«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Indépendance politique du Québec 424

Souveraineté ou/et bâtir un pays

Est-ce que souveraineté égale un pays ?

Chronique de Bruno Deshaies
lundi 22 décembre 2014
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Pourquoi faut-il choisir deux mots, souveraineté et pays, pour exprimer l’ambition collective des Québécois à faire l’indépendance politique du Québec ? Cette approche est inutilement ambiguë. L’usage des concepts ne peut pas être pris à la légère. Les politiques et les partisans péquistes doivent s’entendre sur un vocabulaire qu’ils pourront clairement expliquer aux contribuables et à l’électorat. Est-ce que les mots « souveraineté » et « pays » expriment exactement la même réalité ? Ce n’est pas certain, car un pays signifie une « division territoriale habitée par une collectivité, et constituant une entité géographique et humaine » (1). De cette signification on ne peut conclure ipso facto à la souveraineté politique d’un État. Par conséquent, il faut pousser plus loin la compréhension du mot souveraineté.

La souveraineté, est-ce l’autorité suprême d’un État autonome et indépendant ? Est-ce la notion de nation indépendante ou de nation au sens Étatique, juridique, où l’État-nation est un groupe de nations ou une seule nation (au sens général), le tout soumis à l’action et aux lois d’un gouvernement souverain ? Ou bien s’agit-il de l’État-nation ayant toutes les capacités d’un système juridique, constitutionnel, lequel serait doté de la souveraineté politique – soit un État fédéral ou une union fédérale ?

Quant à l’expression « bâtir un pays », serait-ce se contenter d’une autonomie locale ou provinciale qui pourrait laisser assez de marge de manœuvre à l’État du Québec afin de se gouverner à sa guise selon un nouveau partage des compétences entre l’État fédéral canadien et l’État fédéré (ou associé) du Québec ? Ou encore, d’autres formules d’union fédérale alambiquées qui seront toujours non-négociables avec le Canada-Anglais. Pourquoi s’illusionner avec des formules confédérales qui ont été rejetées à plusieurs reprises.

« Maintenant », « Indépendance » et « Bientôt ».

Le titre du Cahier 3 porte trois mots. Nous savons aujourd’hui que c’est toujours maintenant, que l’indépendance n’est pas faite et que bientôt n’est pas plus assuré qu’autrefois ou hier. Le passé n’a pas été dépassé ! Le « pain et le beurre » continue a pesé lourd dans la balance des avantages et des inconvénients.

Les collaborateurs pour ce Cahier ont tenté d’apporter des réponses aux objections et embûches qui se dressent contre l’objectif de l’indépendance politique du Québec.

« Cessons de jouer sur les mots. » (Pierre Harvey)

Le 24 décembre 1975, l’économiste Pierre Harvey publia dans le Cahier 3 du quotidien Le Jour un texte dans lequel il cherche surtout « à désamorcer quelque peu cette peur panique que nous avons dans les tripes » (2). Outre ce problème, les remarques qu’il fera « viseront aussi à éclaircir quelques concepts élémentaires qui mal compris, amènent les critiques de bonne volonté à passer complètement à côté de la question et permettent à certains politiciens, plus au fait du sens des mots, de fabriquer des slogans efficaces peut-être mais totalement vides de contenu. »

« Parler d’indépendance pour le Québec, ce n’est pas prôner l’autarcie économique. » (Pierre Harvey) »

Dans son essai économique, le professeur Harvey a abordé un certain nombre d’objections au projet de souveraineté du Parti québécois sous la direction de René Lévesque. Force est de reconnaître que ces obstacles n’ont pas encore perdu de leur efficacité. En voici cinq d’énumérer sous la forme de croquis dans cet article :

• On est pas prêts !..
• On peut pas se passer des Anglais…
L’INFLATION serait bien pire !
• Suicidaire
• Pas faisable

On en trouve quatre autres parmi les articles des autres collaborateurs. Ils reflètent l’état d’esprit des adversaires de l’indépendance.

• Enlevez-moi pas mes Rocheuses !
• On a pas les moyens !
• « Ils » nous laisseront jamais faire…
• Vous allez vous faire faire mal !...


Aujourd’hui, en 2014, il ne semble pas que la société québécoise a fait beaucoup de progrès quant à ses peurs vis-à-vis l’indépendance politique du Québec. La diversification de la population dans la société québécoise actuelle ne semble pas rendre la tâche des souverainistes plus facile. La planétisation des phénomènes de tous ordres paraît brouiller les cartes. Pourtant, quiconque observe moindrement le monde actuel peut facilement contredire les propagandistes de l’objection coutumière : ″Le Québec ne peut pas vivre tout seul″. C’est ce que fait Pierre Harvey en s’expliquant en ces termes : « C’est vrai, mais c’est vrai pour tous les « pays », indépendants ou non. Le Québec ne peut pas vivre tout seul. »

Constater que le mot « pays » est mis entre guillemets. Dans ce cas, il signifie une nation indépendante dotée d’un État souverain. Notons que dans son texte, l’auteur utilise 32 fois le mot indépendance et dix fois le mot interdépendance. Ces deux concepts sont au cœur même du processus d’indépendance politique du Québec (3). Il faut se rendre à l’évidence que la conceptualisation de l’indépendance nationale du Québec est irréalisable sur les bases de l’optique fédéraliste.

Revenons à l’article du professeur Pierre Harvey.

« Le pain, le beurre et… l’indépendance »

Voici quelques thèmes qu’il a abordés dans son article :

LISTE DES THÈMES

• Recours aux épouvantails économiques
• Cessons de jouer sur les mots
• Comment on aménage l’interdépendance économique
• La sécurité sociale après l’indépendance ?
• Les chemins de fer après l’indépendance ?
• Une « piastre » à 50 ¢ après l’indépendance ?
• À un Québec indépendant à voir à ses affaires !

Le devoir d’économie

Dans son article, le professeur Pierre Harvey s’intéresse plus aux concepts et aux aspects réels du fonctionnement des économies qui façonnent la vie des sociétés. Ne serait-il pas raisonnable de penser au devoir d’économie devant le « recours aux épouvantails économiques » par les anti-indépendantistes ? Devant cette situation, « l’économiste a alors le devoir d’aider à déjouer ces manœuvres ». C’est dans cet esprit qu’il a abordé les sept thèmes qui suscitaient le plus la controverse parmi les Québécois et Québécoises au tournant de 1975.

Le devoir d’économie, à l’instar du devoir d’histoire, a sa place dans le débat au sujet de l’indépendance politique du Québec. Le thème « Une ″piastre″ à 50¢ après l’indépendance ? » a soulevé beaucoup d’inquiétudes. Pourtant, ce n’est pas en soi l’indépendance qui crée le problème. D’où cette constatation par l’auteur : « À l’intérieur d’un pays, ce qui importe donc, c’est que les revenus montent aussi vite que les prix. » Dans ce cas, il y a bien d’autres situations qui peuvent entraîner des effets pervers sur les revenus des individus.

Par exemple, le 15 mai 1982, les négociations dans la fonction publique n’aboutissent pas. Pour combler le trou de 700 millions $ dans le trésor public, Québec menace de couper les salaires de ses employés pendant les trois premiers mois de 1983. À cet effet, le 21 juin 1982, le gouvernement du Québec fait adopter la loi 70 qui prolonge les conventions collectives et prévoit une récupération de 20 p. cent des salaires de janvier à mars 1983, suivie d’un gel des salaires d’un an, à défaut d’une entente sur un autre mécanisme de récupération. En outre, il impose la désindexation du régime de retraite tout en modifiant les règles de financement.

Devant l’impasse des négociations entre le gouvernement et les syndicats, Yves Bérubé (1940-1993), ingénieur, d’abord ministre de l’Énergie et des Richesses naturelles et ministre des Terres et Forêts, dans le premier gouvernement de René Lévesque, puis nommé Président du Conseil du Trésor dans le second gouvernent de Lévesque où il annonça, le 23 mars 1982, des dépenses de 23.7 milliards de dollars et des coupures de 670 millions de dollars pour l’année 1982-1983 chez le personnel de la Fonction publique.

En réaction à l’imminence de toutes ces coupures sur les salaires, le Syndicat des Professionnels et Professionnelles du gouvernement du Québec fit imprimer le Bérudollar (4) qui illustrait la dévaluation du dollar de salaire à 80¢. Cette riposte fut tellement percutante que la fausse monnaie d’équivalence du dollar a dû être retirée de la circulation. Malgré les protestations des employé(e)s de l’État, le 11 décembre l’Assemblée nationale vote la loi 105 qui comprend les décrets et dispositions tenant lieu de conventions collectives pour les secteurs public et parapublic.

UN BÉRUDOLLAR (avers et envers)

Que peut-on retenir de cet événement ? Je retiendrais sur cette question de la monnaie, cette remarque de Harvey : « …le problème de la monnaie, à l’intérieur de l’économie nationale, est essentiellement une question de rythme d’évolution des revenus comparé au rythme d’évolution des prix, quelle que soit l’unité monétaire retenue ». Le gouvernement comme tout le monde doit en tenir compte.

Le devoir de politique

Cette crise sociopolitique témoigne de l’urgence pour l’État du Québec de voir à ses affaires. Des crises comme celle-ci, il y en a eu avant et après 1975, si bien qu’on assiste à nouveau au même genre de crise en ce moment accompagné du même genre de discours convenu, décevant, même choquant, que nous serinent les politiques au pouvoir. C’est une autre vaste improvisation que des esprits intolérants et dogmatiques veulent résoudre en deux coups de cuillère à pot. Le train d’enfer des coupures n’est vu que dans une échéance extrêmement restreinte sans tenir compte du moyen et long terme. Si cette médecine de cheval a été inefficace, pourquoi faut-il la reprendre systématiquement d’une décennie à l’autre ? L’État doit voir au présent et au long terme. Le gouvernement Couillard ne voit que le poil qu’il a dans sa soupe. La vision est absente du discours de ses ministres à vocation économique ; ceux-ci donnent le ton au style du gouvernement de Philippe Couillard que lui-mêmel entérine aveuglément. Si bien que la saturation des raisonnements fallacieux résonnent en définitive comme des mensonges. Toutefois, à force de les répéter ad nauseam, ils finissent par devenir un absolu économique. Les parlementaires doivent, comme les autres, apprendre à respecter leur devoir de politique. Le cynisme populaire à leur endroit repose légitimement sur le rejet du comportement des élus politiques qui parlent « des deux côtés de la bouche » plus souvent qu’autrement.

Le problème d’un État provincial. En ce qui concerne le Québec, les politiques d’ici, sur la scène provinciale (et ceux sur la scène fédérale), qu’ils soient fédéralistes ou indépendantistes, devraient admettre clairement que « le Canada actuel ne constitue pas un ″marché commun″ mais un État unitaire sur le plan économique dans lequel le Québec est bien ″une province comme les autres″ » (Harvey). Néanmoins, il est aussi un État fédéral très centralisé qui crée des pressions énormes sur l’État provincial des Québécois comme société et comme nation. Autrement dit, la subordination est double : politique et économique.

Les problèmes économiques. À la fin de son analyse de situation, Harvey conclut : « On pourrait continuer ainsi pendant longtemps encore l’énumération des problèmes économiques soulevés par l’hypothèse de l’indépendance politique du Québec. On constaterait toujours qu’il ne s’agit pas de questions de techniques. » Or, le gouvernement libéral au Québec est obsédé par les « questions de techniques ». Il ne cherche rien d’autres que « le pain, le beurre » et…le sauvetage provincial.

L’ordre politique est-il irréversible ? Cette question est cruciale. Voici de quelle manière Harvey cherche à résoudre la difficulté. D’abord, il soutient que les Québécois doivent se libérer mentalement de l’obstacle économique. En second lieu, il considère que ceux-ci deviendraient plus libres pour faire leur choix entre continuer dans le fédéralisme ou devenir indépendant s’ils s’arrêtaient à considérer les concepts fondamentaux de l’économie. Mais s’ils choisissaient de devenir une nation indépendante, ils devraient se libérer de « leur peur panique », car la peur n’est pas nécessairement « le commencement de la sagesse ». Le « Pas faisable » constitue donc un obstacle de taille pour les souverainistes (cf. « Les objections et les embûches » (5).

Le temps présent et le futur. Les Québécois sont toujours devant le même dilemme. L’éclairage que nous a apporté en 1975 Pierre Harvey pourrait peut-être rassurer les indécis qu’un choix lucide serait possible. Contre ceux qui pensent que le projet indépendantiste est « suicidaire », il réplique en ces termes : « Ce qui est en cause, ce n’est pas le signe que constitue la monnaie, mais l’efficacité de l’appareil productif, l’importance des ressources naturelles, les qualités de la population active, toutes choses qui ne sont pas à être modifiées par le fait de l’indépendance politique. »

L’indépendance politique. Si l’on suit le raisonnement de Pierre Harvey, force est de reconnaître ce fait : Le pays des Québécois existe réellement ! Il s’agit « maintenant » et définitivement de le projeter dans le futur avec la conviction ferme de réaliser l’indépendance et de communiquer cette ambition à une majorité de Québécois et de Québécoises. La vraie question n’est pas sociale mais NATIONALE.

Les apparatchiks de la souveraineté devraient travailler à s’entendre sur l’essentiel plutôt que de se houspiller mutuellement et continuellement sur la place publique. Le pas à franchir est celui de l’indépendance politique. Il faut cesser de jouer sur les mots. De la rigueur dans vos propos, car vous avez un devoir de politique envers la société québécoise toute entière.

Huit mois de controverses et de débats byzantins, c’est assez et c’est trop. Aller à l’essentiel. Recentrez-vous. OUI, se recentrer. La définition de ce verbe est très claire : il s’agit tout simplement de « réorienter (quelque chose) par rapport à un axe ou à un objectif préalablement défini ». Enfin, si tel était le cas, la population pourrait vous comprendre et vous suivre.

En effet, depuis cinquante ans, le discours des politiques tournent autour de deux axes : fédéralisme ou indépendantisme. Les politiques s’entortillent d’un côté et de l’autre avec plus ou moins de succès. En présence de ce spectacle, les indépendantistes sont désarmés. Ils ne savent plus quoi penser de vous tous. Ils sont déçus et désespérés. L’élection du 7 avril dernier l’a prouvé. Les promesses libérales, d’une part, et les rêves péquisto-nationalistes, d’autre part, n’arrivent pas à satisfaire les Québécois. (Cf. Bruno Deshaies, « Le discours limite des souverainistes. Toujours à la recherche du statut constitutionnel du Québec. (6) » En 2015, on peut penser que la population n’a que faire de vos habitudes de zizanie et de discorde idéologique. Le camp souverainiste a intérêt à s’unir sérieusement et solidement autour de certains concepts qui sont les assises de l’indépendance. Le temps des bricolages électoralistes et des projets de programmes de gouvernement outrageusement détaillés est terminé. Soyez sérieux. Faites votre devoir de politique, visière levée, avec des idées indépendantistes communes, et la population québécoise saura trouver des raisons pour vous appuyer.

Le nouveau chef du Parti québécois devra sortir de l’ornière du péquisme. Les lieux communs et le discours souverainiste éculé doivent être réévalués par une équipe « indépendante », mais proche du nouveau chef, afin de maintenir le cap sur l’indépendance politique du Québec. C’est vital pour ce parti et essentiel à la société québécoise qui veut se considérer en tant qu’une unité politique distincte dans le monde. Il faut le dire ouvertement pour pouvoir le réaliser avec le peuple. La démocratie, c’est le nombre, la majorité, qui s’exprime et vient entériner une volonté politique.

L’homme ou la femme politique qui veut s’engager dans ce combat devrait prendre conscience que les événements ne se déroulent pas seulement dans un temps court, le présent actuel, mais dans l’ensemble des rapports passé ↔ présent ↔ futur qui représentent le temps de l’histoire, la continuité de l’effet des forces qui conditionnent le présent actuel et hypothèque le futur, l’horizon souhaité. L’effet historique recherché par les politiques indépendantistes implique une connaissance des causes qui affectent directement les conduites dans le présent actuel. Le devoir d’histoire est essentiel. Toutefois pour l’homme ou la femme d’action, le devoir d’action doit reconnaître les exigences de la tactique. Et lorsqu’il s’agit de préparer l’action lointaine, « la lucidité sur le passé et le présent peut être une source d’évolution planifiée ou de révolution… tranquille ou non » (7).

NOTES

(1) Trésor de la langue française informatisé (TLFi). http://www.cnrtl.fr/definition/pays

(2) Voir le texte intégral sur Le Rond-Point des sciences humaines.
http://www.rond-point.qc.ca/blog/media/pdf/Harvey_Pierre.Maintenant%201975-12-24.pdf

(3)Dans le même esprit, au plan politique, les Treize leçons sur l’indépendance et l’interdépendance. Indépendance nationale du Québec. Cf. http://www.rond-point.qc.ca/blog/media/pdf/Treize-Lecons.version_2013-10-02_FINAL.pdf

(4) Syndicat des Professionnelles et Professionnels du gouvernement du Québec, Quarante ans de solidarité. Une histoire du SPGQ, circa 2009, p. 27-28.
http://www.spgq.qc.ca/utilisateur/documents/SPGQ_40%20ans_web1.pdf¬ Signalons au passage que la biographie d’Yves Bérubé n’est qu’en anglais seulement sur le site de Wikipedia.

(5) Pierre Harvey, « Le pain, le beurre et… l’indépendance. » Texte en ligne sur Le Rond-Point des sciences humaines.
http://www.rond-point.qc.ca/blog/media/pdf/Harvey_Pierre.Maintenant%201975-12-24.pdf

(6) Bruno Deshaies, « Le discours limite des souverainistes. Toujours à la recherche du statut constitutionnel du Québec. » Dans Vigile.net, chronique du 23.10.2003. http://www.vigile.net/archives/ds-deshaies/docs3/03-10-23-2.html

(7) Maurice Séguin, Les Normes, Introduction, division 0.5 : « Préparer l’action lointaine », section 0.5.5.2 .

Commentaires

  • bruno deshaies, 11 février 2015 10h40

    Bruno Deshaies @ rosemarie 11-02-2015 10:28

    Le Québec est d’abord coincé dans le Canada comme entité politique fédérée. Puis, le Canada est une province de l’Univers fédéré ou de « cet unique Village Planétaire » comme vous le dites. Donc, le Québec est une province d’une autre province dépendante de l’Univers fédéré ou de l’ordre mondial.

    Ce que les Québécois indépendantistes recherchent prioritairement consiste à se libérer collectivement de leur dépendance politique ou collective du « canadian scheme » de 1867. Car ce régime est beaucoup plus qu’une union politique mais aussi une union fédérale économique, culturelle et idéologique (celle de l’unité canadienne à tout prix). Le 150e anniversaire du Canada en est déjà et en sera l’illustration parfaite (cf. « Le DEVOIR d’HISTOIRE : pourquoi pas ? ». http://www.vigile.net/Le-devoir-d-histoire-pourquoi-pas

    Notre premier obstacle n’est pas le Nouvel Ordre Mondial, c’est notre annexion au Canada-Uni de John A. Macdonald à Stephen Harper ainsi que de toute l’histoire de ces deux Canadas depuis 1760.

    Il serait donc préférable d’être directement dépendant de l’Univers mondial que d’être dépendant de l’Unité canadian/canadienne(!) qui nous prive de notre indépendance politique autant à l’interne et, en plus, à l’externe. Cette privation intrinsèque au plan politique est désastreuse pour tout gouvernement de l’État du Québec provincialisé. Or, c’est cette réalité qui nous « étouffe ».

    À cet égard, les partisans du concept d’État-Nation(s) auraient intérêt à préciser leur pensée, car il se pourrait que ce ne soit qu’une autre version de la souveraineté-association. S’il y a un mensonge, se serait probablement dans ce discours amphigourique où il faudrait chercher les demi-vérités à combattre avant de se plaindre du Nouvel Ordre Mondial.

  • rosemarie, 8 février 2015 08h08

    est-ce moi qui suis dingue mais avec le Nouvel Ordre Mondial qui se met en place, cet unique Village Planétaire, prévu par les les Saigneurs de ce Monde Desmarais Rockfeller et Rotschild qui possèdent déjà une partie de notre pays et même nos caisses populaires gérées par la Commission Trilatérale, comment peut-on encore oser nous faire croire à la Souveraineté....le Québec n’a pas réussi à se sortir du Canada alors comment fera-t-il face au Nouvel Ordre Mondial....
    je n’ai qu’un rêve, celui que le mensonge étouffe ceux et celles qui s’en servent pour nous esclaver.....

  • Bruno Deshaies, 23 décembre 2014 07h58

    23 décembre 2014

    Il y a trente-neuf ans !

    Pierre Vadeboncoeur

    Dans le Cahier 3 du quotidien Le Jour, 24 décembre 1975, titré « Maintenant L’indépendance Bientôt ! », Pierre Vadeboncoeur fut chargé de la page éditoriale : « Le soleil du pouvoir ». Il présente son appréciation du mouvement souverainiste et du comportement de la société québécoise. À lire attentivement. Vous trouverez des extraits et le facsimilé de l’édition originale de l’Éditorial sur Le Rond-Point des sciences humaines. Lire la suite

    Pour ce Cahier, dix collaborateurs ont accepté d’apporter des réponses aux objections et embûches qui se dressent contre l’objectif de l’indépendance politique du Québec. Pierre Harvey fut le principal collaborateur. Une « Liste des collaborateurs du Cahier 3 » a été dressée. On y trouve quelques extraits et un commentaire au sujet de l’article de Laurent Mailhot. Lire la suite

    Ainsi l’article de l’économiste Pierre Harvey peut être replacé dans son contexte général de l’époque.

    Bonne lecture. Bonne réflexion.

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