«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Ça suffit

Un choix électoral anticipateur

Tribune libre de Vigile
jeudi 8 octobre 2015
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Après une longue traversée, un changement de régime politique en vue ! Or, l’épisode de la présente élection fédérale s’offre en force accélératrice vers l’indépendance que l’on veut imminente. Voilà ce que voter pour le Bloc québécois signifie.

Certes, Lucien Bouchard, le premier chef du Bloc québécois, avait estimé que le succès du parti se mesurerait à la brièveté de l’existence de celui-ci. Néanmoins, le référendum volé de 1995 a déjoué son espoir. Au cours des années qui ont suivi, les députés du BQ ont développé une expertise reconnue dans les compétences exercées par le gouvernement fédéral. Cependant, l’élan vers la souveraineté qui les animait s’est transformé subrepticement en la défense des « intérêts supérieurs du Québec ». Ce message devait s’avérer ambigu, car si on dénonçait avec justesse les manquements du pouvoir fédéral, on réclamait aussi que celui-ci satisfasse les demandes traditionnelles du Québec par l’adoption de mesures administratives. Cette partie de la stratégie était illusoire, donc inféconde. D’où l’impasse de 2011.

Avec la venue de Mario Beaulieu, le Bloc québécois s’est recentré sur la promotion de l’indépendance — d’ailleurs, il a aussitôt attiré la jeunesse. Monsieur Beaulieu a eu l’abnégation de transmettre le relais à Gilles Duceppe, qui a assumé la réorientation du parti. Le BQ profite donc pleinement du retour d’un chef expérimenté — et plus ardent que jamais.

Remontons plus loin dans le passé. Le mouvement des patriotes au début du 19e siècle a illustré la volonté initiale du peuple de s’affranchir de la tutelle coloniale. Réprimé par l’armée de la Couronne britannique, le peuple a dû remettre son rendez-vous avec l’Histoire. Survivre et vivoter jusqu’au réveil des années 1960.

Le régime canadien n’est que l’application locale de l’esprit monarchique britannique. Nous avons assisté à toute l’ampleur de sa superficialité somptuaire en la personne de Lise Thibault, l’ancienne lieutenante-gouverneure du Québec. La corruption qui faisait rage au sommet du pouvoir canadien à l’époque du scandale des commandites se poursuit dans les affres du Sénat décoratif. Pendant ce temps, la corruption fédéraste, qui sévit dans la construction et contamine d’autres domaines, contribue à prostrer le Québec.

Le pouvoir fédéral, ce n’est pas seulement un gouvernement de trop, c’est un envahisseur. Il veut

• transpercer d’ouest en est notre territoire national avec l’oléoduc albertain qui salirait notre environnement ;

• installer un câble sous-marin pour que Terre-Neuve n’ait pas à négocier le passage de son hydroélectricité sur le territoire québécois ;

• continuer de profiter du vol de l’impôt sur le revenu dans la première moitié du 20e siècle pour étendre son occupation dans les champs de compétence traditionnels du Québec ;

• assimiler les Québécois en leur imposant un bilinguisme collectif à sens unique ;

• diluer notre identité nationale par la promotion exacerbée d’un multiculturalisme et d’un multiconfessionnalisme extrémistes.

Ça suffit ! Prochaine étape libératrice : sur la scène fédérale — ce champ de bataille provisoire —, donnons-nous un groupe de députés authentiquement représentatifs. Pour contrer l’envahissement. Pour assurer l’aboutissement naturel de la Révolution tranquille. Pour semer les idées-forces de la République québécoise.

Marc Labelle

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