«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Il faut d’abord une volonté politique pour le faire

Surveillance de Charest et Bibeau par l’UPAC : « Il faut aller au bout d’affaires comme celle-là » - Mario Dumont

mardi 25 avril

MONTRÉAL – L’animateur et analyste politique Mario Dumont soutient que les partis d’opposition à Québec ont bien fait leur travail en demandant que l’UPAC aille au bout des choses dans l’affaire des révélations faites par notre Bureau d’enquête lundi.

Selon lui, « la symbolique est forte ». « Les gens voient [...] dans le reportage cette espèce de fiche avec photo, fiche policière évidemment, avec l’image [de l’ex-] premier ministre dessus, c’est majeur. »

« Et ça déborde, ajoute-t-il. On a une large démonstration de l’amitié ou de la proximité entre M. Bibeau et M. Charest - qui était quand même connue. »

Mario Dumont souligne que l’UPAC travaillait, ou travaille encore, « on ne sait pas si l’enquête est toujours en cours ou si elle ne l’est pas », à « tenter de faire une démonstration que ce lien-là va plus loin qu’une amitié », qu’« un financier aurait pu jouer un rôle direct dans les affaires du gouvernement ».

Selon lui, un tel rôle peut aller loin, pas seulement en matière d’octroi de contrats ou de non-octroi de contrats (dans les cas de gens qui n’ont pas voulu jouer le jeu », mais aussi en matière de nominations de fonctionnaires, « de gens dans toutes sortes de positions stratégiques », ou « pire encore » en influençant des décisions gouvernementales, des décrets, des lois, etc.

Mario Dumont soulève par ailleurs des questions que plusieurs se posent : « Où en est cette enquête-là ? Est-ce qu’elle a avorté faute de preuves ? Est-ce qu’elle est encore en cours ? Est-ce qu’il y a eu intervention ? Si c’était ça, ça serait énorme. »

Il a répété en concluant son intervention lundi soir au TVA Nouvelles de 22 h que les partis d’opposition « ont fait leur travail en demandant qu’on aille au bout de cette [...] ; il faut aller au bout d’affaires comme celle-là, ça va de soi. »


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