«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La Russie met les Kurdes sous pression dans le Nord de la Syrie

Syrie : Russie réclame le retrait des Kurdes

samedi 15 juillet

« La Russie a demandé aux miliciens kurdes en Syrie de se retirer du nord de la province d’Alep », a-t-on appris d’une chaîne de télévision kurde.

Selon la chaîne de télévision du Kurdistan irakien Rudaw, la Russie a demandé aux miliciens kurdes, opérant en Syrie, de se retirer des villes du nord de la province d’Alep.

« Une délégation russe a demandé aux forces des Unités de protection du peuple (YPG) de se retirer de cinq villes et des villages du nord d’Alep. Cette délégation russe a mis au courant les miliciens du YPG des désidératas d’Ankara afin d’éloigner la possibilité d’une attaque turque contre Afrin et les villages frontaliers. Le retrait des Kurdes de ces régions permettra l’ouverture d’une voie vers la périphérie ouest d’Alep et la province d’Idlib », a annoncé la chaîne Rudaw, ajoutant que la rencontre entre les Russes et les YPG avait eu lieu à Afrin.

Outre le retrait des Kurdes du nord d’Alep, la Turquie réclame également l’implantation de trois bases militaires dans le sud d’Afrin. Elle appelle, de même, les éléments du groupe terroriste PKK à quitter Afrin et à en confier la gestion à un conseil local, composé des habitants de cette ville syrienne.

Bahjat Abdo, commandant en chef des Unités de protection du peuple (YPG) et chef de l’Autorité de la Défense à Afrin, a évoqué, lors d’une interview accordée à l’édition kurde de la VOA, la possibilité d’une entente entre la Turquie et la Russie pour attaquer Afrin.

Il a déclaré que le groupe YPG allait demander aux Russes de retirer leurs militaires d’Afrin, s’ils restaient campés sur leurs positions actuelles.

« La Russie met les Kurdes sous pression afin de rendre le terrain propice à l’entrée de l’armée syrienne dans Afrin », a prétendu Bahjat Abdo.

 Le quotidien turc Daily Sabah a annoncé, la semaine dernière, que l’Armée syrienne libre (ASL), appuyée par les militaires turcs, préparait près de 20 000 forces pour combattre les YPG, dans le nord-ouest de la Syrie.

 La Turquie voit les miliciens du groupe YPG comme une branche syrienne du PKK.

 


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