«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Des partisans d’Aussant s’activent en coulisses

Un défi de taille pour Jean-François Lisée

mercredi 30 août

Le caucus du Parti québécois (PQ) s’ouvrira mercredi dans un contexte difficile pour son chef Jean-François Lisée, qui se dit conscient qu’il aura toute une pente à remonter au cours de la prochaine année.

À huit mois de l’élection, le chef péquiste admet qu’il doit se reconnecter avec les électeurs québécois.

« On sait qu’on a un défi de se tourner vers les Québécois, a-t-il dit. On a beaucoup travaillé le Parti québécois cette dernière année. »

En entrevue à TVA Nouvelles, celui qui reste troisième dans les intentions de vote selon le dernier sondage Léger veut trouver le moyen de faire tourner le vent.

« Maintenant, c’est le temps de parler au monde des solutions qu’on a en éducation et en santé », a déclaré le politicien.

Les péquistes veulent mettre l’accent sur la santé à la reprise des travaux. « Au caucus de rentrée, on va commencer à dire aux Québécois comment nous, on va réparer le système de santé », a affirmé M. Lisée.

Gel du salaire des médecins, plan pour les soins à domicile, meilleur accès aux soins de santé : la liste des propositions est longue.

« On veut que d’ici la fin de la saison d’automne, les Québécois aient une bonne idée, qu’ils se disent que le Parti québécois a réfléchi à ça », a exposé le chef péquiste.

Congrès risqué

Un gros automne pour Jean-François Lisée, qui devra se soumettre à un vote de confiance lors du congrès de septembre.

« Moi, j’ai décidé, très sereinement, que j’ai confiance aux militants. On est à un an des élections », a-t-il soutenu.

Le chef tente d’éviter un affrontement au congrès. Certains militants veulent qu’on impose la loi 101 dans les cégeps. « On essaie de travailler pour trouver un terrain d’entente, et je pense qu’on va y arriver », a dit M. Lisée.

La nouvelle présidente du parti espère qu’on enverra un message fort avec ce vote de confiance.

« Je pense que les militants ont la clairvoyance nécessaire pour voir justement que ce vote-là est très important pour la suite au Parti québécois, a dit la présidente du parti, Gabrielle Lemieux. Je pense que la majorité des délégués, la forte majorité, est derrière notre chef, et qu’on va justement se donner un élan pour commencer l’année. »

Jean-François Lisée a été élu avec 50,6 % des voix il y a moins d’un an. En 2011, Pauline Marois avait obtenu 93 % lors de son vote de confiance. Pour sa part, Bernard Landry avait claqué la porte avec 76 % en 2005.

Le chef péquiste a décidé de ne pas s’imposer de seuil. « J’ai vu, moi, à des époques, un parti très turbulent face à son chef, et rendu en campagne électorale, un parti d’une efficacité folle et d’une unité extraordinaire pour la victoire ! C’est ce que je souhaite et c’est ce qui va arriver. »

Jean-François Lisée a joué gros en reportant le référendum en 2022. Il lui reste moins d’un an pour renverser la tendance.

– D’après un reportage d’Alain Laforest


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