«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Produire de la richesse : un devoir de citoyen

Tout le monde doit y prendre part

En mettant l’épaule à la roue

Tribune libre de Vigile
vendredi 9 janvier 2015
361 visites 3 messages

Dans l’optique des coupures nécessaires au redressement des finances publiques, il ne faut pas qu’il y ait d’exceptions, d’épargnés ; tout le monde doit y prendre part en mettant l’épaule à la roue.

Comme l’âge de la retraite au fédéral sera repoussé à 67 ans suite aux récents changements des règles d’admissibilité, il serait tout à fait logique de faire de même au provincial en attribuant le début des prestations de la Régie des rentes du Québec également à 67 ans. Cela représente des économies substantielles à réaliser en ces temps d’austérité.

Saviez-vous qu’il est actuellement possible de recevoir ces prestations dès 60 ans ? Imaginez les millions perdus accordés à des gens qui pourraient contribuer à la société en travaillant encore activement à son essor et à sa prospérité. Plusieurs experts proposent même que la voie de l’avenir soit de continuer à travailler jusqu’à passé 70 ans.

Au lieu de toutes ces personnes dépendant passivement de l’argent de l’État (une attitude déplorable en soi), nous aurons à la place des travailleurs qui rapporteront durant plusieurs années par leurs impôts de quoi offrir de meilleurs services à tous, de quoi rembourser la dette et de ne rien balayer aux générations futures.

Peut-on imaginer qu’il fut un temps heureusement révolu où l’on proposait comme idéal la société des loisirs, où tout le monde se prélasserait à côté d’une piscine un verre à la main dans l’oisiveté la plus totale ? Revalorisons le travail individuel comme outil de création par excellence de la richesse collective.

Le travail apporte le sentiment d’être utile à la société, de ne pas être un poids mort ni un fardeau pour les autres ; il permet de socialiser et de combattre par ricochet l’isolement et l’ennui. Il permet de s’accorder un meilleur train de vie. C’est pourquoi il est souhaitable de rester sur le marché du travail le plus longtemps possible et non pas de chercher à s’en extraire au plus tôt, conception désuète et contre-productive s’il en est une.

Beaucoup de retraités hâtifs du genre "liberté 55" reviennent sur le marché du travail au bout d’une année ou deux d’oisiveté, ressentant un vide profond que rien ne peut combler. On les comprend.

Produire de la richesse devrait être vu comme un devoir de citoyen, le meilleur moyen d’améliorer la société dans laquelle nous vivons.

Suivons en cela l’exemple de M. Pierre Karl Péladeau qui aurait pu ne jamais travailler de sa vie pour s’adonner à la dolce vita et la farniente là-bas dans les îles. Mais non, il a choisi de travailler fort et même d’oeuvrer sans relâche à la création d’un pays. Chapeau M. Péladeau !

Le report des prestations de la Régie des rentes du Québec sera un incitatif utile et tout indiqué pour encourager les gens à demeurer actifs sur le marché du travail, et ce, pour le plus grand bénéfice de la collectivité.

Un Québec en bonne santé financière sera prêt à s’assumer pleinement et à prospérer une fois atteinte l’indépendance bien méritée.

Références : pension et prestations de la Sécurité de la vieillesse du Canada : http://www.servicecanada.gc.ca/fra/services/pensions/sv/changements/age/index.shtml

La rente de retraite du Québec : http://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/retraite/rrq/admissibilite/Pages/admissibilite_rr.aspx

Commentaires

  • Gabriel Proulx, 15 janvier 2015 14h01

    M. Labrie,

    Je n’ai pas envoyé de message sur Vigile depuis plus d’un an, en complément d’information.

    J’occupe toujours ce poste au Parti communiste du Québec, avec fierté. Le PCQ a depuis renforcé sa position en faveur des alliances, en prenant une position de neutralité par rapport au PQ et à QS, en favorisant les rapprochements en vue d’une alliance électorale pour l’indépendance rapide du Québec, sans idéologie autre que l’établissement d’une république indépendante et libérée du carcan de la monarchie britannique.

    J’étais auparavant contre l’idée de PKP prenant la tête du PQ, mais j’ai depuis changé d’avis, au nom de l’accession rapide à l’indépendance du Québec, un projet que cet homme semble prêt à mener à bon port, le plus rapidement possible.

    Vous, M. Labrie, serez-vous capable, le jour venu, de faire abstraction de vos idéaux libertariens pro-patronaux au nom de la fondation unitaire d’un Québec indépendant ? Après l’indépendance, nous aurons tout le temps voulu pour débattre de nos projets de société diamétralement opposés devant le peuple Québécois.

    Si votre seule réponse à mon commentaire se limite à dire « Regardez ! C’est un communiste ! », les lecteurs de Vigile en prendrons note.

    Gabriel Proulx, Saint-Eustache, Parti communiste du Québec

  • Réjean Labrie, 14 janvier 2015 12h24

    M. Proulx n’a pas signé son commentaire de la façon dont il signe ses articles.

    Corrigeons cette lacune :

    Gabriel Proulx, co-porte-parole du Parti communiste du Québec

    http://www.vigile.net/Le-droit-a-l-esclavage-du-Michigan

  • Gabriel Proulx, 9 janvier 2015 20h46

    Je ne vois ici que de la théorie patronale de type « comment exploiter les travailleurs au maximum ».

    Je vais appuyer l’indépendance du Québec en priorité, peu importe par qui ce projet est dirigé, par esprit de survie nationale.

    Par contre, vos fantasmes éveillés de faire travailler le peuple de force jusqu’au jour de sa mort, vous pouvez les garder pour vous. Même PKP ne tient pas un tel discours, avec raison. Il doit s’en tenir à un discours rassembleur, plutôt que cette bouillie idéologique porteuse de fortes divisions.

    Si vous voulez nuire à la cause du pays, allez dire aux travailleurs Québécois ordinaires que l’indépendance, c’est reporter l’âge de la retraite aux calendes grecques. Faites ensuite un sondage, pour voir, en sachant que la classe patronale qui souhaite une telle dystopie est extrêmement minoritaire et en bonne partie libérale ou pro-CAQ.

    En passant, les tenants de l’austérité, ils sont chez les libéraux. Mettons qu’ils ne sont pas tellement indépendantistes, ceux-là.

    Quand votre argumentaire « en faveur » de l’indépendance est le même que le discours de peur des fédéralistes, il y a un problème. Le journal La Presse pourrait même vous proposer un emploi, tellement votre discours concorde avec celui de la bible idéologique du gouvernement libéral, The fourth revolution (une horreur).

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