«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le doute s’installe

Sondage : les Québécois se demandent si l’UPAC peut faire son travail

mardi 2 mai

MONTRÉAL | Les Québécois estiment que l’UPAC a fait du bon travail jusqu’à maintenant, mais se demandent si elle a suffisamment les coudées franches actuellement.

Un sondage Léger, réalisé pour le compte de TVA Nouvelles, vendredi et samedi dernier, révèle que 57 % des Québécois croient que l’Unité permanente anticorruption (UPAC) a bien rempli son mandat jusqu’à maintenant.

Seulement 18 % des personnes sondées pensent qu’elle a fait du mauvais travail. Les autres, 25 %, ne savent pas ou ne veulent pas répondre.

L’UPAC avait été créée en 2011 dans la foulée des révélations qui ont donné naissance à la commission Charbonneau.

Mais, quand on demande si l’UPAC subit des pressions de la part des dirigeants politiques : 61 % des répondants croient que c’est le cas, tandis que seulement 22 % estiment que l’UPAC est réellement indépendante.

Plus encore, à une autre question sur les politiciens eux-mêmes, 70 % des répondants estiment que les élus politiques québécois jouissent d’un traitement de faveur en matière d’enquêtes criminelles.

Pour Christian Bourque, de la firme Léger, les Québécois sont perplexes et désenchantés.

« (Les) Québécois disent : ‘‘je ne suis pas sûr si l’UPAC a les coudées franches pour mener à terme ses enquêtes et déposer des accusations contre des élus provinciaux’’. »

« Je pense, a ajouté M. Bourque, qu’il se dégage de ça un certain scepticisme, mais aussi une certaine perte de confiance. C’est à L’État québécois à réagir et à tenter de rétablir cette confiance-là. »

Sujet connu

La vaste majorité des personnes interrogées par Léger – 80 % d’entre eux – ont entendu parler d’informations sur des enquêtes de l’UPAC portant sur des élus ou ex-élus de l’Assemblée nationale ou de leurs proches conseillers, diffusées la semaine dernière.

On a demandé aussi aux personnes sondées si l’UPAC a toute l’indépendance requise pour terminer l’enquête sur Jean Charest et Marc Bibeau, dont l’existence a été mise à jour par notre Bureau d’enquête la semaine dernière.

Une proportion de 55 % des répondants estime que l’UPAC n’est pas assez indépendante, tandis que seulement 20 % d’entre eux soutiennent qu’elle l’est.

Finalement, les répondants sont divisées quant aux ressources accordées à l’UPAC pour faire son travail : 38 % croient qu’elle en a suffisamment alors qu’une proportion de 38 % aussi pense qu’elle n’en a pas assez.

Le sondage a été réalisé par internet les 28 et 29 avril, auprès d’un échantillon de 754 Québécois. À titre comparatif, la marge d’erreur maximale pour un tel échantillon est de plus ou moins 3,6 %, et ce, 19 fois sur 20.

 


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