«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

« Les péquistes se questionnent sur le leadership de Lisée, et avec raison »

Toxiques, les libéraux ?

J’écrivais récemment que Jean-François Lisée fait une erreur de calcul en multipliant les pirouettes pour se coller à Québec solidaire. Je ne crois pas à ce projet de convergence. J’ai plutôt l’impression que la multiplication des soupers en tête-à-tête avec QS donnerait au PQ l’image d’un parti inquiétant à porter au pouvoir.

Ces semaines-ci, le moral des péquistes descend au rythme où Gabriel Nadeau-Dubois monte dans les sondages. Les péquistes se questionnent, et avec raison. Je commence à penser que leur chef a commis une autre erreur de calcul.

Unis pour s’en débarrasser ?

Sa stratégie est basée sur le scénario d’un gouvernement libéral « toxique ». C’est monsieur Lisée lui-même qui utilisait l’expression, l’automne dernier, pour décrire l’équipe Couillard. Toxique ! Un gros mot qui s’applique à un gouvernement dont la masse des gens souhaiterait viscéralement se débarrasser.

Un gouvernement corrompu, déconnecté des besoins des gens, qui cause la souffrance par ses coupes et qui renie notre identité. Voilà, dessiné à gros traits, comment le chef du PQ aurait aimé présenter ce gouvernement libéral, dit toxique, aux électeurs à l’automne 2018. Un tel régime exige que les forces de changement s’unissent pour en débarrasser la nation de toute urgence.

Dans cet élan de survie d’un peuple sur le point de mourir de la toxicité de son gouvernement, les partis politiques et les électeurs sont appelés à poser des gestes hors du commun. Québec solidaire devrait alors faire des compromis amenant la convergence. Une partie des électeurs qui aiment la CAQ se rallieraient soudainement au PQ dans l’effort national pour battre les libéraux. Comme l’ont fait les néo-démocrates qui ont voté Trudeau dans le but de déloger Harper.

Budget valable

À la lumière du budget déposé cette semaine, il est loin d’être clair que le Parti libéral paraîtra si toxique en 2018. Les finances sont en ordre. On remet de l’argent dans les services. On place l’éducation en priorité, ce qui fait consensus dans tous les partis.

Philippe Couillard et son équipe ne deviendront pas du jour au lendemain l’équipe du tonnerre qui inspire et amorce une nouvelle ère historique. On pourra peut-être les faire passer pour un groupe de politiciens traditionnels ternes qui gèrent à la petite semaine. Pour un ramassis de quelques têtes fortes, quelques comptables valables et quelques incompétents que les circonstances ont portés au pouvoir.

Mais un gouvernement toxique ? Pas sûr du tout. Il reste à monsieur Lisée à croiser les doigts en espérant que l’UPAC trouve un scandale qui renvoie les libéraux dans les marécages toxiques de la corruption. Position attentiste.

Dans l’hypothèse où l’image du gouvernement toxique ne colle pas, le grand ralliement au Parti québécois dans une opération de sauvetage ne tient plus. Les électeurs voteront PQ uniquement si le PQ représente réellement un meilleur choix.

C’est là-dessus que Jean-François Lisée doit travailler nuit et jour. Offrir mieux. Nous présenter l’identité d’un PQ au pouvoir dans un mandat sans référendum. Que serait son « bon gouvernement » ? Qu’est-ce qu’il ferait de mieux pour nous ?


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