«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Trump veut renégocier l’ALENA

Trump déclare la guerre commerciale au Canada

mercredi 26 avril

Washington — Donald Trump a lancé une offensive tous azimuts contre le Canada, déclarant la guerre commerciale au principal partenaire économique des États-Unis en imposant des taxes sur le bois de construction et en menaçant de mesures de représailles dans le secteur laitier.

 

«  Les gens ne réalisent pas que le Canada a été très dur avec les États-Unis. […] Pendant des années, ils ont été plus malins que nos dirigeants  », a déclaré M. Trump mardi en ajoutant qu’il n’avait pas peur d’une guerre commerciale avec le Canada.

 

«  Je suis poli, mais je suis aussi très ferme dans la défense des intérêts du Canada  », a répondu M. Trudeau dans un entretien mardi à la chaîne CTV News. «  Nous allons engager respectueusement, mais fermement  », un dialogue avec les États-Unis pour leur démontrer la complexité de l’intégration des deux économies frontalières, a-t-il ajouté.

 

Un vieux dossier

 

Les relations entre Donald Trump et Justin Trudeau passaient pourtant pour plutôt bonnes. Mais, fidèle à ses promesses de campagne, M. Trump est passé à l’offensive contre des accords commerciaux qui, selon lui, désavantagent les Américains. Réunis, avec le Mexique, par l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), les États-Unis et le Canada ont un volume d’échanges commerciaux annuel de près de 545 milliards de dollars, se traduisant, selon les chiffres américains, par un déficit de 11,2 milliards aux dépens de Washington.

 

Mais, en frappant le bois de construction, Donald Trump réveille un vieux dossier qui divise les deux voisins depuis 35 ans. Les producteurs américains accusent leurs homologues canadiens d’exporter ce matériau à un prix de dumping, c’est-à-dire inférieur aux coûts de production grâce aux subventions qu’ils reçoivent.

 

Le Canada ciblé en premier

 

Le Mexique semblait jusqu’à présent la cible privilégiée de Donald Trump, mais ce dernier a donc choisi de tourner dans l’immédiat ses canons commerciaux vers son voisin septentrional.

 

Le secrétaire au Commerce américain, Wilbur Ross, a souligné mardi dans des déclarations à la Maison-Blanche que le Canada était «  un allié proche, un allié important  » des États-Unis. «  Ils sont généralement un bon voisin, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne doivent pas suivre la règle du jeu, a-t-il lancé. Nous inonder de bois, ce n’est pas du bon voisinage et il y a le sentiment dans l’industrie laitière qu’ils ont pris une décision un peu abrupte la semaine dernière.  »

 

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