la piste infinie et indéterminée du devenir. Mais, refus de se sousmission ou de subordination oblige, il n’est pas question que ce partenaire mêne la marche unilatéralement.Il n’est pas davantage acceptable de s’en remettre à Lui pour déterminer l’itinéraire du duo. Le fait d’avancer de concert avec Lui, en suivant ses traces ou en faisant corps de manière symétrique dans la déambulation des deux parties, n’est pas plus enviable. De même, si le Sujet n’est pas rébarbatif à l’idée d’emprunter un sentier prometteur pour éventuellement progresser de manière plus facile ou rapide sur le chemin qui se présente à Lui (ouverture à la bifurcation), il n’a nulle intention de prendre des risques inutiles ou de connaître des misères indues pour atteindre l’avenue suprême (crainte de la déperdition). Son ambition n’est pas non plus d’opter pour un tracé qui pourrait le mener vers des horizons inconnus par rapport à ses repères habituels (volonté de la refondation dans la continuité). Pour le Sujet collectif québécois, la pratique de l’ambivalence, voire de la plurivalence et de la versatilité dans certains cas, n’implique pas de se complaire dans la condition du Désorienté. Elle ouvre au contraire à celle du Polycentré »

    Je crois sincèrement que nous avons tous besoin de recule face à notre société, tout ce quelle a due traverser au fil de sa courte histoire pleine de rebondissements en si peu de temps.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jocelyn_Létourneau

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