«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Que fera le PQ en fin de semaine ?

Un parti en danger (1/2)

Le PQ connaît son premier congrès en six ans.

Certains analystes paresseux vont encore une fois présenter le PQ comme un parti chicanier. C’est qu’il leur semble inconcevable qu’on débatte sérieusement d’idées politiques sans s’en tenir aux termes prescrits par la rectitude médiatique.

Sondages

Par ailleurs, il ne faut pas exagérer : ce qu’on appelle la chicane péquiste est un souvenir aujourd’hui lointain.

Cela doit faire plus de 20 ans que le PQ s’est assagi. Ou qu’il s’est endormi, si on préfère.

Le PQ, pourtant, aurait tout intérêt à faire aller ses méninges comme jamais.

Car quoi qu’on en pense, son existence est en jeu. À 22 % dans les sondages, il pourrait bien, aux prochaines élections, devenir un tiers parti.

Si d’ici octobre 2018, la CAQ parvient à s’imposer clairement comme la solution de rechange au PLQ et que l’électorat décide de se tourner massivement vers elle, le PQ pourrait connaître un sort semblable à celui du Bloc en 2011.

Ce ne serait pas surprenant. La marque péquiste semble usée. Rares sont ceux qui s’enthousiasment pour elle aujourd’hui.

Le PQ est associé à l’indépendance, et l’indépendance a échoué. Les Québécois ne veulent plus en entendre parler.

Quel discours tenir pour se faire entendre des Québécois ? Quelles idées mettre de l’avant pour renverser la tendance et retrouver son importance politique ? Quelle stratégie adopter ?

Miracle

Il serait grossier de blâmer Jean-François Lisée pour la situation actuelle. Il fait ce qu’il peut. La décomposition du souverainisme est visible depuis une vingtaine d’années. Elle semble quelquefois irréversible. Peut-être est-elle à son stade final ?

Aux prochaines élections, si le PQ obtient plus de 20 sièges, il pourra quand même crier victoire. C’est qu’il existera encore. Et pourra œuvrer à sa véritable refondation. Si elle est encore possible.

Peut-il rêver à une victoire en 2018 ? Cela relèverait du miracle. Mais apparemment, de temps en temps, ils arrivent.

Demain : l’importance du PQ.

 


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