«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

C’est exactement ce que visait la Loi 101

Un effet direct de la loi 101

La grande majorité des enfants allophones vont à l’école en français, selon l’OQLF

Cet article paru dans Le Devoir ne mentionne ni le nom de l’auteur, ni le titre de l’étude dont il est question. Intitulé Langue et éducation au Québec : Éducation préscolaire et enseignement primaire et secondaire, cet ouvrage est l’œuvre de Charles-Étienne Olivier de l’Office québécois de la langue française. Interviewé au téléphone par la journaliste pour quelques commentaires, certains lecteurs ont pensé que j’en étais l’auteur.
Michel Paillé, démographe, Québec

http://quebec.huffingtonpost.ca/michel-paille/

Et si une partie de l’avenir du français se jouait dans les cours d’école de Montréal ? Alors que l’immigration est de plus en plus importante dans la métropole, une étude dévoilée vendredi par l’Office québécois de la langue française (OQLF) rapporte que la grande majorité des enfants allophones vont à l’école en français.

 

De fait, depuis 1976, la proportion d’élèves du primaire et du secondaire dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais est passée de 13,3 % à 87,9 % en 2015, dans les écoles montréalaises. Un bond qui, selon le démographe Michel Paillé, est un résultat clair du succès de la Charte de la langue française — la fameuse loi 101 —, adoptée l’année suivante par le Parti québécois de René Lévesque.

 

Cette loi oblige, depuis, les jeunes allophones à fréquenter une école où la langue d’enseignement est le français. Seule exception : si un de leur parent a lui-même fait la majorité de ses classes dans une école anglophone canadienne.

 

Ce changement législatif a fait chuter, au cours des dernières décennies, le nombre d’enfants admissibles aux écoles dont la langue d’enseignement est l’anglais.

 

Ainsi, alors qu’un peu plus de 30 % des élèves montréalais avaient le droit de fréquenter une école anglophone en 1986, à peine 21 % y ont aujourd’hui accès. En outre, l’étude relève également que le nombre d’anglophones optant pour une école de langue française a, pour sa part, augmenté d’un peu plus de 20 points de pourcentage depuis 1976.

 

«  L’adoption de la loi 101 a eu un effet significatif à Montréal, soutient celui qui a longtemps travaillé à l’OQLF. D’abord en réussissant à briser cette tendance naturelle qu’avaient les immigrants à opter pour des écoles anglophones, mais aussi en faisant entrer le français dans leur foyer. Si aujourd’hui il y a plus de familles immigrantes de seconde génération, par exemple, qui parlent en français à la maison, c’est un peu parce que leurs enfants l’y ont fait entrer.  »

 

Selon celui qui s’intéresse aux questions linguistiques depuis plus d’un quart de siècle, ces données ne sont toutefois pas surprenantes. «  Elles suivent une tendance que l’on observe au Québec depuis déjà quelques décennies  », note-t-il.

 

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Langue française — la « dynamique du déclin »

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