«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Anti-mondialiste, souverainiste, et farouche défenseur et promoteur de la langue et de la culture françaises, le FN de Marine Le Pen dervient fréquentable

La classe politique québécoise se compromet chaque jour davantage

Tempête dans un verre d’eau : un militant du FN tente une percée au Québec

Les patriotes québécois ne veulent plus signer de chèques en blanc au PQ

Chronique de Patrice-Hans Perrier
lundi 13 mars
650 visites 3 messages

Une trainée de souffre balaie la classe politique québécoise depuis que le Front national tente de déployer ses antennes de l’autre côté de l’Atlantique. En effet, un jeune militant frontiste – Loup Viallet – aura profité de quelques contacts privilégiés pour rendre visite au Président général de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) le 2 mars dernier. Rapidement mis au parfum, un journaliste du quotidien La Presse finissait par dévoiler le pot aux roses : l’auguste institution aurait ouvert ses portes à « un responsable du Front national, la formation d’extrême droite de Marine Le Pen que tous les partis politiques québécois tiennent pourtant à distance ». Le feu venait d’être mis aux poudres !

Mettre le feu aux poudres

Tous les médias à la botte, Radio-Canada en tête, ont soufflé sur l’incendie de cette incroyable déconvenue. Imaginez : l’infortuné personnage fut obligé de faire son mea culpa en admettant s’être trompé sur l’identité du mystérieux visiteur français. Loup Viallet se serait présenté comme le responsable d’une ONG faisant la promotion de la francophonie à l’international tout en omettant de décliner ses véritables lettres de créance. Poussant des cris d’Orfraie, la victime de cette pantalonnade jure que « la SSJB, organisation citoyenne et non-partisane (…), n’a absolument aucun lien avec le Front National, qu’elle ne compte pas en développer et qu’elle s’en dissocie fermement ». Montrant patte blanche, il précise qu’il est vraiment désolé d’être tombé dans le panneau d’une réunion destinée à être récupérée par le FN (sic).

Le mal était fait. Quelques jours plus tard, les vaillants reporters de Radio-Cadenas en ont profité pour soumettre le chef du Parti québécois à la question. Manifestement dépassé par les événements, Jean-François Lisée s’est enflammé face au danger que feraient courir les militants péquistes qui osent tisser des ponts avec ce foutu FN. N’y allant pas par quatre chemins, le soi-disant patriote estime que les partisans de Marine Le Pen n’ont pas de place au Parti québécois et qu’ils devront, conséquemment, choisir leur camp. Les militants de la succursale québécoise de l’Internationale socialiste savent à quoi s’en tenir.

Installer un sas de décontamination

Bien de l’eau a coulé sous les ponts depuis la visite de Marine Le Pen en terres québécoises l’an dernier. Manifestement, les grandes lignes de la doctrine frontiste déplaisent souverainement à nos souverainistes de pacotille. Ils ont donc installé un sas de décontamination autour de la seule formation politique française qui ose défendre, bec et ongles, la souveraineté nationale. Peine perdue, puisque nos bienpensants sont entrain de scier la branche sur laquelle ils étaient assis. Une portion appréciable des électeurs favorables au Parti québécois et à ses satellites (Bloc québécois, etc.) pourrait être tentée de donner son vote à la Coalition Avenir Québec (CAQ). Ou d’aller, le plus simplement du monde, rejoindre la cohorte des abstentionnistes !

Savoir à quelle enseigne on loge

Marine Le Pen, peu importe l’issue des présidentielles, finira bien par comprendre que certains appels du pied ne sont que de la poudre aux yeux si les quelques dissidents du PQ n’arrivent pas à nous dire à quelle enseigne ils logent. Ou bien ils déchirent leur carte de membre et ils se prononcent pour la création d’un front patriote qui exclurait le Parti de l’Élisée gauche-caviar ; ou bien ils rentrent dans les rangs la queue entre les jambes. Il faut savoir faire des choix lorsque la lumière inonde le tableau …

Ne plus signer des chèques en blanc

Les patriotes québécois – et ils sont majoritaires – ne veulent plus signer des chèques en blanc pour une caste politique alignée sur les desiderata de Davos et qui fait du surplace depuis trop longtemps. Jean-François Lisée continue à nous prendre pour des valises, alors qu’une part importante des troupes péquistes risque de bifurquer, soit vers Québec-Libertaires, soit du côté de la CAQ. François Legault, qui n’est pas nécessairement un grand tribun, fait bien de se tenir coi tout en laissant les chiens de garde aboyer. Sa formation politique, si elle parvient à tisser des liens avec les mutins de « Rambo » Gauthier, pourrait bien avoir un boulevard devant elle.

Et, comme le dit si bien Maître Guy Bertrand, il faudra bien parvenir à fédérer les régions québécoises afin que la cité-état montréalaise soit mise au pas. Les patriotes des quatre coins du Québec ont faim de justice et de vérité. Laissant l’engeance Libérale-libertaire ronger son os métropolitain, les patriotes québécois pourraient enfin faire front commun autour des thèmes qui concernent la survie réelle de notre nation.

Commentaires

  • P.BouchFournier, 17 mars 22h53

    Lettre au PQ.

    Je suis indépendant des partis. Je ne suis plus membre, je l’ai été en 2016 pour éviter l’élection d’A.Cloutier.

    Le multiculturalisme a atteint ses limites et il est temps qu’on y mette fin. Plusieurs québécois s’informent sur le web français et américain et comprennent la logique du globalisme multiculturel : la FIN éventuelle des nations. Le PQ n’analyse pas la globalisation, il l’évacue.

    En Occident, des courants existent et doivent être rejetés immédiatement sous peine de corrompre les individus qui en prendraient connaissance. S’interroger sur le phénomène politique et sociologique du Front National en France ne devrait pas face à Radio Canada, leur donner raison en demandant aux péquistes de déguerpir s’ils considèrent plus ou moins le FN !

    De part et d’autre, les citoyens n’ont pas à être membres de partis dans une époque plus trouble qu’avant sur le plan international comme sur le plan québécois.

    Le projet de convergence lui avec QS n’est pas logique, la gauche a trouvé son autonomie, une autonomie qui interdit par exemple une conférence de Mathieu Bock Côté à l’UQAM sur le cours Étique et Religion.

    La gauche au Québec a aussi perdu son intelligence comme ailleurs dans le monde occidental, elle est sectaire et même aussi perfide au Québec. Les commentaires internautes des citoyens dans Le Journal de Montréal indiquent en grand nombre leur rejet de QS

    Certains écrivent, ce sont des citoyens articulés qui disent qu’une alliance CAQ-PQ serait serait bien plus logique par la quantité d’électeurs francophones que la niche de QS. La gauche n’est plus nationale, il faut le voir qu’elle ne penche que du côté des minorités.

    Mathieu Bock Côté analyse la réalité de façon crédible, son analyse rejoint les effets produits par la constitution de P.Trudeau depuis 1981, minoriser les francophones du Québec. Et on le voit maintenant avec nos yeux à quoi ressemble le multiculturalisme des Trudeau, une attaque radicale en cours contre la LAÏCITÉ qui est pourtant un socle de la démocratie et on devrait laisser faire.

    Soyons indépendants envers tous les partis, l’idéologie globaliste multiculturelle doit cesser d’être encouragé ! On ne saurait revenir à la grande noirceur par le retour des religions, de perdre notre esprit rationnel et scientifique.

    Mes raisons plurielles détaillées plus ont été donnés dans le site du PQ.

  • Marcel Haché, 16 mars 08h42

    En France, la critique frontiste consiste à expliquer aux français qu’avec le candidat Macron, (les français rejettent très majoritairement la funeste présidence d’Hollande), se donneraient 5 années supplémentaires d’ « hollandisme » si c’était Macron qui était élu président. (Macron fut ministre sous Hollande).

    Triste à dire, vraiment triste : à sa manière toute impériale et déconnectée, le P.Q. propose à l’électorat de revenir à Pauline Marois sans elle, mais avec le blabla de la convergence gauchiste en plus. Tout-tout-tout pour en manger une maudite.

    Pour ma part, je reste fidèle à l’originale. Mais je ne crois pas une seconde que l’électorat succombera à la copie…

    Quelque part, l’électorat en a plein ses bottines de la péquisterie, humble ou impériale. Les sondages marquent à cet égard une redoutable convergence.
    À force de faire un Jean Martin Aussant de lui-même, JFL va finir par subir le même sort que lui. S’cuzez, là, mais JFL ne joue tout simplement pas la bonne game. Ne « passera » pas plus que Pauline Marois , convergence en plus et référendum en moins.

    C’est pas grave de ne pas jouer la bonne game. Celle-ci peut avoir de multiples facettes. Même Couillard, même lui, peut en avoir quelques unes de ces facettes qui donnent à penser qu’il est en accord avec Nous. Mais vient un moment où c’est grave de ne pas être capable de changer de game radicalement, de persister pour avoir raison, et marquer le parcours historique, le parcours rond-rond-petit patapon du P.Q., de son empreinte personnelle…
    La nation n’élira pas un blogueur, non plus qu’un stratège du blabla… On jase.

  • Chrystian Lauzon, 13 mars 19h26

    Pour reprendre un vieil adage de notre terroir appliqué au clivage politique actuel : toute notre petite classe politique locale mur à mur globaliste-mondialiste se trouve en enfer uniformément rouge, libéral et fédéraliste. Le bleu patriote du peuple Québécois-Français lui fait maintenant face seul en cherchant un représentant identitaire autre qu’un simple imposteur vendeur de commerce monétaire et traités de prison-échange au profit des multinationales climatobanksters.

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