«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Y’a toujours ben un « boutte » à prendre les Québécois pour des caves !

L’avis de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse

Un « cheval » sur la soupe

Et devinez ce qu’on trouve en arrière ?

Tribune libre de Vigile
jeudi 17 octobre 2013
7 191 visites 20 messages

Complètement inattendu, l’avis de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse sur le projet de Charte des valeurs québécoises est tombé dans le débat en cours comme « un cheval sur la soupe », pour reprendre l’expression populaire telle que modifiée fort inconsciemment par un de mes anciens électeurs du comté d’Iberville.

Cet avis est d’abord surprenant parce qu’il n’a pas été sollicité par le gouvernement, ce qui est tout à fait compréhensible à ce stade-ci. En effet, nous n’en sommes qu’à l’étape du débat, et il n’y a pas encore de projet de loi. La Commission se trouve donc à intervenir dans le débat, un geste en complète rupture avec la tradition du « judicial restraint », cette retenue qu’affiche ordinairement tout organisme judiciaire ou quasi-judiciaire appelé à rendre des décisions susceptibles d’affecter des droits.

Ensuite, il s’agit de la première intervention importante de la Commission depuis l’arrivée en fonction en août dernier de son nouveau président, le juriste Jacques Frémont, nommé non pas par le gouvernement comme autrefois, mais par l’Assemblée Nationale en juin dernier.

L’examen de son curriculum vitae se révèle des plus intéressants. En voici deux extraits tirés du communiqué annonçant son entrée en fonction :

Professeur émérite à l’Université de Montréal, il était directeur du International Higher Education Support Program auprès du Open Society Foundations à New York où il coordonnait le soutien apporté par cette fondation à l’enseignement supérieur dans plusieurs pays et continents. [...]

Pendant plus de 30 ans, il a occupé de nombreux postes à l’Université de Montréal et a été notamment, directeur du Centre de recherche en droit public de la Faculté de droit (1994 à 1999), doyen de la Faculté de droit (2000 à 2004) et a occupé la double fonction de provost et de vice-recteur aux affaires académiques (2007-2012).

Diplômé en droit de l’Université Laval, il a poursuivi ses études supérieures à l’Université York à Toronto et au London School of Economics and Political Science à Londres. Il a commencé sa carrière comme secrétaire juridique de l’Honorable Yves Pratte de la Cour suprême du Canada, puis a été conseiller constitutionnel du gouvernement du Québec. De 1991 à 1992, il a été membre de la Commission de réforme du droit du Canada aujourd’hui disparue.
[Mes caractères gras]

Ainsi donc, jusqu’à son entrée en fonction comme président de la Commission des droits de la personne, il était le directeur de l’International Higher Education Support Program auprès des Open Society Foundations.

De quoi s’agit-il ? Une recherche rapide sur Google nous apprend que les Open Society Foundations sont une initiative du grand financier George Soros dont le but est de promouvoir à travers le monde la formulation et l’adoption de politiques qui font avancer les causes de la démocratie, des droits de la personne, et les réformes sociales, juridiques et économiques.

En fouillant un peu plus, vous découvrez que George Soros est un ardent promoteur du Nouvel Ordre Mondial, comme il l’a déclaré lui-même en entrevue à plusieurs reprises.

Une composante majeure de ce Nouvel Ordre Mondial est le multiculturalisme, comme vous pourrez le constater en lisant cette promotion ouverte du multiculturalisme publiée sur le site d’Open Society Foundations dans la foulée des questions soulevées par les multiples échecs de cette expérience en Europe : « Has Multiculturalism Failed in Europe ? » En conclusion, l’auteure va même jusqu’à poser la question suivante : « Que peuvent faire les gouvernements pour faire en sorte que le multiculturalisme aide les sociétés à prospérer ? ». [Ma traduction]

Il faut comprendre qu’on n’accède pas à un poste du niveau et du prestige que celui qu’occupait Jacques Frémont au sein d’Open Society Foundations sans partager ses valeurs, et le multiculturalisme étant au coeur de celles-ci, sans y souscrire. Jacques Frémont se trouve donc exactement dans la même situation que MM Gérard Bouchard et Charles Taylor, telle que je la décrivais dans mon article intitulé « Y’a toujours ben un « boutte » à prendre les Québécois pour des caves ! », publié sur Vigile dans les tout premiers jours du débat sur le projet de Charte des valeurs.

En revenant aux autres éléments du curriculum vitae de Jacques Frémont, vous aurez également remarqué qu’il a poursuivi ses études supérieures à l’Université York à Toronto et au London School of Economics and Political Science à Londres. Il a en outre commencé sa carrière comme secrétaire juridique de l’Honorable Yves Pratte de la Cour suprême du Canada.

On reste toujours très marqué par ses premières expériences, et à moins d’avoir eu la chance de bénéficier d’une formation classique développant fortement le sens de l’identité propre et l’esprit critique, il est très difficile de garder la distance nécessaire pour ne pas être englouti par les connaissances qu’on acquière et les valeurs qui les sous-tendent.

J’ignore dans quelle situation était Jacques Frémont, mais je constate que le niveau de ses expériences et des personnes qu’il était appelé à côtoyer ont sûrement pesé d’un poids très lourd dans la formation de sa pensée. La fréquentation quotidienne du juge Pratte dans le contexte de la Cour suprême, un ami personnel de Pierre-Elliot Trudeau, l’architecte du multiculturalisme au Canada, ne peut pas ne pas avoir joué un rôle très important dans l’élaboration de sa pensée sur la question.

Et ce n’est pas tout. Le spécialiste des droits de la personne qu’est Jacques Frémont ne peut ne pas connaître la règle d’interprétation qu’impose l’article 27 de la Charte canadienne des droits et libertés aux tribunaux :

27. Toute interprétation de la présente charte doit concorder avec l’objectif de promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens. [Mes caractères gras]

L’avis de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse rendu public aujourd’hui se conforme donc à la règle d’interprétation de la Charte fédérale, sans le moindre égard à la capacité qu’aurait le Québec de se doter d’une règle d’interprétation différente dans le cadre de sa propre Charte des droits de la personne , une règle qui, elle, exigerait que toute interprétation de la Charte québécoise des droits concorde avec l’objectif de promouvoir les valeurs québécoises telles qu’énoncées dans la Charte des valeurs.

C’est justement pour éviter de se retrouver dans des situations pareilles que s’est développée au fil des siècles la règle de droit public du « judicial restraint » que j’ai évoquée au début.

L’avis de la Commission, dont les membres ont presque tous été nommés par le gouvernement Charest, est donc gravement entaché de partialité, et il devrait à tout le moins, et pour ce motif, être déclaré non recevable par le gouvernement Marois

Mais le plus effarant dans toute cette affaire, c’est que le gouvernement Marois ait même pu soumettre la candidature de Jacques Frémont au vote de l’Assemblée Nationale en juin dernier pour le poste de Président de la Commission des droits de la personne. La vérification qui m’a pris cinq minutes à faire aurait dû être faite par le bureau du Conseil exécutif, le ministère de la première ministre, et son Cabinet. Quelqu’un, quelque part, n’a pas fait son travail, ou a délibérément choisi de jeter une pelure de banane sous les pieds de Pauline Marois.

Qu’il s’agisse d’incompétence ou de malice, il y a vraiment des coups de pied au cul qui se perdent, et voilà le gouvernement pris avec une patate chaude dont il aurait bien pu se passer.

Je m’en voudrais de terminer cet article sans mentionner que mes recherches sur Google en rapport avec le présent article m’ont permis d’identifier plusieurs sites qui relient le financier George Soros à Maurice Strong qui fut un collaborateur étroit de Paul Desmarais et son mentor en affaires internationales.

Commentaires

  • lison, 24 octobre 2013 00h56

    M. Pierre Marois, avocat a la retraite, ex-président CDPDJ, je ne reconnais plus ma Commission des Droits du Québec.

    "Je suis pour la Charte des Valeurs Québécoises".
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/390537/je-ne-reconnais-plus-ma-commission-des-droits

  • lison, 21 octobre 2013 00h15

    Cet article provient du blog de M. Jacques Brassard, ex ministre Québécois.

    Avez-vous déjà pris connaissance que notre Charte des Droits du Québec, aurait été modifiée en catimini pour introduire le cour E.C.R.
    Ce cour E.C.R est un endoctrinement de nos enfants en leurs faisant croire que toutes les religions, et toutes les cultures se valent et pour renforcer le multiculturalisme idéologique destructeur de peuple, dans la tête de nos enfants Québécois.

    http://blogjacquesbrassard.blogspot.ca/2010/01/pour-la-liberte-de-choix.html

  • JCPomerleau, 19 octobre 2013 14h25

    Information sur le processus de nomination (Merci à P Cloutier d’avoir fait la vérification) :

    ...

    C’est l’article 58 et 58.1 de la Charte des droits et libertés qui s’appliquent. Les membres de la Commission (ils sont 15) sont nommés par l’Assemblée Nationale sur proposition du premier ministre. Ces nominations doivent être approuvées par les 2/3 des membres de l’Assemblée. L’article 58.1 précise qu’au moins 7 membres, dont un vice-président, doivent être choisis parmi des personnes susceptibles de contribuer d’une façon particulière à l’étude et à la solution des problèmes relatifs aux droits et libertés de la personne. Sur le site de la Commission tu trouveras sans doute l’historique et le c-v des membres.

    ...

    La nomination de Frémont, un défenseur acharné de la doctrine politique du multiculturalisme, rejeté en principe par tous les partis à l’Assemblée nationale, est incompatible avec la doctrine politique du Québec en cette matière. Une erreur du pitcheur, certainement.

    JCPomerleau

  • Pierre Schneider, 19 octobre 2013 11h14

    J’avais fait la même recherche hier et appris en quelques clics qui était véritablement Jacques Frémont.

    Et je n’en revenais pas que le PQ ait pu laisser ce multiculturaliste occuper les hautes fonctions qu’on lui a confiées.

    Coudonc, ils ne savent pas "googler" au gouvernement ou bien il y a sabotage ?

  • André Lachance, 19 octobre 2013 10h50

    Il y a ici un lien intéressant à faire avec André Pratte, l’éditorialiste de La Presse, qui est le fils d’Yves Pratte (1925-1988). Selon Wikipedia, ce dernier fut ’’avocat, président d’Air Canada (1968-1975), juge à la Cour suprême du Canada (1977-1979)1, et membre des conseils d’administration de Power Corporation (propriétaire du quotidien La Presse et de Financière Power. Son frère est Me Guy Pratte, avocat des barreaux du Québec et de l’Ontario de l’étude Borden Ladner Gervais.’’

  • lison, 18 octobre 2013 23h59

    Un article sur l’alliance de Georges Soros et des Frères Musulmans.
    Le plus grand mouvement de l’islam fondamentaliste dans le monde.

    http://frontpagemag.com/2011/mark-tapson/soros-and-the-muslim-brotherhood/

  • Gérald McNichols Tétreault, 18 octobre 2013 19h09

    Bravo Monsieur LeHir : Ceci explique cela. Vous avez eu la délicatesse de ne pas souligner la hargne avec laquelle le président Frémont s’est adressé sur la rue aux journalistes.

    Je me permets de faire remarquer que les accommodements raisonnables représentent aussi le fond de commerce, la raison d’être au quotidien, de la Commission des droits de la personne, qui est la déconstruction de la société québécoise et l’érection d’une tour de Babel multiculturelle.

    Cette bataille est bel et bien l’affrontement entre le multiculturalisme issu de l’économie libérale de l’Empire britannique dont nous subissons le joug depuis 1763 et la pensée républicaine française qui réunit les citoyens dans le périmètre laïque de l’État où tous sont égaux sans distinction religieuse et participent en solidarité à la cité.

    Ce qu’il y a de bon dans cette bataille c’est que les Québécois commencent à comprendre qu’ils ne pourront survivre en tant que collectivité et culture francophone que par le recours à la démocratie républicaine et laïque qu’il est impossible à mettre en oeuvre dans le régime politique canadien.

  • François A. Lachapelle, 18 octobre 2013 15h32

    Pour continuer avec l’image du cheval, disons que Jacques Frémont, président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, arrive comme un cheval dans un jeu de quilles avec l’avis de sa Commission sur le projet de Charte des valeurs québécoises.

    Je cite un extrait du communiqué de presse de Montréal 26 août 2013 annonçant l’entrée en fonction de Jacques Frémont : « « M. Frémont, qui a été nommé pour un mandat de cinq ans, a précisé aujourd’hui : « C’est pour moi un immense honneur de pouvoir contribuer ainsi à l’édification des droits et libertés de la personne et de la jeunesse au Québec. Je ne suis pas sans savoir que le mandat et les responsabilités de la Commission sont aussi cruciaux que délicats. »

    En plus de la lumineuse analyse de Richard Le Hir qui nous permet de faire la connaissance de Jacques Frémont, mieux vraisemblablement que les députés ont pu le faire en juin 2013 lors de son choix, il faut lire l’excellent texte de Guillaume ROUSSEAU publié aujourd’hui dans Le Devoir en page A 9, intitulé : « Un commentaire douteux fondé sur une idéologie contestable ».

    Le statu quo érigé en monument éternel par Jacques Frémont est une autre preuve de la sagesse d’une composante importante du peuple du Québec qui veut reprendre sa liberté et les biens confisqués par le gouvernement des juges de la Charte de Trudeau de 1982.

  • THEM, 18 octobre 2013 15h01

    Sans avoir votre flair, Monsieur Le Hir, j’avais pressenti une mobilisation générale, orchestrée de je ne sais où, de tous les commis du multiculturalisme québécois et "canadian", afin de trucider dans l’oeuf cette velléité d’affirmation nationale qui, bon an mal an, recueille l’approbation d’une majorité de québécois ; du moins de ceux qui ont vécu assez longtemps pour garder un souvenir impérissable de la domination méprisable des évêques sur notre peuple.

    Le moyen-Orient est à feu et à sang depuis que les "curés" d’Allah jouent des coudes avec les dictateurs. L’Europe fléchit les genoux sous l’offensive idéologique des fous de dieu. Les naïfs bien-pensants d’ici, eux, s’imaginent hors d’atteinte de cette invasion loufoque mais bien réelle des esclaves volontaires des mollah de toutes sortes.

    J’étais là dans les années 50, quand on terrorisait les enfants québécois avec les descriptions horribles de l’enfer ou les imbécilités euphoriques du paradis. Nous, moi et mes contemporains, avons pris conscience de la stupidité de ces enseignements pervers et nous avons mis les curés à leur place. Nous voila pris, de nouveau, avec le même problème, parce que des gens nouvellement arrivés, avec leurs conception médiévale de l’existence, pensent qu’un dieu, quek’part, régit le monde et que leurs imams auto-proclâmés, détiennent la vérité universelle.

    Désolé mais, il faut mettre un terme immédiat à ces idolâtries archaïques et informer les populations intrantes qu’ici, les aplaventrismes religieux sont tolérés dans les lieux privés et dans les temples mais que sur la place publique, a fortiori chez les travailleurs de notre état, les signes d’appartenance à quelques secte que ce soit, devrait être confinés à la vie strictement privée.

    Il y a une mobilisation générale des multiculturalistes contre la charte (Qui devrait être la charte de la laïcité) parce que les sondages démontrent que le peuple québécois appuie majoritairement le gouvernement. Tenons-nous debout et appuyons cette charte car, s’écraser, c’est laisser le volant à l’autre.

  • Éric Messier, 18 octobre 2013 14h55

    Merci encore M. Le Hir, nous diffusons autant que possible comme d’habitude.

  • Hermil LeBel, 18 octobre 2013 14h37

    Il est particulièrement troublant dans ce débat autour du projet de charte que personne ne s’intéresse à la présence de l’éléphant dans le magasin de porcelaine.

    Sans mauvais calembour, sur un tissu de mensonges, il n’est pas possible de construire de biens solides structures.

    Ce faux débat autour de la fameuse charte des valeurs québécoises ne représente en réalité qu’une autre manœuvre de diversion de la part de la classe politicienne.

    Diviser afin de mieux régner, la recette est aussi vieille que le monde.

    L’élément central au cœur de ce débat, la soi-disant égalité entre les hommes et les femmes, s’avère n’être rien d’autre qu’un énorme mensonge émanant de la propagande d’état digne de l’Allemagne Nazi. En réalité, rien n’est plus faux.

    L’article suivant vous explique pourquoi : http://past.is/dypd

  • ML, 18 octobre 2013 13h21

    Cette ordure de George "Schwartz" Soros financerait aussi les Femen, les jeunes filles hystériques qui sévissent partout où les populations "de souche" remettent en question la perte des repaires identitaires, le multiculturalisme et l’immigration massive comme en Italie ou dernièrement en France dans le débat sur le mariage gai dit "pour tous". Les fonds transiteraient par l’Associated Press (organe de désinformation notoire du système) via l’Open Sopciety Foundation.

    http://tinyurl.com/qjqhrju

    http://tinyurl.com/ntfwooh

    Est-ce un hasard que le premier coup d’éclat au Québec de ce groupe de jeunes femmes manipulées ait été justement dans le débat sur la laïcité et la charte ? Il y a trop longtemps que je m’intéresse à la politique pour y voir un simple hasard.

    Quand on dit que les oligarques sionistes, agents du mondialisme sont puissants et ont accès à des leviers partout, en voici un autre exemple. Mais bien sûr, leurs agents s’empresseront de nous traiter de paranos et amateurs de théorie du complot. Cela est leur seul argument.

    En tous cas, c’est pas chez Radio-Gesca qu’une nouvelle pareille risque de paraitre.

    On rêve à un temps où vigile.net pourrait se payer une équipe d’enquêteurs dévoués à temps plein. Ayoye.

    Merci pour l’info.

  • Jean, 18 octobre 2013 11h59

    Excellent !

    Serge Jean

  • elect70, 18 octobre 2013 09h52

    L’on commence à peine à parler de M. Couillard dans ce débat. Mais qui est-il sauf le chef de l’opposition libérale. Voici quelques donnés que plusieurs ignorent et qu’il est bon de connaitre. Cela explique pourquoi il défend tant la position des musulmans.Il est avec eux depuis 1992. Il les connait bien et ils payent bien ?

    Philippe Couillard : conseiller de l’Arabie saoudite et membre du comité de surveillance du SCRS.
    on 21 Novembre 2011. Posted in Articles par Point de Bascule
    Dans son édition du 19 novembre, le National Post s’intéresse au double-emploi de l’ancien ministre québécois Philippe Couillard d’abord comme membre du comité fédéral responsable de superviser les activités d’espionnage du SCRS, puis comme conseiller du gouvernement de l’Arabie saoudite. L’article de Kathryn Blaze Carlson intitulé Watching the spywatchers (Surveiller ceux qui surveillent les espions) mentionne que le Dr. Couillard a joint le Comité canadien de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS) le 24 juin 2010 et qu’il développa ses contacts en Arabie saoudite lorsqu’il y fonda un service de neurochirurgie en 1992.

    (Le CSARS) exerce de l’extérieur, au nom du Parlement et du public canadien, une surveillance sur le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).
    L’article sur ce qu’un ancien responsable du SCRS, David Harris, qualifie de relation « complètement inappropriée » de Philippe Couillard avec l’Arabie saoudite est publié quelques jours seulement après que le président du CSARS, Arthur Porter, ait démissionné en raison de relations d’affaire douteuses avec un consultant de Montréal et de ses liens privilégiés avec le président du Sierra Leone.
    Le Dr. Couillard considère son travail au service de l’Arabie saoudite comme une partie « importante » de sa vie professionnelle. Il est payé par le gouvernement saoudien pour rencontrer au moins une fois par année dix autres consultants et le ministre de la Santé du pays pour discuter de possibles réformes.
    Dans l’article du National Post, l’auteure rappelle que Philippe Couillard et les autres membres du comité de surveillance du SCRS ont accès à des informations hautement confidentielles. C’est pourquoi des analystes œuvrant dans le milieu du renseignement soutiennent que les enjeux sont si élevés que la seule apparence d’irrégularité (ou la possibilité accrue qu’elle survienne) est intolérable.
    Le Dr. Couillard refuse de commenter sur les blessures prescrites par la charia.
    La journaliste du Post contacta le Dr. Couillard pour lui demander de commenter au sujet de l’implication alléguée du ministère de la Santé d’Arabie saoudite pour lequel il travaille.
    L’histoire du Post ne dit pas si le Dr. Couillard, qui est un neurologue réputé, pourrait être consulté par les autorités saoudiennes
    Référence supplémentaire
    Point de Bascuile : Canada - Arabie saoudite : Deux exemples de situations qui rendent inappropriée la participation du Dr. Philippe Couillard à la surveillance du SCRS.

  • Marcel Haché, 18 octobre 2013 09h46

    Ciel et pattes de gazelles que nos belles-mères sont en bonne compagnie.
    Trouvez pas ? Ça s’peut pas s’tie… Scuzez-moé.

    M. Le Hir, ce n’est pas un « cheval sur la soupe », il semble bien que le cheval de Troie soit rempli de pleins de soupe. Scuzez-moé encore.

    Vivement un gouvernement majoritaire indépendantiste et le début d’un Redressement National !

  • 18 octobre 2013 08h19

    La Commission a effectivement rompu avec son devoir de réserve en intervenant non pas sur le droit, car le droit n’a pas été changé, mais comme acteur politique. Ce manque de réserve justifierait à lui seul, la démission de son président.

    Rappelons que la méthode de M. Frémont n’est pas nouvelle. La Open society de George Soros est connue pour intervenir dans la création et le financement d’organismes de défense des droits et de la démocratie un peu partout dans le monde, et de s’en servir comme leviers pour provoquer des changements politiques programmés. Pour l’oligarchie mondialiste, placer ses agents à des postes à haut potentiel de crédibilité est monnaie courante et cela permet de donner bonne presse à la subversion de l’ordre public organisée depuis ces organismes.

    C’est ainsi que sont nés les révolutions orange et autres révolutions colorées en Europe de l’Est à l’encontre de gouvernements qui ne se soumettaient pas à l’OTAN et à la vision américanisme.

    Le Québec, s’il veut s’affirmer en toute indépendance, devra affronter des oppositions venues de ces organismes publics et privés, en interdisant par exemple le financement de l’étranger des organismes droits de l’hommisme. Dans le cas des organismes publics, ce qui est le cas présent, il devra en empêcher la prise de contrôle par des personnes qui n’ont pas un parcours qui démontre leur indépendance idéologique.

    La légèreté avec laquelle le Parti québécois a traité de ce dossier peut faire douter du sérieux de ce parti dans ses ambitions souverainistes. Il serait néanmoins intéressant de fouiller les débats pertinents de l’Assemblée nationale pour suivre à la trace (noms des proposeurs et des défenseurs) la prise de contrôle de la Commission des droits de la personne par ce proche du groupe Soros. Il est possible que peu d’information publique soit disponible sur la nomination de Jacques Frémont car ce genre de décisions se prennent souvent dans les antichambres.

    Gilles Verrier

  • JCPomerleau, 18 octobre 2013 08h05

    La Charte des valeurs québécoise est une composante importante de la futur Constitution de l’État du Québec.

    Dès que la proposition de doter le Québec de sa propre Constitution a été suggéré en 2007 par Madame Marois. Le conflit de légitimité entre celle-ci et la Constitution canadienne était prévisible ; et sur un point précis :

    (Mon texte de 2007, suite à la proposition de Mme Marois)

    Entre le nous et le mou

    (...)

    Toutefois, il est évident qu’une constitution du Québec qui aurait prévalence sur la constitution canadienne entrerait tôt ou tard en conflit de légitimité avec cette dernière : le nous, peuple du Québec, aurait alors à trancher entre la constitution canadienne de 1982, rejetée à l’unanimité par l’Assemblée nationale et la constitution du Québec qu’une majorité (démocratique) de Québécois se donnerait pour se définir comme peuple. Ce rapport de force établi sur un point précis (ex : Charte canadienne vs Charte du Québec) ne pourrait que procurer un avantage stratégique déterminant à la cause de la souveraineté. C’est cette perspective qui fait paniquer les idéologues fédéralistes. Il leur est, en effet, intolérable que le « nous » peuple du Québec échappe à leur contrôle et sorte de la cage à castor canadienne.

    (...)

    http://www.vigile.net/Entre-le-nous-et-le-mou

    La Canada se définit sans et contre le Québec, à nous de se définir sans lui. Durant ce parcours,on peut entrevoir deux États qui s’éloignent un de l’autre ; le seul véritable chemin qui mène à la rupture, depuis que l’État canadien a fait connaitre son refus de reconnaitre le choix démocratique du Québec lors d’un Référendum.

    C’est là la lecture que je fais depuis quelques années de la stratégie de la gouvernance souverainiste. Durant le temps où ce plan était du domaine de l’intention il faisait des sceptiques, dès que le gouvernement a passé à l’acte (la politique est en acte), elle devient plus lisible, du moins pour certains.

    JCPomerleau

  • Danielle Gagnon, 18 octobre 2013 06h22

    Une Charte n’est pas une camisole de force ou une croix à porter.

    Adoptée en 1975, la Charte des droits et libertés de la personne est désuète. La cadence des changements sociaux, économiques, climatiques, informatiques a engendrée des bouleversements imprévisibles en 1975. Conçue pour accompagner et guider la vie civile, une Charte doit être le reflet des valeurs communes qu’une société choisit pour vivre ensemble. Elle est, et elle doit rester, un outil vivant qui évolue avec les générations. Le temps est propice pour la mobilisation d’une constituante et la souveraineté du peuple.

  • Danielle Drouin, 18 octobre 2013 01h33

    Merci Monsieur Le Hir ! On se doutait bien qu’il y avait anguille sous roche, mais vous venez de faire toute la lumière. Est-ce que P. Couillard n’aurait pas fait une petite commande à ce M. Frémont ?

    Tant de monde, d’organismes, d’institutions, d’ex-PM, etc. s’acharnent contre le PQ et sa Charte, comme si les médias fédés ne suffisaient pas. Il ne se bat pas à armes égales mais Nous vaincrons !

  • Michel Dion (iiibooo sur Twitter), 18 octobre 2013 00h36

    Bravo Richard, encore une fois, pour votre rapide lucidité. On se doutait tous des pions positionnés par le PLQ de Charest sur cette Commission, et vos recherches le démontrent clairement.

    De plus, si la CDP était si impartiale que ça, elle attendrait de voir le dépôt du projet de loi avant de réagir, c’est clair, cette sortie est politique.

    B. Drainville a aussi ajouté que dans son projet, il est question de modifier la charte de droits, afin de l’adapter au dépôt de son projet de charte. Donc, la CDP va vraiment vite, et elle va loin en disant que même si une majorité de québécois étaient d’accord avec la charte telle que proposée par le PQ, jamais elle ne passerait au fédéral, devant la charte canadienne. Et la CDP ajoute qu’elle a pour rôle de protéger les minorités avant la majorité..! Invraisemblable... non ?

    Vivement un Québec indépendant !

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