«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Lisée a compris la différence entre une évaluation juridique et un jugement politique

Réintégration de Gerry Sklavounos : Lisée met Couillard en garde

mercredi 8 février

Si Philippe Couillard réintègre le député de Laurier-Dorion dans le caucus libéral, il en paiera le prix politique aux prochaines élections, prévient Jean-François Lisée.

Après Québec solidaire, le Parti québécois s’oppose lui aussi au retour de Gerry Sklavounos à l’Assemblée nationale.

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, lors de la période des questions à l'Assemblée nationale, mardi.
Photo Simon Clark, Agence QMI

« En 2017, [...] notre degré de tolérance est beaucoup plus faible que dans le passé. C’est le cas pour moi, a déclaré M. Lisée. Si ce n’est pas le cas pour M. Couillard, bien, ça fera partie de son bilan lorsque les hommes et les femmes iront voter en 2018. »

Le chef péquiste considère également que la fonction de député oblige un comportement « qui est exemplaire ou du moins le plus exemplaire possible ».

« Est-ce qu’on peut dire de M. Sklavounos qu’il représente le type de comportement qu’on veut d’un élu de l’Assemblée nationale ? Moi, ma réponse est non », a affirmé sans équivoque M. Lisée.

En point de presse à l’occasion de la rentrée parlementaire, le chef péquiste a bien pris acte de la conclusion du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

« La question des allégations qui étaient portées, (celles) de nature criminelles, sont écartées du débat », a reconnu M. Lisée.

Malgré l’absence d’accusations, avec tout ce qui a été rapporté dans les médias à propos de son comportement à l’égard des femmes, notamment sur la colline parlementaire, c’est maintenant « un jugement politique qui doit être porté » contre M. Sklavounos, croit M. Lisée.

Démarche personnelle obligée

De son côté, le premier ministre Philippe Couillard a rappelé la procédure à laquelle M. Sklavounos doit se soumettre pour espérer une réintégration au sein de l’aile parlementaire libérale, tel que discuté par les membres de son caucus.

En plus de faire l’expression « sincère de sa compréhension des enjeux » qui sont devant lui, M. Sklavounos devra également s’engager dans « une démarche personnelle », a laissé planer le chef libéral.

M. Couillard a refusé de dire s’il s’agit d’une thérapie. « Dans l’expression démarche personnelle, il y a le mot personnelle, donc on vous reviendra le cas échéant », a dit M. Couillard.

« Mais je ne serai pas le seul qui portera un jugement, a-t-il ajouté. Je crois que tout le public le fera, mais également notre caucus, qui a décidé de demander à M. Sklavounos d’aller dans cette direction. Nous serons aussi très attentivement à l’écoute. »


Suggérer cet article par courriel
Gouvernement Couillard

De la trahison à la soumission

Financement de Vigile

N’hésitez pas à contribuer à sa production

Joignez-vous aux Amis de Vigile

Objectif 2017: 60 000$
3 040$  5%
Paiement en ligne
Don récurrent

Contributions récentes :

  • 18/03 Michel Arteau: 10$
  • 18/03 Linda Rivard: 20$
  • 18/03 Jean-Louis Perez : 50$
  • 18/03 Thierry Leroux-Demers: 100$
  • 18/03 Denis Laplante: 20$
  • 18/03 Chrystian Lauzon: 30$
  • 18/03 Anonyme: 5$
  • 18/03 Guillaume Paquet : 25$

Toutes les contributions

Merci beaucoup!

Publicités