«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Renoncer au pouvoir provincial, c’est abdiquer

Le vote anglo allié indéfectible du PLQ

Tribune libre de Vigile
vendredi 19 décembre 2014
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Tous les scandales révélés au fil des ans auraient dû normalement reléguer le P.L.Q. au purgatoire de l’opposition pour très longtemps. Cela n’est pas arrivé. Ce misérable parti d’une clique parasitaire a toujours pu compter sur un électorat captif, un électorat anti-Québec. C’est cet électorat qui sauve le P.L.Q.de la déchéance électorale malgré sa déchéance morale. En réalité, c’est ce même électorat qui a fait basculer les deux référendums québécois et qui serait amplement capable d’en faire basculer un troisième.

Sauf pour la courte durée de vie du parti Égalité, l’électorat anti-Québec a toujours été fidèle au P.L.Q. De telle sorte qu’à la fin du parti Égalité, le P.L.Q. est devenu lui-même un très gros parti Égalité.

Redoutable machine politique ET médiatique, le West Island existe essentiellement parce que persiste chez Nous un très vieux fond électoral anti-Québec, solide comme le roc… Il existe en effet un électorat de cette sorte, mais dont les indépendantistes ne veulent plus parler de peur d’être traités de xénos. Et traités de xénos par qui, je vous le demande … ? Cependant, soyons clairs ici afin de ne pas effrayer les peureux qui traînent sur la barricade de l’Indépendance : le West Island, c’est Gesca et Radio Canada ensemble ¹, très certainement, mais c’est aussi un peu plus et même beaucoup plus que cela : c’est une machine de propagande qui possède « son » parti, le P.L.Q., ainsi que « son » électorat, lui très-très mobilisé mais tenu en laisse. Et grâce à l’immigration, soutenue contre tout bon sens par l’habile propagande de cette machine, l’électorat du West Island est maintenant en pleine expansion.

Politiquement, il importe peu à cet électorat en expansion de savoir si ceux qui gèrent la province sont des incompétents ou même des voleurs, cet électorat reste et restera indéfectiblement fidèle au P.L.Q. quoi qu’il arrive. C’est un électorat dressé contre Nous. C’est ce dont la p’tite clique qui nous tient lieu de gouvernement présentement a pris conscience depuis les deux dernières élections. Cette p’tite clique, qui avait pu croire son heure arrivée, s’est retrouvée, presque surprise, reportée au pouvoir comme par miracle. Pourtant, il n’y a eu aucun miracle, seulement rapport de force mal assumé par notre camp. D’où maintenant cette audace folle de ceux qui s’étaient crus un instant condamnés à la mort politique, d’où évidemment ces coupures- et bien davantage que ces coupures, ces « menaces » de coupures, comme autrefois ces maudites « menaces » aux emplois- en réalité des menaces à tous les symboles de la Révolution Tranquille, ce qui comble d’aise le West Island et tout son électorat. C’est tout le West Island qui est rentré désormais dans ce que G.E. Lapalme appelait « le paradis du pouvoir ».

Pendant ce temps-là… les indépendantistes sont conviés à chercher de la clarté dans l’enfumage de Q.S. et sont conviés aussi à faire alliance avec les armées en déroute d’O.N., dont le fondateur, incidemment, s’est réfugié à Londres. Non mais, peut-on être plus loosers auprès de l’électorat ?

Et on insiste. On persiste. Malgré tous les signaux. Malgré tous les sondages, on intime encore au P.Q. de regarder sur sa gauche, et uniquement à Gauche, elle pourtant pétrifiée depuis 30 ans, pendant que le P.Q. se fait littéralement « clencher » à droite par la C.A.Q. Vivement, vivement P.K.P. qui a rendez-vous avec un immense électorat. Car Nous sommes immenses en effet, bien davantage que ces minables et cette clique du West Island, et dont l’électorat ne votera pas davantage pour lui qu’il n’a voté pour elle…Car, n’en déplaise à tous les peureux et tous les sexistes de notre camp, P.K.P. subit différemment le même acharnement qu’a subi Pauline Marois et pour la même raison, c’est-à-dire la même Cause.

S’agissant de mettre le Pays sur la table, qu’on le veuille ou pas sur la barricade Indépendance, et que cela soit la réalité ou pas pour la barricade « d’en face », cela n’a plus alors aucune importance dès lors que ceux d’en face se croient en danger : ces minables du West Island savent désormais qu’ils peuvent faire (avec succès) de toutes-toutes les élections provinciales des élections référendaires. Une immense machine de propagande se déploie alors, et contre laquelle l’Union même de tous les indépendantistes ne saurait tenir son bout auprès de l’électorat. C’est devenu pour eux LA recette gagnante. C’est donc une pure absurdité que notre camp fournisse lui-même les ingrédients à cette « recette » suprême des ennemis de l’Indépendance, comme propose de le faire Bernard Drainville.

C’est précisément à ce tout nouveau cycle, le dernier peut-être… issu lui même de la maudite spirale qui Nous accable depuis 1995, ce nouveau cycle dans lequel nous serions les loosers attitrés, c’est à ce cycle et à cette réputation qu’il faut mettre fin. Renoncer au pouvoir provincial, c’est abdiquer.

Et ce temps qui presse… qui joue inexorablement en faveur du West Island…. Grosse job ! Grosse job sur notre barricade !

¹ Bien davantage que le P.L.Q., ce sont eux les agents qui brassent le plus fort en faveur du « nation building ».

Commentaires

  • Marcel Haché, 22 décembre 2014 00h31

    @ Gaston Carmichael et André Gignac

    Le temps n’est pas encore venu, peut-être ne viendra-t-il jamais, mais il pourrait tout de même venir plus rapidement qu’on ne le croit : qu’est-ce qui empêcherait simplement, tout simplement, un chef du P.Q. de ne plus se casser le bicycle en répondant en anglais aux teneurs et teneuses de micros des grands médias du West Island ? La peur d’un boycottage ? Il n’y a jamais eu d’indépendantisme plus poli ni plus soft que celui de Pauline Marois, et cela en même temps qu’il n’y eut jamais un chef péquiste plus boycotté qu’elle par le West Island.

    Les services de traduction, ça existe pour eux aussi…

    Évidemment, devant une telle « impolitesse » politique, le West Island comprendrait rapidement de quoi il en retourne. Je crois plutôt qu’il a déjà très bien compris… Mais de ce côté-ci, simonak, qu’est-ce que Nous ne comprendrions pas ?

    Je crois qu’avec un peu de temps Nous finirions par comprendre exactement ce qui est à comprendre… sans même qu’aucune allusion à l’indépendance du Québec ne soit faite... Ce que certains prendraient pour de l’impolitesse, bien d’autres le prendrait pour de la résolution. Les indépendantistes n’ont jamais manqué à la politesse, ils manquent encore de résolution. On jase

  • Gaston Carmichael, 19 décembre 2014 12h49

    René Lévesque a toujours pris grand soin de ménager les susceptibilités et les intérêts des anglos et des allos.

    Ceux-ci se sont bien bidonnés avec Pauline Marois.

    J-F. Lisée a fait une guidoune de lui-même durant son mandat au gouvernement pour tenter de séduire cet électorat. Peine perdue. Lors de la dernière élection, ils sont encore tous réfugiés sous le jupon du PLQ.

    PKP a accepté cette semaine d’aller se faire varloper sur une station de radio anglophone. Pour gagner quoi, je vous le demande ?

    Quand aurons-nous la lucidité d’admettre que le vote anglo et allo sera éternellement contre les québécois qui veulent se donner un pays ? Parce qu’eux, ils ne sont pas québécois, mais bien canadiens. Surtout, quand commencerons à agir en conséquence de ce rejet ?

    Il y a 80% de citoyens de langue maternelle francophone au Québec. Ils sont majoritairement situés en régions. L’autre 20% est concentré surtout à Montréal.

    Notre électorat est donc en régions. Le PQ veut faire deux débats : Québec et Montréal. Trouvez l’erreur.

    On entend souvent que l’indépendance ne pourra se réaliser sans l’adhésion des anglos et des allos. Si c’est le cas, alors, fermons les livres dès maintenant.

    La seule petite chance qu’il nous reste est dans le 80%. Il faut convaincre 80% de ce 80%.

    On nous répète qu’il faut être inclusif. Je me demande si l’on nous martèle ce dogme justement parce qu’ils ont la chienne que l’on adopte un discours divisif. Pourtant, la division origine bien des anglos et des allos. Ils se sont en quelque sorte construit un ghetto à Montréal.

    Il est plus que temps de prendre acte de cette division. Parce que l’indépendance ne se fera pas avec les anglos et les allos, comme le clame les biens-pensants et les inclusifs, mais bien CONTRE.

    Si on n’a pas l’audace et le courage de faire ce combat, alors accélérons l’assimilation, qu’on en finisse !

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