«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Robin Philpot à la dérive sur l’océan multiculturaliste

Un Québec à l’épicentre du choc des civilisations

vendredi 14 février 2014

Mon cher Robin,

Cette lettre aurait tout autant pu être adressée à Jean Dorion, mais c’est plutôt à toi que j’ai décidé de faire part de mon incompréhension face au combat que vous menez contre le projet de loi 60.

Je te signale que c’est la toute première fois que nous avons entre nous une divergence d’opinions quant aux moyens à prendre pour que le Québec puisse accéder à son plein épanouissement. Car, il faut bien le dire, ce qui semble le plus vous motiver dans votre combat anti-charte, c’est bien la frousse que, si celle-ci devenait loi, elle minerait à tout jamais nos chances pour que le Canada et ses institutions désuètes sortent enfin du Québec. Je crois que vous avez tort.

C’est par ton frère qu’en 1996 j’ai eu le plaisir de te rencontrer, toi l’auteur de ce remarquable essai qu’est Oka, dernier alibi du Canada anglais. En tant que secrétaire général de l’Association américaine des juristes, John avait organisé un colloque regroupant des universitaires portoricains et québécois. C’est en tant qu’auteur de La Partition du Québec de Lord Durham à Stéphane Dion que je fis partie d’un des panels de discussions.

Sur mon panel, j’eus l’insigne honneur d’être assis tout à côté d’Henri Brun. Il arriva qu’à la période d’échanges avec la salle, un étudiant demanda à l’éminent professeur de Laval ce qu’il pensait de la thèse qui veut que, si les Québécois décidaient de sortir du Canada, les autochtones pourraient décider d’y rester. Henri Brun lui a répondu qu’en droit international, cette théorie ne tient pas la route.

Aux propos de celui qui a tout dernièrement conseillé Pauline Marois quant à la constitutionnalité de la charte, j’avais ajouté que les Québécois n’avaient aucunement à avoir honte des relations que leurs ancêtres ont entretenues avec les autochtones. Bien au contraire. Et que le Canada anglais est très mal placé pour nous donner des leçons. Je me permis alors de bifurquer mon regard vers toi.

Un regard reconnaissant, car ton ouvrage sur la crise d’Oka m’avait été d’une très grande utilité dans la rédaction de La Partition. Quelles précieuses références que tes nombreux tableaux comparatifs entre provinces du Canada en ce qui a trait à leurs rapports avec les autochtones ! Des analyses très crédibles : celles de Statistiques Canada et dont l’étalement des chiffres prouvait hors de tout doute comment était fallacieuse la diabolisation qu’a eu à vivre le Québec durant le chaud été 90. Or, il arriva que, si j’ai pu entendre parler de ton œuvre, ce n’était vraiment pas parce que les médias avaient multiplié les entrevues avec toi. Unité canadienne oblige.

Silence radio tout aussi assourdissant en 2003 lors de la publication de Ça ne s’est pas passé comme ça à Kigali. Contrairement aux Roméo Dallaire et Gil Courtemanche de notre p’tit monde, on ne t’a pas accordé un droit de passage obligé à Tout le monde en parle. Ton grand défaut : concernant les terribles événements qui s’étaient déroulées en 1994 au Rwanda, tu ne t’en tenais pas tout-à-fait à la version officielle du Canada.

Mais ce n’est pas en raison de tes talents de brillant analyste politique que, tout-à-coup en 2007, on te plaça en pleine lumière médiatique. Tu étais plutôt devenu l’homme à abattre du fait que tu osais, toi un « négationniste », te présenter comme candidat péquiste aux élections du 27 mars.

Comme prévisible, la grosse Presse à Desmarais a été la première à ouvrir le feu contre toi. C’est sans aucune honte qu’André Noël signa le 8 mars un papier dans lequel il t’accusa de nier qu’il y eut génocide au Rwanda. Good bye la nuance. Le soir même au Télé-journal, Julie Miville-Dechêne en rajoute. Après avoir donné la parole à une Rwandaise disant « avoir été violée 500 fois » (sic), elle enchaîne : « Tout ça ne semble pas avoir ébranlé Robin Philpot ».

À partir de ce 8 mars, toute la population peut maintenant mettre un visage sur ton nom. Mais viennent également de s’envoler tes chances de devenir 19 jours plus tard député de Saint-Henri-Sainte-Anne.

Grand silence à nouveau sur ta personne après ce 27 mars Tu as beau avoir, avant la fin de l’année, publié Rwanda : crimes, mensonges et étouffement de la vérité, tu es redevenu un nobody médiatique. Il faut surtout se rappeler que ce n’est pas tant ton livre sur le Rwanda qui t’a rendu persona non grata tant à Radio-Canada qu’à l’empire Gesca.

Tu l’es devenu en 2005 avec un essai au titre ravageur, Le référendum volé. Persona in maxima non grata après t’avoir coconné avec le « mal-aimé » Normand Lester pour écrire Les secrets d’Option Canada. Et que dire de Derrière l’empire Desmarais, ton dernier pied-de-nez au régime ?

Mais, subitement, fin de janvier 2014, ta photo réapparaît dans nos journaux et sur nos écrans de télé. La raison : tu as été élu secrétaire des Indépendantistes pour une laïcité inclusive. Quelle belle façon de te faire enfin aduler par nos médias ! Et quelle astuce votre groupe a eu de convoquer subito une conférence de presse ! Vous saviez trop bien que, si Pauline Marois profitait des sondages favorables à sa formation pour déclencher les élections, c’en était fini de vos chances d’être entendu à la Commission parlementaire.

Le 28 janvier, nous avons donc eu droit à une magnifique photo de toi dans La Presse Plus. Et ce qui est surtout le plus remarquable, c’est qu’elle soit placée tout au-dessus d’un édito d’André Pratte manifestant son entière satisfaction de vous voir rejoindre son club. « Lorsqu’il est question de l’avenir politique du Québec, a-t-il admirablement pontifié, le fossé est immense entre nous et des militants indépendantistes aussi convaincus que MM. Jean Dorion et Robin Philpot. Pourtant, sur le projet de Charte des valeurs, nos chemins se rejoignent. »

Autre formidable astuce durant votre point de presse : celle de confier à une Néo la tâche de formuler les risques flottant dans l’air pour le mouvement indépendantiste si jamais la charte devenait force de loi. Madame Rosa Pires y sermonna des gens de mon espèce : « De nombreuses femmes québécoises ainsi que leur entourage, n’oublieront jamais comment elles ont été stigmatisées à partir de l’automne 2013. »

Elle nous prédit l’effet Mourani. « Des communautés entières, pourtant si proches de la majorité pour des raisons linguistiques et historiques, se sentirons repoussées par le Québec et seront accueillis à bras ouverts par des partis politiques qui ont toujours combattu les aspirations nationales des Québécois. »

Je veux bien, mon cher Robin, comprendre les craintes de madame Pires, mais tu sais très bien que sont nombreuses à applaudir la charte bien d’autres Néo-Québécoises. Surtout celles d’origine magrébine, friandes d’un printemps arable un jour résolument accompli. C’est le cas de la courageuse Djemila Benhabib. En Algérie dans les années 90, c’est dans sa chair qu’elle a vécu les prémisses d’une dictature islamique. Au congrès du Parti québécois de 2011, c’est son touchant témoignage qui a su convaincre les délégués à ce que l’article 1.3 c) soit inséré dans le programme.

Un article emprunt de clarté : il y est écrit qu’un futur gouvernement péquiste « élaborera une Charte de la laïcité ». On y précise qu’on « affirmera notamment que le Québec est un État laïque, neutre par rapport aux croyances ou aux non-croyances des uns et des autres en matières de religion ».

Il s’agit d’ouvrir à n’importe quelle page le livre Ma vie à contre-coran et d’en lire ça et là quelques extraits pour vite comprendre pourquoi Djemila a su convaincre autant Pauline que les congressistes de l’urgence de vacciner la société québécoise contre tout puissant virus islamiste capable de mettre les acquis de la Révolution tranquille en péril.

Toi qui, à travers tous tes essais, démontre chaque fois comment des forces obscures et très intéressées travaillent à saper les fondements et les valeurs d’une société donnée, que celle-ci soit québécoise, portoricaine, amérindienne ou rwandaise, comment peux-tu rester insensible aux propos de son livre où elle met en garde toutes les sociétés occidentales contre un islamisme radical contraire à la démocratie parce que ce serait la voix d’Allah qui devrait primer avant toute autre considération ?

Pour ma part, ce qui m’a sérieusement ébranlé est ce qu’elle martèle en page 23. « S’il y a une chose que je retiens de mon expérience algérienne, c’est qu’il ne faut pas sous-estimer l’islamisme politique et surtout ne jamais banaliser ses revendications. En Occident, c’est à travers des manifestations ‘‘culturelles ou identitaires’’ comme le port du voile ou l’exigence d’une salle de prière dans les universités que se camoufle sournoisement une vision du monde archaïque qui vise à embrigader la communauté immigrante pour s’imposer comme acteur politique et peser sur les enjeux de société. »

Djemila a su convaincre les membres du Parti québécois d’aller au-delà des recommandations du Rapport Bouchard-Taylor. Le 4 septembre 2012, elle a su également convaincre un nombre considérable d’électeurs de Trois-Rivières puisque ce n’est que par 1000 votes qu’elle a été battue par la candidate libérale. Et elle a joué un rôle certain dans la rédaction d’une charte qui fait tant débats aujourd’hui.

Et que pense Rosa Pires de madame Benhabib ? Que du mal. Dans un de ses blogues, elle va jusqu’à l’accuser de parler « de la volonté du peuple québécois comme si elle en était l’incarnation », en ajoutant qu’« elle transpose une croisade européenne au Québec. (…) On aura beau lui signifier que le Québec n’est pas la France, ceux qui l’instrumentalisent pour la cause s’en gardent bien de le lui rappeler. »

Nombreuses sont les personnalités reconnues pour leur rigueur et leur connaissance des tréfonds de notre société qui ont déjà pris fait et cause pour la charte. Si Richard Martineau en est un porte-étendard de type populiste, on ne peut accoler ce qualificatif ni à Guy Rocher, ni à Claire L’heureux-Dubé. Ni accuser ces deux brillantes personnes « de décontextualiser la lutte des Québécoises pour l’égalité en implorant un universalisme féministe européen et élitiste », reproche fait par Rosa Pires à Djamila Benhabib.

Parlant de la France, j’ai de la difficulté à te comprendre quand tu nous dis de ne pas prendre la France comme modèle puisqu’elle n’a accordé le droit de vote aux femmes qu’en 1944. Il est vrai qu’avec leurs manifs des suffragettes en début de siècle dernier, les pays anglo-saxons et protestants ont accordé plus vite que la France ce droit aux femmes. Mais ces dits pays sont-ils aujourd’hui plus progressistes que le Québec ou la France ? J’en doute.

Toujours à propos de nos cousins outre-Atlantique, tu as peut-être entendu parler de l’entrevue que l’écrivain Malek Chebel a accordée à Anne-Marie Dussault le 4 février dernier. D’entrée de jeux, l’animatrice du 24-60 lui a demandé « comment se vit la question du voile en France. » Chercheur et philosophe d’origine algérienne vivant à Paris, Chebel était le candidat idéal pour lui répondre. « Le problème est maintenant derrière nous », a-t-il tout de go répliqué à Anne-Marie Dussault.

Donc, de l’avis de ce réputé anthropologue et spécialiste en religions, n’existe plus en France les graves problèmes qu’avait causé, dans les écoles et les hôpitaux, un communautarisme exacerbé. Pourtant, suite aux recommandations du Rapport Stasi de 2003, la République avait renforcé ses règles de laïcité. Jusqu’à obliger écolières et étudiantes à ne plus porter le voile à l’école et au lycée. Chebel n’a pas dit si les médecins juifs portent encore la kippa à l’hôpital. La question ne se pose plus.

À votre conférence de presse, tu as demandé s’il y a des études démontrant qu’il existe des problèmes à ce qu’infirmières et éducatrices portent le voile dans l’exercice de leurs fonctions. Je te répondrai que si le problème est derrière eux en France, il dangereusement devant nous en sol laurentien. Guy Rocher a donc entièrement raison de signaler que la charte en est un geste afin d’assurer la stabilité du Québec sur le long terme.

Ne pas voir que le problème est devant nous, c’est se fermer les yeux devant ce qui se passe dans certaines mosquées montréalaises. Dans la présentation de son mémoire à la Commission des institutions, les trois porte-parole du SPQ libre ont bien démontré que le problème est devant nous.

En passant, dommage, que ce groupe politico-syndical subisse toujours les mêmes affres qu’avant le 26 janvier « libérateur », tu as toi-même eu à vivre de la part de nos médias. Quand ça les arrange, ceux-ci en mettent plein la vue. Sinon, kaput ! C’est ainsi que votre conférence de presse a été bien plus connue du grand public que les prestations, pourtant de très bon cru, des Dubuc, Mailloux et Laviolette au Salon rouge de l’Assemblée nationale. Deux événements qui ont pourtant eu lieu à quelques jours près.

Je te conseille de surtout visionner la vidéo de l’admirable performance de Louise Mailloux devant les représentants de chacun des partis à cette commission parlementaire. http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=508.

Dans le but express de répondre à la suggestion de Philippe Couillard qui avait déclaré la veille que « le fondamentalisme religieux mériterait d’être étudié et documenté », cette prof de philo au cégep du Vieux a d’abord distribué à chacun des parlementaires présents une photo prise quelques semaines avant les élections du 4 septembre 2012 et où on voit le député Amir Khadir assis dans l’espace réservé aux hommes dans une salle de l’association Bridges.

Cette association, a précisé Louise Mailloux, « est dirigée par un iman qui officie au Centre communautaire musulman de Montréal, une mosquée où on fait prêter aux petites filles le serment du voile. » Je ne sais pas si nos parlementaires ont vu la vidéo de cette cérémonie comme tu peux toi-même le voir dans le lien ci-haut. Si oui, elle doit sûrement avoir quelque peu émoussé les sentiments anti-Houda de certains libéraux.

On y voit d’abord une vingtaine de petites filles, portant le hidjab, tout de blanc vêtue, ayant entre huit et neuf ans, toutes-fines prêtes à prêter serment. Plan individuel de chacune ensuite prêtant tour-à-tour le serment dont des sous-titres français nous permettent de comprendre ce que chacune prononce en arabe. Ceci : « Je jure que je ferai tous les efforts pour préserver mon hijab comme l’ordonne Allah et son messager. »

Cette journée là, il n’y en avait qu’une vingtaine à jurer au nom d’Allah de porter le hidjab toute leur vie. Combien sont-elles au bout des 52 vendredis d’une année ? Étant donné l’isolement que, devenues pubères, elles se doivent de rechercher avec les autres hommes, sauf pour leurs époux que, souvent, on leur a assigné, nombre d’entre-elles seront tentées d’embrasser la carrière d’éducatrice plutôt qu’une autre présentant un plus grand risque de proximité avec la gente masculine.

Penses-tu vraiment, Robin, que ces hidjabs, qui seront alors manifestement plus voyants que de nos jours, n’enverront aucunement le message politique que la femme, étant un objet de tentation permanente pour les hommes, elle se doit de cacher ses cheveux, appâts sexuels par excellence ?

Aujourd’hui, même celles qui sont venues toutes grimées nous dire à la télé qu’elles portaient le voile, non pas pour des motifs religieux mais culturels et identitaires, le font dans un objectif politique. Dire que des vilaines langues ont reproché au Parti québécois de trop jouer la carte identitaire !

Tu sembles nous dire, Robin, que tu as perdu tes élections en 2007 du fait même qu’un grand nombre de musulmans du comté de Saint-Henri-Saint-Anne ont préféré voter pour un PLQ prônant la diversité. Si ce que tu penses est exact, même sans la question de la charte, nous avons un grave problème au Québec. C’est que le multiculturalisme de Trudeau est en train de réussir sa mission : nous annihiler comme nation.

Lors de la campagne électorale municipale de l’automne dernier, la candidate à la mairie de l’équipe Coderre dans l’arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension s’est présentée voilée dans une mosquée de son arrondissement pour allez dire aux hommes qui y étaient présents qu’il fallait voter contre la charte tant le 4 novembre prochain qu’aux élections provinciales à venir. http://mtele.ca/anie-samson-aux-quebecois-dorigine-maghrebine-et-arabe-votez/

Voilà où nous en sommes rendus politiquement. À ces élections de Montréal, tous les candidats à la mairie, sauf deux candidats ayant aucune chance de l’emporter, se sont dits contre la charte des valeurs. Aux élections québécoises de ce printemps, une majorité de Québécois voteront pour la Parti québécois parce qu’ils estimeront que leurs votes s’apparentent à ceux des Magrébins qui, souvent au péril de leur vie, se battent présentement pour enfin se libérer d’un carcan religieux oppressant.

Et voilà qu’une majorité de Québécois d’origine magrébine vont suivre les admonestations d’Anie Samson et voter contre le PQ et sa charte des valeurs aux prochaines élections. Paradoxalement, ceci a lieu alors que ce qui s’est dernièrement passé à l’université York fait sourciller bien des intellos outre-Outaouais. À ce sujet, je te conseille de lire l’intéressant texte que George Jonas vient d’écrire dans le National Post. http://www.vigile.net/George-Jonas-Multiculturalism

Ce que vous semblez oublier, toi et tous les indépendantistes « inclusifs », c’est que, nonobstant ce que pense Rosa Pires, ils seraient encore très peu nombreux les Néo, Maghrébins compris, qui voteraient pour le PQ, même si, à la dernière minute, le gouvernement Marois décidait de mettre de l’eau dans son vin et d’amender son projet de loi 60 pour quelque peu l’apparenter aux recommandations de Bouchard-Taylor.

De toute façon, il est certain que, devant un tel compromis – employons plutôt le terme compromission – La Presse, The Gazette, les lignes ouvertes de CJAD et autres radios du genre seraient quand même du bord de Couillard.

Tout ce beau monde a tellement peur qu’advienne bientôt un gouvernement péquiste majoritaire. S’il fallait que, même avec une charte quelque peu charcutée, les Québécois s’aperçoivent enfin l’opposition systématique et récurrente à toute volonté de leur part de décider de leur sort… Tout ce qui faut pour un référendum gagnant.

Mais, toi et Jean, ainsi qu’Yves Beauchemin et les quelque centaines de personnes très respectables qui ont signé votre manifeste, je dis comme Molière, qu’alliez-vous donc faire dans cette galère.

Comment allez-vous voter au scrutin d’avril prochain ? Allez-vous cocher pour le Parti libéral de Philipe Couillard ? Avec le risque qu’une fois élu, celui-ci signe l’infâme Constitution de 82 ? Peut-être préférerez-vous voter pour Québec solidaire, ce parti qui a dû passer par deux congrès avant de se décider à prôner l’indépendance ? Voter ainsi dans notre régime de vote uninominal à un tour, n’est-ce pas risquer de favoriser ainsi un retour des libéraux ? Avec toutes les conséquences que cela comporte.

Pour ma part, je voterai pour le Parti québécois, même si je conserve ma carte d’Option nationale. Du gouvernement Marois, Il y a plusieurs décisions que je n’apprécie guère comme son parti-pris pro-pétrole albertain. Tout comme son refus de revenir au principe de la loi 101 en mettant notamment de l’avant le principe du français, langue prioritaire plutôt que langue commune.

Je me demande quelques fois si le Québec n’est pas, bien malgré lui, placé à l’épicentre d’un choc de civilisation qu’avait prédit un certain Huntington. Samuel de son prénom.

À Malraux déclarant que le vingt-et-unième siècle sera religieux ou ne sera pas, je souhaite surtout qu’il le soit pour une véritable libération de la femme. Et cela non seulement au Québec, mais surtout, partout à travers le monde.

En toute amitié,

Claude.


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