«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ! - Voltaire

Campagne à la chefferie du PQ

Saboteurs et faux j’tons*

Quand les « amis » de l’intérieur font le jeu des ennemis de l’extérieur

Editorial de Vigile
jeudi 9 avril 2015
6 858 visites 11 messages

*Faux jeton :
Faux jeton, ou, dans la langue populaire, faux derche, faux cul, personne hypocrite, sournoise, déloyale.
Larousse

De temps à autre paraît un article qui permet au lecteur de saisir toute l’essence d’une situation politique sans pour autant que cela ait été le but recherché par son auteur. Il croyait simplement faire état de certains faits pour les commenter, mais il se trouve ce faisant à révéler toute la trame des manœuvres en cours pour influencer la dynamique du jeu politique. C’est exactement le cas de la chronique de Vincent Marissal parue dans La Presse + hier, consacrée en apparence à la candidature de Pierre Céré à la chefferie du PQ.

Je dis bien en apparence, car sous couvert de présenter le candidat Céré, Marissal se sert de ses propos pour se livrer à une attaque sauvage contre le candidat Péladeau. On ne peut évidemment s’attendre à rien d’autre de la part de La Presse, à la solde de l’Empire Desmarais et du camp fédéraliste, pour qui la profession de foi indépendantiste maintes fois répétée de Pierre Karl Péladeau le désigne automatiquement à sa vindicte, quand ils n’auraient rien d’autre à lui reprocher.

Mais il se trouve qu’ils n’ont pas que cela à lui reprocher. Non seulement PKP est-il indépendantiste, mais il a poussé l’outrecuidance, à leurs yeux, jusqu’à dénoncer l’emprise des Desmarais et de Power Corporation sur le PLQ, le gouvernement Couillard et Hydro-Québec, à travers la présence pendant dix ans de Michel Plessis-Bélair, vice-président du conseil d’administration de Power Corporation, au conseil d’Hydro-Québec alors qu’il se trouvait en situation manifeste de conflit d’intérêts du fait de l’importance de la participation de Power dans GDF-Suez, une entreprise française particulièrement intéressée à mettre la main sur la totalité ou partie des activités d’Hydro-Québec sans en payer la pleine valeur.

De la part du journaliste occasionnellement compétent qu’est Vincent Marissal, on aurait été en droit de s’attendre à davantage d’objectivité, n’eût été que pour sauvegarder les apparences de l’objectivité requise par son métier, mais il faut croire que les pressions de son employeur ou la tentation partisane n’aient été trop fortes.

Les circonstances nous obligent en effet à rappeler que Vincent Marissal, en plus d’être un employé de La Presse, est le conjoint de Sophie Cousineau, journaliste de son métier, à l’emploi de La Presse pendant plusieurs années, et fille d’Alain Cousineau, ancien Président du PLQ de 1981 à 1983. président du conseil de la SAQ de 1986 à 1995. PDG de Loto-Québec de 2003 à 2011, et président du CA du CHUM de 2012 à 2014, poste qu’il a dû abandonner dans la tourmente occasionnée par les conditions incroyables offertes au DG Christian Paire, recruté sur l’influence de l’Empire Desmarais.

Avec des influences comme celles de son père, vous ne serez pas surpris d’apprendre que Sophie Cousineau a été recrutée par la Caisse de dépôt peu de temps après l’élection du gouvernement Couillard au poste politiquement très sensible de vice-présidente-conseil du bureau du président et chef de la direction.

Sa compétence professionnelle, très réelle, n’a rien à voir dans sa sélection. Elle a été choisie parce qu’elle était politiquement sûre pour un poste où cette qualité prime sur toute autre compte tenu du modus operandi des Libéraux.

Cette introduction permet de situer l’article de Vincent Marissal dans sa juste perspective, entièrement partisane et totalement destructrice. Encore une fois, comment s’en surprendre ?

Mais ce qui est surprenant, c’est de voir avec quelle délectation Pierre Céré met la table pour lui. Il ne se contente pas de « faire chier » comme il le dit fort grossièrement en jouant les affranchis, il se vautre dedans et il en rajoute, au grand bonheur de Marissal qui s’en saisit à pleines mains pour beurrer plus épais.

J’ai la grande naïveté de ne pas prendre les gens pour des imbéciles, et je donne à Céré le crédit de savoir ce qu’il fait. Mais que fait-il au juste ? Sous prétexte de s’en prendre à PKP, il torpille le Parti Québécois, et notamment sa position dans le débat identitaire. En fait, la position qu’il défend est celle de Québec Solidaire. Comme il est trop intelligent pour qu’on puisse l’accuser de se tromper de parti, il faut conclure qu’il sait très bien ce qu’il fait et que son but est bel et bien de torpiller le Parti Québécois.

En agissant de la sorte, il se trouve à faire le jeu des autres candidats à la chefferie, à l’exception de Bernard Drainville, l’architecte du repositionnement identitaire du PQ, donc de Martine Ouellet et d’Alexandre Cloutier.

Or il se trouve que Pierre Céré est, de tous les candidats, le plus proche au plan idéologique de la gauche du PQ qui soutient la candidature de Martine Ouellet. De là à conclure que la gauche du PQ a davantage en commun avec Québec Solidaire qu’il en aurait avec un PQ dirigé par PKP, il n’y a qu’un pas. Reste à savoir s’il n’a pas déjà été franchi. Dans une cause comme celle de l’indépendance, qu’il s’agisse de celle du Québec ou de toute autre entité politique étrangère partageant la même aspiration et le même combat, le pire ennemi est toujours celui de l’intérieur.

L’autre camp qui se trouve chez nous à être celui des fédéralistes le sait très bien, et c’est pourquoi il s’applique à débaucher et/ou compromettre les éléments les plus malléables ou les plus vulnérables du mouvement indépendantiste qui conteste le statu quo dont il fait ses choux gras. Les Québécois savent depuis 1970 jusqu’où le gouvernement fédéral et ses alliés sont prêts à aller pour défendre le régime.

N’ont-ils pas eu droit aux révélations des commissions Keable (Québec) et MacDonald (Ottawa) sur les activités de la GRC en territoire québécois dans les années 1970, Gomery sur les commandites (Ottawa), et Grenier sur les activités d’Option-Canada pendant le référendum de 1995 ?

N’ont-ils pas entendu à l’occasion du référendum tenu en Écosse récemment l’aveu de l’ancien premier ministre Jean Chrétien, reconnaissant sans vergogne avoir fait fi de toutes les règles lors de celui de 1995 au Québec au nom de la « raison d’État » ? (Ce texte est disponible dans les archives de Vigile).

N’ont-ils pas eu le choc de découvrir que l’ancien ministre des Affaires intergouvernementales de René Lévesque, Claude Morin, avait été une « taupe » de la GRC pendant plusieurs années, et notamment de 1976 à 1982 pendant qu’il était ministre de René Lévesque ?

Dans l’entrevue qu’il a accordée à Vincent Marissal, Pierre Céré relate également les propos défaitistes de mon ancienne collègue députée et ministre Louise Beaudoin, qui fut aussi la directrice du cabinet de Claude Morin lorsqu’il était aux Affaires intergouvernementales. Marissal se pourlèche :

« LE PQ, C’EST FINI ! »

Avant de plonger dans la course, Pierre Céré a consulté quelques personnes, dont Louise Beaudoin. Elle lui a scié les jambes. « Elle m’a reçu dans un café en me disant : Qu’est-ce que tu fais là, Pierre ? Le PQ, c’est fini ! Et elle a passé tout le temps du café à me jaser que le PQ, c’est fini. Louise Beaudoin qui dit que le PQ, c’est fini… », répète-t-il en hochant la tête.

Au bas de la chronique de Marissal apparaît la confirmation des faits par Louise Beaudoin, recueillie par le journaliste Jasmin Lavoie :

Beaudoin espère un « vrai » débat d’idées

Quant à Louise Beaudoin, elle avoue avoir confié son pessimisme à l’égard du Parti québécois à Pierre Céré quelques semaines après la dernière élection provinciale. « À ce moment-là, le PQ, ce n’était pas mort, mais ce n’était pas fort non plus », a-t-elle indiqué en entrevue à La Presse. Depuis, elle a décidé d’appuyer Alexandre Cloutier, le « seul qui incarne l’espoir ». Elle espère voir un « vrai » débat d’idées naître d’ici la fin de la course. « Très franchement, c’est peut-être fini, le PQ. On verra, c’est évident que la suite n’est pas garantie », dit-elle.

Son commentaire m’inspire deux réflexions.

Tout d’abord, en sa qualité d’ancienne ministre et de politicienne de grande expérience, le soutien qu’elle accorde à Alexandre Cloutier contribue à accentuer les divisions dans un parti qu’elle considère déjà mort lorsqu’elle sait très bien que son « poulain » n’a aucune chance de l’emporter contre PKP. À quoi donc joue-t-elle ? Un tel choix n’est pas innocent, de sa part.

Ensuite, toute expérimentée soit-elle, son appel à un « débat d’idées » est d’une stupidité sans nom dans le contexte politique actuel. En effet, il est minuit moins une et le Québec joue son va-tout. Le temps n’est pas aux idées, il est à la survie, et à la défense des intérêts capables de l’assurer. Nous sommes dans l’existentiel, et n’avons pas une minute à perdre à la recherche d’un quelconque idéal platonicien.

Gardant un mauvais souvenir de mes contacts avec Louise Beaudoin en 1994 et 1995, je me demandais si je devais aller plus loin dans mes commentaires à son sujet lorsque la réception d’un message de mon ami Yves Michaud dans la foulée immédiate de la publication de l’article de Marissal a levé tous mes scrupules. Ce message est en fait le commentaire qu’il adressait au directeur du Devoir en 2001 au sujet d’une entrevue que venait de publier le prestigieux quotidien parisien qu’était encore à cette époque Le Monde :

Louise Beaudoin fustige la « vielle ethnie » canadienne-française

Je vous fais parvenir un extrait du journal Le Monde dans lequel Louise Beaudoin insulte la mémoire de quinze générations de Canadiens-français et les trois-quarts des citoyens québécois vivants qui font partie de cette « vieille ethnie ».

Mes propos soi-disant controversés et le « chiffon rouge » de Bernard Landry sont de la petite bière en comparaison d’une outrance qui fait table rase de la mémoire et du passé de notre peuple. Le pire est qu’en sa qualité de ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin répandra ces inepties à l’étranger. Pour cent fois moins que cela un ministre démissionnerait sur-le-champ. J’ai peu de respect pour les convictions politiques de Louise Beaudoin. Elle va à la soupe selon l’air du temps : membre du cabinet de Marcel Masse au moment de l’adoption de la loi 63, loi scélérate s’il en fut une, elle n’a pas eu le courage de démissionner. C’est elle que le gouvernement a sacré gardienne de notre langue. Horresco referens ! [...]

[Mes caractères gras]

Pour ma part, j’ai vu Louise Beaudoin intriguer dans le dos de Jacques Parizeau en 1995 pour paver la voie à Lucien Bouchard. Faut-il en conclure qu’ils mangent au même râtelier et qu’on doit douter tout autant de ses convictions indépendantistes que de celles de Lucien Bouchard ?

Une chose est certaine. Toute personne le moindrement informée ne peut pas ne pas voir le dommage que certaines attaques agressives entre ou contre les candidats à la chefferie du PQ se trouvent à infliger bien davantage au parti lui-même qu’aux adversaires en présence.

Ce genre de dommage commis de l’intérieur a un nom. C’est du sabotage. Et les personnes qui s’y livrent sont des saboteurs et des « faux j’tons ». Qu’on se le dise !

Commentaires

  • Pierre , 11 mai 2015 01h10

    Pierre Céré se retire de la course a quelque jours du vote

    Sa mission de saboteur étant accompli ,a quelque jours du vote,il lève les feutres prétextant le manque d’argent

    Pourquoi Céré irait plus loin dans son opération de démolititon et de dénigrement planifier du parti Québécois puisque les dommages qu’ils cherchaient a faire ont pu avoir été réaliser a moindre cout

    Pierre Céré as fait ses propres calculs sur le rapport cout bénéfice que quelque jours de dénigrement de plus sur le PQ er PKP lui couterais a lui et ses complices et il en as sans doute conclu qu’il en avait eu pour son argent avec trois milles piastres et que cela ne valait pas la peine pour lui de dépenser plus puisque la majorité de ses objectifs avaient été atteint

    Tout ce que Céré as fait durant cette course a la chefferie as été de répéter dans les médias le mot a mot de ce que l’on entend chez Québec Solidaire sur PKP et même encore pire comme dénigrement

    Québec Solidaire c’est du bonbon pour les fédéralistes qui utilisent ce parti néo fédéraliste multiculturaliste qui vote NPD pour libérer de la pression sur Couillard et la rediriger sur PKP par ses attaques vicieuses

    Pierre Céré as fait la job comme prévu pour le compte de Québec Solidaire qui n’as qu’un seul véritable ennemi politique connu au Québec et comme tout les parti fédéralistes c’est le parti Québécois et surtout son futur chef

    Pierre Céré c’est du Claude Morin a la sauce Québec Solidaire

    J’espère que Pierre Céré vas quitter définitivement le parti Québécois pour retourner a QS et si jamais un jour il y avait une course a la chefferie a Québec Solidaire ce dont je doute fort , que Pierre Céré se présenteras a la chefferie de ce parti ou sa hargne anti PKP devrait lui assurer beaucoup d’appuis parce que c’est leur carburant idéologique

    Mais un congrès démocratique pour s’élire un chef ou une cheffe a Québec Solidaires n’est pas dans l’air du temps et a l’ordre du jour dans ce parti de la gauche néo fédéraliste multiculturaliste ou le droit des québécois a leur indépendance est soumis et conditionnel a toute une série de conditions impossibles a réaliser qui vont de l’accord des première nations qui sont contre l’indépendance du Québec en passant pas la résolution de tout les conflits sur la planète avant que nous puissions devenir indépendant ..ce qui `comme conditions impossible a réaliser ne déplait pas aux fédéralistes comme Vincent Maryssal de Gesca et sa clique fédéraliste qui adorent utiliser ce parti néo fédéraliste a la solde du NPD comme cheval de troie et comme police d’assurance a toute épreuve pour empêcher la venue du pays

    Leur objectif ..Libérer la pression sur Couillard et les fédéralistes pour la rediriger sur le parti Québécois et sur PKP en utilisant le travail de sape des valets de l’ultra gauche néo fédéraliste multiculturaliste de Québec Solidaire pour faire leur sale job de bras

    Sans oublier les Louise Beaudoin de ce monde qui ne ratent jamais une occasion de tirer dans le dos des indépendantistes et du parti Québécois avec la complicité de fédéralistes comme Marissal de chez Gesca et de Lisa Frulla a Radio Canada

    On as une presse libre au Québec vous savez ... selon le quasi monople médiatique de l’information entre les mains des fédéralistes de Gesca et de Radio Canada c’est plutot PKP qui serait le plus grand danger a cette liberté de presse .

    D’ailleurs Louise Beaudoin est très populaire a Radio Canada qui as flairer la bonne affaire .

    Ses commentaires, sa participation en duo fédéraliste complice avec Liza Frulla Hébert est rechercher ..inutile d’expliquer et de dire pourquoi

    La plupart du temps es deux tirent ensemble sur les indépendantistes dans leur commentaires et Louise Beaudoin sert de caution a Radio Canada pour se donner une apparence de neutralité en jouant sur le fait qu’elle as déja été identifier au parti Québécois

    Mais ça c’était il y as déja bien années et le masque du double jeu de Louise Beaudoin est finalement tomber pour de bon

    Je ne lui reproche pas sa nouvelle option qui est de vouloir détruire le parti Québécois par tout les moyens avec ses complices fédéralistes de Gesca et de Radio Canada mais de le faire en faisant croire qu’elle serait encore une indépendantiste ce que je trouve immorale de sa part

  • André Gignac, 12 avril 2015 13h40

    @ Gilles Verrier

    Excellent commentaire !

    André Gignac 12/4/15

  • Gilles Verrier, 12 avril 2015 09h51

    Excellent édito M. Le Hir.

    Et vous me faites penser qu’à la décharge de M. Parizeau, il y avait peut-être trop de ces Claude Morin, Louise Beaudoin et tant d’autres faux jetons planqués dans son entourage (y compris GRC...) pour qu’il puisse continuer de foncer, sans foncer tout seul. Il s’est trouvé au dépourvu (isolé ?), privé d’une garde rapprochée loyale, motivée, soudée derrière lui et sur laquelle il aurait pu compter pour faire le prochain pas.
    De Parizeau, je ne doute pas de la bonne foi indépendantiste malgré la tournure qu’il a donnée aux événements qui le firent mal paraître. L’histoire longue, si elle nous est favorable, rendra à son sujet un jugement nuancé même s’il n’a pas eu au moment critique « la carrure » que vous évoquez souvent à bon escient. Carrure qui me fait toujours penser à de Gaulle ou à Castro, Chavez ou Poutine aujourd’hui. Et c’est ce type d’homme qu’il nous faut.
    Et quand je lis le Gaston Miron de Pierre Nepveu, je me rends compte combien il est difficile d’échapper à la condition du colonisé, cet homme rapaillé qui traîne avec lui son histoire de failli, privé de modèle dans la conduite assumée du pouvoir d’État chez lui. Faire l’indépendance c’est plus que jamais s’arracher à notre destin crépusculaire, à notre disparition telle que recommandée par Lord Durham. Dans ce contexte, Parizeau est probablement allé aussi loin qu’il le pouvait dans ses propres limites et de celles de son entourage immédiat. Difficile d’aller plus loin compte tenu de l’état du parti, jamais préparé politiquement ni autrement pour rebondir dans les formes modifiées du combat crées par l’après référendum. Péladeau devra dépasser Parizeau de plus d’un cran pour réussir. Moins l’ostentation du chef d’État « de la Mancha » et plus de travail en profondeur. Un immense défi. Il devra dès le départ procéder à un véritable nettoyage du parti, éloignant tous ceux pour qui l’indépendance est un objectif facultatif et garder à distance suffisante les professionnels patentés pour ne garder autour de lui que ceux qui ont compris la célèbre expression fédéraliste « nous sommes en guerre ». Ce que les péquistes jusqu’ici n’ont visiblement jamais compris, sans exclure le moment de la présente course au leadership. PKP fera-t-il passer le PQ à peine sorti de l’enfance, de l’adolescence à la maturité ? De gros chantiers devant !

    Louise Beaudoin est connue pour faire en privé depuis des années la promotion de la déprime indépendantiste. C’est son vrai boulot. Une nouvelle garde devra faire place nette. Et ces faux jetons qui ont fait carrière en s’abreuvant de souverainisme comme de petit lait - très nombreux - jouiront de leur rente confortable mais on leur demandera de se la fermer pour de bon. PKP le fera-t-il ? Si il veut faire vraiment l’indépendance, on le saura très vite après son élection. Il lui faudra reprendre le temps perdu par tant de tataouinage.

  • Fernand Lachaine, 11 avril 2015 08h12

    Ces informations concernant Marissal et Beaudoin nous ouvrent les yeux mais en même temps nous renseignent sur notre petit coté naïf ou si vous voulez notre penchant à détourner la tête sur des faits qui font mal au mouvement indépendantiste (pas seulement qu’au PQ).

    Il y a également nos "amis/es" du SPQ Libre qui ne font pas dans la dentelle depuis que Monsieur Pierre-Karl Péladeau est considéré comme le prochain chef du PQ.

    Les membres de ce petit club privé à l’intérieur du Parti Québécois n’ont JAMAIS aidé la cause. Pire, ils sont devenus un boulet pour notre mouvement en s’alliant de fait à nos nombreux adversaires politiques. Ces gens ont réussi à diviser pour faire régner l’ennemi. Et je pèse mes mots.

    Un ménage qui fera disparaître ce petit club est nécessaire. Le temps des gros égos c’était hier.

    Ceci dit, nous avons un candidat à la chefferie qui est le seul à pouvoir battre Couillard. PKP n’est pas un sauveur, il est un gagnant et un rassembleur. Il est donc important que nous, les membres réguliers (les sans-nom) le supportions. C’est d’une grande logique n’est ce pas ?

    Pour ceux et celles qui veulent continuer à faire des jambettes tant à PKP qu’au mouvement indépendantiste même, je leur suggère d’aller se faire voir ailleurs.

    Merci à Monsieur Le Hir pour cet article et aussi à Vigile de nous permettre de s’exprimer. N’oublions pas de les soutenir.

  • Estelle Tremblay, 10 avril 2015 19h27

    J’ai écouté les deux premiers débats et ce Pierre Céré m’est apparu très suffisant. Dimanche, le 12 avril, j’assisterai au débat ajouté à Jonquière. J’ai hâte de voir la réaction des membres s’il attaque les autres candidats.
    Il a déjà mentionné que ce n’était pas des débats. C’est sûr car débats semblent égaler coups bas pour lui, faire chier le PQ...comme il dit.
    Il est l’envoyé de qui ? Des libéraux, caquistes, QS et des médias ? De toute façon, Marissal est fort décevant.
    J’aimerais assister à un débat civilisé et informatif.

  • André Gignac, 10 avril 2015 12h44

    Monsieur Le Hir

    Plus rien ne me surprend. Il est clair dans ma tête, qu’après le référendum de 1995 presque gagné par le PQ, que les fédéralistes, la CIA et le SCRS allaient tout tenter pour diviser le mouvement indépendantiste au Québec pour empêcher la venue du pays québécois dans le futur et c’est ce qui s’est produit avec l’apparition dans le décor de Québec Solidaire, la CAQ et Option Nationale.

    Parizeau parlait, il y a quelques jours, du PQ en ruines mais, en réalité, ce fut tout le mouvement indépendantiste qui a écopé de la division de ses forces. On connaît le vieux adage : "diviser pour mieux régner" ; les fédéralistes ont toujours su nous diviser pour nous maintenir dans ce système fédéraliste qui les avantage à nos dépens.

    Il va falloir une réunification de toutes nos forces avec un projet de société qui nous ressemble combiné avec un plan de pays qui nous unit tous ensemble, les Québécois, et non plus un plan qui nous divise comme celui du Canada.

    André Gignac 10/4/15

  • Joan Leblanc, 10 avril 2015 11h34

    " Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être au-dessus des hommes ;

    il faut être avec eux...." Montesquieu

    C’est la façon de faire de PKP et cela l’a conduit au succès.

  • Francois Janvier, 10 avril 2015 08h39

    Effectivement, il est minuit moins une pour la survie du peuple québécois. Je crains les effets néfastes des compressions budgétaires faites aux jeunes familles sur la natalité des québécois ; je crains également les quotas de la nouvelle politique sur l’immigration qui va être déposée prochainement.

    Les québécois devront cesser leurs divisions et faire bloc derrière Pierre Karl Péladeau. Pour le moment, il est urgent que le plus grand nombre possible de gens prennent leur carte de membre du PQ et votent pour celui-ci. Un appui massif aiderait à diminuer le grenouillage.

    Après son élection comme chef du PQ, M. Péladeau devrait prendre du temps pour expliquer aux différentes communautés ethniques les avantages de l’indépendance du Québec. Cette action créera un rapprochement du parti auprès de celles-ci et même si leur appui restera vraisemblablement très minoritaire, Il ne faut pas oublier que lors d’un référendum chaque vote compte.

  • Normand Lefebvre, 9 avril 2015 18h54

    C’est tellement vrai que le pire ennemi du Parti Québécois est le Parti Québécois lui-même ! Quand à c’est faux jetons, ils devraient faire un acte de foi, à savoir qu’ils devraient dénoncer le partie Québec Solidaire et le NPD comme l’a fait Pierre Falardeau à l’interview de Martineau aux franc tireurs disponible sur You tube et à la limite, Option Nationale. Louise Beaudoin fait partie de ceux qui avaient quitté le Parti Québécois parce qu’ils ne se reconnaissaient plus dans ce parti. Or, Elle est revenue sans faire un acte de foi. C’est bien facile de claquer la porte et de partir quand ça ne fait pas notre affaire. Mais ça prend du courage et des convictions pour rester et changer les choses. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que PKP représente le plus bel espoir pour le Parti Québécois et la nation Québécoise. Les autres, à part Pierre Céré, étaient tous ministre. Pourquoi n’ont t’ils pas conseiller Pauline Marois de ne pas déclencher des élections qui s’est soldé par la pire défaite de leurs histoire ? En terminant, Le parti Québécois est le vrai parti du peuple. Riches, pauvres, intellectuels, ouvriers, artistes, jeunes et moins jeunes qui ont en commun la fierté d’être Québécois et le goût d’être indépendant.

  • Mireille Deschênes , 9 avril 2015 18h25

    Bonjour M. LeHir,

    Lorsque vous disiez à Me Julie que ça allait faire mal ! WOW.

    Et M. Godin qui en rajoute une petite couche qui m’a fait tellement plaisir !

    Bravo et merci pour votre si grand apport et travail que vous nous donnez M. LeHir.

    Merci aussi à tous, à vigile.Québec et tous les gens sur radio infoCité ! Super !

  • Francois, 9 avril 2015 13h50

    Voici quelques éléments à ajouter au casse - tête. Louise Beaudoin a été chef de cabinet du ministre des affaires intergouvernementales de 1976 à 1981 et ce ministre n’était nul autre que... Claude Morin ! On est en droit de se poser la question suivante : savait -elle ? D’autre part, selon Wikipedia, c’est Jean-Guy Cardinal qui a piloté le projet de loi 63 alors qu’il était ministre de l’éducation. Il a été réélu en 1970 mais ne s’est pas présenté en 1973. Il sera élu sous la bannière du Parti Québécois dans le comté de Prevost en 1976 et deviendra vice - président de l’assemblée nationale. Il est décédé subitement en mars 1979.

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