«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Les prochaines élections fédérales s’en viennent vite !

Un nouveau chef au Bloc québécois en mai

Au moins deux députés doivent annoncer prochainement leurs intentions

lundi 13 janvier 2014

Ottawa — Élections provinciales ou non, les bloquistes éliront leur prochain chef ce printemps. Le parti a recommandé, cette fin de semaine, que le choix des militants souverainistes soit dévoilé à son congrès de la fin mai. Le Bloc québécois pourrait cependant structurer sa course à la direction pour rendre service à ses collègues du Parti québécois, s’ils se retrouvent en campagne électorale dans les prochains mois.« Le choix du bureau national est d’avoir un nouveau chef le plus rapidement possible, parce que ça va lui donner plus de temps pour travailler », a expliqué la présidente par intérim du Bloc, Annie Lessard, en entrevue téléphonique à la suite de la réunion du bureau national samedi.

La proposition doit maintenant être entérinée par les délégués au conseil général du parti, le 22 février.

L’idée évoquée par certains militants de reporter la course le temps d’aider les péquistes à faire campagne s’il y a lieu n’a donc pas fait l’unanimité ? « On est fort conscients » de la possibilité d’élections provinciales, a reconnu Mme Lessard. « Sauf qu’on ne peut pas gérer notre agenda en fonction de ce qui pourrait, ou non, se passer au Québec […] On a quand même un parti à gérer. »

Deux députés

Les bloquistes se gardent néanmoins une marge de manoeuvre et permettront au « bureau national, selon la situation politique, de faire certaines modifications », a précisé Mme Lessard. Selon nos sources, il est peu probable que la date du dévoilement des résultats — au congrès de Rimouski les 23, 24 et 25 mai — soit changée. Mais les débats ou autres activités partisanes pourraient être déplacés pour ne pas monopoliser les militants et leur permettre de faire des appels téléphoniques ou du porte-à-porte pour aider les péquistes.

Quant à l’identité du futur chef, les deux députés qui songent à se lancer n’ont pas voulu partager leur décision, dimanche. André Bellavance n’a pas encore tranché. Jean-François Fortin a fait son choix, mais il n’a pas voulu le partager.

« La réflexion est pratiquement complétée […] Je suis bientôt prêt à conclure publiquement », a affirmé ce dernier au Devoir dimanche. La décision devrait être connue d’ici « quelques semaines. Plus tôt que tard ».

Dans les rangs bloquistes, on s’attend à ce que M. Fortin confirme qu’il tentera de nouveau sa chance, après avoir terminé troisième en 2011. « Je ne verrais pas pourquoi Jean-François, qui avait déjà fait la course la première fois, n’irait pas à nouveau », a présumé un militant.

Et en coulisse, on indique que M. Bellavance penche aussi pour se lancer. « Je ne veux pas attendre ad vitam aeternam. Mais je n’ai pas encore arrêté ma décision », a-t-il répondu, disant avoir beaucoup d’appuis. « C’est énorme comme défi […] Et quand tu te lances, c’est toi qui es en avant. C’est un autre type de travail. »

Si certains faisaient état d’un « pacte de non-agression » entre les deux hommes, ceux-ci ont précisé dimanche que, bien qu’ils dialoguent et se partagent le cheminement de leur réflexion, rien n’empêcherait que chacun se porte candidat au final.

Notoriété et visibilité

Au parti et chez les militants, on espère cependant encore voir arriver un grand nom, ne serait-ce que d’ici à l’élection fédérale de 2015 pour rallier le plus de souverainistes possible. « Ce n’est pas une question financière ou d’organisation, c’est une question aussi de notoriété, de visibilité », résume un bloquiste.

Une autre personne rappelle que, lorsque Michel Gauthier avait sollicité la direction du parti, en 1997, le Bloc le croyait fort connu puisqu’il était leader parlementaire et que ses interventions aux Communes étaient reprises dans les médias. Une étude du parti a révélé qu’il était connu… de 5 % de la population.

En ce sens, bien que Gilles Duceppe ait argué qu’il ne reviendrait pas, un mouvement réclame toujours son retour, avance une source. Joint par Le Devoir, M. Duceppe a réitéré qu’il avait tourné la page.

L’ancien chef bloquiste tenterait en fait, toujours selon notre source, de convaincre Bernard Landry de reprendre le flambeau. L’ancien premier ministre péquiste avait écarté l’idée de se porter candidat, à la suite de la démission de Daniel Paillé en décembre. M. Landry n’a pas rappelé LeDevoir hier.

Un autre bloquiste n’a en revanche pas eu vent de ces rumeurs. Il estime de son côté que M. Duceppe a bel et bien fait une croix sur la direction du Bloc, d’autant plus qu’en s’étant prononcé contre la charte des valeurs il n’aiderait pas ses collègues péquistes en menant une course à la direction pendant que le Parti québécois fait campagne sur ce même sujet.


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