«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Pathétique !

Recensement 2016 : le Québec est plus anglophone, le Canada est plus bilingue

mercredi 2 août

Le français recule au Québec et l’anglais y gagne du terrain, selon les données du recensement de 2016 de Statistique Canada. Pendant ce temps, à l’échelle nationale il devient de plus en plus commun d’utiliser plus d’une langue dans une journée et d’être bilingue.

 

Ce recul de la langue française est attribuable à la progression des autres langues, les langues « tierces » ou « immigrantes ». Mais pas seulement : l’anglais comme première langue officielle parlée s’est accru de manière importante au Québec, augmentant de près d’un point de pourcentage.

 

On parle d’une croissance de 102 000 personnes au Québec qui ont l’anglais comme première langue officielle parlée, comparée à 149 000 qui ont le français.

Jean-Pierre Corbeil, spécialiste en chef de la section de la statistique linguistique à Statistique Canada

 

« C’est l’augmentation la plus importante qu’on a connu depuis longtemps », expose Jean-Pierre Corbeil, spécialiste en chef de la section de la statistique linguistique à Statistique Canada. La première langue officielle représente le véhicule d’expression dans laquelle une personne se sent le plus à l’aise pour communiquer entre le français et l’anglais.

 

En 2016, 14,4 % de la population québécoise déclarait être plus à l’aise en anglais qu’en français en ce qui a trait aux deux langues officielles. « Il faut remonter en 1981 pour avoir une proportion comparable », souligne M. Corbeil.

 

C’est aussi au Québec que l’augmentation du poids démographique des anglophones a été la plus marquée parmi les provinces. « On parle d’une croissance de 102 000 personnes au Québec qui ont l’anglais comme première langue officielle parlée, comparée à 149 000 qui ont le français », détaille le spécialiste.

 

Le français perd aussi du terrain dans la sphère privée au Québec comme au Canada. Dans la province, ils étaient 72,8 % à ne parler que français à la maison, comparativement à 70,5 % en 2016, une baisse de plus de 2 points de pourcentage.

 

14,4 %
de la population québécoise déclare être plus à l’aise en anglais qu’en français, en ce qui a trait aux deux langues officielles.

 

M. Corbeil rassure tout de même : « La proportion de la population qui peut parler le français, 94 %, reste stable depuis plusieurs recensements. » Le nombre absolu de locuteurs du français, qui affirment pouvoir tenir une conversation dans cette langue, est quant à lui en croissance à l’échelle nationale. Ils ne le parlent cependant pas nécessairement comme « langue prédominante », précise-t-il.

 

L’Île reste stable

 

À Montréal, le recul du français est toutefois moins marqué que dans le reste de la province. Si le nombre de personnes parlant uniquement français a diminué de 1,2 % depuis 2011, le recensement 2016 montre toutefois une augmentation de 3,65 % sur la même période de la proportion de personnes parlant régulièrement la langue de Molière.

 

La métropole est souvent considérée comme la ville déterminante quand à l’avenir du français au Québec puisqu’elle accueille la majorité des immigrants de la province. Parmi les arrivants au Québec, 18 % ont pour langue maternelle l’arabe et 12,9 % l’espagnol. Or, ces deux groupes de locuteurs sont en majorité plus à l’aise avec le français, lorsqu’il s’agit de communiquer dans l’une des deux langues officielles.

 

Et cette tendance devrait se maintenir aux yeux de M. Corbeil qui estime que dans les 15 à 20 prochaines années, le français ne devrait donc pas reculer de façon significative sur l’île.

 

L’expert de la statistique linguistique fait plutôt remarquer que la situation change davantage du côté des couronnes nord et sud de Montréal. « On a eu une croissance de 14 000 personnes de langue maternelle anglaise sur l’île de Montréal. Mais quand on regarde la couronne de Montréal, on parle d’une augmentation de 25 000 personnes de langue maternelle anglaise. »

 

> Lire la suite de l’article sur Le Devoir


Suggérer cet article par courriel
Langue française — la « dynamique du déclin »

Financement de Vigile

N’hésitez pas à contribuer à sa production

Joignez-vous aux Amis de Vigile

Objectif 2017: 60 000$
12 860$  21%
Paiement en ligne
Don récurrent

Contributions récentes :

  • 21/08 Gilbert Paquette: 10$
  • 20/08 Marius Morin: 25$
  • 20/08 Jean Lussier: 5$
  • 20/08 Carole Smith: 5$
  • 19/08 Alain Tousignant: 5$
  • 18/08 Laurent Chaubart: 10$
  • 17/08 Anonyme: 50$
  • 17/08 Henri-Paul Simard: 25$

Toutes les contributions

Merci beaucoup!

Publicités