«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Un rappel de circonstance

Le bateau d’Accurso et le domaine de Sagard

Touch, Out of touch

Médiacrassie : Deux poids, deux mesures

Tribune libre de Vigile
lundi 3 février 2014
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Vous ne trouvez pas bizarre que depuis 2009, Radio Canada et La Presse, ainsi que la Sûreté du Québec, aient consacré cinq longues années d’enquête ainsi que plusieurs semaines à la Commission Charbonneau – au coût de 1,2 millions de dollars par semaine - sur le cas du Fonds de solidarité ? Et pour aboutir au final avec une preuve qui révèle que sur 5000 dossiers, seulement cinq étaient toxiques et, de ce nombre, tous ont été bloqués ! De plus, ceux qui ont fait du lobbying pour ces dossiers ont été écartés de la FTQ... Où se situe donc le problème ?

Les Québécois auraient souhaité autant d’acharnement sur le krach de la Caisse de dépôt en 2008.



Parenthèse sur la CDPQ

Rappelons-nous : pourquoi, suite à des pertes colossales de 40 milliards de dollars (40 000 millions), dont 30 milliards dus à la crise et 10 milliards à la surexposition aux risques, aucune enquête sérieuse n’a été faite ? Et n’oubliez pas, ces pertes démesurées sont liées directement au changement de loi sur la gouvernance qui a transformé un fonds de pension (notre fonds de pension) en fonds spéculatif... Bravo aux « tizamis » des libéraux et au gouvernement Charest de l’époque qui a pris cette décision !

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Comme déjà bien expliqué dans un article du 23 janvier 2014 [Comment expliquer l’absence d’acharnement sur le crash de la Caisse de dépôt], comparaisons toutes gardées, si la Caisse (selon le bilan 2008, baisse de l’actif de -25% [voir la source]) avait eu le même rendement que le Fonds de solidarité (selon le bilan 2008, baisse de l’actif de -12,6% [voir la source]) en 2008, les pertes auraient été de 20 milliards seulement, comparativement aux 40 milliards « perdus », soit la moitié moins.
Il est d’autant plus surprenant que les autres fonds comparables ont eu une perte moyenne de -18,5% durant cette même période [voir la source]. Même après cinq années, plusieurs points nébuleux restent sans réponse.



Questions

Mais, comme plusieurs, je me pose depuis longtemps ces questions : pourquoi si le PDG de la Caisse de dépôt, H.-P. Rousseau, a été si « mauvais » et peu visionnaire, les Desmarais l’ont directement embauché après cette « bourde » magistrale à la CDPQ ?

Power Corp n’engage-t-il pas que les meilleurs ? Et je vais même plus loin dans mon questionnement de citoyen (je ne suis pas financier ou économiste) : a-t-on « profité » de cette crise économique mondiale, en 2008, pour accentuer la dépossession du Québec ? Et si oui, à qui cela a-t-il profité ? Et ce profil est-il quantifiable monétairement ou est-il quantifiable
Cliquez pour lire le texte complet seulement en appauvrissement volontaire du Québec ? Et le gouvernement libéral de J. Charest, qui, en 2004, a changé la vocation du fonds de la CDPQ (changement du fonds des épargnants en fonds spéculatif [voir la source]), loi imposée par Charest sous le bâillon (Loi 78 : 2004), n’a-t-il pas une responsabilité dans ce désastre qui hante toujours bien des Québécois au quotidien ? Aura-t-on une réponse un jour ?



Accurso TOUCHABLE : Desmarais INTOUCHABLE

Trouvez-moi un seul journaliste ou chroniqueur de La Presse ou de Radio-Canada qui a cherché une explication sérieuse à cette exécrable performance de la Caisse de dépôt. En trouvez-vous un ? Moi je n’en ai pas trouvé ! Et durant toutes ces années, ils se sont acharnés sur le Fonds de solidarité. Il est tout à fait légitime de se poser des questions. Pourquoi, bizarrement, ont-ils plutôt détourné l’attention vers le bateau de Tony Accurso ? Nous ont-ils monté un beau grand bateau ? Ha oui j’oubliais ! Il ne faut pas toucher au patron et à ses amis, le clan Desmarais. Il semble évident que l’on veuille nous faire oublier l’épisode rocambolesque de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). Souvent, j’ai l’impression que l’on veut reculer la cassette d’un film et effacer ou couper un bout important ! Un tel désastre ne peut passer aux oubliettes de façon si simpliste. Il faut en parler. NOUS avons le droit de savoir !




Revenons au PDG de la FTQ

Donc, comment expliquer que le Fonds de solidarité a réussi deux fois mieux que celui de la CDPQ avec ses « supposés » experts durant la crise économique de 2008 ? C’est la différence entre investir dans l’économie réelle, la nôtre, celle du Québec (bâtir de la richesse collective - entrepreneuriat et emplois ici), et l’économie virtuelle, celle des spéculateurs, ces requins qui ne pensent qu’à leurs poches. Et l’on tente ensuite de dire que les syndicalistes, qui préfèrent la stabilité et investir dans l’économie du Québec, créer des emplois ici et de la richesse ici, sont de mauvais gestionnaires...

Chronologie des faits entourant le départ de H-P Rousseau et la nomination de Michel Arsenault à la CDPQ
On comprend que le capitaine Rousseau - qui a quitté le navire en pleine « tempête parfaite » pour se réfugier chez Power Corp - ne voulait pas voir Michel Arseneault sur le C.A. de la Caisse de dépôt en 2009 (confirmé par M. Arsenault lui-même lors de son témoignage devant la CEIC). Mais voulait-on vraiment que quelqu’un viennent brouiller les cartes à la Caisse de dépôt ? De quoi Henri-Paul Rousseau et ses « souteneurs » avaient-il peur ? Est-ce le bureau du premier ministre Charest qui a « suggéré » à Rousseau de tasser Arsenault ? Avait-on peur que ce dernier fasse la lumière sur les véritables raisons du krach de 2008 ? Il y a beaucoup de questions mais peu de réponse...


Et rappelez-vous : selon les écoutes électroniques divulguées à la CEIC, Jean Charest avait souhaité - hypocritement ? - la bienvenue à Michel Arsenault à la CDPQ le 13 janvier 2009, alors que H-P Rousseau l’avait barré précédemment, selon les dires de Arsenault. Des questions se posent : le premier ministre lui-même confirme la nomination de M. Arsenault, et le félicite, tandis que peu de temps après, Arsenault est écarté de la CDPQ. C’est donc la décision de Rousseau qui prime et qui est maintenue... Pourtant à ce moment, en 2009, Rousseau était rendu chez Power Corp, et n’était plus à la Caisse de dépôt. Expliquez-moi svp ? Est-ce que les décisions concernant la Caisse de dépôt étaient prises dans les bureaux de Desmarais ? Et de son coté, J. Charest n’avait-il pas déjà dit que jamais le gouvernement ne devait intervenir dans les décisions de la CDPQ ? Si tel est le cas, pourquoi Charest a-t-il confirmé la nomination d’Arsenault en janvier 2009. Charest savait-il, qu’en parlant à Michel Arsenault,
il était enregistré ? OUF ! cela sent vraiment mauvais...

M. Arsenault exhibe à la juge Charbonneau un article du {Devoir} dans lequel est confirmé le passage de M. Sabia à Sagard

Au cours de son témoignage, Michel Arseneault a brandi une coupure de presse et a dit : « Est-ce plus grave pour moi d’aller sur le Touch, que pour Michael Sabia de se rendre au domaine Desmarais à Sagard » ? Fait-on deux poids deux mesures ? Rappelons-nous que H-P Rousseau a quitté la CDPQ en pleine tempête pour se réfugier chez Power corp et que Sabia a fait sa première rencontre avec le Québec inc. dans les bureaux de Power. Donc, pour Sabia, le Québec inc. se réduisait-il au réseau de Power et de ses tentacules ? Pas besoin d’être devin pour comprendre l’influence du clan Desmarais sur les décisions de la CDPQ ; c’est un secret de polichinelle !


Et Alain Dubuc, « le plumeur à gage » du clan Desmarais, nous lance dans son éditorial, pour nous convaincre et nous faire croire que ce n’est pas la même chose : Accurso est devant la justice, alors que ce n’est pas le cas pour Paul Desmarais, insiste-il. Un autre journaliste "bien dompté" au service de ses maîtres.


Échange courriel
From : Lagacé, Patrick To : Richard Le Hir Sent : Tuesday, February 07, 2012 11:58 AM
Subject : RE : [voir la source]
J’applique à La Presse la même réserve que j’avais au JdeM  : je ne commente pas les dossiers touchant nos propriétaires, pour des raisons évidentes. Si d’autres médias — comme le vôtre, comme n’importe quel autre — veulent commenter, explorer, libre à eux.



Le clan Desmarais n’est pas devant la justice...

Comme l’ont déjà avoué certains journalistes ou chroniqueur de La Presse : (Voir l’échange courriel ci-haut entre R. Le Hir et P. Lagacé)
ne comptez pas sur eux, ni sur Radio-Canada pour vous parler de cette instruction judiciaire (poursuite criminelle) contre Paul Desmarais et son associé, Albert Frère, pour abus de bien publique. Et la victime : La Caisse de dépôt et consignations de France (la cousine française de notre CDPQ).
Ce dossier est déjà bien documenté par Richard Le Hir :


« L’affaire QUICK/GDF-SUEZ est une extraordinaire affaire de corruption, tant par les montants que par le haut niveau des personnalités financières, administratives et politiques impliquées.

Elle découle d’un pacte de corruption entre monsieur Albert Frère, citoyen belge, son associé canadien Paul Desmarais, et la Caisse des dépôt et consignations française. » [voir la source]

On touche pas aux Desmarais et au PLQ - La Presse On touche pas aux Desmarais et au PLQ - La Presse On touche pas aux Desmarais et au PLQ - La Presse


Les affirmations d’Alain Dubuc tiennent-elles toujours ? Paul Desmarais n’a-t-il pas été l’objet de poursuites sérieuses ? Le clan Desmarais, de part son association avec Albert Frère, n’est-il pas devant la justice ? PS : Les vidéos et articles sur Desmarais et ces poursuites sur Internet semblent disparaître un à un : des « blanchisseurs » font-ils ce travail ?



Revenons au Fonds de solidarité

Il est important de faire la différence entre des bâtisseurs d’entreprises et des bâtisseurs de réseaux d’influences. Le premier crée de la richesse ici, des retombées, des emplois, etc. Et le second ne pense qu’à s’emplir les poches et nous dépouiller sans scrupule. Donc, il est normal que les actions du Fonds - qui doit demeurer un fonds de développement et ne pas devenir un fonds spéculatif - aient un rendement jouant entre 5 et 8% (7,74% en 2013), comparativement à la Bourse ou à d’autres fonds spéculatifs qui peuvent faire du +30% un jour et du -30% le lendemain. Le FSFTQ est un fonds de développement solide et stable, non spéculatif, qui bâtit de la richesse au Québec.

Les fonds spéculatifs sont instables et fluctuent constamment. Que désirent les travailleurs : un fonds sécuritaire et stable pour assurer leurs retraites ou tomber dans la spéculation et en faire un capital de risque (risquer d’en faire plus, mais risquer aussi de perdre beaucoup) ?

Il est donc important que le FSFTQ reste aux mains des syndicalistes et ne tombe pas dans celles des requins spéculateurs.


Fond de solidarité : bâtisseur d’entreprises


Aujourd’hui, le fonds est devenu l’un des fleurons de l’économie québécoise. Il gère un actif net de 9,7 milliards de dollars et contribue de façon durable au développement de l’économie et de l’emploi au Québec. Il s’appuie sur la force d’un vaste réseau de près de 2 400 entreprises partenaires présentes partout dans la province et sur la solidarité de plus de 615 000 actionnaires-épargnants. 

Le Fonds de solidarité FTQ est plus que jamais tourné vers l’avenir. Il fournit aux entrepreneurs québécois du capital patient, qui leur permet de croître et d’offrir des emplois de qualité. Le Fonds a mis sur pied un réseau d’investissement important qui est maintenant constitué de 85 fonds locaux, de 16 fonds régionaux et de près de 80 fonds spécialisés, un peu partout au Québec.
[voir la source]


Paul Desmarais : bâtisseur de réseaux d’influences


Comment Desmarais utilise les conseils d’administration pour étendre son influence dans diverses entreprises afin de mettre leurs capitaux, humains, financiers et d’expertises, aux services de ses intérêts. 

Le cas « Power » fait même désormais l’objet d’études universitaires sur cette question. Celle-ci, « Réseaux sociaux des membres du conseil d’administration et acquisition de ressources par la firme : une étude de cas » expose justement le modus operandi de Power Corp.

Ainsi, la revue scientifique américaine New Scientist nous apprenait-elle récemment qu’une équipe de chercheurs suisses spécialisés dans les systèmes complexes, attachés à la très renommée École polytechnique fédérale de Zurich, avait cartographié ces liens pour déterminer dans quelle mesure ils pouvaient 
contribuer ou nuire à la stabilité du système économique mondial (anglais).


Je serais curieux de savoir si la « dépossession » du bas de laine (CDPQ) des Québécois de 40 milliards aurait été aussi importante si des hommes comme Michel Arsenault avaient été à la CDPQ ? Vous savez, partout où il y a des « requins » la présence de « chiens de garde » est essentielle (tel le Bloc à Ottawa). Pour revenir à Michel Arsenault, nous pouvons possiblement reprocher deux erreurs au Fonds de solidarité : avoir fait des millionnaires de François Legault et du maire Régis Labeaume ! 



Exigeons du gouvernement qu’il ne modifie pas la structure du Fonds de solidarité, exigeons que les syndicalistes restent les décideurs majoritaires quant aux types de placements et d’investissements du Fonds. Ne dressons pas la table pour que se reproduisent des pertes - véritables « dépossessions » - aussi faramineuses que celles de la CDPQ au FSFTQ ou dans d’autres fonds de développement. Soyons préventifs, tirons une leçon de l’épisode « nébuleuse » de 2008 à la Caisse de dépôt et, surtout, exigeons que les fautifs rendent des comptes, exigeons des explications claires et exigeons une enquête. Ne nous laissons pas berner, agissons !




Article intégral : cliquez ici

Commentaires

  • JOHNNY M TREMBLAY, 9 février 2015 11h12

    SUPER wof wof

  • lucien, 8 septembre 2014 11h03

    Le Québec dépossédé,
    Comment ? Par la gouverne et la prise de possession de nos institutions nationale. En commençant par le secteur financier, caisse pop.? fini caisse pop. caisse tout court, et les médias pour ensuite prendre l’enseignement et la recherche, conseil municipales, caisse de dépots etc... s’assurer la main mise sur l’ensemble de la petite nation avec l’aide de la pègre déguisé en politicien et banquier. Les gens réalise pas ce qui leur arrive et à quel point on se fait voler par les gouvernements. La loi 3, un autre hold-up déguisé en projet de loi pour détourner des fonds publics vers les voleurs de gestionnaires corrompus qui vont prendre encore cette argents pour enrichir la pègre ailleurs dans les paradis fiscales.

  • Michel (Mike), 7 septembre 2014 17h37

    Le peuple Québécois n’est pas de taille avec le monde des affaires.
    Nous n’en sortirons jamais vainqueur. En plus tant que nous serons
    "désunis" comme en ce moment s’est encore pire. La seule manière de s’en sortir est le mouvement corporatif. Le plus bel exemple Groupe Desjardins. Ils n’ont pas d’actionnaires mais des membres.
    Ne pas oublier que Desjardins est la deuxième institution financière
    la plus solide au monde. Pierre Péladeau avait déjà discuté d’affaire avec un gros bonnet de Toronto. Il lui a parlé de Groupe Desjardins.
    En discutant de chiffre, l’homme d’affaire avait compris millions.
    Pierre Péladeau lui a répondu pas millions "billions" Pour ce gros
    bonnet de Toronto les québécois ne sont pas des gens d’affaire.
    S’est cet perception qu’il faut changer et cela se fera en se regroupant. Il n’y a pas d’autre solution.

  • Michel Dion (iiibooo sur Twitter), 10 février 2014 22h33

    @ Jean-Pierre Guay
    Vous semblez ne pas comprendre l’essentiel du message principal du texte. Je ne dédouane personne... Je fais la démonstration que la CEIC, mise sur pieds - à la dernière minute - par J. Charest et ses pions, a un but détourné. Soit de faire mal paraître certains fonds de développement, dont celui de la FTQ, pour que la CEIC recommande au gouvernement (mettre de la pression)pour apporter des changement à la structure de ces fonds stables, afin que les spéculateurs aient accès à ceux-ci. Et de plus, on tente de nous faire oublier les pertes monumentales de la Caisse de dépôt. L’affaire de la FTQ (ou de Vincent Lacroix) n’est que de simples peccadilles comparé au scandale financier de la CDPQ ! Voilà l’essentiel de mon message...

  • Jean-Pierre Guay, 10 février 2014 20h22

    OK là je me sens obligé de réagir... je me pencherai pas sur le fond de l’article, trop long, mais dédouaner le favoritisme de la FTQ et son aplaventrisme devant un fasciste comme Accurso sous prétexte que Power Corp fait pire, moi c’est exactement le genre de raisonnement qui me fait chier avec bien du monde à gauche, c’est un sophisme gros comme le bras ! à raisonner comme ça, les choses ne changeront jamais ! Dites moi : si un crosseur peut se justifier pcq il y a pire crosseur que lui et bien je commence ma carrière de crosseur tout de suite !!!! C’est exactement le même raisonnement que les maoistes qui vont te dire sans broncher (fait vécu) que les abus de Mao sont moins pires que les crimes impérialistes et s’expliquent par sa lutte anti-bourgeoisie, p-e, mais c n’excuse rien ! (en passant Mao a été le 3ième régime à reconnaître Pinochet). À ce que je sache Power a pas une charte caritative !? oui les Démarais c’est d’la merde, mais c pas un syndicat sensé représenter des travailleurs/euses joualvaire !

  • Michel Dion (iiibooo sur Twitter), 9 février 2014 11h51

    ERRATUM
    Dans le premier paragraphe on aurait dû lire :

    – au coût de 1,2 millions de dollars par MOIS -

    et non :

    – au coût de 1,2 millions de dollars par SEMAINE -

    Excusez l’erreur !

    Michel Dion

  • 8 février 2014 13h04

    Une belle gagne de voleurs

  • Michel Dion (iiibooo sur Twitter), 5 février 2014 21h52

    M. Lapointe, vous apportez un commentaire très pertinent, qui mérite d’être cité. Nous constatons que plusieurs individus semblent avoir été « bâillonnés » dans cette affaire.

    Extrait du billet de M. Louis Lapointe [source ici]

    Fait étonnant, Andrew McIntosh, du Journal de Montréal, nous en apprend plus aujourd’hui, que l’AMF à l’époque, sur ce qui s’est passé à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) en août 2007.

    « Des enregistrements jamais rendus publics de conversations téléphoniques entre des gestionnaires de fonds impliqués dans la débandade des papiers commerciaux, qui a entraîné la disparition de quelque 40 milliards $ du bas de laine des Québécois, il y a cinq ans, laissent entendre que la Caisse de dépôt et placement du Québec a contribué à sa propre perte durant cette crise.

    Notre Bureau d’enquête a réussi à mettre la main sur ces enregistrements inédits et tenus secrets jusqu’ici, qui jettent un éclairage nouveau sur une crise sur laquelle le gouvernement libéral de l’époque a trop rapidement enquêté, malgré l’immense impact pour les épargnants québécois.

    Encore aujourd’hui, l’Autorité des marchés financiers du Québec (AMF) refuse même de confirmer l’existence de ces enregistrements. »

    SOURCE : Des enregistrements font mal paraître la Caisse de dépôt, Le Journal de Montréal , le 6 novembre 2013.

    Vous comprendrez que le but principal de mon texte était de faire une liaison entre le cas de la CDPQ et celui du Fonds de solidarité. Pour documenter en détail les pertes « nébuleuses » de la CDPQ en 2008, il aurait fallu quelques douzaines de pages. Merci de votre commentaire et de votre pertinente analyse qui est très bien documentée.

  • 5 février 2014 19h39

    Félicitations à Marcel J.Dion pour ce bel article, enfin un travail de journaliste qui dit les vrais choses, les journalistes à sensation devraient prendre exemple sur vous.

    Jack

  • Michel Bélisle alias Didier, 5 février 2014 18h07

    Tout ça n’est pas surprenant. Comme le dit le célèbre analyste américain des tendances Gerald Celente, l’union du pouvoir politique et oligarchique porte un nom : fascisme.

    http://www.youtube.com/watch?v=yiNucXFTYEM

    N’est-ce pas dans ce système que nous vivons partout en Occident, au Québec y compris ?

    Et avec les révélations Snowden, on parle même d’État policier.

    Comment être surpris dans ce contexte que la caste dirigeante ait des passe-droits ?

    Et pendant ce temps, aux dires de ceux qui les gèrent, les banques alimentaires, soupes populaires et comptoirs vestimentaires ne cessent de voir augmenter leurs besoins d’année en année au Québec.

    Bref, ça fait-y assez dur ?

  • Louis Lapointe, 5 février 2014 15h51

    Bonjour M. Dion,

    À l’instar de Pierre Cloutier et de Jean-Clause Pomerleau, j’ai écrit régulièrement sur la CDPQ depuis le crash de 2008.

    Déjà en 2009, comme vous, j’avais remarqué cette propension de la Presse et de la SRC à la diversion.

    J’ai fait une recension de la plupart de ces textes dans « Secret bien gardé à la CDPQ » où je défends essentiellement la même thèse que vous. http://www.vigile.net/Secret-bien-garde-a-la-CDPQ

    Saviez-vous que l’actuel secrétaire-général du Gouvernement du Québec, Jean St-Gelais, a enquêté sur les déboires de la CDPQ dès 2008, alors qu’il était PDG de l’Autorité des marchés financiers ?

    C’est le sujet de ma dernière chronique portant sur la CDPQ le 6 novembre 2013.

    L’inquiétant silence de Jean St-Gelais. http://www.vigile.net/L-inquietant-silence-de-Jean-St

    Cordialement,

    L.L.

  • Michel Dion (iiibooo sur Twitter), 4 février 2014 22h43

    Merci à tous pour ces bons commentaires. Je tiens à préciser qu’un travail de recherche de moine a été fait dans ce dossier par Jean-Claude Pomerleau, qui a déjà beaucoup écrit sur le sujet. Mais il est important que personne n’oublie ce désastre financier, encore trop nébuleux. Il faut continuer de « taper sur le clou », comme on dit.

    25% de ces pertes, soit près de 10 milliards, restent mal expliquées. Et de plus, Coventree, qui a vendu ces papiers commerciaux (PCAA) à la CDPQ a été poursuivi en Ontario, et aucun journaliste de La Presse, entre autres, n’a couvert ce dossier... Pourquoi ce silence radio et pourquoi s’acharner ensuite sur le Fonds de solidarité, qui lui a deux fois mieux réussi ?

    Espérons qu’un gouvernement péquiste majoritaire tentera de faire la lumière dans ce dossier. Il est trop simple d’attribuer toutes ces pertes à la crise mondiale, et de ranger le tout aux oubliettes. Beaucoup d’individus ont des comptes à rendre aux Québécois, et ce modus operandi de dépossession doit cesser, tant dans nos bas de laine que dans nos ressources naturelles !

  • Lise Pelletier, 4 février 2014 22h07

    " Charest savait-il, qu’en parlant à Michel Arsenault, il était enregistré ? OUF ! cela sent vraiment mauvais... "

    Il devait savoir car ses réponses étaient très évasives, il ne faisait que des ouais en répétition, je me suis posé la même question que vous, M.Dion.

    La police politique et le PLQ, me semble que c’est collé/collé. Si Charest pouvait faire cesser une poursuite contre un mafioso,demandé si poliment à son oreille, alors..

    Si le Parti Québécois décide d’ouvrir une vaste enquête publique sur la perte de 40 milliards à la Caisse de dépôt, tout mais absolument tout devra être publique, la population québécoise demande à savoir.

    A se demander aussi, où est le député Poéti ? Lui qui normalement aurait hurlé au loup lors de l’arrestation des 4 hauts-gradés accusés de vol et fraude, bizarrement on ne l’entend pas. Ni Moreau d’ailleurs.
    Que se passe-t-il au PLQ ?? D’autres révélations sont à venir et le PLQ va écoper, enfin.

    Merci M.Dion.

  • yvan, 4 février 2014 21h43

    Legault devrait commence par répondre de son role dans le dossier des fier dont il avait la charge lorsqu’il était au PQ mais qu’il as mis sous le tapis pour ne pas nuire a son partenaire Sirois

    http://www.vigile.net/L-ADQ-implique-Charles-Sirois-dans

    Bonnardel a révélé en Chambre, où il est protégé par l’immunité parlementaire, que la compagnie I Perceptions inc., « une entreprise détenue par Télésystème dont l’actionnaire principal est Charles Sirois », a reçu 517 000 $ de FIER Succès, 450 000 $ de Fier Cap-Diamant et 800 000 $ de Fier ID Montréal. On sait que les deux tiers du capital investi par les Fonds d’intervention économique régional (FIER) proviennent de fonds publics

    Legault doit être convoquer devant une commission parlementaire pour s’expliquer et faire la lumiere sur les accusations porter par l’ancienne ADQ devenu la caq

    Pourquoi Legault as t-il cesser de poser des questions sur les FIER a partir du moment ou il as su que Charles Sirois était impliquer dans les fier ?

    Qui voulait-il protéger ?

    De qui Legault at-il reçu des pressions pour se taire et refuser d’aller plus loin ?

    Pourquoi as-il ensuite démissioner ?

    Des questions auxquelles Legault devrais répondre devant une commission parlementaire

    http://www.lactualite.com/actualites/politique/laudace-du-desespoir/

    Quand son ami Charles Sirois fut mis en cause dans l’affaire des FIERS (par nul autre que l’actuel député caquiste François Bonnardel), il a refusé de poser des questions et il a rapidement démissionné. Malgré cette vulnérabilité qui est la sienne, il a franchi le rubicond et mène dorénavant la charge avec vaillance contre le PQ.

    En juin 2009, Legault annonce qu’il quitte la vie politique. Selon Toupin, « il confie également à des collaborateurs qu’il a perdu de l’argent dans la crise économique de 2008 et qu’il aimerait bien se refaire dans le privé ».

    Mais il semble bien que l’adieu à la vie politique était plutôt feint que sincère. Dans son long reportage consacré à la CAQ dans le magazine L’Actualité, (Dans le ventre de la CAQ, L’Actualité, mai 2012), le journaliste Alex Castonguay écrit que, pendant que Legault roulait vers Montréal avec son adjoint, Martin Koskinen, la sonnerie du cellulaire s’est fait entendre. « La voix grave de Lucien Bouchard retentit dans le téléphone. L’ancien premier ministre péquiste, qui a recruté Legault en 1998, le félicite pour son départ. ‘‘C’est le moment de prendre du temps pour toi’’ dit-il, avant d’ajouter d’un ton sérieux : ‘‘Il est aussi temps de penser à ton avenir politique.’’ »

    Aujourd’hui, Legault parle de « courage », en promettant de s’attaquer aux organisations syndicales. Mais, celui dont la fortune doit beaucoup à l’appui du Fonds de solidarité de la FTQ lors de la création d’Air Transat, était beaucoup moins « courageux » quand les Pietro Perrino, Valier Boivin, Charles Sirois lui ont intimé de cesser de fouiller dans leurs combines, comme nous l’apprend Le mirage de François Legault de Gilles Toupin.

  • François Ricard l&8217;inconnu, 4 février 2014 20h34

    M. Parizeau a déjà suggéré que le Vérificateur général du Québec soit mandaté de faire la lumière sur ces pertes de la Caisse.
    Pourquoi ne le fait-on pas ?

  • Pierre Schneider, 4 février 2014 19h19

    Il était temps que ces vérités-là soient écrites. Puissent-elles être largement diffusées car cet acharnement suspect contre le Fonds doit être dénoncé. Qu’on enquête sur les vrais scandales financiers.

  • Michel Dion (iiibooo sur Twitter), 4 février 2014 17h52

    Henri-Paul Rousseau commente le témoignage d’Arsenault

    SAGARD – Cigare à la bouche, verre de Scotch à la main, Henri-Paul Rousseau a tenu à exprimer son indignation suite au témoignage de l’ex-président de la FTQ, Michel Arsenault, devant la commissaire Charbonneau.

    « Voyage en compagnie d’Accurso… Conversation avec un membre du crime organisé… Ce gars-là est une honte pour le Québec, s’exclama-t-il. Il devrait être en prison ! »

    Se disant « dégoûté » par ce qu’il avait entendu, l’homme responsable de pertes évaluées à 40 milliards de dollars lors de sa présidence à la Caisse de dépôt et placement du Québec, espère qu’Arsenault sera bientôt poursuivi au criminel.

    « Pour tout ce qu’il a fait subir aux p’tits actionnaires, faut absolument qu’il soit condamné… C’est une simple question de respect pour toutes les personnes qu’il a floué » dit-il en vidant son verre de Scotch pur Malt, de 50 ans d’âge.

    Précisant qu’il éprouvait néanmoins de la sympathie pour « certains » des témoins passés, monsieur Rousseau avoue qu’il n’aimerait pas subir un tel traitement. « Ce n’est pas comme si y avait 40 milliards de raisons pour me faire subir ça, mais des fois, je ne peux m’empêcher de me m’imaginer à leur place… Ça ne doit pas être une partie de plaisir ! »

    Déclarant son admiration pour la commissaire Charbonneau, l’ex-président de la Caisse de dépôt tenait à la féliciter pour son excellent travail. « J’avoue que c’est beau de l’avoir aller ! Elle n’en laisse pas passer une et c’est tant mieux ! Après tout, c’est notre argent qui a été volé par ces crapules. On ne peut pas laisser faire sans réagir, vous n’êtes pas d’accord ? » demanda-t-il.

    Au moment de mettre en ligne, Michael Sabia, actuel président de la Caisse de dépôt et placement se disait rassuré de savoir qu’au Québec, c’est toujours les « bons » coupables qui subissent les foudres de la justice…


    SOURCE : 27/01/2014 par Richard Hognard : La Pravda, webzine humoristique.

  • ssauve, 4 février 2014 15h44

    Oui, merci monsieur Dion pour cette recherche.

    Le jour où le PQ demandera une enquête en bonne et due forme sur cette perte de 40 milliards, bon nombre de Québécois retourneront au PQ.

  • Luc Bertrand, 4 février 2014 14h49

    Bravo monsieur Dion pour cet excellent travail de recherche !

    C’est vraiment épouvantable comment nous sommes manipulés par les médias nationaux. Ils ont beau jeu pour discréditer nos décisions et nos décideurs, les véritables responsables du sabotage de notre économie et de notre État national jouissant d’une totale immunité à la fois médiatique, juridique et politique, avec la complicité du PLQ et des partis fédéralistes à Ottawa. Quelle pourriture !

    Malheureusement, ces pertes s’ajoutent à celles des cotisations des travailleurs qui ont perdu leur emploi depuis que le libre-échange et la mondialisation ont entraîné le départ d’usines vers les États-Unis, le Mexique et le sud-est asiatique. Il serait grandement temps que le mouvement syndical crée un journal ou un poste privé de télévision pour éduquer la population sur tout ce qu’on lui cache et qu’elle devrait savoir. Avant qu’il ne soit trop tard et que les fédéralistes complètent leur mainmise sur la gestion des fonds des travailleurs. Stephen Harper travaille dans ce sens à Ottawa en s’attaquant aux avantages sociaux des fonctionnaires fédéraux et en tentant d’abolir la formule RAND.

    La population semble être complètement devenue abrutie à force de se faire matraquer quotidiennement par les abus des collaborateurs à la mafia qui nous gouverne et nous administre. Le problème est si énorme qu’on ne sait plus par où commencer et à qui faire confiance. De là l’importance de se donner les moyens de mettre les aiguilles à l’heure pour la population.

  • Jean Claude Pomerleau, 4 février 2014 11h24

    La propagande de Radio Canada, basta.

    Une plainte officielle très étoffée a été déposé pour sa couverture (propagande) du dossier sur la Syrie :

    http://www.legrandsoir.info/radio-canada-delit-de-propagande.html

    JCPomerleau

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