«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

« La politique a horreur du vide, c’est bien connu »

Pour la survie du PQ

Un chef au plus vite !

PKP, le meilleur candidat, et de loin

Chronique de Pierre Godin
mardi 10 juin 2014
3 317 visites 17 messages

« Vous êtes à terre ! » m’a lancé l’autre jour une passante, libérale assurément, alors que je sortais du siège social de la SSJB, belle-mère montréalaise des « mécréants » souverainistes de la province. Du haut du balcon, histoire de rigoler un peu, l’un de ces mécréants barbus avait levé le bras en l’air, comme PKP, en scandant d’une voix de stentor : « Libération ! » Il fallait bien que je lui crie « D’accord, mon vieux ! », même si je trouvais qu’il forçait la dose. Surtout après la cuisante défaite péquiste d’avril dernier…

La provocatrice qui passait par là avait sans doute saisi l’ironie de la situation. De là son cri du cœur, que je ne pouvais laisser sans réplique. « On va se relever, et plus vite que vous le pensez, madame ! » Son copain qu’elle tenait amoureusement par la taille s’est retourné vers moi en pouffant de rire, comme si j’avais déconné. Là encore, je ne pouvais laisser faire : « Au moins, nous, on n’est pas des voleurs comme vos amis libéraux ! » Ça leur a coupé le sifflet à tous les deux… Ils ont décampé.

Il n’empêche, la barbeuse libérale avait raison : le PQ est bel et bien à terre ! Et il le restera s’il ne se donne pas au plus sacrant un nouveau chef solide et crédible, capable de le remettre debout. Mais les enfants de chœur qui dirigent actuellement ce parti ne semblent pas pressés de lancer la course au leadership, ne l’envisageant pas avant 2015 ou, pis, 2016. Quelle erreur impardonnable ! Une de plus. Ils se traînent les pieds pendant que les blogueurs conservateurs, depuis La Presse jusqu’à Radio-Canada, en passant par Le Devoir, enterrent le PQ ( trop vite, comme d’habitude ), plébiscitant ( trop vite, là aussi ) le populiste de droite François Legault et ses utopies simplettes.

Je n’en suis pas encore revenu d’avoir entendu le président du PQ, Raymond Archambault, l’un des responsables de la déroute d’avril dernier avec les autres conseillers proches de la première ministre, affirmer sans douter un seul instant de la justesse de son analyse : « Avant de désigner un nouveau chef, il faudra d’abord tenir un congrès d’orientation pour adopter un programme. Or ce congrès ne se tiendra pas avant… 2016. » Conclusion : ce n’est pas demain qu’on saura qui succédera à Pauline Marois.

La politique, c’est bien connu, a horreur du vide !

Vous imaginez les péquistes sans chef durant les deux prochaines années. Il y aura bien sûr Stéphane Bédard, le chef transitoire, pour parler au nom du PQ, mais celui-ci ne disposera toujours que de l’autorité et de la crédibilité d’un chef sans couronne avec un Couillard triomphal et, sur leurs talons, le transfuge Legault habité par une idée fixe : les rayer de la mappe ? Ne serait-ce que pour démontrer à ses nouveaux fidèles caquistes qu’il a eu raison de trahir ses anciens compagnons d’armes ? Vu que ces ineptes déconnectés de la réalité, comme ils l’ont prouvé encore une fois durant la campagne électorale d’avril, lui ont préféré comme chef une twit comme Pauline Marois. Si rien ne bouge, ce sera lui, le véritable chef de l’Opposition en attendant que les péquistes se décident à agir.

Imaginez ! Pour donner la réplique durant deux longues années aux Legault, Couillard et David, un Lisée et un Drainville plombés par leurs faux pas ou encore un Nicolas Marceau ni convaincant ni incisif, comme on l’a noté lors de sa réplique au budget libéral. Un bon gars, ce Nicolas. N’empêche que malgré ses beaux yeux bleus qui envoûtent Lise Payette, il ne pèse pas lourd devant les trois barons libéraux de l’économie, les Lettao, Coiteux et Daoust qui ont démoli son « faux budget » d’avant les élections avec, il est vrai, la complicité du vérificateur général. Il y aurait bien un dénommé PKP qui pourrait engager un bras de fer avec eux et leur donner le change, mais, depuis l’épisode du poing en l’air, les ( mauvais ) stratèges du PQ semblent l’avoir tabletté.

Malheureusement, Raymond Archambault n’est pas le seul à se planter. Jean-François Lisée, qui a ses petites ambitions, a intérêt à faire durer le plaisir pour redorer son étoile ternie par ses couacs gouvernementaux et électoraux. Comme son collègue Bernard Drainville, pour faire oublier sa charte de la laïcité qui a stoppé net son ascension. Et Véronique Hivon, pour se donner le temps de nous prouver qu’elle n’est pas une autre Pauline Marois. Elle, au moins, a réussi à faire adopter sa « charte » sur l’aide médicale à mourir dans la dignité. Un plus.

On l’a tous compris, l’idée est de faire traîner les choses pendant une année ou deux dans l’espoir de barrer la route à PKP, le seul des candidats actuels capable de remettre sur ses rails le parti et la cause. Ça crève les yeux de tout le monde sauf, semble-t-il, ceux de la fratrie péquiste : il faut opposer aux Couillard et Legault un poids lourd qui a l’étoffe d’un chef et une feuille de route impressionnante. Qu’on l’aime ou pas, c’est le cas de Pierre Karl Péladeau. Du sang neuf pour un parti exsangue dont il s’est tenu loin au cours des 20 ou 25 dernières années. Pendant que les péquistes se chicanaient sur le sexe des anges et brûlaient leur leader un après l’autre, lui, il bâtissait l’un des plus puissants empires financiers et médiatiques du pays.

Mais, comme le dit le sage, il ne faut jamais sous-estimer l’imbécilité naturelle des gens. Aussi, outre les aspirations légitimes, bien que prématurées ou inopportunes, des Lisée, Drainville et cie, on peut encore compter sur la gauche de la gauche du PQ pour administrer une bonne volée à « l’antisyndicaliste » PKP, comme le prédit déjà l’ex-président de la CSN, Marc Laviolette, l’éternel mouche du coche péquiste. Dut-on pour ce faire signer l’arrêt de mort du parti de l’indépendance fondé par René Lévesque qui, j’en suis sûr, donnerait sa bénédiction à PKP. Il l’avait donnée au père, Pierre Péladeau, fondateur du Journal de Montréal et du Journal de Québec, en acceptant d’y tenir une chronique politique, malgré la réputation sulfureuse qu’on faisait à Péladeau en certains quartiers.

Comme aujourd’hui à son fils taxé sans nuance de patron de presse férocement anti-syndical à cause du long conflit de 2008-2011 qui l’a opposé aux journalistes de ses deux quotidiens réfractaires aux modifications à apporter de toute urgence à la pratique de leur métier à l’ère d’internet. L’avenir a prouvé qu’il n’avait pas tort. De plus, avec le recul, l’opinion critique et indépendante en est venue à la conclusion que le blâme devait être infligé non au seul PKP, mais aussi à ses journalistes, ces « enfants gâtés » jouissant d’une semaine de travail de trois jours et de salaires faramineux enviés par les consœurs et confrères de la profession.

Commentaires

  • Michel (Mike), 18 juin 2014 16h54

    Avec l’arrivée de Mario Beaulieu à la tête du Bloc Québécois.
    Le P.Q. à l’air d’une pâte à modeler. S’est la dernière chose
    que le Québec à besoin. PKP et ça presse. Son père aurait
    sûrement dit. Réveillez-vous "clisse" et passez à l’action.

  • Jean-Pierre Jacques, 15 juin 2014 09h45

    Avec tous ces fédéraliste qui magouilles pour avoir la peau de PKP.quel sera son choix la politique ou l’écroulement de son empire sous la gouverne de Mulroney.Nous savons tous ce qu’il a fait avec Québec Cartier Mining,Iron Ore,et dans le cas:Affaire Mulroney-Schreiber...

  • Patrice-Hans Perrier, 14 juin 2014 12h56

    Je trouve le débat sur ce fil de commentaires particulièrement riche de sens, de questionnements et j’en suis heureux.

    @ Lison :

    En ce qui concerne la « cerveaux-direction, le moteur, les freins ou les lumières », je ne connais pas qui sont ceux ou celles qui pourraient correspondre, à l’heure actuelle, à ce genre de fonctions.

    - Prenons la CERVEAU-DIRECTION : on parle de la capacité HEURISTIQUE de comprendre la donne politique dans son ensemble, en se basant sur une analyse historique et politique étayée. Il est question de stratégie, mais pas de fumeuses élucubrations qui ne mènent nulle part. On parle de la capacité de projeter une action politique dans le cours de l’histoire, en s’appuyant sur les forces vives en présence.

    - Le MOTEUR : concerne la force motrice, l’esprit de corps, le coeur d’un mouvement, la volonté et le courage de changement dans le sens d’une continuité historique qui se régénère. Clovis était un moteur, le Général De Gaule, Lessage, etc.

    - Les FREINS : occupent une fonction primordiale, même si elle est moins prestigieuse que les autres. Il s’agit de la capacité de freiner les débordements trop partisans, trop fanatiques, trop idéalistes ou pas assez en lien avec les aspirations profondes du peuple. On parle d’un regroupement de militants, ou d’une personne, qui est en mesure de peser le pour et le contre d’une situation, d’une option, d’un choix stratégique ou d’une mesure tactique. Il est question de freiner la machine politique ou partisane lorsque des tournants et des obstacles risquent de faire capoter le mouvement.

    Naturellement, les freins sont indispensables en matière de discernement et de capacité à identifier les agents doubles (certains anciens dirigeants et autres mondialistes déguisés en nationalistes qui barbotent dans les eaux troubles péquistes) qui menacent de compromettre un mouvement, un parti, un ensemble de forces politiques en action.

    - Les LUMIÈRES : permettent de voir dans la nuit afin de ne pas sombrer dans le désespoir ou ... la bêtise. Il s’agit de certains prophètes, hommes de lettre, journalistes non corrompus (ils sont rares), de poètes réels ou de pasteurs (guides spirituels à tous les niveaux). Michel Chartrand était incontestablement une lumière et un mystique.

    En conclusion : le mouvement souverainiste ou nationaliste québécois a été compromis, dès sa fondation, par les sédiments d’une pensée faussement laïque, résolument matérialiste et sans aucuns linéaments spirituels.

  • GV, 13 juin 2014 18h09

    À l’instar de M. Perrier, je suis dubitatif devant la politique éditoriale de Vigile. D’avoir pour ligne éditoriale de faire la cabale pour le nouveau sauveur d’un parti au passé plus qu’équivoque est loin de me convaincre. Le PQ n’a toujours cherché dans le passé que le chef exceptionnel, dont le leadership devait être idéalement couronné sans opposition (Boisclair, Landry, Marois...) inutile de revenir sur les résultats de cette fabrique d’enthousiasme à la commande. Si Pierre Karl Péladeau, avec tout mon respect, était un indépendantiste avec une pensée politique réfléchie, ses premiers gestes en politique n’auraient pas été ceux qu’il a posés. Pourquoi adhérer au PQ ? Pourquoi se présenter aux élections ? Des questions lourdes de sens quand on sait que le mouvement indépendantiste-souverainiste est fort divisé et désorienté. Il n’aura rien vu venir. Pourquoi ne pas avoir, par exemple, fondé une association de réflexion indépendantiste à l’écart des partis ? On ne refait pas l’histoire, mais en ce qui me concerne, je suis loin de croire que l’élection de PKP à la tête du PQ réglera quoi que ce soit. Je ne souhaite pas rajouter au cynisme ambiant, mais on ne fera que repartir pour un tour. D’ailleurs, qui connaît les idées politiques de PKP ? L’auteur nous rappelle ses succès d’homme d’affaires, mais encore ? Que savez-vous de la doctrine politique de PKP avant de vous prononcer avec tant d’assurance M. Godin ? Pourriez-vous nous en parler un peu ? On aurait peut-être beaucoup à découvrir mais pour l’instant, on ne sait pas grand-chose pour faire la profession de foi que vous nous demandez. Un peu plus de maturité politique après les décennies que nous venons de vivre ne serait pas du luxe.

  • Pierre-Antoine Ferron, Saint-Denis, 12 juin 2014 09h23

    Bonjour,

    La présente est une analyse personnelle des évènements qui ont marqué la trajectoire du Parti Québécois jusqu’aujourd’hui. Une analyse superficielle vu de loin, mais dénuée des commentaires factieux et amers du moment.

    Le Parti Québécois est en mode inertiel vers l’avenir depuis plus de trente ans. On peut déduire sans grand risques de se tromper qu’il ne pouvait que subir un avenir auquel il n’aurait pas su déterminer au préalable.

    De ce fait, on peut aussi conclure que sans objectif connu il était impossible d’atteindre celui-ci ; le limitant à une errance peu convaincante. La passion et l’espoir qui l’anima ont eu la vie courte comme toutes les passions.

    Les raisons de cet état de choses sont importantes du point de vue historique et au cas où les québécois décideraient de tenter une fois de plus l’avenir.

    Le temps est à la réflexion ; nous sommes à l’heure de la vérité !
    Merci.

  • lison, 11 juin 2014 12h38

    Je suis tout a fait en accord avec M. Godin, et au plus vite sera le mieux pour ne pas perdre la boussole.

    @ M. Patrice-Hans Perrier,
    Vous dites le PQ, n’a pas de bons conducteurs pour mener a bon port un véhicule qui n’a pas de cerveau-direction, pas de freins, pas de moteur, pas de lumières, rien...

    Pouvez vous nous identifier, ou sont les conducteurs, les cerveaux-directions, les moteurs, les freins et les lumières des autres partis politiques qui nous gèrent, ici au Québec ?
    Moi, je trouve qu’ils se font très rare.

    C’est plutôt notre système démocratique qui fait défaut, car lorsque des politiciens visent des gens issus de l’immigration, qui n’ont presque pas de notions démocratiques ou sans expérience démocratique, (remarquez la plupart de nos immigrants, proviennent de dictature), pour atteindre les pouvoirs, ou que certains d’entre eux se servent de notre système démocratique pour le détruire et que je vois des politiciens aller solliciter leurs votes, dans leurs lieux de cultes, je suis complètement abasourdie.
    Une démocratie ne se transmet pas sur un parquet d’aéroport, mais d’une génération a l’autre.

    Il y a très longtemps que comme Québécois, nous ne sommes plus dans un système démocratique et la majorité des gens croient encore que nous vivons dans une démocratie.

    Une démocratie est sensée être la voix du peuple qui l’habite.
    Comment expliquer, que depuis les années 60, les multiples sondages de tout le Canada dénoncent l’immigration massive et désordonnée et que celle-ci se poursuit sans relâche, sans tenir compte des opinions des citoyens.
    L’éléphant est dans le milieux de la pièce et personne ne le voit.

    Selon certains analystes, il y a deux sortes de démocraties ;
    Totalitaire et Libérales.
    Démocraties Libérales : Écoute et prend l’avis des citoyens pour ses grandes décisions.
    Démocraties Totalitaires : Les politiciens présument qu’ils furent élus, pour prendre des décisions unilatérales, et ce peu importe ce que les citoyens pensent ou désirent.

    La majorité des démocraties Occidentales présentement, sont des démocraties Totalitaires, sauf la Suisse, qui est plutôt une démocratie libérale.
    Même, nos politiciens subissent cette démocratie totalitaire, parce qu’un jour ou l’autre, ceux-ci feront affaire avec un autre palier de nos gouvernements et devront subir ses décisions unilatérales, sans leurs consentement.

    Imaginez un instant, que nos élus du Québec récoltent seulement environs 30% de votes favorables a leurs visés et ceux-ci prennent des décisions pour les autres 70%, cela dénote encore davantage une démocratie Totalitaire.

  • Ouhgo, 11 juin 2014 12h37

    On peut bien réclamer monsieur Péladeau à grands cris, et vite, mais on oublie qu’on a déjà plébiscité des chefs dans l’émotion, et qu’on s’en est mordu les pouces.

    En toute hâte, on a considéré les candidats dans la députation du parti qui cherchait une majorité. Mais le parti a été radicalement écarté par les Québécois.

    J.-F. Lisée tend la main aux jeunes, sans considérer que les jeunes se préparent justement, dans les universités, à rebâtir un parti indépendantiste pour leur avenir.

    B. Drainville, comme d’autres péquistes, est sûrement « repêchable » par eux puisque sa commission visant à préciser les règles de la maison pour les nouveaux arrivants fut abruptement interrompue par une chef rendue trop nerveuse.

    Et Pierre-Karl Péladeau a fait trembler les murs du temple en faisant une fracassante profession de foi indépendantiste de son crû. Il pourrait donc devenir un pilier du nouveau parti indépendantiste s’il mettait toute son énergie et sa détermination pour parcourir le territoire et enseigner à la jeunesse le pourquoi et le comment d’un pays autonome pour eux. Il ferait ainsi preuve de patience et en même temps ferait ses classes, passant du monde des affaires à celui de la politique. Il pourrait aussi faire acte d’humilité en récupérant un jeune vétéran qui a fait ses preuves dans les ABCD de l’indépendance et dans l’affrontement de l’électorat dans un parti indépendantiste.

    Sans un tel purgatoire, PKP entrerait dans l’enfer d’une Assemblée arrogante de fédéralistes qui ridiculiseraient son poing levé.

  • Mirelle Deschênes, 11 juin 2014 08h31

    Il est indéniable que PKP est l’homme qu’il faut pour le PQ. Mr Lisée a perdu ma confiance lorsqu’il a plié les genoux pour amadouer les anglo. à notre détriment et voilà le style d’ entourloupe qui me fait frémir.
    PKP a la carrure pour faire face aux Desmarais, il est entouré je pense des bonnes personnes comme MBC, il nous manque Aussant avec PKP et les autres du PQ je crois que les libéraux commenceraient à trembler dans leur culotte.

  • Serge Sévigny, 10 juin 2014 21h11

    Bravo M. Godin. Un homme tel que P.K.P. est ce qui manque au P.Q.pour se donner de la crédibilité sur le plan économique. De plus il a clairement déclaré que, tout homme d’affaires qu’il soit, il concevait clairement qu’un gouvernement ne se conduit pas comme une entreprise.Il adhère pleinement au modèle québécois. Les syndicalistes du P.Q., en tentant de saboter la candidature d’un éminent québécois,
    démontrent qu’ils ne désirent pas tant un pays que le maintien de leur illusoire pouvoir au parti. Il est grandement temps de voir grand pour le Québec. Cessons nos luttes fratricides, disait Honoré Mercier. Et après le triste épisode qui prend fin avec la dernière défaite, misons enfin sur un gagnant !

  • Patrice-Hans Perrier, 10 juin 2014 10h02

    Je suis dubitatif face à la mouvance éditoriale sur ce site.

    Pourquoi réclamer un nouveau conducteur pour conduire à bon port un véhicule qui n’a pas de cerveau-direction, pas de freins, pas de moteur, pas de lumières, rien ... sauf une vielle carrosserie repeinte aux couleurs des « lendemains qui chantent » de la génération des boomers !

    Le Parti québécois n’a JAMAIS au grand JAMAIS été créé afin de promouvoir l’idée d’indépendance ou de remise en question du système néolibéral dans lequel nous sommes contraints de subsister.

    Il y a de bons éléments qui subsistent au sein de cette formation, mais, à l’instar du Parti socialiste français, le Parti québécois n’a jamais été autre chose qu’un « front » d’apparence social-démocrate afin de contribuer à l’illusion d’une alternance électorale et d’une démocratie participative qui n’est qu’une chimère en l’espèce.

    Le Parti libéral, comme l’UMP, en France, pratique une politique de copinage qui est sans vergogne, sans limite et qui débouche toujours sur de grands projets d’investissements publics qui servent à procurer de juteuses redevances aux amis du pouvoir. On n’a qu’à voir la SAGA du CUSM. 

    Quand le PQ prend le pouvoir, il comprime les dépenses publiques et explique au petit peuple qu’il faut payer pour les pots cassés durant le règne des libéraux.

    De fait, PQ et PLQ sont les deux mamelles d’un même système dévoyé, corrompu et maléfique.

    Continuer à défendre le PQ c’est être le complice éhonté de ce système oligarchique bicéphale.

    J’espère que la direction de Vigile et l’ensemble de ses contributeurs entendront mon message.

    Place à une authentique COALITION de formations et d’hommes et de femmes politiques disposés à défendre les intérêts du Québec et non pas leur pré carré.

  • Marcel Bernier, 10 juin 2014 08h56

    Jusqu’à maintenant, les seuls qui ont voulu vraiment que le Québec devienne un pays se regroupaient autour du Rassemblement pour l’indépendance du Québec. Ils ont donné l’impulsion nécessaire à ce que nos élites se réveillent et croient que cela pouvait être possible. Malheureusement, ces mêmes élites se sont contentés de créer un parti pour ce faire – le Parti québécois –, mais ont perdu, en cours de route, la fougue et la croyance en eux-mêmes pour traverser le Rubicon. De nos jours, nos élites ont fait du projet d’émancipation nationale un fonds de commerce et le Conseil de la souveraineté a même été jusqu’à en faire un élément de folklore.

    De un, parmi nos hommes et nos femmes politiques, qui, parmi eux, ne se satisfait pas d’exercer le pouvoir à la petite semaine, tout heureux-se d’être un-e élu-e de la présente législature et de jouer le jeu de la politique provinciale ? S’il y en avait un ou une qui se sentirait habité-e par un besoin irrépressible de faire du Québec un pays, cela se saurait ! Et, surtout, il ou elle aurait une telle force d’entraînement que nous en serions à imaginer et à édifier l’infrastructure nécessaire – sociale, juridique, économique – pour accomplir notre destinée.

    Quant au programme du Parti québécois, une petite suggestion à monsieur Archambault : interrogez-vous à savoir quelle est la différence entre une province et un pays, la réponse vous permettra de découvrir ce fameux programme qui vous manque tant.

    Les Québécois et les Québécoises ne sont pas dupes : ils et elles ne donneront jamais leur aval à un projet mal ficelé. Ou on met cartes sur table, avec tenants et aboutissants bien clairement délimités, ou on leur dit carrément que c’est le pouvoir pour le pouvoir qui nous intéresse et on cesse de tromper la population avec un hypothétique pays à venir dans la semaine des quatre jeudis.

  • Jean-Jacques Nantel, ing., 9 juin 2014 18h44

    La raison pour laquelle plusieurs dirigeants péquistes veulent retarder l’élection d’un nouveau chef, c’est pour retarder au maximum le moment où on recommencera à parler de souveraineté. L’idée, c’est de gagner du temps, de perdre du temps pour permettre à l’immigration de nous minoriser sur notre propre territoire !

    Quant à l’idée saugrenue qui consiste à laisser des non-membres voter lors de cette élection, c’est clairement pour permettre au plus de fédéralistes possible d’y participer et, donc, de fausser le vote. Un chef du PQ choisi par les fédéralistes ; quel rêve pour le Canada anglais !

    Je suis toujours surpris par l’incroyable naïveté des indépendantistes québécois. Réveillez-vous, les petits amis ! Vous voulez couper un pays en deux et ce dernier, bien entendu, bien évidemment, cherche à se défendre en noyautant et en sabotant le plus d’organisations souverainistes possible, à commencer par le PQ. Et pour ce faire, Ottawa dispose de milliards de dollars, des espions du SCRS de même que de l’aide des meilleurs spécialistes internationaux dans le domaine de la propagande et du contrôle des peuples.

    Ah oui, c’est vrai, j’oubliais : ils vont nous laisser faire sans rien tenter, supposément parce que c’est illégal ! Ben voyons !

    Mais quand commencerons-nous donc à penser comme des gagnants ou même à penser avec un minimum de bon sens ?

  • Ferid Chikhi, 9 juin 2014 18h17

    Depuis quelques années j’observe la vie politique au Québec, au Canada et comme c’est indissociable celle des USA... La déroute Péquiste d’avril était écrite, j’allais dire, dans le ciel... Les constats pré électoraux et post électoraux sont nombreux ; les uns aussi pertinents que les autres et pour beaucoup d’entre-eux avec un contenu analytique, non seulement inspirant mais surtout soulignant des suggestions, des propositions, des idées pour que le PQ se ressaisisse. Elles ne sauraient être ignorées. Bien au contraire le fait qu’elles soient générées par des souverainistes convaincus elles valent leur pesant d’or.

    Cependant, même si la politique a horreur du vide, la précipitation en politique est une arme à double tranchant. Elle devient mortelle pour ceux qui voudraient en user sans prendre les précautions d’appoint.

    À mon avis, et à l’heure actuelle, la décantation n’est pas totalement opérée... Qu’est ce que deux ans ou même cinq ans dans l’œuvre d’aboutissement de création du Pays tant rêver ?

    Dans mes précédentes réflexions (Je tiens à souligner que c’est en tant qu’observateur profane en matière de souveraineté du Québec que je l’ai fait) j’ai parlé de désintoxication… de changement de paradigmes, d’actualisation des idées et même de l’idéologie porteuses de ce projet de Pays.

    Je le redis encore, la réflexion devrait se poursuivre et se consolider pendant cette période qui ne sera de tout répit. Par exemple, afin d’arrêter l’Hémorragie des départs de militants, de politiques, de sympathisants qui ont foi en la souveraineté mais qui sont désabusés, pourquoi ne pas considérer cette période comme transitoire et tenter une direction collégiale (élargie) (cela a fonctionner ailleurs) qui aura pour mission essentielle de fédérer toutes les forces souverainistes et après cela élire le futur leader… ? Le reste viendra avec assurance et certitude.

    Ferid Chikhi

  • Huguette, 9 juin 2014 18h09

    J’aimerais bien aussi que P.K.p prenne le leadership du P.Q mais on doit le laisser faire ses classes. Pas deux ans mais il est peut-être un peu tôt surtout qu’il se remet d’un accident. Être un homme d’affaire averti et être politicien c’est deux.
    Il a des choses à apprendre parce que la politique c’est sale et il doit être vite sur ses patins.Pourra t-il être vicieux un peu pour contrer les ruses libéral et les serpents visqueux en face de lui ?
    On l’à ou on l’à pas et je ne sais pas si il l’à.
    En politique ce qui semble compter c’est d’avoir de la gueule et c’est la force des libéraux mais pas nécessairement du P.Q.
    Le P.Q n’est pas assez rusé et vulgaire.Ils ont trop de classe pour les Québécois et ça me désole.
    Il me semble qu’ils sont beaucoup plus digne de nous représenter mais les Québécois sont dur à comprendre.
    Ils ont préféré la corruption libéral à la dernière élection.Comment peut on comprendre.Faut être corrompu pour choisir des corrompus pour nous gouverner.

  • Gilles, 9 juin 2014 17h35

    C’est exactement ce que je pense : « il faut opposer aux Couillard et Legault un poids lourd qui a l’étoffe d’un chef et une feuille de route impressionnante. Qu’on l’aime ou pas, c’est le cas de Pierre Karl Péladeau. ».

    Et ça presse.

  • ML, 9 juin 2014 15h00

    La chorale des chroniqueurs tapins peut bien répéter que PKP est un dangereux patron antisyndical. Ce qu’ils se gardent bien de dire c’est que si les Desmarais opéraient Gesca dans une optique de rentabilité, ils auraient probablement dû faire preuve d’une intransigeance bien supérieure. Nous nous doutons tous que Gesca est déficitaire et gardé sur respirateur par les autres filiales de Power dans un but de stricte propagande. Le CROP de la semaine passée sur les « jeunes » et le PQ est un récent exemple de la façon dont les Dupond et Dupont de l’asservissement québécois utilisent leur jouet pour influencer les discutions dans la cité.

    Bref, la Presse tout comme l’IEDM sont des joujoux de luxe, mais des joujoux tout de même. Le seul salaire du cycliste-aux-chats-à-l’éternelle-fiancée suffirait probablement à faire rouler un hebdo local et un jour ou l’autre les Dupondt devront lâcher du lest.

    S’il ne fallait qu’une preuve que PKP n’est pas le capitaliste égoïste que l’on tente de dépeindre dans certains milieux, sont engagement claire pour l’indépendance en est une et nous prouve qu’il est franchement dévoué pour les siens.

  • Lise Reid, 9 juin 2014 14h56

    Vous faites un bon choix.Ce sont les membres qui vont choisir le prochain
    chef,en toute démocratie, j’espère -ce qui n’avait pas été le cas ,quand
    Pauline Marois a pris la direction du PQ-et non les apparatchiks du parti.
    Au PQ et au BQ il nous faut un chef convaincu et convaincant et
    determiné à parler de l’indépendance du Québec toujours et partout.
    Vive le Québec libre

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