«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

« Le genre d’arrogance qui fait déborder une nation »

USA, zone crépusculaire

Avez-vous remarqué que nous vivons dans une zone crépusculaire surréaliste ? Je citerai juste quelques-uns des événements bizarres de ces derniers temps : Peut-être sommes-nous au bord de la guerre avec la Corée du Nord, qui tire des missiles vers le nord ; la Russie aurait piraté les élections US, ou tout au moins les serveurs du Parti démocrate ; et voici le respectable News York Times qui nous raconte que selon un dossier sur M. Trump, il avait embauché des prostituées en Russie pour pisser sur son lit d’hôtel, parce que Barack Obama avait dormi dedans (on ne peut tout simplement pas inventer un truc pareil).

La vice-présidente de la campagne présidentielle 2016 de Hillary Clinton, Huma Abedin, a été mariée à un certain Anthony Weiner, qui n’arrêtait pas de prendre des photos de sa … heu … de son machin, et de les envoyer à d’autres femmes, parfois même à des mineures. Lors de l’enquête sur son présumé SMS répugnant qui impliquait une mineure de Caroline du Nord, devinez ce qui a été découvert sur son ordinateur portable ? Ouais, une énorme quantité de courriels échangés entre Hillary et Huma. C’est ça qui a incité James Comey, le directeur du FBI, à annoncer la réouverture de l’enquête sur l’affaire du serveur de Mme Clinton. Cela a fait dire à cette dernière qu’elle perdait l’élection présidentielle (à cause du piratage russe et de Barack Obama qui n’avait pas assez fait campagne pour elle). Donc il y a cela.

Les nouvelles bidonnées

Puis, nous avons des médias grand public, des médias appartenant à de grands groupes, qui qualifient de nouvelles bidonnées toute information n’émanant pas d’eux. Vous avez des médias de grands groupes, comme le News York Times, qui publient en réalité des informations bidonnées, comme l’histoire des prostituées russes de Trump. Ou encore, le Washington Post qui publie l’histoire trompeuse de la liste de 200 sites d’information US qui ne seraient rien d’autre que des sociétés écran russes. Ces soi-disant façades russes incluaient Report Druge, Ron Paul, Gaia News, en réalité des sources déviant radicalement de la ligne de propagande des grands groupes. Total : des âneries publiées par des organes de presse de classe mondiale. C’est quoi ce bordel ?

Il y a ensuite le flux souterrain constant d’opérations pédocriminelles de masse à Washington DC. Et dans le monde entier. Naturellement, nous savons tous que l’Église catholique romaine protège et dorlote ses centaines de prêtres pédophiles. Quand leurs crimes contre les enfants sortent au grand jour, ils sont simplement transférés dans d’autres paroisses où ils peuvent faire subir des sévices sexuels à d’autres enfants. Mais, considérons les scandales plus récents, et commençons par Jeffery Epstein.

Voici comment nous traitons nos pédocriminels (s’ils ont de l’argent) aux USA. Jeffery Epstein vit dans la plus grande résidence privée de Manhattan. Il s’agit d’un hôtel particulier de neuf étages, juste à côté de la Cinquième Avenue. Il possède une villa à Palm Beach, en Floride, un appartement à Paris, et une île privée dans les îles Vierges US. Comme des mineures et des esclaves sexuels sont allégués la peupler, cette île privée est surnommée Lolita Island.

Sur ce fait, en 2006, Epstein est arrêté. Selon Fox News  :

« D’après les documents de procédure, les policiers enquêteurs ont découvert un indice clair montrant que le personnel d’Epstein travaillait fréquemment à programmer plusieurs mineures de 12 à 16 ans littéralement tous les jours, souvent deux ou trois fois par jour. »

Une victime, dans sa déposition sous serment, a déclaré qu’Epstein avait commencé à l’agresser sexuellement à l’âge de 13 ans, et lui avait fait subir des sévices sexuels à plus de 50 reprises au cours des trois années suivantes. Des jeunes filles ont témoigné avoir été attirées chez Epstein par la promesse de centaines de dollars, en devenant son modèle ou sa masseuse, mais quand elles sont arrivées, elles ont reçu l’ordre de se déshabiller et de masser son corps nu pendant qu’il se masturbait et utilisait des sex toys.

Epstein a été condamné, mais à une peine scandaleuse, quasiment une tape sur le dos de la main. Il a écopé d’un an, alors qu’il en méritait jusqu’à quinze. Et figurez-vous qu’il l’a passée dans l’aile privée de la prison de Palm Beach, et, tenez-vous bien, il a reçu l’autorisation de sortir 16 heures par jour pour travailler. Ainsi, en gros, il a juste dormi dans l’aile privée de la prison.

Selon le Daily Beast  :

« Les crimes sexuels de ce genre sont passibles en général d’un internement de 10 à 20 ans dans une prison fédérale. Or, quand tout a été dit et fait, Epstein a purgé sa légère peine d’un an et un mois dans une aile privée de la prison de Palm Beach et il a eu carte blanche pour quitter l’établissement 16 heures par jour afin d’aller travailler. L’analyse de la stratégie de défense d’Epstein, faite par le Daily Beast, révèle comment, au cours de l’instruction criminelle, la peur et l’intimidation vécues par les victimes, associées à une campagne féroce et prolongée visant à saper l’accusation – se résumant à « la meilleure défense est de dire qu’il s’agit d’un délit de star » – qui s’est terminée par une série d’accusations qui sont devenues quasiment une tape sur le dos de la main du globe-trotter financier. »

Voici Jeffrey parlant aux journalistes après les faits en 2011, selon le Daily Beast  :

De son somptueux perchoir, Epstein écarte toujours l’idée d’être considéré comme le violeur enfant, que disent les victimes et la police de Floride.

« Je ne suis pas un prédateur sexuel, je suis un délinquant, » a-t-il dit au New York Post en 2011, peu de temps après qu’un juge new-yorkais l’ait qualifié de délinquant de niveau 3, c’est-à-dire, « menace pour la sécurité publique ».

« C’est la différence entre un meurtrier et quelqu’un qui vole un petit pain, » a dit Epstein.

Maintenant, autre fait intéressant, Bill Clinton est allé chez Epstein, sur la Lolita Island des plaisirs nubiles, environ vingt fois …

Et notez ce que le Daily Caller écrit :

« Je connais Jeff depuis quinze ans. Un type fantastique, » a dit Trump à New York Magazine pour un portrait d’Epstein en 2002. « Il est très plaisant d’être avec lui. On dit même qu’il aime les belles femmes autant que moi, et beaucoup d’entre elles ont un aspect très jeune. Aucun doute à ce sujet, Jeffrey jouit de sa vie sociale. » En toute justice, à ce moment-là, Trump ne pouvait pas savoir que les filles étaient mineures et la profondeur de la dépravation d’Epstein, mais c’est toujours suspect. »

Donc, résultat de tout ça, cet homme est toujours le chouchou des personnages importants parce que c’est ainsi que roulent les riches.

Autre pincée de Daily Beast  :

Le soir du 2 décembre 2010, un petit nombre d’hellites de la presse et du divertissement US, dont les présentateurs de télévision Katie Couric et George Stephanopoulos, la comédienne Chelsea Handler et le réalisateur Woody Allen, se sont réunis autour de la table du délinquant sexuel condamné, Jeffrey Epstein. Ce n’était pas n’importe quelle salle à manger, elle faisait partie d’un hôtel particulier de neuf étages, qui abritait entièrement autrefois une école primaire privée. Et ce n’était pas juste un délinquant sexuel quelconque, mais un énigmatique milliardaire qui avait autrefois baladé dans le monde entier, sur son propre Boeing 727, des gens comme l’ancien président Bill Clinton et l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak … Ce jour-là, il était l’hôte d’une fête en l’honneur de son ami intime, le prince britannique Andrew, quatrième héritier au trône.

Ah, vous n’avez pas été invité ? Désolé mon chou, peut-être la prochaine fois.

Quel genre d’êtres humains, sachant qu’un homme a fait subir des sévices sexuels à des dizaines de mineures, parce qu’il est riche, ont choisi de s’attacher à lui. Quel genre d’êtres humains ont une opinion si légère de l’abus de dizaines de mineures, qu’être vus dans la gloire de la richesse est tout ce qui compte pour eux ? Eh bien, pour commencer, il y a le prince Andrew, il y a Bill et Hillary Clinton. Il y a Katie Couric, George Stephanophous, Alan Dershowitz, Larry Summers, l’ancien Secrétaire au Trésor et président de Harvard, Naomi Campbell, et le scientifique Stephen Pinker. Leurs âmes sont-elles devenues si noires que Epstein faisant subir des sévices sexuels à des enfants est pour eux un jeu de salon ? Et vaut-il la peine de se compromettre avec un pédocriminel s’il est assez riche ? Apparemment.

Saut rapide dans le monde surréaliste du PizzaGate. Oui, une pizzeria est supposée être le point focal d’un énorme réseau pédocriminel. À présent, tout ce que vous devez vraiment savoir sur son propriétaire, James Alefantis, alias Jimmy Comet, c’est qu’il est, d’après QG Magazine, la 49e personnalité la plus influente à Washington DC. Alors ça ! Nous avons des sénateurs, des juges de la Cour suprême, des ambassadeurs, des directeurs au Pentagone, et un pizzaïolo est classé au 49e rang des personnages les plus puissants à Washington DC ? Sa liste noire ou sa capacité à se procurer des enfants doivent en être la raison. L’une ou l’autre.

Prêt ? Nous sommes en colère, très en colère, nous les femmes qui détestons Donald Trump. Et, elles expriment leur rage et leur colère devant leur futur président en … portant des chapeaux roses en forme de vulve. Oui, c’est un fait. Les femmes les plus motivées ont découpé dans du carton des vagins, les ont peints en rose et se les ont collés sur la tête pour exprimer leur indignation. Comme ça, se baladant dans les rues, des femmes se font remarquer avec des vagins en carton rose sur la tête.

La CIA a un coffre-fort, Numéro Sept, et nous savons que, perfectionnant l’art de l’assassinat, la CIA a la possibilité de pirater les voitures intelligentes et les faire entrer en collision. Nous savons que si vous avez une télé intelligente, vous ne savez jamais si la CIA vous enregistre quand elle est éteinte. Nous savons que la CIA a les moyens de se faire passer pour les Russes quand elle pirate sur un serveur. Nous savons que tous nos smart phones sont enregistrés et que nous vivons désormais dans un État policier global. Nous savons que c’est la zone crépusculaire.

Donc, nous avons les pédocriminels de Lolita Island traînant avec le prince Andrew, Bill Clinton et une foule de personnages importants. Nous avons un simple pizzaïolo qui se trouve être le 49e homme le plus puissant à Washington DC. Il y a Anthony Weiner, qui envoie des SMS cochons à une mineure, avec un énorme trésor de courriels de Hillary sur son ordinateur portable. Nous avons deux des plus éminents journaux, le New York Times et le Washington Post, qui publient des informations bidonnées de manière flagrante. Nous avons le faux dossiers des prostituées russes pissant sur des lits pour Donald Trump. Nous avons des filles déambulant avec des chapeaux roses en forme de vulve sur la tête. Nous avons éventuellement une guerre nucléaire avec la Corée du Nord à la distance d’un battement de cœur. Nous avons la Russie et Poutine, si forts avec leurs prouesses de piratage (ou était-ce en réalité la CIA se faisant passer pour des Russes), qu’ils ont prétendument jeté la panique dans toute la démocratie US.

Je dirais que nous assistons à la ruine d’une nation autrefois grande. Nous voyons ce que la force brute et l’argent font quand ils deviennent la sacro-sainte norme. Quand l’individu triomphe du concept de groupe. Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu dénature radicalement.

Les USA sont devenus boursouflés par leur propre puissance et leur richesse. Protégés à la fois par l’église et la classe dirigeante, les pédocriminels sont les faits révélateurs d’un navire à la dérive. La CIA se retourne contre son propre président. Les médias se moquent de la démocratie avec leurs tirades contre leur propre président et le processus démocratique qui l’a élu sape la démocratie elle-même. L’hellitisme de Hillary Clinton a été en grande partie la cause de sa chute, et il montre la façon dont le pouvoir considère la sous-classe apparente. Voici comme Hillary parle des partisans de Trump : « Vous savez, en gros, vous pouvez mettre la moitié des partisans de Trump dans ce que j’appelle le panier des pitoyables… des incorrigibles, mais heureusement ils ne sont pas les USA. »

Désolé Hillary, si, ils sont les USA, et puis qui diable êtes-vous pour dire que quelqu’un est incorrigible. C’est ce genre d’arrogance qui pousse les Epstein et leurs amis célèbres à faire étalage de leur débauche. Le genre d’arrogance qui pousse les archevêchés à protéger les prêtres pédophiles. le genre d’arrogance avec laquelle les grands journaux font passer pour la vérité des nouvelles bidonnées, sans fondement. Le genre d’arrogance qui peut assassiner les êtres humains dans leurs voitures et surveiller chez eux tout citoyen équipé d’un téléviseur intelligent. Le genre d’arrogance qui a 700 bases militaires partout dans le monde, parce que nous le pouvons. Le genre d’arrogance qui a lâché 26171 bombes l’année dernière dans sept pays.

C’est ce genre d’arrogance qui fait tomber une nation. Que Dieu nous vienne en aide.

Pravda.Ru, Nancy O’Brien Simpson

Mme Nancy O’Brien Simpson a été animatrice radio à New York et rédactrice au journal The Liberty Report. Un documentaire sur son activisme pour les droits de l’homme a été réalisé par les services publics de radiodiffusion. Actuellement psychothérapeute et commentatrice politique, elle anime aussi le site Beyond Bombshell.

Original : www.pravdareport.com/opinion/columnists/25-03-2017/137219-twilight_zone-0/
Traduction Petrus Lombard


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