«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Un comportement étrange

Souverainiste, sauf aux élections ?

Tribune libre de Vigile
samedi 17 octobre 2015
906 visites 8 messages

Je compte dans mon entourage de nombreux partisans du Canadien. Mais parmi eux, je n’en connais aucun qui cesse d’être un partisan de l’équipe de hockey montréalaise au début de chaque match pour ensuite le redevenir une fois la rencontre terminée.

Cela serait vraiment étrange, n’est-ce pas ? Et pourtant, je connais bien des gens qui se disent souverainistes, mais qui mettent leurs convictions sur la glace en plein au moment où il faudrait les vivre le plus concrètement : aux élections.

Ils ont agi pour la première fois de la sorte en 2011 en jetant leur dévolu sur le NPD du sympathique Jack Layton, pour vainement tenter de barrer la route aux Conservateurs de Stephen Harper. Mais en cette fin de campagne de 2015, alors que le NPD ne peut plus aspirer à mieux que de former la deuxième opposition, et que les Conservateurs sont au troisième ou quatrième rang dans leur circonscription, ces gens maintiennent leur intention d’appuyer le très fédéraliste NPD.

Ils étaient en colère lorsque Stephen Harper a supprimé l’obligation de remplir le formulaire long du recensement de Statistique Canada, alors que tous les scientifiques prévenaient que les données ainsi défiabilisées masqueraient le Canada réel, sous-estimant et marginalisant des groupes et courants sociétaux.

À l’inverse, ces souverainistes-sauf-quand-ça-compte-le-plus ne voient aucun problème à ce que leur comportement électoral mène, au Parlement, à une sous-représentation possiblement draconienne des souverainistes en proportion de leur présence réelle au Québec, devant un futur premier ministre étant le fils et premier héritier politique de celui qui, dans bien des cas, a fait d’eux des souverainistes. Pourquoi ? Je cherche encore.

Commentaires

  • André Gignac, 19 octobre 2015 13h04

    @ M. Pierre Bourassa

    Ils ont besoin de sortir tout leur arsenal pour me faire peur et m’intimider, je suis immunisé ! Harper avait sûrement pensé au Québec pour la date des élections, c’est-à dire à la crise d’octobre 1970. J’ai une suggestion de livre pour vous et pour tous les Vigiliens suite à un article de Louis Cornellier paru dans Le Devoir de samedi dernier. Le livre s’intitule : L’AVENIR DU BLUFF QUÉBÉCOIS. LA CHUTE D’UN PEUPLE HORS DE L’HISTOIRE écrit par Christian St-Germain, Éditions Liber, Montréal 2015, 88 pages. Bonne lecture ! Votre commentaire et vos photos étaient très bons !

    André Gignac 19/10/15

  • André Gignac, 19 octobre 2015 07h49

    Erratum Erratum

    Nous perdons, annuellement, au Québec, un comté au PROFIT du quebec liberal party du west island au lieu de nous perdons, annuellement, au Québec, un comté au DÉTRIMENT du quebec liberal party du west island. Merci.

    André Gignac 19/10/15

  • Pierre Bourassa, 18 octobre 2015 17h44

    Au delà de la ferveur fédéraliste,il y a chez plusieurs la peur de s’affirmer maître chez-soi,au moment ou c’est là qu’sa compte.
    Un vieux complexe ancestral qui ne veut pas sortir du garde robe.Et parfois le fédéral y ajoute son grain de sel.Comme par exemple,cet après-midi,j’étais dans le centre-ville de Montréal (dimanche 18-10-2015).
    Soudain,sans avertissement,j’ai vu et entendu deux avions de chasse de type F-18,passer 2 fois à l’intérieur de 15 minutes à très très basse altitude,faisant un bruit d’enfer avec l’écho des bâtiments.C’était très intimidant.
    Bien sur,aucun rapport avec le fait que ce soit la dernière journée avant les élections fédérales du ’’plus meilleur pays au monde’’,le Canada,ni un rappel subtil que la loi des mesures de guerre de 1970 pourrait être réintroduite n’importe quand,sans avertissement,bien entendu.
    Je vote Bloc pareil.

  • Marcel Haché, 18 octobre 2015 12h55

    Vous cherchez encore ? Ne cherchez plus : tous ceux-là qui se disaient et qui votaient « souverainiste » lors des référendums ne l’avaient été que le seul temps des campagnes référendaires, le référendum leur ayant toujours apparu comme une tentative politique absolument quelconque, et qui n’engageait à rien.

    La vérité pourrait être bien plus triste qu’il n’y paraît à tous ceux qui rêvent du Pays : les indépendantistes ne sont pas si nombreux qu’ils croient l’être. Comme on a déjà pu le constater avec O.N....comme avec le Bloc demain...

  • André Gignac, 18 octobre 2015 12h01

    Monsieur Gagnon

    C’est le réflexe du colonisé jusqu’à l’os ! De plus, comment voulez-vous que le peuple se fasse une idée réelle de la situation politique lorsque tous les médias ou presque au Québec sont contrôlés par les fédéralistes qui nous manipulent, nous désinforment à l’année longue ? Qu’attend Péladeau pour mettre ses médias au service du peuple ? Au diable les conflits d’intérêts, c’est une question de vie ou de mort pour le peuple québécois.

    Si l’indépendance ne se fait pas très rapidement à la prochaine élection provinciale (hic !), nous sommes un peuple fini, est-ce assez clair ? Juste avec l’immigration, nous perdons, annuellement, un comté au Québec au détriment du quebec liberal party du west island ; il faut avoir des tendances très suicidaires pour ne pas réagir collectivement.C’est sans soute causé par notre confusion identitaire, notre double personnalité, notre état de colonisé. Au PQ, cette situation semble normale et on ose nous parler d’indépendance, c’est un manque total de cohérence. C’est de la résignation pure et simple selon moi. Bourgault aurait honte de nous.

    André Gignac 18/10/15

  • RenéP., 18 octobre 2015 10h12

    Malheureusement, c’est plein de moments dans la vie de tous les jours où les gens ne semblent pas en mesure de faire une analyse logique d’une situation donnée. Beaucoup de personnes sont naïves et croient tout ce qu’on leur dit, surtout les mensonges les plus invraisemblables. Par exemple, on va croire facilement le marchand de meubles qui prétend que le client n’aura pas à payer les taxes parce que c’est lui qui va les payer (alors qu’en fait, les taxes sont déjà incluses dans le prix) ou, encore, on va croire facilement le vendeur d’autos qui prétend que le client n’aura pas à payer le financement parce que c’est le dépositaire ou le fabricant qui va en assumer les coûts (alors qu’en fait, le calcul des intérêts est déjà inclus dans le prix total de vente). Il en est ainsi sur le plan politique. Les politiciens sont d’aussi bons menteurs que beaucoup de vendeurs et face à leurs mensonges, certaines personnes refusent naïvement de croire qu’elles ont à faire à un menteur ou se montrent incapables d’analyser la situation et préfèrent ne pas voir la réalité des faits. Au Québec, il y a probablement une majorité de gens qui émotivement souhaitent la pleine autonomie du territoire mais qui n’ont pas la capacité intellectuelle d’analyser ce que cela implique et préfèrent s’en remettre naïvement à ce qu’on leur raconte. Et comme les menteurs sont mieux organisés et plus influents que les gens honnêtes alors, lorsque vient le moment de voter, beaucoup de personnes choisissent le mensonge à la vérité. Cela semble incroyable mais c’est comme ça : les gens préfèrent se faire mentir...c’est plus simple !

  • Mario Goyette, 18 octobre 2015 09h18

    Tout le long de cette campagne électorale franchement ridicule, j’ai eu à subir comme à l’habitude les avis grotesques des chroniqueurs au penchant fédéraliste aveugle des Jean-Jacque Sanson, Jonathan Trudeau, pour ne nommer que ceux-là, toujours prêt à enterrer le bloc québécois ou les souverainistes comme le fait si bien Philippe Couillard, leur gourou.
    Et bien pour moi, l’odeur de putréfaction nauséabonde me vient de ses chefs fédéralistes qui ne laissent d’autre choix à la majorité suiveuse que de tâcher de voter pour le moins pire.
    Et s’ils choisissent d’élire le plus incohérent, càd Justin Trudeau, et bien ce sera la preuve la plus éclatante que la population canadienne n’aime pas son pays pour ne pas dire, le déteste.

  • Claude Richard, 17 octobre 2015 23h58

    C’est en effet incompréhensible, sauf à faire intervenir un masochisme profond. Moi, je ne connais pas de fédéraliste qui vote souverainiste. Mais certains souverainistes ont une grandeur d’âme qui confine à la bêtise. Pour eux, aller de l’avant, c’est faire un grand détour. Il y a de quoi confondre tous les tenants de la pensée logique.

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