«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le devoir du chef du Parti Québécois

L’Affaire Michaud

Seize ans plus tard, l’injustice perdure

La responsabilité et l’obligation du Parti Québécois

Editorial de Vigile
mardi 13 décembre 2016
3 178 visites 18 messages

M. Jean-François Lisée
Chef du Parti Québécois et Chef de l’Opposition officielle
Cabinet du chef de l’Opposition officielle
Hôtel du Parlement
1045, rue des Parlementaires
2e étage, Bureau 2.83
Québec (Québec) G1A 1A3

Monsieur Lisée,

Le 14 décembre 2000, l’Assemblée Nationale, dans un geste sans précédent dans toute l’histoire du parlementarisme britannique dont s’inspire son fonctionnement, adoptait à l’unanimité une motion condamnant Yves Michaud, ancien journaliste, député, haut fonctionnaire, diplomate et administrateur d’État de grand renom, pour des propos prétendument diffamatoires à l’endroit de la communauté juive qu’il n’avait jamais tenus, et ce sans même lui donner l’occasion de se faire entendre, en violation des règles les plus élémentaires de la justice naturelle.

Au moment des faits, le Parti Québécois détenait la majorité absolue des sièges à l’Assemblée Nationale, soit 73 sur 125, et formait le gouvernement. Il est donc entièrement responsable de l’injustice commise à l’endroit d’Yves Michaud. En effet, s’il s’y était opposé, la motion le condamnant n’aurait jamais pu être adoptée.

Depuis lors, cinquante et un des députés péquistes présents au salon bleu lors du vote de la motion infamante se sont excusés auprès d’Yves Michaud à titre personnel. Les autres, dont le premier ministre et chef du Parti Québécois de l’époque Lucien Bouchard qui porte dans cette affaire une très lourde responsabilité, ont délibérément choisi de ne pas le faire.

N’ayant absolument rien à se reprocher et rien qu’on puisse lui reprocher dans cette affaire, Yves Michaud mérite réparation, et les excuses personnelles d’un certain nombre de députés contrits du PQ sont loin de constituer une réparation adéquate et suffisante.

En devenant récemment chef du Parti Québécois, et même si vous n’avez eu vous-même aucune responsabilité dans cette affaire n’étant alors ni député ni conseiller au cabinet du premier ministre Bouchard, vous avez hérité de son passé et des obligations, responsabilités et devoirs qui découlent de vos fonctions.

L’affaire Michaud et le comportement du Parti Québécois à cette occasion ont laissé une grosse souillure sur l’intégrité du PQ qui l’atteint au plus profond de son âme en plus de miner sa légitimité et sa crédibilité comme défenseur des droits des Québécois.

Ayant, sans le moindre scrupule et sans la moindre considération, sacrifié un grand Québécois et un de ses plus illustres partisans, l’ayant désigné à l’opprobre public sans autre motif que l’opportunisme personnel le plus vil et le plus crasse de Lucien Bouchard, le Parti Québécois doit des excuses à Yves Michaud et à tous les Québécois. Il vous incombe en tant que chef du Parti Québécois de les lui présenter.

Une fois la chose faite, il vous incombera également de vous lever à l’Assemblée Nationale pour demander à celle-ci de prendre acte des excuses du Parti Québécois, et l’inviter à offrir à son tour les siennes au citoyen Michaud, victime innocente de la pire ignominie politique jamais commise au Québec. Ce faisant, non seulement vous trouverez-vous à rendre justice à Yves Michaud, mais vous rendrez également son honneur au parti que vous dirigez, ce qui le rendra plus fort.

Veuillez recevoir, Monsieur le Chef du Parti Québécois et de l’Opposition officielle, l’assurance de ma plus haute considération.

Richard Le Hir
Ancien député du Parti Québécois, ancien ministre sous Jacques Parizeau, rédacteur-en-chef de Vigile.Québec

Commentaires

  • André Gignac , 1er janvier 10h50

    Correction à mon commentaire...

    ... le Robin des banques québécois au lieu... le Robin des Bois québécois... Merci.

    André Gignac 1/1/17

  • Jean Brilland, 18 décembre 2016 07h20

    Il est impossible que sans la réparation la plus solennelle envers Yves Michaud que l’indépendance redevienne possible. Une nation qui assassine ses fils est une nation sans gloire, sans envergure et sans avenir.

    Gilles Verrier

    ...triste de voir si peu d’inspiration et de courage chez ces politiciens...

  • Marcel Haché, 17 décembre 2016 11h41

    Merci à Richard Le Hir et Gilles Verrier pour leurs interventions si…si dignement indignées.

    Ce qui a toujours été reproché, et partout d’ailleurs, ce qui est encore reproché « à tous les Yves Michaud du monde entier »…c’est de manquer de mou dans le genou, cette maudite capacité à la génuflexion…

    Quoi qu’il arrive….Yves Michaud sait qu’il a sa place dans l’Histoire de la patrie. Cette place lui est assurée aussi sûrement qu’une place est assurée à chacun des ouaouarons qui Nous tiennent lieu de gouvernement provincial, et qui s’appliquent à faire la p’tite histoire de la province de Québec.

    JFL ne pourra pas dire : « On ne m’a pas donné l’occasion. J’étais pris ailleurs… ». Il a cette occasion : celle de dire qu’il entend faire l’Histoire.
    Si un vieux compagnon de René Lévesque ne mérite rien, le P.Q. ne mérite plus rien non plus.

  • James A. Wilkins, 17 décembre 2016 09h35

    Merci Richard Le Hir pour cette missive à Jean-François Lisée qui a la responsabilité non seulement de redonner dignité au Parti Québécois mais d’éliminer cette tache qui perdure à la dignité de notre Assemblée Nationale. Ce que ni Bernard Landry ni Pauline Marois au pouvoir ont réussit à faire afin de réparer cet ultime affront envers l’honneur d’un grand Québécois. J’espère que Jean-François Lisée saura se montrer à la hauteur d’un Chef d’État.

  • Gilles Verrier, 16 décembre 2016 18h47

    Je suis déjà intervenu deux fois sur ce fil et je devrais me taire. Mais ne le peux. L’Affaire Yves Michaud est une honte nationale dont le PQ a l’entière responsabilité du pourrissement. Je suis scandalisé du fait que ce fil ne génère à ce jour que 13 commentaires. Où sont les péquistes inconditionnels ? Michel Beaumont ? Michel Dion ? Pierre Grandchamp ? Martine Ouellet ? Jean-François Lisée et son entourage ? Qu’ont-ils à dire ? Espèrent-ils que le PQ fasse un jour l’indépendance après avoir procédé en bonne et due forme à l’assassinat politique d’un des leurs, en fait un des plus illustres québécois ? Espèrent-ils que l’indépendance jaillira de la trahison ? Voilà la question que je leur pose.

    Pour moi, l’intégrité politique n’a pas de prix, et c’est l’amour de la nation qui est derrière. La trahison des siens, Yves Michaud dans ce cas, n’augure rien de bon pour l’avenir du Québec. Il est impossible que sans la réparation la plus solennelle envers Yves Michaud que l’indépendance redevienne possible. Une nation qui assassine ses fils est une nation sans gloire, sans envergure et sans avenir.

    La fumisterie a assez duré. Hic Rhodus, hic salta !

  • Marcel Haché, 16 décembre 2016 10h47

    L’affaire Michaud, ce n’est pas l’affaire de la communauté juive. C’est notre affaire à Nous. C’est Nous seuls qui sommes gênés. Au delà de l’honneur d’un patriote, c’est l’honneur de toute la nation qui est en cause.

    Nous ne sommes pas une tribu. Nous sommes une nation. Et quoi que notre nation se soit comportée et se comporte encore dans cette « affaire » comme une tribu, elle n’en reste pas moins une nation. Et c’est déraisonnable de penser qu’une nation peut s’excuser facilement autrement que par l’entremise de chefs d’État. Nous ne manquons pas de chefs de partis pour manquer régulièrement à l’honneur, mais Nous manquons de chefs d’État pour le rétablir.

    En réalité, il n’y a pas d’antisémitisme ni de racisme dans l’affaire Michaud. Mais…Mais il y a beaucoup d’antiracisme et d’antinationalisme…provenant de tous ceux-là qui persistent à croire confusément que le Canada serait un bien plus beau pays si ce n’était de Québec, cette maudite province qui n’a pas encore rallié la grande famille des canadiens et des canadiennes.

    Lorsque les sondages révéleront que l’intention de vote en faveur du P.Q. aura encore baissé, lorsque les péquistes, définitivement transformés depuis cette « affaire » en péquisteux et en référendeux, lorsque les péquisteux de la dernière fournée apercevront cette perspective imminente d’une déroute incommensurable dès 2018, il sera bien tard alors pour se résoudre à affronter le West Island. Car cette maudite « affaire Michaud », ce ne fut jamais rien d’autre qu’une très embarrassante génuflexion faite à tout le West Island.

  • Pierre Bourassa, 16 décembre 2016 00h21

    @Gilles Verrier
    Le vent tourne à l’échelle mondiale.On a vu le Brexit,puis Trump,bientôt Marine Le Pen.Le dénominateur commun : l’authenticité.Les gens ont eu le temps de comprendre qu’on nous mentait à répétition et l’épithète Fake News a été bien assimilé.
    Le temps est propice à défoncer les portes artificielles dont vous avez si bien fait la description.Yves Michaud n’a jamais dit ce qui lui a été reproché et n’est pas antisémite.
    Parfait : le PQ s’excuse publiquement et explique sa décision.
    Les gens vont adhérer à cette décision et les parasites vont se sauver devant tant de lumière.L’heure est venue.
    https://www.youtube.com/watch?v=Hcxfoa5V1T8 (20-09-2012)

  • Gilles Verrier, 15 décembre 2016 10h58

    Pourquoi le PQ n’a pas défendu Michaud ? demande Steve Brown.

    Le bris de la « paix sociale » constitue depuis la démonstration de force qui a suivi le référendum de 1995, une menace dont la victime serait le coupable. Le PQ (entre autres) en ressort doublement perdant. Piégé et impuissant. La volonté de suprématie anglo-saxonne sur le continent, réitérée de belle façon à l’occasion de la condamnation de Monsieur Michaud, ajoute, en décembre 2000, un élément d’importance au dossier. Désormais, toute tentative d’exercer un pouvoir démocratique au Québec, c’est-à-dire d’y exercer la démocratie dans l’intérêt de la majorité, conduirait à des troubles sociaux, autrement dit à une révolution colorée. C’est la menace que font peser nos maîtres pour que rien ne bouge. Pour reprendre le mot de Guy Debord, « Tout est permis mais rien n’est possible ».

    Nous sommes sous l’emprise d’une dictature bien camouflée. D’autant mieux camouflée que les premiers qui devraient la dénoncer sont ceux qui s’en sont faits les plus utiles complices. Ces complices attendent patiemment que le clan Desmarais, ou quelque autre puissance, ne change d’idée et trouve la souveraineté de bon goût, un bon jour, en accord avec ses propres intérêts égoïstes.

    D’autres détails sur le sujet : http://www.lebonnetdespatriotes.net/lbdp/index.php/dossierslbdp/item/9280-analyse-politique-le-pq-piégé-par-la-paix-sociale

  • Steve Brown, 15 décembre 2016 07h00

    J’ai beaucoup d’admiration pour Yves Michaud. C’est lui qui a un jour dit, en entrevue à la télévision, je le cite de mémoire : « que dans le parti libéral tout le monde était heureux lorsqu’il avait reçu sa motte de beurre et que le parti libéral était un parti politique sans idéologie ». Et il avait tout à fait raison.

    La question que je me pose, concernant cette motion unanime, elle celle-ci : pourquoi le Parti Québécois n’a pas pris la défense de m. Michaud ?

    Steve Brown

  • Jean Brilland, 14 décembre 2016 14h30

    Vous rêvez en couleur si vous croyez que Lisée va rompre avec Lulu !

    Relisez ce petit bout de correspondance entre Lisée et Michaud, et dites moi ce qui cloche dans la réponse de Lisée.

    Yves Michaud écrit le décembre 7, 2010 à 7:40 sur le Blog de Lisée :

    "Jean-François,

    1)Votre opinion est discutable mais fort bien étayée. Vous savez mieux que moi que les Américains décortiquent avec une précision chirurgicale les votes des noirs,des hispaniques, des catholiques, des blancs du Sud et du Nord, et tutti quanti.

    2)Trouvez-moi cependant un mot,un demi-mot, un soupir, dans ma prestation aux États généraux de la langue française offensant à l’égard de la communauté juive ?

    Yves Michaud

    P.S. Parrain d’un garçon juif, David Anselem, ma femme maraine d’une fille juive, NELLIE GUEDJ. Étonnant profil pour un antisémite ?
    Cordiales salutations.
    "

    et Lisée de répondre :

    "Cher Yves, merci pour votre commentaire.

    Je tiens cependant à répéter, comme je l’écris dans le billet, que vos propos ne sont pas antisémites. Critiquer le comportement référendaire d’un groupe d’électeurs principalement juifs n’est pas de l’antisémitisme. Pour le reste, j’en reste à ma démonstration, sur laquelle nous n’avons pas à être en accord. L’essentiel, il me semble, est que les députés du mouvement politique qui est le vôtre expriment leur regret quant à l’existence de la motion dont vous avez été victime.

    bien cordialement,

    Jean-François"

    Source : http://jflisee.org/laffaire-michaud-a-froid-suite/

    Je vous rappelle que Michaud a été assassiné politiquement pour avoir résisté à l’empire Desmarais et pour avoir menacé le trône et l’exécution des sombres ambitions de Bouchard, par son seul souhait de se présenter à l’investiture de Mercier.

    A ce sujet, Josée Legault y allait d’un article (14 janvier 2011) pertinent, en voici un extrait :

    "Dans les jours précédant la fameuse motion, M. Michaud avait déclaré son intention de se présenter à l’investiture du comté de Mercier comme candidat du PQ. Ceci était une « intention » et donc, il n’avait pas encore son bulletin de candidature. (Le chef du PQ doit signer ces bulletins pour autoriser une candidature à une investiture) .

    Mais s’il venait à passer de l’intention à l’action, le jour viendrait où Lucien Bouchard allait devoir signer le bulletin de candidature de M. Michaud. Ce que le premier ministre, ne voulant pas d’Yves Michaud comme éventuel membre de son caucus, aurait probablement préféré ne pas faire. Du moins, c’est ce qu’on peut en déduire par la suite des événements.

    Mais il savait aussi sûrement que s’il refusait de le signer, de nombreux militants lui en voudraient terriblement.

    Et donc, par un concours de cirsconstances proprement surréaliste – voir encore une fois le livre de Gaston Deschênes -, incluant un communiqué de presse providentiel du B’Nai Brith implorant M. Bouchard d’empêcher ce « dinosaure nationaliste » de se présenter dans Mercier -, la motion de blâme du 14 décembre 2000 ferait parfaitement l’affaire…

    Après tout, quoi de mieux que de faire passer un homme ou une femme pour xénophobe lorsqu’on veut s’assurer de ne pas l’avoir comme candidat ?"

    ...et Bouchard de démissionner le 11 janvier 2001, où près du tiers de son discours "d’abandon" des Québécois, était consacré à l’affaire Michaud, il mentionne sans rire :

    "...j’ai la conviction que, sans l’intervention de l’Assemblée nationale, le dommage eut été beaucoup plus lourd."

    Source : https://voir.ca/josee-legault/2011/01/14/retour-sur-laffaire-michaud/

    Yep, beurrer plus épais que cà, tu meurs !

    Je vous rappelle que ce Bouchard, qui a coupé les ponts à Michaud, est le même valet Desmaraisquien qui a favorisé l’entrée en "jeu" de Lisée et Legault à l’assemblée nationale.

    Tirez-en vos conclusions.

    "On ne mord pas la main de celui qui nous nourrit", peut-on entendre en écho dans les corridors capitonnés du Club St-James...


    PS : Message à Lisée :

    Pour répondre à votre insipide politesse à Michaud, L’essentiel n’est pas que les députés du mouvement politique qui est le vôtre expriment leur regret quant à l’existence de la motion dont Michaud a été été victime" !

    "L’essentiel", est que des mesures vigoureuses soient prises, et au plus sacrant, pour qu’une telle infamie n’arrive plus jamais en sol Québécois (ou ailleurs) !

    Ayez le courage de vos convictions, et ce, avant le grand passage de Michaud à un monde plus clément...et surtout, plus reconnaissant pour tout ce qu’il a été de vrai et courageux dans un monde de pleutres.


    Merci Monsieur Le Hir pour cet article.

  • André Gignac, 14 décembre 2016 14h14

    Monsieur Le Hir

    Après avoir lu l’excellent commentaire de M. Verrier, il ne me reste plus grand chose à ajouter sauf que, pour moi, il est clair dans ma tête que Lucien Bouchard a saboté ou miné le PQ avec le cas Michaud et avec d’autres coups déloyaux. Si M. Parizeau vivait encore, il pourrait vous en parler. Et je me demande si Lisée n’a pas porté le coup fatidique au PQ en reportant le référendum en 2022. Actuellement parlant, c’est le vide politique total au Québec et les libéraux pourraient être réélus facilement pour un autre mandat. S’il y avait une élection demain, je serais incapable de voter tellement il n’y a plus d’option possible pour l’indépendance du Québec.

    Je reviens à Lucien Bouchard. Pour moi, c’est clair, dans ma tête, que ce politicien était et est toujours, l’homme de bras pour les "jobs" sales du clan financier de Charlevoix. M. Michaud était surnommé, à l’époque, le Robin des Bois québécois, avec raison, à cause de ses dénonciations de l’establishment économique. Vous n’avez qu’à penser à ses critiques virulentes dénonçant l’administration de La Presse et celle des banques qui se sont faites varloper pas à peu près. M. Michaud était devenu l’homme à tasser. Voulant se présenter dans la circonscription de Mercier comme député pour le PQ, Bouchard lui a barré la route avec cette fausse déclaration sur les juifs sans qu’il ait eu la chance de s’expliquer et qui fut suivie par cette dénonciation de M. Michaud toujours par Bouchard, à l’Assemblée Nationale, ce qui m’a fait prendre conscience que ce parti, le PQ, était un autre parti du statut quo fédéraliste contrôlé par l’establishment financier comme pour le PLQ et la CAQ. À partir de ce moment, j’ai commencé à débarquer. Tous les députés qui ont vécu cette motion se sont faits complices du coup bas de Bouchard et ne méritaient plus de siéger à l’Assemblée Nationale.

    Lisée venait juste d’être élu chef du PQ et nous avons vu apparaître Bouchard dans le décor pour nous dire que le Québec avait un statut de province intéressant dans le Canada qu’il ne fallait pas sous-estimer. Lisée qui avait fait un tas de promesses pour se faire élire comme chef, a commencé, suite à cette visite de Bouchard dans les parages, à reculer dans ses promesses faites durant la course à la chefferie (la question identitaire, l’immigration etc.) Pour qui travaille véritablement Lisée ? Le cas de Bouchard est un beau cas d’infiltration du PQ par les fédéralistes et ils sont nombreux dans ce parti. Je comprends très bien Martine Ouellet de vouloir quitter ce parti pour la course à la chefferie du Bloc québécois.

    En terminant, je voudrais dire un gros merci à M. Michaud qui m’a beaucoup fait évoluer politiquement avec ses prises de position contre l’establishment financier et pour la langue française. M.Michaud, vous êtes un vrai PATRIOTE et un modèle pour moi ! Je vous souhaite la meilleure des chances et surtout je vous souhaite que la justice soit faite à votre égard, vous le méritez bien !

    André Gignac 14/12/16

  • Luc Drapeau, 14 décembre 2016 02h31

    Comme vous l’écrivez, « le 14 décembre 2000, l’Assemblée Nationale, dans un geste sans précédent dans toute l’histoire du parlementarisme britannique dont s’inspire son fonctionnement, adoptait à l’unanimité une motion condamnant Yves Michaud ».

    Cela a été fait « en violation des règles les plus élémentaires de la justice naturelle ». C’est une « injustice ».

    C’est à l’Assemblée nationale de réparer cette injustice.

    A mon avis, toutes les démarches entreprises doivent avoir pour but d’obtenir une déclaration de l’Assemblée nationale rétablissant l’honneur de monsieur Michaud avec l’admission qu’une injustice a été commise sous l’impulsion du duo Jean-Charest-Lucien Bouchard. Sauf erreur, des démarches ont été entreprises auprès du Président de l’Assemblée nationale et, semble-t-il, elles n’ont pas été couronnées de succès. Quelqu’un pourrait-il expliquer pourquoi.

    Ce sont les députés présents à l’Assemblée nationale qui ont voté la résolution.

    Le Parti québécois a un exécutif, des structures dans chaque comté, une aile parlementaire, des conseils nationaux et des congrès régionaux et nationaux. L’aile parlementaire n’est pas le Parti québécois dans son entier. A ma connaissance, aucun conseil national du PQ ou aucun congrès du PQ n’a condamné Yves Michaud. Je crois même que Lucien Bouchard a été hué pendant une instance du PQ et je crois que la cause de ces huées était l’injustice commise à l’égard d’Yves Michaud.

    Par conséquent, l’affaire Michaud ne fait pas partie du passé du Parti québécois et n’est pas une souillure à l’intégrité du Parti québécois. D’ailleurs, 51 députés du PQ ont présenté des excuses.

    L’affaire Michaud appartient au passé de Lucien Bouchard et de Jean Charest qui ont entraîné des députés dans l’adoption d’une résolution « scélérate » (comme dit Yves Michaud) par une institution qui incarne le peuple québécois : cette institution, c’est l’Assemblée nationale du Québec.

    Demander à Jean-François Lisée d’intervenir pour que l’Assemblée nationale corrige une injustice envers Yves Michaud me semble une bonne idée. S’il décide de le faire, il trouvera bien la meilleure façon pour atteindre l’objectif tel que formulé plus haut.

    Luc Drapeau

  • Laurent Girouard, 14 décembre 2016 02h14

    Monsieur Lisée,

    Il est temps de couper les ponts avec Lucien Bouchard, celui qui a voulu se débarasser de Yves Michaud. Réhabilitons Yves Michaud et tournons la page sur ce triste fossoyeur du PQ.

  • Gilles Verrier, 13 décembre 2016 20h51

    Monsieur Le Hir,

    Votre éditorial est tout à fait juste et s’élève avec raison contre cette injustice qui a frappé un homme droit, un serviteur du Québec, un patriote. Trahir un des siens, quel que soit le pays ou la dynamique politique a toujours pour conséquence de diviser le peuple. C’est un tel geste de division qu’a posé la direction politique du Parti québécois.

    Nous savons tous que Michaud est innocent, absolument innocent. Le Parti québécois persiste pourtant dans sa trahison. Il nous a montré qu’il est capable de tout, y compris trahir la cause qu’il prétend défendre. Seize ans ont passé. La réparation personnelle qu’attend toujours Yves Michaud est une chose sur laquelle il lui appartiendrait éventuellement de se prononcer. La réparation politique, quant à elle, n’est plus d’actualité. Le mal est fait. Depuis seize ans, la cohésion du peuple québécois n’a cessé de s’effriter. L’affaire Michaud, on le constate aujourd’hui, n’aura été qu’un jalon supplémentaire dans une trajectoire de replis en ce qui concerne la défense des intérêts fondamentaux du Québec. Notamment la défense du Québec français, une cause dont Yves Michaud s’était fait le champion.

    Qu’il s’agisse d’immigration, de multiculturalisme, du sur-financement des universités et du système de santé anglo, du dénigrement de nos traditions et de notre passé religieux, ou encore de l’application rigoureuse de ce qu’il reste de la Loi 101, tous les partis présents à l’Assemblée nationale, spectacle bien médiatisé, se chamaillent sur les détails. Sur le reste ils gardent silence. Ils sont tous complices sur l’essentiel ; hormis l’occasionnel coup de gueule, ne jamais monter sérieusement au front pour défendre les grands enjeux, ne pas faire de vagues, ne jamais réveiller le peuple et ne jamais menacer le statu quo.

    Typique de l’Affaire Michaud, l’Assemblée nationale reflète un très solidaire Québec, dans le pire sens de ce que peut être la solidarité. Un Québec uni dans son asservissement à la doxa mondialiste. Si bien que l’affaire Michaud, tant révélatrice, aura servi à prendre la mesure de l’asservissement politique du Québec à des forces étrangères et contraires à ses intérêts, et, on l’a vu, prêtes à faire violence aux meilleurs des nôtres. Dans ce triste cas, le Parti québécois a été leur instrument et a mené la charge. Je vous le dis, aucune excuse officielle ne viendra. C’est trop lourd.

    Les leçons politiques de l’Affaire Michaud nous enseignent que le Québec, et au premier chef son Assemblée nationale (qui d’ailleurs n’a de nationale que l’épithète), est à la merci de puissances financières et idéologiques qui ont le pouvoir de non seulement faire condamner sans procès un homme qui n’a commis aucun délit, mais d’imposer ensuite l’omerta pendant seize ans.

    Yves Michaud gênait et la dictature derrière la façade démocratique a trouvé un moyen expéditif de l’exclure. L’influence anglo-sioniste est telle dans nos institutions que Jean-François Lisée, qui ne cesse de donner des gages aux anglos, ne lèvera pas le petit doigt pour Yves Michaud. Si par malheur il le faisait, sa carrière politique serait finie. Il pourrait aller rejoindre Yves Michaud dans le groupe des brebis galeuses de « l’état profond », groupe qui grossit tranquillement et au sein duquel Vigile, entre autres, se démène.

  • ouhgo St-Pierre, 13 décembre 2016 15h47

  • Jean Claude Pomerleau, 13 décembre 2016 13h18

    Si Lisée répond à cet appel, cela suppose une rupture complète avec l’influence de Lucien Bouchard. Jamais trop tard pour bien faire :

    La trahison de Lucien Bouchard - Vigile.Québec

    vigile.quebec/La-trahison-de-Lucien-Bouchard

    29 juil. 2012 - Avec le temps, le constat s’impose : Lucien Bouchard a été en mission pour plomber systématiquement le PQ,

    Le ressort cassé de Lucien Bouchard | Le blogue de Jean-François ...
    jflisee.org/le-ressort-casse-de-lucien-bouchard/

    21 août 2014 - L’estime que les Québécois ont envers Lucien Bouchard est réelle, .... dit un jour B.Landry, en parlant de la pire trahison d’un québécois ...

    La trahison de Lucien Bouchard - Canoe

    fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2007/09/20070907-054002.html

    Les Orphelins de Bouchard : Lulu a-t-il trahi le PQ ? | Société | Voir.ca

    https://voir.ca/societe/2000/04/12/les-orphelins-de-bouchard-lulu-a-t-il-trahi-le-pq-2

    Lucien Bouchard - Accusations de trahison - YouTube

    https://www.youtube.com/watch?v=YTrUI3m_NUE

    12 avr. 2013 - Lucien Bouchard en entrevue aux Francs-tireurs de Télé-Québec, sur les accusations de trahison que des péquistes lui lancent.

    JCPomerleau

  • Claude Richard, 13 décembre 2016 13h04

    Bravo monsieur Le Hir. Je m’apprête moi-même à écrire dans le même sens à monsieur Lisée. Plus nous serons nombreux à le faire, meilleures seront les chances de faire bouger les choses.

  • yves corbeil, 13 décembre 2016 11h46

    Merci M. Le Hir,

    Il est plus que temps que cette affaire soit réparé pour que les responsables puissent se regarder dans un miroir sans voir ce fantôme qui les poursuit et poursuivra sans cesse.

    C’est pas mal moins compliquer à réparer que celle des peuples Autochtones donc si ils ne sont pas capable pour celle-ci comment espérer quoi que ce soit pour ceux-ci.

    Cela ressemble drôlement à une citation de peewee Trudeau sur le CETA dernièrement.

    Yves Corbeil,

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