«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Souveraineté : retour à la realpolitik

Petit à petit les gains vont se matérialiser

Tribune libre de Vigile
lundi 4 avril 2016
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Contrairement à ce que bien des gens pensent ou perçoivent, je trouve que PKP fait un excellent travail de fond en rencontrant partout au Québec les intervenants tant économiques que sociaux et plusieurs centaines d’électeurs. Cela ne se traduit pas nécessairement par une hausse fulgurante dans les sondages, mais petit à petit les gains vont se matérialiser pour les raisons suivantes :

1) En rencontrant et défendant les groupes communautaires, PKP est en train de récupérer une clientèle qui a migré vers QS. Ce n’est pas pour rien que QS commence à s’agiter et à finalement attaquer le gouvernement Couillard ;

2) Comme l’a dit PKP : Le PQ est un parti de militants et de débats tandis que la CAQ et le PLQ sont des partis, dont l’un a des militants et pas de débat et l’autre, des débats mais pas de militants. La CAQ est un parti peu enraciné et sans militants qui doit donc jouer sur les propositions simplistes, le populisme et la recherche de scandales ;

3) La CAQ va se transformer en un parti libéral "classique" à la Bourassa et se positionner au centre-droit. Pour ce faire, il doit faire connaître ses positions constitutionnelles et présenter un plan pour le Québec. Or, en ne rencontrant que des chambres de commerce, il laisse le champ libre au PQ pour occuper un vaste espace politique ;

4) La CAQ ne pourra échapper au débat constitutionnel et se fera attaquer par le PLQ. il faut comprendre que si le Québec a viré "Charest-Couillard", c’est justement que le Canada n’a rien à proposer et que le PQ est devenu le PRQ, soit le parti du référendum du Québec ;

5) À l’automne 2018, la CAQ sera "exposée" car jamais Trudeau, lui aussi en mode électoral pour 2019, ne se prononcera sur d’éventuelles demandes constitutionnelles. Si le fruit n’était pas mur en 2000, il le sera encore moins en 2018 ;

6) Le PQ doit faire connaître la démarche vers l’indépendance, mais un écueil majeur subsiste : Le référendum qu’il ne peut tenir sans obtenir la reconnaissance d’Ottawa qu’il respectera les résultats. Le PQ doit négocier une entente à l’Édimbourg, sauce québécoise, au préalable de ce qu’on appelle le principe d’effectivité ou de reconnaissance d’un nouvel état ; c’est de la vraie REALPOLITIK. Évidemment, Ottawa va refuser de négocier, du moins pour le moment.

Le PQ remportera, à mon avis, une victoire éclatante s’il suit la démarche suivante :

1) Continuer à rencontrer TOUS les intervenants du milieu comme il le fait actuellement. Cela va accélérer la fragilisation du vote QS et, surtout, amener un solide argumentaire pour élaborer un vrai plan de match ;

2) Élaborer un vaste plan pour le renouveau du Québec en son entier : Une Révolution tranquille II. Cela devrait fragiliser énormément le vote CAQ ;

3) Promettre de ne tenir un référendum seulement à partir du moment qu’Ottawa et Québec s’entendent sur la reconnaissance des résultats au moyen d’une entente. Cela permettra au PQ de lever l’hypothèque référendaire et enlèvera du coup le principal argument à Legault et Couillard.

Je suis un indépendantiste convaincu, mais aussi un adepte de la REALPOLITIK.

Commentaires

  • Marcel Haché, 7 avril 2016 07h48

    Le Déni consiste à ne pas reconnaître que le parti de l’Indépendance traîne un Boulet.

    Le P.Q. ne sera jamais élu s’il traîne le Boulet du référendum. Pire, c’est l’avenir même d’un grand parti qui sera compromis s’il en mange une maudite aux prochaines élections. Exemple le Bloc…dont les deux dernières campagnes ont été survolés d’abord par Layton puis par Trudeau. Le Bloc était mal positionné, comme les référendistes au P.Q. persistent à mal positionner le seul parti sérieux d’une grande Cause.

    Ce que les référendistes n’arrivent pas admettre, c’est qu’ils ne savent pas quoi faire avec le Pouvoir. Veulent juste faire un référendum. L’électorat ne permettra plus un référendum, autrement qu’à la suite d’une toute autre Game jouée.

    Malgré toute l’admiration que je garde encore pour Pauline Marois, son gouvernement itou ne savait pas quoi faire. Une péquisteuse au milieu de péquisteux. Cela a été très facile à la gang à Couillard de piéger un gouvernement indécis, qui n’était pas en phase avec l’électorat, si peu en phase d’ailleurs, que même le gouvernement Charest, discrédité, a failli se sortir du pétrin de la corruption et du tapage érable.

    Les référendistes péquistes ne sont pas en phase avec l’électorat. Je persiste avec cette idée que si le P.Q. traîne longtemps encore le référendum dans ses cartons, François Legault pourra survoler très-très facilement la prochaine campagne péquiste, exactement comme l’ont fait Layton et Trudeau dans leurs campagnes respectives. Les référendistes et les péquisteux auront contribué à piéger P.K.P. On jase.

  • Serge Jean, 6 avril 2016 22h43

    Il est clair que le propriétaire du restaurant reçoit tout le monde pour faire la vaisselle, du moment que le tiroir-caisse gling ! gling ! à la porte de sortie côté jardins.

  • Gaston Carmichael, 6 avril 2016 20h22

    @M. Ricard :
    « Constamment dans les commentaires on peut lire : " Le PQ est pas mieux que le PLQ" »

    Ce sont des mercenaires à la solde du PLQ, et sans doute rémunérés pour faire ce travail. Ils ne sont pas très nombreux, mais ils se relancent l’un et l’autre, et sont très présents. Ce sont toujours les mêmes.

    Toutefois, comme vous dites, ils sont d’une certaine efficacité. Leur répondre avec une insignifiance ne fait qu’encourager la poursuite de la discussion, sur leur terrain. Toutefois, quand on a des arguments solides, il faut y aller à fond. Faites-nous signe, et on se joindra à vous (comme ils le font si bien), pour torpiller leurs discours.

  • Gaston Carmichael, 6 avril 2016 12h53

    Le PQ semble commencer à réaliser la menace de la CAQ :

    Stéphane Bergeron : Pourquoi vouloir remplacer le PLQ par son club-école ?

  • Gaston Carmichael, 6 avril 2016 12h38

    @M. Binette : « À mon avis, les Canadians du Québec vont continuer à voter libéral et n’iront ni à QS, ni à la CAQ »

    Si vous avez raison, alors PQ, PLQ et CAQ pourraient arrivés nez-à-nez. QS se trouvera alors à pouvoir jouer le rôle du "king maker".

    Ce pourrait être un scénario intéressant...

  • François Ricard, 6 avril 2016 12h05

    @ J. Binette
    Vous avez raison. L’image du PQ est entachée.
    Constamment dans les commentaires on peut lire : " Le PQ est pas mieux que le PLQ"
    ’C’est quoi le "deal" ? " Normandeau a été arrêtée. OUi et en même temps deux PQ"
    Etc....
    Re-fonder le PQ. J’en suis. mais le plus tôt possible. Cette année.

  • Pierre Bourassa, 6 avril 2016 09h58

    Gaston Carmichael : ’’Parce que la CAQ aussi va se présenter comme le meilleur laveur de vaisselle en ville et que de surcroît, elle, elle n’a pas de squelette dans son placard (comme l’autre prétendant à ce poste).’’

    Hier j’écoutais en reprise Max Bradette et Daniel Laprès.Ce dernier parlait des prêts sans intérêts accordés par la CIBC aux musulmans,(conformément à la loi de la Charria) dont un des dirigeants de la CIBC est Charles Sirois,membre fondateur de la CAQ.Si c’est vrai que ’’Money talks’’,çà aussi c’est tout un placement pour les prochaines élections.

    À ajouter à la déclaration de Lafrenière ce matin dans le Devoir, comme quoi la question nationale serait un vecteur de corruption...
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/467380/colloque-bilan-de-l-upac-la-question-nationale-comme-vecteur-de-corruption

    ...et le PQ va avoir des croutes à manger !

  • J. Binette, Montréal, 6 avril 2016 09h49

    On jase, on jase...et c’est peut-être de là que surgira la lumière (ou la vaisselle !!!).
    1-À M. Haché, concernant le ménage ; M. Bouchard s’est attelé à le faire et ça a mené le mouvement indépendantiste dans un cul-de-sac. Il me semble que le ménage est aussi à faire au PQ. Jean-Martin Aussan a parlé de refonder le PQ, il me semble que l’idée est à considérer hautement. Car la "marque de commerce" du PQ est brûlé. Je soutiens aussi que pour une bonne partie de la population, l’intégrité n’est pas au PQ plus qu’au PLQ, je dirais que c’est QS qui a la meilleure image là-dessus. À réfléchir, il me semble.
    2-À M. Carmichael, à mon avis, les Canadians du Québec vont continuer à voter libéral et n’iront ni à QS, ni à la CAQ ni à un nouveau GAlganov-party ILs ont déjà fait l’erreur de voter UN ou Parti égalité et ils ne la referont pas. Si la CAQ se présente comme le meilleur laveur de vaisselle et le PQ (et QS ?) aussi, pourquoi les 25% d’électeurs flottants choisiraient-ils le PQ ? À mon avis, la façon pour les indépendantistes de faire du kilométrage, c’est de s’affirmer honnêtement et de façon intègre : nous voulons changer tout le système : les enveloppes brunes, la reine, le système canadian qui nous détruit, nous ne voulons pas remplacer le gouvernement libéral pour recevoir les avantages à sa place, mais mettre un nouveau pays moderne au monde. Si le PQ est refondé (un peu comme le Reform et le PPC se sont refondés ou comme MSA et RN-RIN se sont rencontrés), alors, nous pourrions profiter de l’occasion qui se présente pour faire avancer le projet de pays, comme lors du Lac Meech. Si le PQ ou QS ne se présente que comme un simple laveur de vaisselle comme la CAQ, nous aurons élu un gouvernement provincial qui va laver la vaisselle provinciale et ne rien changer au système parce qu’il n’en aura pas eu le mandat (mauvais film déjà vu et revu...)
    3-À M. HAché, Cloutier et les autres, je ne suis pas référendiste et je n’ai pas de lunettes référendistes. JE suis prêt à me rallier à un mouvement ou parti qui ne propose pas de référendum. Je veux que l’on oublie le référendum et que l’on parle du pays, de l’indépendance, de la liberté, de la destruction du Québec par le système canadian. Indépendance OUI, référendum, peut-être ! Et je n’ai surtout pas de lunettes roses ou autres. Je travaille comme un "dément" pour que l’idée du pays progresse, mais je ne me fais pas d’illusion. Malgré tout ce qui se passe et se passera, et malgré toutes les stratégies et alliances qui pourraient se faire, le mouvement indépendantiste québécois est dans une mauvaise passe, nous avons perdu le momentum de 1993-1998, et nous n’avons pas fini de traverser le purgatoire. Mais tant qu’à perdre, que l’on travaille pour le moyen et le long terme et que l’on présente nos idées avec clarté, intégrité et dignité. (Ce n’est évidemment pas une mauvaise idée non plus de gagner avec dignité et intégrité !) J. Binette, Montréal

  • Gaston Carmichael, 5 avril 2016 20h58

    @M. Haché :

    S’il ne s’agit que de laver de la vaisselle sale, pourquoi la cuisinière choisirait-elle le PQ plutôt que la CAQ ?

    Parce que la CAQ aussi va se présenter comme le meilleur laveur de vaisselle en ville et que de surcroît, elle, elle n’a pas de squelette dans son placard (comme l’autre prétendant à ce poste).

    Il y a aussi le danger que cet autre prétendant se sauve avec la vaisselle dans un autre restaurant.

    On jase...

  • Robert Lachance, 5 avril 2016 19h21

    "La CAQ est le seul parti capable de briser le monopole du PLQ, sans briser le Canada".

    - Excellente entrée en matière, on verra au moment opportun !

    Je fais nul en moins de 144 caractères avec :

    Cap sur une Union américaine : États-Unis, Canada sans le Québec (CsQ/ROC) et la République Fédérale du Québec, pour 2035.

    La graduation du Québec d’État-province à État-pays ne se fera pas aussi rapidement sans une révision de l’exercice du droit de vote des moins de 18 ans ou de celui de leurs parents.

    C’est sans parler de notre mode, j’écrirais démodé, de scrutin.

  • Gaston Carmichael, 5 avril 2016 18h07

    « Les fédéralistes purs et durs, les anglophones, les allophones et autres ne se reconnaîtront pas dans ce programme. »

    Croyez-vous que cet électorat est acquis ad vitam aeternam au PLQ, quand bien même il serait dans un état de putréfaction avancé ?

    Si oui, la CAQ aura effectivement de la difficulté à prendre le pouvoir. Par contre, si cette clientèle est tannée de se boucher le nez, et veut tenter autre chose, alors ils auront à choisir entre CAQ, et QS. Se reconnaîtront-ils plus dans le programme de QS ?

    Peut-être que Galganov pourrait revenir pour ressusciter le Parti Égalité / Equality Party.

    P.S : Plus tôt, j’ai référé à M. Beaumont, alors que j’aurais dû écrire M. Benoît.

  • Marcel Haché, 5 avril 2016 17h14

    @ J. Binette.
    « Comment peut-on se dire indépendantiste convaincu et ne demander le remplacement d’un gouvernement provincial par un autre gouvernement provincial ? Comment peut-on se dire indépendantiste convaincu et ne pas dire clairement à la population que nous ne voulons pas gérer une province, mais mettre sur pied un pays, que c’est notre volonté d’être indépendantiste avant, pendant et après les élections ? » J.Binette

    À votre première question, la réponse peut être celle-ci : ce n’est pas du tout interdit aux indépendantistes de faire le ménage, mais un clisse de ménage « provinchial », comme il ne s’en est pas vu souvent. L’intégrité n’est pas du tout un thème à sous-estimer parce que nous serions les seuls dépositaires d’une Grande Cause.

    À votre deuxième question, la réponse est plus facile. Si vous posiez doucement vos lunettes « référendistes », et si alors vous regardiez la réalité telle qu’elle est, et non pas telle qu’on le souhaiterait tous ici volontiers avec vous, sur Vigile, il n’y aurait rien de plus improductif, dans une élection provinciale, que de déclarer que le P.Q. n est pas intéressé à diriger une province, simplement parce que l’alternative perçue alors ( à tort ou à raison) par l électorat serait la proposition d’une course au référendum. Ce serait ainsi le plus sûr moyen de ne jamais la diriger ni la nettoyer cette maudite province.

    Faut que le P.Q. cesse de jouer dans ce très mauvais film : qu’il cesse de se cracher dans les mains à répétition et qu’il la lave la maudite vaisselle…
    De la vaisselle propre pour un grand Repas…servi par l’État.
    Un Redressement National, cela ne se fait pas avec une chorale, cela se fait avec une troupe de choc ! On jase.

  • Peter Benoit, 5 avril 2016 14h47

    @ Gaston Carmichael

    J’ai consulté le site Web de la CAQ et leur programme qui a pour but d’arracher la clientèle traditionnelle du PQ et tous les nationalistes mous au sein du PLQ.

    Les fédéralistes purs et durs, les anglophones, les allophones et autres ne se reconnaîtront pas dans ce programme. La position constitutionnelle de la CAQ est naïve et est basée sur le bon vouloir d’Ottawa ainsi que des provinces.

    La CAQ propose des ententes administratives qui ne pourront être satisfaites que s’il y a marchandage comme on l’a vu avec Couillard au sujet d’Aveos et Bombardier. La CAQ sait très bien que la plupart des propositions émises ne seront jamais bien reçues ou même discutées par Ottawa. Bref, la CAQ fait appel à l’oubli et à l’ignorance des électeurs.

    Évidemment, que fera la CAQ si Ottawa lui dit "NON" ? Un référendum ? Couillard et PKP auront beau jeu de soulever la question et les doutes. La CAQ compte dévoiler leur plate-forme à l’automne 2016 et il sera intéressant de voir l’argumentaire plus détaillé.

  • J. Binette, Montréal, 5 avril 2016 13h50

    Moi aussi, je suis un indépendantiste convaincu et aussi un adepte de la realpolitik,. Je suis prêt à faire plein de concessions et à adopter plein de stratégies, mais pas au point de devenir un convaincu de la (real)politique, point à la ligne. Référendum pas référendum, je peux me rallier ; appuyer le PQ seulement ou ON-QS-PQ, je peux me rallier. Appuyer un chef ou une cheffe qui ne me plait pas du tout. Je pourrais même appuyer une alliance CAQ et PQ qui prônerait l’indépendance et, si échec, plan B vers un gouvernement de renouveau national. La souplesse, ça me connait. Mais comment peut-on se dire indépendantiste convaincu et prôner une alliance PQ-CAQ simplement pour prendre le pouvoir ? Comment peut-on se dire indépendantiste convaincu et ne demander le remplacement d’un gouvernement provincial par un autre gouvernement provincial ? Comment peut-on se dire indépendantiste convaincu et ne pas dire clairement à la population que nous ne voulons pas gérer une province, mais mettre sur pied un pays, que c’est notre volonté d’être indépendantiste avant, pendant et après les élections ? Comment peut-on avoir l’outrecuidance de penser que les coupures libérales ne sont que l’apanage des libéraux alors que les budgets à la Landry-Marois -Bouchard ou à la Marceau contenaient leur part de coupures et de ratatinement de l’état et de déconstruction nationale(et de renonciations à défendre le français, entre autres) ? Bref, il faut faire à peu près comme le PQ en 1970 ou le PQ en 1994 et non pas comme le Pq de Pierre-Marc Johnson ou de Pauline Marois à la sauce affirmation-gouvernance-souveraino-nationale. Indiquer clairement qu’on va prendre tous les moyens nécessaires pour réaliser l’indépendance : bien sûr, il y a un risque d’être battu par l’électorat (et d’être élu comme en 1994), mais le vrai grand danger et risque, c’est de ne rien affirmer de ce côté et de se retrouver battu de toute façon comme P-M Jonhson en 1985.

  • Gaston Carmichael, 5 avril 2016 13h03

    @M. Pomerleau :

    Merci pour votre suggestion de programme, version twitter.

    Maintenant, essayez d’imaginer ce qu’un Jean-Marc Fournier fera de votre twit.

  • Jean Claude Pomerleau, 5 avril 2016 12h41

    @ Gaston Carmichael,

    Pas de référendum dans le prochain mandat, consacré au redressement national.

    Retour à l’État, que les souverainistes ont abandonné pour partir en quête d’un pays fantasmé : « L’État,la voie royale » PKP

    JCPomerleau

  • Gaston Carmichael, 5 avril 2016 12h16

    @ M. Beaumont (je présume) :

    Si l’on se fie à l’édito de M. Le Hir de ce matin. les carottes seraient cuites pour le PLQ. J’ai déjà écris que la CAQ a été créé spécifiquement pour prendre le relais du PLQ lorsque celui-ci sera discrédité dans l’opinion publique. Son heure serait donc venu.

    Il faudra avoir un programme électoral qui pourra se résumer en moins de 140 caractères. La CAQ a déjà établi le sien :

    "La CAQ est le seul parti capable de briser le monopole du PLQ, sans briser le Canada".

    Si on proscrit l’usage de mots tels que référendum, indépendance et souveraineté, comment exprimeriez-vous ce que devrait être la version twitter du programme du PQ ?

  • Marcel Haché, 5 avril 2016 10h07

    C’est ahurissant de voir la convergence des péquistes actuellement, ceux de la dernière pluie avec ceux des neiges d’antan… persister ensemble à maintenir le P.Q. dans cet attentisme absolument suicidaire.

    « Un référendum, mais pas nécessairement un référendum », c’est le plan de match le plus sûr pour mener le P.Q. à l’abattoir.

    L’approche de Peter Benoit, si P.K.P. la faisait sienne maintenant, pas dans deux ans clisse, maintenant, cela ouvrirait les portes à beaucoup d’entrevues, pour qu’il s’explique évidemment, ce qui vaudrait autant que tout un quadrillage du Québec pour expliquer encore et encore sur ce qui n’est au mieux que le vieux discours des vieux perroquets de son parti.

    Outre que cette approche nouvelle pourrait tenir la dragée haute à la C.A.Q. maintenant, elle se garderait beaucoup de souplesse pour l’avenir, en particulier dans deux ans, lors de la prochaine campagne électorale, la souplesse consistant à pourvoir enfin-enfin le parti de l’Indépendance de la capacité d’avancer ou reculer sur la question du référendum. Il arrive, en effet, qu’il faille reculer pour mieux avancer.

    Présentement, P.K.P. n’en a pas seulement l’air, il a les deux pieds dans le ciment que lui confectionnent ses perroquets. Dans deux ans, le ciment aura pris depuis longtemps…Et François Legault aura l’air d’un nouveau Jack Layton. W.U.

  • 5 avril 2016 07h15

    @ Gaston Carmichael

    J’ai mentionné comment la CAQ se positionnerait et les récents évènements médiatiques semblent me donner raison : On voit l’éléphant Legault gros comme le bras...

    La CAQ va devenir le PLQ de Robert Bourassa de 1985-1994 et vous allez voir prochainement beaucoup de médias le pousser à l’avant-scène ; Legault multipliera les déclarations fédéralistes pour aller chercher le vote anglophone.

    Quelle sera la position constitutionnelle de la CAQ et que veut dire "un Québec fort dans un Canada uni" ? Legault ne le sait sans doute pas lui-même... Tout au plus quelques grenailles qu’Ottawa donnera comme pitance à la condition de livrer "Énergie-EST".

    La Révolution tranquille II va s’inspirer de l’IRAI et des suggestions de tous les intervenants que PKP rencontre actuellement. Le PQ pourrait proposer une Constitution québécoise avec une Chambre des régions. Pourquoi pas un plan économique résolument vert, rempli d’espoir et AUDACIEUX ? Et susceptible de rallier toutes les GÉNÉRATIONS.

    Quant au vote rationnel, je crois les électeurs intelligents et s’ils votent "autrement et émotivement", c’est qu’ils en ont marre des fanfaronnades politiciennes dans leur désir de changement ; la montée du FN en France et de Trump aux USA en sont quelques exemples récents.

    Je suis très optimiste pour 2018 avec ma conjointe et mes 3 enfants tous solidairement et GÉNÉRATIONNELLEMENT indépendantistes.

  • Robert Lachance, 4 avril 2016 15h38

    « 6) Le PQ doit faire connaître la démarche vers l’indépendance, mais un écueil majeur subsiste : Le référendum qu’il ne peut tenir sans obtenir la reconnaissance d’Ottawa qu’il respectera les résultats. Le PQ doit négocier une entente à l’Édimbourg, sauce québécoise, au préalable de ce qu’on appelle le principe d’effectivité ou de reconnaissance d’un nouvel état ; c’est de la vraie REALPOLITIK. Évidemment, Ottawa va refuser de négocier, du moins pour le moment. »

    Au risque de déplaire à mon ami Jean-François, que de taponnage, de jonglerie avec la rondelle ! Pourquois s’enliser ? Pourquoi risquer la pirouette de Serge Savard quand on n’a pas le 6 pieds 3 pouces et l’exercice nécessaire pour gérer ça ?

    En 1), d’accord pour la première phrase, c’est une approche qui a valu à PKP de graduer de simple député à chef du PQ contre des candidats plus expérimentés et même présidentiable que lui. L’absence de s à présidentiable est volontaire.

    QS est assez fort pour se fragiliser lui-même, mais moins que le PQ, je me suis laissé écrire.

    Un solide argumentaire ne relève plus du PQ depuis l’IRAI.

    En 2), sur quoi était fondé la Révolution tranquille, sur un plan ? Non, sur l’audace d’une équipe confrontée à une réalité démographique préalable propice à une évolution religieuse et sociétale révolutionnaire. Nous n’avons plus ni l’équipe, ni la démographie.

    Elle a été improvisée au meilleur mais pas au goût d’Éric Duhaime et de Joanne Marcotte, pour n’en nommer que deux victimes, une génération plus tard.

    L’indépendance du Québec, préalable à une interdépendance mondiale affirmée ne se fera pas sans la deuxième décennie de boomers ni les X, même les Y qui ont droit de vote. Ces derniers qui ne l’ont pas et leurs cadets seraient aussi de la partie, s’il n’en tenait qu’à moi, pour qui l’histoire et la langue sont moins importantes que l’espérance de vie.

    Droit de vote exercé par l’intermédiaire d’un parent le temps qu’il faut, bien entendu. Ça rajeunirait l’âge électoral moyen de 4 ans, une chance de faire survenir en 2018 ce que Pierre Saint-Pierre Plamondon, à 7:35, n’a pas envie de ne voir qu’en 2022.

    Avec trois jours de retard Le cabanon

  • Pierre Bourassa, 4 avril 2016 09h48

    C’est certain qu’il peut se passer bien des choses d’ici le prochain scrutin,mais parlant de REALPOLITIK,personnellement,je trouve désastreuses les 2 dernières semaines pour Pierre Karl Péladeau et le PQ.
    Il y a des timing(ou des absences de timing) qui ne pardonnent pas.Ce sont des moments où,avec un minimum de flair,on peut facilement sentir où se situe la population.
    Cela me rappelle la fois ou l’ADQ sous Mario Dumont avait presque gagné les élections en frappant sur le clou identitaire.Il avait simplement saisi le pouls de la population.
    À nouveau,le train de l’identité national est revenu hanter l’espace public avec la visite de Marine Le Pen.
    Le flair politique n’était pas au rendez-vous.Le PQ a sombré dans la ’’rectitude politique’’ de la pensée unique canadienne,en se désistant de tout débat avec Marine Le Pen,laissant ainsi toute grande ouverte la porte à la CAQ qui compta dans un filet désert,lorsqu’hier en conférence de Presse,Legault récupérait le tout en affirmant que les 2/3 des Québécois voulaient demeurer dans le Canada et que la question de la souveraineté était LA raison pour laquelle le PLQ demeurait au pouvoir.Çà c’est du flair politique.La CAQ,spécifiquement créée pour maintenir le Québec dans le plus meilleur pays du monde, sera la soupape de défoulement de la population si le PQ ne prend pas sa place.La grande majorité des commentaires ici sur Vigile nous démontrent que nous sommes assoiffés de mesures concrètes pour protéger notre spécificité propre en tant que peuple fondateur.Çà c’est savoir prendre la balle au vol.De plus,Legault,la semaine dernière,avait transgressé le code éthique du langage tenu habituellement par nos politiciens,en lançant que le PLQ était un parti de pourris.Un autre but dans un filet désert.L’histoire de Sam Hammad vient renforcer la justesse de ses propos et il obtient la bénédiction de la population.
    C’est bien que PKP rencontre plein de monde aux 4 coins du Québec,mais la RealPolitik en est une aussi de perception,et ma perception actuellement est que PKP a fait marque récemment d’une absence totale de flair politique pouvant à l’avenir entrainer un changement subit dans direction du vent ,comme par exemples,la suite du passage de Jack Layton à TLMP ou plus récemment,celui de l’élection majoritaire du PLC et de Justin Selfie Trudeau.Dans ces 2 cas,les ’’grands spécialistes’’ de la politique ont mordu la poussière.
    Le poing de PKP n’était pas une erreur,mais il semble bien que l’establishment du PQ ait réussi à le mater.

  • Gaston Carmichael, 4 avril 2016 09h06

    « 3) Promettre de ne tenir un référendum seulement à partir du moment qu’Ottawa et Québec s’entendent sur la reconnaissance des résultats au moyen d’une entente. Cela permettra au PQ de lever l’hypothèque référendaire et enlèvera du coup le principal argument à Legault et Couillard. »

    Un peu plus haut, vous avez écrit : « Évidemment, Ottawa va refuser de négocier, du moins pour le moment. »

    C’est une formule compliqué pour dire une chose simple : "Nous nous engageons à ne pas faire de référendum". Les oppositions vont simplement ramener l’enjeu de l’élection à : Voulez-vous de l’indépendance, OUI ou NON. Qu’on le veuilles ou non, nous ferons encore face à une élection référendaire.

    Peut-être qu’au lieu de laisser les autres mener le jeu, il faudrait s’assumer, et prendre l’initiative.

    Vous présumez que les électeurs québécois sont des êtres rationnels. Pourtant, les dernières élections ont plutôt démontré que les élections se jouent maintenant autour d’enjeux simples, sinon simplistes. À cet égard, François Legault semble avoir bien compris ce qu’est la REALPOLITIK. Écoutez bien son discours dernièrement. C’est ce qu’il va répéter pour les deux années à venir.

    Il dit : "La CAQ est le seul parti capable de briser le monopole du PLQ, sans briser le Canada".

    C’est simple, et porteur. Le PQ va se faire pousser sur les lignes de côté. Il lui faudra trouver une façon de contrer cette stratégie.

  • Marcel Haché, 4 avril 2016 08h26

    Suis entièrement d’accord avec votre approche, Peter Benoît C’est cette seule approche (à quelques variantes près) qui pourrait permettre au P.Q. de marcher sur ces deux pieds, débarrassé de son Boulet.

    Si le P.Q. s’accordait enfin avec la réalité électorale, il pourrait enfin commencer à envahir les terres caquistes, et mêmes les terres libérales qui ne sont pas dominées ni contaminées par le vote envahissant du « West Island ».

    L’approche traditionnelle du référendum (cette misérable incantation, anti- stratégique au cube, celle « d’avant, pendant, après, le jour et la nuit, la semaine et la fin de semaine », cette approche-là, c’est devenu au contraire la porte toute grande ouverte aux envahisseurs de la C.A.Q. et du P.L.Q. pour qu’ils anéantissent le P.Q. dès 2018.

    L’électorat typique du West Island bloque tout. Cet électorat est une forteresse qui peut et qui devra être encerclée, assiégée, réduite… Le Pouvoir est à ce prix. L’indépendance itou… C’est essentiellement cela la Game que n’ont jamais voulu jouer les indépendantistes et les chouverainistes, dominés qu’ils sont depuis plus de 40 ans par les référendistes, eux-mêmes tétanisés à la seule mention du West Island.

    Tout n’est pas si compliqué du moment qu’on sort des sentiers battus et rabattus qui n’ont jamais loin…
    Les faiseux et les losers ont eu toutes leurs chances. Toutes été perdues. Une autre approche et une autre Game à jouer conviendraient mieux, en effet, au winner qu’est P.K.P.

  • Arseneault, 4 avril 2016 08h05

    Bien élaboré.

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