«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Ça sent très mauvais !

SIQ : Québec vérifiera l’ensemble de ses baux

mercredi 16 novembre 2016

(Québec) Conséquence des transactions controversées de la Société immobilière du Québec (SIQ), le gouvernement a enclenché une vérification couvrant l’ensemble des 960 baux qu’il a signés pour loger ses services dans l’ensemble de la province.

À La Presse, le ministre des Finances Carlos Leitao a indiqué hier que la démarche avait été entreprise par la Société québécoise des infrastructures et que l’organisme pourrait solliciter l’appui d’un vérificateur externe si c’était jugé nécessaire. « C’est l’ensemble des engagements qui sera vérifié », a souligné M. Leitao, qui avait éludé la question à l’Assemblée nationale. Ces baux seront évalués sous deux angles : le processus d’attribution du contrat et le réalisme du coût locatif exigé par rapport au marché local, a-t-on appris par ailleurs.

En chambre, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, avait rappelé « le scandale de la Société immobilière du Québec » et le reportage de Radio-Canada qui avait « démontré que les collecteurs de fonds [Charles] Rondeau, [Franco] Fava et [William] Bartlett ont détourné des millions de dollars » à la suite de la signature de baux prolongés avec George Gantcheff, qui avait fait l’acquisition du 500, boulevard René-Lévesque Ouest, à Montréal, et du 525, rue Saint-Amable, à Québec. Après la vente par Québec, il avait obtenu des baux à très long terme et la gestion des stationnements, en dépit d’un contrat à long terme avec une société sans but lucratif.

La CAQ a recensé les baux signés avec George Gantcheff. « Il y en a 21, et ça totalise 26 millions de dollars par année », a rappelé M. Legault. Pour lui, la Société québécoise des infrastructures - qui a remplacé la SIQ - devrait imiter la Caisse de dépôt et annoncer qu’elle ne ferait plus affaire avec M. Gantcheff.

« Est-ce qu’il peut nous dire [Carlos Leitao] s’il a fait vérifier si les baux signés avec George Gantcheff ont été signés à la valeur du marché ? ». dit M. Legault.

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