«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La désinformation et la crise en Côte d’Ivoire (3)

Qui sont Gbagbo et Ouattara ?

Troisième article d’une série de quatre

Chronique de Bernard Desgagné
lundi 10 janvier 2011
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Loin d’être un dictateur implacable qui s’accroche au pouvoir, Laurent Gbagbo est un ancien syndicaliste et un docteur en histoire, diplômé de la Sorbonne. Il a été incarcéré de 1971 à 1973 pour ses activités de contestation politique pendant le règne de Félix Houphouët-Boigny. Contraint à l’exil en France, il y fonde le Front populaire ivoirien. De retour en Côte d’Ivoire, il se présente en 1990 contre Houphouët-Boigny et devient chef de l’opposition. C’est la première élection présidentielle en 30 ans où un candidat se présente contre Houphouët-Boigny. En 1992, alors qu’ont lieu d’importantes manifestations étudiantes, Laurent Gbagbo est incarcéré de nouveau, cette fois pendant qu’Alassane Ouattara lui-même est premier ministre dans le gouvernement Houphouët-Boigny.

Le président à vie Houphouët-Boigny meurt en 1993 et est remplacé par Henri Konan Bédié. À l’élection de 1995, boycottée par Gbagbo et ses partisans, Bédié est élu avec 96 % des suffrages. Il est renversé dans un coup d’État, en 1999, par le général Robert Guéï. Puis, Laurent Gbagbo remporte contre ce dernier l’élection d’octobre 2000. Malgré la contestation et les heurts, le général Guéï finit par reconnaitre la légitimité de Laurent Gbagbo, dont le mandat s’étirera jusqu’en 2010 en raison de la guerre civile.

En 2000, les Ivoiriens souhaitaient mettre fin à l’exploitation coloniale qui s’était poursuivie après 1960, c’est-à-dire après que leur pays eut cessé théoriquement d’être une colonie et eut accédé à l’indépendance. Pendant le long règne de 35 ans de Félix Houphouët-Boigny, la Côte d’Ivoire est demeurée largement inféodée à la France. Les échanges commerciaux sont restés fortement teintés de colonialisme : la Côte d’Ivoire bradait son cacao brut au profit de la France, qui lui renvoyait du chocolat au prix fort. Les marchés publics étaient systématiquement attribués à des entreprises françaises, qui s’enrichissaient aux dépens des Ivoiriens.


Le président élu de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo

Au lieu de continuer d’accorder des contrats léonins aux Français, Laurent Gbagbo a décidé de faire jouer la concurrence. Les Chinois sont arrivés avec leurs ingénieurs et leurs bulldozeurs, prêts à faire les mêmes travaux d’infrastructure pour une fraction du prix. Cette politique d’affranchissement est probablement ce qui a valu à Laurent Gbagbo et à son peuple la guerre civile, même si on a plutôt cherché à justifier cette guerre par un prétexte, soit le mécontentement d’une partie de la population au sujet du concept d’ivoirité ou de prétendues tensions interethniques. De nombreux chefs nationalistes africains ayant eu le malheur de chercher l’intérêt général de leur peuple ont gouté à une médecine semblable. Certains l’ont payé de leur vie.

À l’inverse, Alassane Dramane Ouattara, surnommé « ADO », est un adepte du libre marché et semble tout à fait à l’aise devant le comportement néocolonial de ses amis étasuniens, français et onusiens. Docteur en économie diplômé aux États-Unis, où il a encore tout un réseau de relations, il a été directeur général adjoint du FMI, dont il avait appliqué les méthodes sauvages d’assainissement des finances publiques en Côte d’Ivoire. M. Ouattara est associé aux Forces nouvelles, un groupe de rebelles qui a tenté de prendre le pouvoir par les armes, qui occupe actuellement une grande partie du pays et dont l’ex-secrétaire général est nul autre que Guillaume Soro, l’actuel premier ministre du gouvernement d’hôtel de luxe de M. Ouattara.

Malgré son association avec une rébellion armée responsable d’un cortège de souffrances, Alassane Ouattara prétend vouloir « réconcilier son pays avec lui-même, le remettre en ordre de marche et l’ouvrir sur le monde après des années d’enfermement ». M. Ouattara ne devrait-il pas parler des années d’impuissance du capital anglo-étasunien à exploiter ce pays plutôt que des « années d’enfermement » ? Les investisseurs chinois et français, eux, semblent trouver la Côte d’Ivoire très ouverte. Les États-Unis occupent sans doute une très grande place dans le monde de M. Ouattara.

L’argent des Ouattara

Alassane Ouattara est marié à une riche femme d’affaires française née en Algérie, Dominique Nouvian, qui est arrivée en Côte d’Ivoire à l’âge de 20 ans, alors qu’elle était la conjointe d’un certain Folloroux, beaucoup plus âgé qu’elle, qui était professeur au lycée technique d’Abidjan. M. Folloroux est décédé et Mme Nouvian s’est remariée. Le mariage de Dominique Nouvian et d’Alassane Ouattara a eu lieu en octobre 1990 à Neuilly-sur-Seine et a été célébré par le maire, Nicolas Sarkozy lui-même.


Alassane Dramane Ouattara avec la fille Dominique Nouvian, lors du mariage de cette dernière, cette année, en France. Le mariage d’Alassane Ouattara et de Dominique Nouvian a eu lieu en France, lui aussi. Il a été célébré par Nicolas Sarkozy en octobre 1990. (Correction apportée le 11 janvier à 12 h 45. Merci à la lectrice de Vigile qui m’a signalé l’erreur.)

Dominique Nouvian Ouattara a fait fortune dans l’immobilier. Avec l’aide du ministre Bamba Vamoussa, un ami de M. Folloroux, elle crée en 1979 une société immobilière du nom d’Agence internationale de la commercialisation immobilière (AICI), à laquelle le président Houphouët-Boigny confie la gestion de son patrimoine. En novembre 1990, Alassane Ouattara devient premier ministre de la Côte d’Ivoire. Puis, au départ de Houphouët-Boigny, il est nommé directeur général adjoint du FMI. Il le sera de 1994 à 1999, années au cours desquelles il vivra principalement à Washington. Pendant ce temps, sa femme achète French Beauty Services, une importante chaine de salons de beauté aux États-Unis.

Pour sa part, Alassane Ouattara possède entre autres une vaste plantation de canne à sucre à Haïti ainsi que des navires marchands qui lui rapportent énormément. Au Burkina Faso, il détient une cimenterie. Mais la plupart de ses biens sont concentrés au Gabon, pays d’Omar Bongo, un homme qu’il considérait comme son parrain et qui lui faisait de nombreuses faveurs.

Les Ouattara sont très riches et mènent une vie de grand luxe. Ils possèdent notamment des appartements à Paris et des maisons dans le Sud de la France. Mais ils ne semblent pas avoir acquis leur argent honnêtement. Certaines enquêtes leur attribuent des manoeuvres d’évasion fiscale, de détournement de biens publics et de blanchiment d’argent, notamment au moyen de la Fondation Children of Africa, dont Dominique Nouvian Ouattara est la présidente fondatrice. Leur homme lige, un Israélien du nom de Simon Midale, séjourne régulièrement à Abidjan, à Genève, à Tel-Aviv, dans les paradis fiscaux des Antilles, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Europe de l’Est.


Les Ouattara savent soigner leur image avec de bonnes oeuvres, notamment avec la Fondation Children of Africa, dont Dominique Nouvian Ouattara est la présidente fondatrice. Cette fondation aurait servi au blanchiment d’argent, selon certaines sources.

On accuse Alassane Ouattara d’avoir financé les coups d’État et la guerre civile en Côte d’Ivoire. Il se serait servi notamment d’une société-écran, l’International Institute for Africa, constituée aux États-Unis. Le siège social de cette société se trouve au Maryland, en banlieue de Washington, où travaillait Alassane Ouattara lorsqu’il était au FMI. Une enquête a révélé notamment qu’en 1999, alors que se préparait le coup d’État contre le président Bédié, en Côte d’Ivoire, les Ouattara ont transféré dans une banque suisse la totalité de l’avoir bancaire qu’ils avaient conservé jusque-là en France, soit 14 milliards de francs CFA (environ 27 millions de dollars canadiens au taux d’aujourd’hui).

En somme, celui qui est censé être le bon gars aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, si l’on en croit les marionnettes onusiennes de l’Empire et le cartel médiatique occidental, semble avoir trempé dans beaucoup d’affaires louches. Une tendance lourde se dessine lorsqu’on étudie le comportement d’Alassane Ouattara : en 1999, en 2002 et en 2010, il a fait usage de la force pour tenter de prendre le pouvoir, avec l’aide tantôt du général Guéï, tantôt des Forces nouvelles, tantôt des casques bleus et de l’opération Licorne. On l’entend brandir à mots couverts la menace d’une intervention armée pour le débarrasser de Laurent Gbagbo, intervention dont il essaie de minimiser les conséquences sur la population ivoirienne. Le 16 décembre 2010, son chef militaire et faux premier ministre, Guillaume Soro, a organisé une supposée marche pacifique pour prendre d’assaut la radio et la télévision ivoiriennes. Or, cette marche a plutôt pris l’allure d’un affrontement armé, auquel les mercenaires onusiens ont participé aux côtés des rebelles de Ouattara, contre les Forces de défense et de sécurité ivoiriennes. Il y a eu une dizaine de morts dans chaque camp.


Un rebelle masqué de Forces nouvelles portant un brassard de couleur onusienne

La stigmatisation du camp Gbagbo

À l’inverse, le gros méchant de la mise en scène du cartel médiatique, Laurent Gbagbo, n’a jamais eu recours ni à un coup d’État, ni à la violence pour prendre le pouvoir. Il défend la primauté du droit, les institutions démocratiques ivoiriennes et la souveraineté du peuple ivoirien, comme il le disait à Euronews, fin décembre 2010. Les accusations contre lui sont sans fondement. Des journalistes occidentaux agressifs prennent nettement parti au lieu de rapporter les faits. On parle, sans fournir de preuves, de miliciens et de mercenaires qui seraient à sa solde et qui auraient commis des atrocités. On parle aussi de charniers, mais les accusations demeurent très vagues. Elles ont manifestement pour but de flétrir Laurent Gbagbo et de manipuler l’opinion publique. Ce que le cartel médiatique oublie de rappeler aux gens, c’est que, selon les accords conclus, les rebelles devaient déposer les armes avant la tenue de l’élection, ce qu’ils n’ont jamais fait. Il est certain que, dans un pays où circulent un peu partout des rebelles armés, il peut se produire toutes sortes d’incidents violents. Est-ce la faute de l’État agressé ou des rebelles qui ont pris les armes gratuitement ? Nous y reviendrons dans le quatrième article de la présente série, où il sera question de la guerre civile qui sévit depuis 2002.


Des rebelles masqués en compagnie des casques bleus

Laurent Gbagbo a fait une proposition concrète et pacifique pour mettre fin à la crise, soit la mise sur pied d’une commission internationale. Évidemment, Alassane Ouattara ne veut rien savoir d’un tel arbitrage et se montre intransigeant puisqu’il sait qu’il ment effrontément quant aux résultats de l’élection. La manipulation a été grossière, mais le cartel médiatique occidental a présenté de manière tellement malhonnête les évènements qui se sont déroulés immédiatement après le scrutin du 28 novembre, que bien des gens s’y sont laissé prendre, y compris au moins un lecteur de Vigile ayant commenté mon premier article.

Le cartel médiatique a présenté sans explications, à la télévision, la scène du mardi 30 novembre 2010 où Damana Picas arrache des feuilles des mains de Bamba Yacouba, alors que ce dernier, qui est secrétaire de la Commission électorale indépendante, s’apprête à annoncer les résultats sans l’assentiment de la Commission. Or, c’est Damana Picas qui avait indubitablement raison. M. Yacouba avait complètement tort. Les lecteurs de Vigile seront heureux de prendre connaissance des explications limpides de M. Picas que le cartel médiatique occidental n’a, bien évidemment, jamais retransmises au public.

Les lecteurs de Vigile seront également heureux de prendre connaissance d’une preuve flagrante de fraude électorale au profit de M. Ouattara, du rapport du chef de la mission d’observation de l’Union africaine, des réponses aux médias de l’avocat Jacques Vergès et de l’ancien président du Conseil constitutionnel français, Roland Dumas, ainsi que des dossiers sur la Côte d’Ivoire de l’hebdomadaire burkinabé San Finna et du site breton Kernews. Tous ces documents montrent bien que la « communauté internationale » est loin d’être aussi unanime que Radio-Canada le laisse entendre. Je précise au passage que la Russie ne reconnaitra Ouattara que lorsque le Conseil constitutionnel l’aura déclaré élu, ce qui, en langage diplomatique, signifie pas avant la prochaine élection.

À l’usurpation de M. Yacouba s’est ajoutée l’immorale proclamation des résultats frauduleux par Youssouf Bakayoko, au QG du camp Ouattara. M. Bakayoko s’est fait promettre, en échange de sa collaboration, une évacuation rapide vers la France (et sans doute d’autres avantages en plus). S’est ajouté également le déni de souveraineté commis par le représentant de l’ONU, Young-Jin Choï, qui a décidé que c’était à lui, et non au Conseil constitutionnel, d’apposer son sceau d’approbation pour officialiser les résultats, ce qui est une nette violation de l’article 2 de la Charte des Nations Unies.

Nous sommes en présence — je ne le dirai jamais assez — d’un scandaleux vol de démocratie qui est l’équivalent d’une tentative de coup d’État parrainée par les puissances occidentales. Les Ivoiriens et les Africains ont toutes les raisons d’être en colère. D’ailleurs, cette colère est de plus en plus palpable, comme nous l’a bien fait bien sentir l’écrivain français d’origine camerounaise Gaston Kelman, au cours de l’excellent débat diffusé à l’émission de télévision « Toutes les France », le 5 janvier 2011. (Merci à ma bonne amie Solange de me l’avoir signalé depuis la Martinique.) Il est de plus en plus certain que l’entreprise funeste de Sarkozy et Obama est vouée à l’échec, car aucun pays africain ne voudra faire la sale et cruelle besogne que les serviteurs néocoloniaux de la ploutocratie leur demandent pour installer leur homme au pouvoir par la force.


Prochain article : La guerre civile et le parti pris occidental


Lire le deuxième article

Commentaires

  • MYLKSDXXFgRwn, 24 avril 2014 15h44

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  • Sunday Segun, 26 septembre 2012 01h43

    Salut monsieur Bernard Desgagné,
    Je suis de mère Ivoirienne et de père Nigérian.Veuillez pardonner l’ignorance et le fanatisme des espèces comme Celo qui croient que vous avez perçu quelque chèque d’un président pour vos écrits.Il aurait été plus juteux d’avoir ce chèque de la part de Ouattara le faussaire !Ils sont tous des bornés,des fanatiques qui sont en transes dès que le nom Ouattara est prononcé ou pris en flagrants délits de pures manipulations.Les détournements de la filière café cacao dirigée par des planteurs ne touchent point M.Gbagbo.La mort de Kieffer est encore sous enquête.Le fils de Dominique Nouvian est trader de café cacao,Kieffer enquêtait dans ce domaine !Celo aurait été un peu intelligent de relier ces faits...Celo dit être Ivoirien,mais je ne le crois pas ;il est l’un de ces jeunes de la sous-région dont les parents,
    accueillis en Cote d’Ivoire,n’ont jamais voulu,jamais,la naturalisation mais qui se voient automatiquement Ivoiriens.
    Tous ceux-là se rallient à la cause de Ouattara lui-même non Ivoirien mais Voltaïque car il a étudié aux USA avec une bourse voltaïque.De là est sortie l’Ivoirité,terme du PDCI attribuée au camp Gbagbo pour diaboliser l’homme.Pourtant,
    c’est ce même Gbagbo qui a octroyé à tous les ressortissants étrangers vivant en Cote d’Ivoire la dispense de la carte de séjour implantée par le crapule Ouattara dans sa politique de renflouer les caisses de l’Etat en son temps.C’est pourquoi ce n’est pas étonnant de voir ces gens comme Celo parler de vérité sans vraiment vouloir l’entendre.Oui,la Cote d’Ivoire souffre de la vérité parce que les Celo n’ont pas l’intelligence de se départir de leur origine étrangère attachée à Ouattara pour prendre parti pour la chose commune qu’est la Cote d’Ivoire dont je suis en partie fils.
    C’est dommage !C’est tout le drame de l’Afrique:partisanisme et fanatisme sans capacité de réflexion personnelle !
    En terminant:c’est avec Ouattara que la violence est entrée en Cote d’Ivoire dans la politique.1)Houphouet mort,c’est Ouattara en qualité de 1er ministre qui voulait assumer la succession au mépris des textes et de la constitution qui prévoyait le président de l’Assemblée nationale président de la République.2)Le quidam Ouattara a dit ouvertement qu’il rendrait le pays "ingouvernable",qu’il frapperait le "régime moribond de Bédié et il tombera comme un fruit pourri"(mot pour mot.)La vie de Ouattara est un tissu d’usurpations et de mensonges = tartuferies au fil de corruption.
    Au bout du compte,Ouattara et ses rebelles ont raison car ils avaient sur leur chemin un humaniste qui les a graciés par amnistie de leurs voyousies (coups d’état multiples, déstabilisation,organisation rebelle,division du pays en deux,tueries et viols)au point qu’ils appliquent l’autorité sauvage sur le pays aujourd’hui avec la complicité de la france,l’Onu et autres...pour piller ce pauvre pays qui faisait écran de civilisation singulière...Bref !

  • Bernard Desgagné, 12 mars 2011 21h19

    Ah, ah, ah ! Vous me faites bien rire, « celo ». Pensez-vous vraiment que j’ai reçu de l’argent pour ce que j’ai écrit ? Vous ne me connaissez pas du tout, ça parait. Vous tombez vraiment sur le mauvais type. Vous ne devez jamais avoir mis les pieds au Québec et vous ne devez pas connaitre le mouvement indépendantiste québécois, composé de vaillants militants, qui oeuvrent pour leur patrie sans rien attendre en retour pour leur petite personne.

    Nous sommes d’incorruptibles pourfendeurs de menteurs, de pillards, d’exploiteurs et de collabos en tous genres. Ouattara, Sarkozy et Charest : même combat pour asservir l’humanité. Ce sont nos ennemis. Laurent Gbagbo est un frère, et nous l’aimons parce qu’il refuse de se soumettre à Sarkozy, notre ennemi juré, comme son maitre, Desmarais.

    Nous agissons dans la transparence la plus totale, moi et mes camarades. Nous racontons absolument tout ce que nous savons et pensons. Personne ne nous finance, et nous n’avons peur de personne. Surtout pas des gens qui ne sont même pas capables de signer leurs messages autrement qu’avec un pseudonyme.

    Quand vous aurez des preuves de ce que vous avancez au sujet des prétendus agissements de Laurent Gbagbo, vous me les enverrez. J’ai entendu ces racontars des dizaines de fois, de la part de gens qui, comme vous, s’intéressent peu aux faits et beaucoup à la propagande. D’ici à ce que vous ayez quelque chose d’intelligent et d’intéressant à écrire, cessez de lancer des accusations gratuites.

  • celo, 12 mars 2011 06h37

    Cmt parler de Laurent Gbagbo sans parler des nombreux scan dale ? detournement dans la filière café cacao, affaire des déchet toxique, la mort de Guy André Kieffer et bien d’autres ! en fait Gbagbo paye bien pour son image il a la main tres facile pour soigner son image, je suis ivoirien et je sais de quoi je parle ! Toutes ces personnes qui parles de Gbagbo en bien reçoivent des chèques on le sait ! la Cote d’Ivoire souffre de la vérité c’est tout !

  • Line Chancelle, 24 janvier 2011 10h38

    Bonjour à tous.
    Somme toutes faite, ceci est de loin le meilleur article que j’ai jusqu’à présent lu sur la crise ivoirienne.
    La politique menée par le Président Gbagbo n’est pas très différente de celle pratiquée dans les pays "affranchis" càd défendre envers et contre tous les couleurs, les valeurs de sa nation contre les agresseurs physiques ou moraux.
    Dans le cas de l’espèce, la France via Sarkozy (que la politique intérieure propre de malmène d’ailleurs !) et les USA via Obama (baisse de sa cote après beaucoup de Badaboum autour de son élection) se postent en gendarmes du monde.
    Mal leur en prendra.
    Nous sommes au tournant et une page de l’histoire africaine sera réecrite.
    Quel président se veut ce Ouattara, qui appelle au boycott des institutions publiques, met l’embargo sur la principale richesse et source de revenus de son pays qu’est le cacao, ordonne des effractions sur les biens publics (bus, bâtiments) ???
    Mon Dieu ! quel effroyable président se dit-il !
    S’il le fait terré dans un hôtel, met sa soi-disante population à genoux et prône la désobéissance, qu’en sera t-il quant il sera au palais ? On reverra certainement un Mobutu des temps modernes. Oui, c’est le même scénario. Hier Lumumba, aujourd’hui Gbagbo.
    Cet imbroglio politique dans lequel est plongée la CI se résoudra tôt ou tard.La clownerie orchestrée par l’ONU est décevante.
    Même dans la bible il est écrit, paroles prononcées par Jésus "Donnez à César ce qui lui appartient, et donnez à Dieu ce qui Lui appartient"
    Dieu ne laisse pas ses enfants, et ce n’est pas pour rien que nous avons en Afrique les plus grandes ressources naturelles. Mais pas que cela, nous avons aussi d’immenses ressources humaines et beaucoup savent que si l’Afrique s’unissait aujourd’hui, l’occident tomberait à ses pieds.

    Ouattara n’est pas un enfant de l’Afrique, il ne semble pas porter son pays dans son coeur, et cela Dieu le voit et mal lui en prendra autant qu’à ceux dont il est la marionnette.

  • le rebelle, 24 janvier 2011 04h15

    MR l’avocat de Bagbo nous n’avons pas de problemes avec la vie de l’un ou de l’aure candidat aux elections ivoirienne nous avons des problemes avec celui qui est vertement battu et qui terrorise au nom d’une fibre ethnico religieuse le vainqueur et tous ses partisants . MR lavocat que BAGBO soit un ange venu du ciel et que WATARA l’antechriste c’est pas là le probleme L’ange a été battu par l’antechiste et si c’est en democratie l’ange doit se retirer ; pour ce qui est de ceci ou de cela soyons honnete ces colons qu’on decrie tant nous ont sorti de l’obscurité des maladie de la saleté du paganisme ...je ne suis pas ingrat mais bon sang soyons honnetes . QUE PEUT ON SANS NOS PARENTS OCCIDENTAUX ? SOUVENEZ VOUS QUE JUSQUAU JOURDHUI NOUS MOURONS DES MALADIES DE LA SALETE de grace soyons reconnaissants

  • FLEUR, 21 janvier 2011 06h58

    Où étiez vous MR DESGAGNE quand Mr GBAGBO réprimait violemment une marche de l’opposition au lendemain de sa prise de pouvoir en 2000 ? Où étiez vous lorsqu’il réprimait violemment la marche du 24 mars 2004 ? ou étiez vous lorsque les charniers ont été découvert dans la zone gouvernementale ?........... Si vous vouliez éclairer l’opinion internationale soyez objectif.

  • Rwandais de Kigali, 18 janvier 2011 04h30

    Je ne suis pas ivoirien et donc je suppose qu’il ya bcp de choses qui m’echappent sur les deux hoes Bagbo et Outara !
    Mais vraiment, je penses que même si Outara n’avais pas gagné, à voire ce qu’il represente en Cote d’Ivoire, à savoir l’hoe civilisé dans le sens africain traditionnelle et noble, je pense que je ferai de lui PRESIDENT. Maid de toute façon Bagbo vient de passer 10 ans et ce n’est pas peu ! Qu’il laisse l’autre pour que nous puissions le juger ! Si complot,il yavait, ce que je pense que c’est fort possible, Bagbo a mal geré son affaire et n’a qu’à s’en prendre à lui !
    Je vis au Rwanda et je sais ce dont vous parlez, nous avons un présent Kagame qui est au pouvoir dans les mêmes conditins que vous dénoncez. Mais s’il n’avait pas accédé au pouvoir, on serait toujours entrain de dire que seuls les houtouts sont depositaires de la mal gouvernance ! Même ces americains là seraient trompés dans ce sens. Mais regardez ce que son pouvoir est entrain de démontrer ! Vraiment laissez le pouvoir à Outara et s’il est diable dégusé en agneau, il sera découvert ! Pourquoi vous ne voulez pas attendre Cinq ans. Regardez ce qu’on fait les démocrates avec Bush !! Non les partisants de Bagbo vous manquez de maturité ! Laissez l’homme et on le jugera sur les faits !!!!

    Un Rwandais de Kigali.

  • Maged Malek, 14 janvier 2011 20h31

    Je découvre ces articles sur l’histoire récente de la Cote d’Ivoire et me félicite de ce que le mensonge, quelque soit sa longueur d’avance, finit toujours par être rattrapé par la Vérité.
    Merci Monsieur pour ces éclaircissements qui nous aident, nous les ivoiriens sans voix devant l’ampleur de la désinformation et le poids de la chape d’injustice qui s’abat sur cette nation en construction depuis plus de 10 ans maintenant, à supporter l’injustice et le cynisme de la "communauté internationale" ; et à espérer, voire croire que la Vérité l’emportera sur le mensonge.
    J’espère que vous ne vous arrêterez pas à ces 4 articles : votre contribution est pour des millions d’ivoiriens comme un rayon de soleil dans les ténèbres qui nous assaillent depuis que certains "grands pays" ont décidé de faire d’Allassane Ouattara le président de la Cote d’Ivoire et qui se sont épaissis depuis la forfaiture de M. Choi (qui veut faire accepter à notre intelligence que certification = proclamation, arbitrage.

  • Bernard Desgagné, 14 janvier 2011 06h51

    Monsieur Mercier,

    Les mensonges et les allégations sans fondement ne pourront jamais se transformer en vérités même si on les répète dix-mille fois. J’ai laissé passer votre tentative de désinformation ci-dessus afin de mettre les points sur les « i » une dernière fois. Je vais finir par perdre patience et vous donner un congé de commentaires de durée indéterminée.

    1) L’article que vous citez n’est pas de Reuters, comme vous l’indiquez, mais de Nomel Essis, un proche collaborateur d’Alassane Ouattara et propagandiste professionnel. Voici un échantillon de l’œuvre de M. Essis, dans le site officiel de M. Ouattara.

    http://www.ado.ci/actualite.php?np=6&ns=12&na=3390

    2) Il n’existe aucune preuve que la violence dans la commune d’Abobo est causée par les Forces de sécurité ivoiriennes. Au contraire. Si vous savez lire (ce dont je ne suis plus tout à fait certain), vous verrez la phrase suivante dans le reportage véritable de Reuters à l’adresse ci-dessous (publié par Le Point) : « Les Nations unies supposent qu’un grand nombre de victimes ont été tuées par les forces fidèles à Laurent Gbagbo ou par des miliciens alliés lors d’interventions nocturnes dans des quartiers considérés comme des bastions de partisans d’Alassane Ouattara, comme Abobo. »

    http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/nuit-calme-a-abidjan-l-armee-quitte-abobo-13-01-2011-1284898_240.php

    Donc, les Nations Unies « supposent », n’est-ce pas, Monsieur Mercier ? Ce qui veut dire, en clair, que personne n’a de preuves de cette affirmation. Quand on s’intéresse vraiment aux faits, on sait les retrouver au milieu du bruit et on ne dit pas n’importe quoi.

    3) Si vous êtes le moindrement perspicace (ce dont je suis encore moins certain) vous trouverez, dans le même reportage de Reuters et dans l’entrevue de la BBC avec Ahoua Don Mello, porte-parole de Laurent Gbagbo, des indices intéressants permettant de « supposer » un peu mieux que les Nations Unies.

    Entrevue de la BBC avec Ahoua Don Mello
    http://news.abidjan.net/h/387283.html

    Quels sont ces indices ? Eh bien, en fait, ils crèvent les yeux. Premièrement, la nuit où les Forces de sécurité ivoiriennes ont établi le couvre-feu, bouclé la commune d’Abobo et interdit l’accès aux mercenaires onusiens a été paisible. Pas un coup de feu. Tiens, tiens. C’est quand même étrange, vous ne trouvez pas ? Quand ceux qui tuent sont là, personne ne meurt, mais quand ceux qui protègent supposément les civils y sont, il y a des morts.

    Deuxièmement, qui sont ces morts ? Voici ce que nous dit Reuters : « Six policiers y sont morts mercredi ». Des policiers. Pas des civils innocents massacrés par Laurent Gbagbo.

    Troisièmement, qui tire sur ces policiers ? Comme l’explique M. Don Mello, ce sont des « civils » armés. Autrement dit, ce sont les cagoulés qu’on voit dans les photos et les vidéos avec des lance-roquettes. Méchantes victimes.

    À part ça, les Ivoiriens sont en maudit et mettent le feu aux véhicules de l’ONUCI. Je les comprends tout à fait. Si j’étais là, je pense que je ferais pire. Je vous promets que, si jamais des mercenaires onusiens viennent occuper le Québec, ils vont en repartir avec chacun un oeil au beurre noir.

    La meilleure façon de rétablir le calme et la paix à Abidjan serait que les insurgés déposent leurs armes et que les casques bleus et les licornes françaises rentrent chez eux. Les Ivoiriens n’ont certainement pas besoin de la « protection » de ces mercenaires complices des insurgés assassins. Et ils n’ont pas besoin non plus de faux travailleurs humanitaires dans votre genre, Monsieur Mercier.

  • Frédéric Mercier, 14 janvier 2011 05h45

    Reuters 13 janvier

    " L’ancien président Gbagbo avait juré en décembre qu’il n’y aurait plus de sang versé. Les attaques de ses Fds fortement armées contre le quartier populaire Abobo, pro-Ouattara, viennent démontrer que cette promesse est restée un vœu pieux.

    Laurent Gbagbo est un vrai maître du « Didiga », l’art qui consiste à faire le contraire de ce qu’on dit. L’ancien président ivoirien vient de mettre en pratique une nouvelle fois ses talents achevés de roublard en décrétant « la pacification » d’Abobo-PK 18. Une escouade de 400 à 500 policiers puissamment armés a fait le siège mardi de ce quartier." (...)

    http://news.abidjan.net/h/387274.html

  • 13 janvier 2011 05h47

    L’actualité en Côte d’Ivoire dites vous...
    Voici comment un média que LAURENT GBAGBO a fait venir à Abidjan pour une interview voit la RTI aujourd’hui...
    http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3349-c-le-grand-journal.html?vid=411931

    Une télévision aux mains d’un seul homme, comment nomme t on cela..? N’y a t il pas un parti pris..?

  • Robert Bertrand, 12 janvier 2011 15h58

    Voici le lien.

    http://www.rti.ci/cgi-bin/page.cgi?g=266%2Findex.html;d=1

    De nombreuses entrevues en direct.

  • 12 janvier 2011 13h09

    Bonjour monsieur Desgagné,
    c’est avec interet que je lis vos articles. Enfin, une voix s’élève ici au Québec pour dénoncer le complot que subit la Côte d’Ivoire. Je suis ivoirien et je vis au Québec depuis 6 ans. La crise ivoirienne est très bien détaillée par vous comme si vous étiez sur le terrain ou sur le théatre des opérations. Je vous encourage à éclairer les esprits endormis par la propagande des médias à la solde des états impéralistes à savoir les USA et la France. Je comprends la position du gouvernement de Stephen Harper qui n’a d’autres choix que de suivre les recommandations des USA ; c’est totalement dommage.

    Votre blog sera connu de tous les ivoiriens viviant sur le territoire québécois ; comptez sur moi.

    Cordialement

  • bernard, 12 janvier 2011 12h19

    Je suis très heureux de voir votre article sur la Cote D’Ivoire.
    Moi même français marié à une ivoirienne du quartier d’Abobo à Abidjan (soit disant un repère de Ouattara !), ayant de nombreux amis ivoiriens sur place, je ne peux que vous confirmer la manipulation en cours par la France et l’ONU.
    Toutes les informations en France sont faites à charge pour Gbagbo. France24 est extraordinaire dans ce domaine.
    Je ne reviendrais pas sur tous les exemples , vrais , que vous avez donnés.
    Mais depuis qques jours , m Ouattara intervient directement car il se rend compte de l’urgence pour lui.Avant c’était G. SORO qui appelait toujours à la guerre civile. En effet, moi qui suit de très prêt cela, de nombreuses voix se font entendre. De plus en plus de pays africains se disent troublés (congo, Bénin, Ghana, Algérie ...). L’intervention de la CEDEAO semble de plus en plus contestée.
    La tricherie semble de plus en plus évidente à tous.
    Reste le détournement des fonds de la Banque Africaine de fcfa, qui peut poser des problèmes pour les salaires des fonctionnaires.
    Mais les ivoiriens d’Abidjan sont tellement remontés contre l’ONU, Ouattara ... que je pense que Gbagbo va rester durablement maintenant, voir définitivement.
    Mais vraiment en conclusion : honte à l’ONU pour cette gestion partial de la crise ivoirienne !

  • prince GNOKO, 12 janvier 2011 06h25

    Bonjour Monsieur DESGAGNE
    je vous suis infiniment reconnaissant de la VÉRITÉ que vous DÉVOILÉE sur le problème en Cote D’IVOIRE , là , où des médias occidentaux nous emballent dans une CHAPE DE MENSONGES
    pour des intérêts dont eux seuls savent la finalité

  • André Meloche, 11 janvier 2011 21h23

    Monsieur Desgagné,

    Je suis d’accord avec Monsieur Bergeron quant à son précédent commentaire. Il faudrait faire imprimer votre texte et le conserver pour archives. La virtualité (et l’éphémère) d’internet le commande. Sinon, la qualité de votre écriture, de votre analyse éclaire la situation. J’ai écouté une entrevue de Monsieur Desautels à Radio-Canada, ce soir. Le représentant de Monsieur Gbagbo en Côte d’Ivoire a clairement démontré l’absence de fondement de cette crise. C’était rafraîchissant de constater la déroute de la démagogie dominante.

    Je tiens personnellement à vous remercier de vos articles qui ont jeté un immense pan de lumière (du moins pour moi) sur cette Afrique méconnue et si souvent stigmatisée par l’obscurantisme.

    Continuez votre excellent travail.

    André Meloche

  • 11 janvier 2011 21h08

    Monsieur Desgagné,
    Savez vous que la France n’a jamais signé de meilleur contrat en Côte d’ivoire que sous la présidence de M. Laurent GBAGBO..?
    N’avez vous pas entendu messieurs Vergès et Dumas dirent que les français sont mauvais, qu’ils n’ont jamais signés autant de contrat en cote d’ivoire et que de ce fait, ils pourraient être un peu plus reconnaissant..?
    En dépit des apparences, Gbagbo est le meilleur allié des intérêts français en CI. En 2003, au plus fort des tensions entre Abidjan et l’ancienne puissance coloniale, le champion de la « seconde indépendance » de la Côte-d’Ivoire avait octroyé, de gré à gré, au groupe Bolloré la gestion du port à conteneurs d’Abidjan
    Qui avait une horde de français comme conseiller lors des présidentielle ?
    Quand est-il du futur troisième pont d’Abidjan, pour lequel Bouygues tient toujours la corde ?
    Qui a confié le projet faramineux de la reconstruction de Yamoussoukro à un architecte français ?
    Qui a choisi la société Vinci pour un chantier pharaonique à Yamoussoukro ?
    N’est ce pas le groupe Total qui a obtenu un permis d’exploitation sur un bloc offshore prometteur ?
    Que penser du choix de l’agence de communication française Euro RSCG, filiale du groupe Havas ?
    Que penser du fait que le premier actionnaire d’Havas soit Vincent Bolloré ?
    Que dire du fait que Bolloré a été décoré personnellement par Gbagbo, a-t-il du souci à se faire ?
    Qui a renouvelé, pour quinze ans, les concessions de la gestion de l’eau et de l’électricité en Côte-d’Ivoire, octroyées au groupe Bouygues ?
    Sagem Sécurité n’a-t-elle pas été sélectionnée pour la fourniture des équipements et la mise en œuvre des opérations d’enregistrement de la population et d’inscription des électeurs ?
    N’est ce pas Sagem Sécurité qui est chargé d’émettre les cartes d’identités et les cartes d’électeurs ?
    Quand est-il de la Cemoi qui cogère la filière la plus importante du pays, à savoir le cacao ?
    Qui a renouvelé les contrats de communication à orange ?
    À qui Gbagbo fait encore confiance pour le sortir du pétrin : des avocats........ Français.

    M. Gbagbo préserve très bien les intérêts français. S’il hurle au complot français, c’est juste pour s’attirer la sympathie de ceux que son discours peut émouvoir. Les intérêts français ont prospéré en Côte d’Ivoire avec Laurent Gbagbo et ces sociétés auraient, sans doute, étaient très contentes de la victoire de Laurent Gbagbo ; Veolia a notamment dans ses cartons un gros contrat pour assainir l’eau dans plusieurs villes du pays. La Côte d’Ivoire est l’un des seuls pays africains où la Chine n’a pas enregistré de percée majeure dans l’attribution de grands contrats BTP, pétrolier et minerais.

  • Bernard Desgagné, 11 janvier 2011 15h11

    Je vais prendre le temps de réfuter quelques-uns des prétendus arguments du long commentaire de M. Mercier, pour éclairer un peu la lanterne des lecteurs qui sont peu au courant de la question.

    M. Mercier dit : « Ça ne l’empêche pas d’être devenu un dictateur qui s’accroche au pouvoir par la tricherie et des crimes beaucoup plus graves. » Quelles sont vos preuves de la tricherie de M. Gbagbo, M. Mercier ?

    Je viens de vous démontrer on ne peut plus clairement que M. Gbagbo (qui n’est pas mon « héros », comme vous ne cessez de le dire sur un ton moqueur) n’a pas triché, et vous persistez quand même dans votre affirmation mensongère. Avez-vous pris le temps de regarder les preuves auxquelles renvoie mon texte ? De toute évidence, c’est le camp de M. Ouattara qui a triché. Que messieurs Sarkozy, Obama et Choï prétendent le contraire n’est pas une preuve, loin de là. Des menteurs invétérés ne peuvent certainement pas être considérés comme une source fiable, surtout pas lorsque les preuves matérielles et les témoignages démontrent qu’ils mentent encore une fois. Les déclarations des menteurs ou de ceux qui sont manipulés par les mensonges ne seront jamais des preuves.

    Vous pensez qu’Obama n’est pas un menteur ? Regardez plutôt le documentaire ci-dessous.

    http://www.youtube.com/watch?v=eAaQNACwaLw

    M. Mercier dit : « Ah ? Et ce ne serait pas parce qu’il aimait le pouvoir et l’argent ? La guerre civile n’a pas duré 10 ans ; les troubles ont été au plus fort en 1999-2000 et en 2002-2003. Qu’est-il arrivé des 7 autres années de son règne ? Où est l’argent du cacao (voir Guy-André Kieffer) ? »

    La guerre civile n’a pas duré 10 ans, mais la situation créée par cette guerre dure depuis son début, en 2002. Le pays est aujourd’hui coupé en deux, le Nord demeurant occupé par les insurgés de Forces nouvelles. De plus, il y a eu des troubles importants en 2004, après l’attaque contre le campement français de Bouaké. L’armée française a tué plusieurs dizaines de civils ivoiriens innocents et en a tué plusieurs centaines.

    Selon les accords, les insurgés devaient désarmer avant la tenue de l’élection, ce qu’ils n’ont jamais fait. Ni l’ONUCI, ni la France, ni les États-Unis n’ont exigé ce désarmement avant la tenue de l’élection, ce qui est une violation flagrante des accords. Le président Gbagbo a repoussé la tenue de l’élection vu le non-respect de l’engagement des insurgés et la situation d’insécurité ainsi créée sur le territoire. J’en dirai davantage sur la guerre civile dans le quatrième article de ma série, qui porte précisément sur ce sujet.

    Enfin, la disparition du journaliste Guy-André Kieffer demeure un mystère. J’en dirai davantage sur la contrebande du cacao et d’autres produits dans le quatrième article de ma série.

    M. Mercier dit : « M. Desgagné, ne trouvez-vous pas curieux qu’un accord marqué « France néocoloniste » en grosses lettres souhaite laisser Gbagbo au pouvoir ? »

    Si je comprends bien, M. Mercier voudrait qu’on récompense des insurgés en leur donnant le pouvoir. Belle leçon pour l’humanité ! Ne nous cassons plus la tête avec la démocratie. Achetons-nous des Kalachnikovs et des lance-roquettes. Il est déjà assez troublant que M. Soro, le secrétaire général de Forces nouvelles, ait été imposé comme premier ministre à M. Gbagbo. Ainsi, il a tout bonnement laissé son treillis et sa mitraillette un jour pour se retrouver dans le fauteuil du premier ministre. Contrairement à ce que semble croire M. Mercier, la France est loin d’avoir pris parti pour M. Gbagbo. Au contraire, elle favorise depuis longtemps les insurgés, comme en fait foi la position du gouvernement français aujourd’hui. J’en reparle demain dans le quatrième article de ma série.

    M. Mercier dit : « Il « semble »… le « comportement néocolonial »… On doit vous prendre au mot je suppose ? »

    J’ai pourtant mis un lien avec un article publié par le journal Le Monde et signé par l’écrivain guinéen Tierno Monénembo, prix Renaudot 2008, pour justifier mon emploi de l’expression « comportement néocolonial ». M. Mercier me donne l’impression de ne pas passer beaucoup de temps à consulter les documents de référence auxquels je renvoie les lecteurs pour étayer mon propos.

    M. Mercier dit : « Parlez-nous de quand votre Première dame a commandité l’assassinat, en Côte d’Ivoire en 2004, du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, parce qu’il enquêtait un peu trop sur la corruption dans l’ARGENT DU CACAO ».

    Je laisse à M. Mercier le soin de nous démontrer que Simone Gbagbo a commandité l’assassinat d’un journaliste et que les Gbagbo possèdent ne serait-ce qu’un dixième de la richesse des Ouattara. Mes recherches m’ont plutôt démontré que la contrebande du cacao a servi à financer Forces nouvelles. Par définition, le gouvernement dispose déjà de leviers fiscaux et financiers qui lui permettent de faire les achats militaires qu’il juge nécessaires pour assurer la défense du territoire contre une agression venant de l’extérieur.

    M. Mercier m’accuse gratuitement de « m’inspirer de Wikipédia pour écrire [mes] textes » mais en cite lui-même de larges extraits comme arguments. Justement, je ne cite pas Wikipédia et je ne m’en inspire pas parce que je sais bien que les articles de Wikipédia sont souvent de la propagande déguisée, comme en témoignent les nombreux extraits subjectifs cités par M. Mercier à l’appui de ses thèses à lui.

    Je ne perdrai pas mon temps à répondre à toute la litanie d’affirmations gratuites de M. Mercier, mais je rappelle aux lecteurs de Vigile que M. Mercier travaillait pour l’ONU à Abidjan, ce qui explique peut-être son parti pris pour M. Ouattara. Il est actuellement désoeuvré, au Sénégal, où il a été évacué pour des raisons de sécurité, ce qui lui laisse beaucoup de temps pour fréquenter Vigile.

  • chout, 11 janvier 2011 11h33

    Ce monde est une vaste comédie,qui crée le désastre, et l’horreur partout en Afrique. Malheureusement ce n’est pas nous "africains qui en sommes conscients ; nous nous laissons bien souvent aller à nos émotions lyriques béas.... Tristes que tout cela

  • impartiale ivoirienne, 11 janvier 2011 03h27

    bon article
    mais la photo est celle du mariage de la fille de mme ouattara qui s’est déroulé cette année même en france

  • Frédéric Mercier, 10 janvier 2011 19h11

    M. Desgagné,

    Je mets quelques points et quelques barres sur les i et sur les t, pour aider vos pauvres lecteurs à y voir plus clair.

    "Laurent Gbagbo est un ancien syndicaliste et un docteur en histoire, diplômé de la Sorbonne."
    RE : Ça ne l’empêche pas d’être devenu un dictateur qui s’accroche au pouvoir par la tricherie et des crimes beaucoup plus graves. Nombre de grands criminels de l’Histoire étaient des êtres cultivés.

    "Il a été incarcéré de 1971 à 1973 pour ses activités de contestation politique. Contraint à l’exil en France..."
    RE : Ah, je vois, Gbagbo est une victime. Merci de nous apporter la vérité, ça va plaire à vos fan, M. Bergeron.

    "Puis, Laurent Gbagbo remporte contre ce dernier l’élection d’octobre 2000. Malgré la contestation et les heurts."
    RE : Ggabo lui-même a déclaré qu’il a été élu dans des conditions calamiteuses, à peu près comme 2010 d’ailleurs.

    "La légitimité de Laurent Gbagbo, dont le mandat s’étirera jusqu’en 2010 en raison de la guerre civile."
    RE : Ah ? Et ce ne serait pas parce qu’il aimait le pouvoir et l’argent ? La guerre civile n’a pas duré 10 ans ; les troubles ont été au plus fort en 1999-2000 et en 2002-2003. Qu’est-il arrivé des 7 autres années de son règne ? Où est l’argent du cacao (voir Guy-André Kieffer) ?

    "En 2000, les Ivoiriens souhaitaient mettre fin à l’exploitation coloniale qui s’était poursuivie après 1960."

    RE 1 : C’est pour ça que Ouattara s’était présenté aux élections de 2000. Mais il avait été écarté pour des raisons racistes (le concept d’ivoirité cher à votre héros). Ouattara a finalement été élu avec une forte majorité le 28 novembre 2010, comme le confirme presque toute la planète.

    RE 2 : En effet, en vous inspirant de Wikipédia pour écrire vos textes, vous avez « oublié » cette phrase : « Cette élection de 2000 est marquée par l’élimination par la Cour suprême de plusieurs candidatures, dont celle d’Alassane Ouattara — pour cause de « nationalité douteuse », faux et usage de faux sur la filiation — et de l’ancien président Bédié. Les résultats donnent Gbagbo vainqueur face à Guéï, qui les conteste. Des heurts s’ensuivent. »

    RE 3 : Vous avez aussi « oublié » cet extrait : « Après plusieurs mois de combats, les accords de paix de Marcoussis sont signés en France. L’Opération de paix Licorne se déploie pour patrouiller dans une zone de cessez-le-feu. D’après l’accord, Gbagbo doit rester en fonction (alors que les rebelles ont précédemment exigé sa démission).
    M. Desgagné, ne trouvez-vous pas curieux qu’un accord marqué « France néocoloniste » en grosses lettres souhaite laisser Gbagbo au pouvoir ?

    RE 4 : Et enfin cet extrait qui visiblement ne vous a pas plu : « Son mandat prenant théoriquement fin en 2005, Gbagbo fera repousser d’année en année le scrutin présidentiel prévu et ne cessera dès lors de manœuvrer pour tenter de se maintenir au pouvoir à tout prix. »

    "Le mécontentement d’une partie de la population au sujet du concept d’ivoirité ou de prétendues tensions interethniques."
    RE : « PRÉTENDUES » ? Vous niez l’existence de tensions ethniques dans ce pays de 23 millions d’habitants qui compte au moins 60 ethnies sur un petit territoire ?

    "À l’inverse, Ouattara est un adepte du libre marché et semble à l’aise devant le comportement néocolonial de ses amis étasuniens, français et onusiens."
    RE : Il « semble »… le « comportement néocolonial »… On doit vous prendre au mot je suppose ?

    "Docteur en économie diplômé aux États-Unis, où il a encore tout un réseau de relations."
    RE : Gbagbo aussi a un réseau aux États-Unis, Obama l’a même invité s’il quittait le pouvoir selon la volonté des Ivoiriens. Et d’ailleurs la famille de Gbagbo y vit, sauf sa femme qui vient de se sauver au Bénin. Alors, où voulez-vous en venir ?

    "Il a été directeur général adjoint du FMI, dont il avait appliqué les méthodes sauvages d’assainissement des finances publiques en Côte d’Ivoire."
    RE : Ça demanderait d’être explicité.

    "M. Ouattara est associé aux Forces nouvelles, un groupe de rebelles qui a tenté de prendre le pouvoir par les armes." RE : Possible, mais on n’a jamais eu de preuves. Darth Vader était-il votre héros ?

    "Malgré son association avec une rébellion armée responsable d’un cortège de souffrances."
    RE : Sensationalisme. Enlevez vos oeillères et venez DANS LA RUE à Abidjan, ils vont vous parler des souffrances causées par le clan de votre héros et de leurs mercenaires étrangers.

    "Ouattara est marié à une riche femme d’affaires française née en Algérie. Pour sa part, Ouattara possède une vaste plantation de canne à sucre à Haïti ainsi que des navires marchands qui lui rapportent énormément. Au Burkina Faso, il détient une cimenterie."

    RE 1 : Ok ils sont en affaires et ça marche. Ça vous indispose ? Et que faites-vous de la richesse de votre héros ? Pouvez-vous me dire où est allé tout l’argent du cacao pendant les dix ans de règne de votre despote ? Venez faire un tour et vous verrez que ces zillion$ ne sont pas allés dans les infrastructures, les services sociaux, la création d’emploi, etc.

    RE 2 : À propos de FEMMES DE PRÉSIDENTS, vous ne dites mot sur l’épouse de votre héros, Simone Ggabgo ? Parlez-nous de quand votre Première dame a commandité l’assassinat, en Côte d’Ivoire en 2004, du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, parce qu’il enquêtait un peu trop sur la corruption dans l’ARGENT DU CACAO qui profitait grassement à votre héros, l’époux de Madame ? C’est un bon sujet, non ? Être riche n’est pas un crime ; être complice d’un meurtre, oui.

    "Les Ouattara sont très riches et mènent une vie de grand luxe."
    RE : Ça semble décidément vous déranger.

    "Ils possèdent notamment des appartements à Paris et des maisons dans le Sud de la France."
    RE : Gbagbo aussi. So what ?

    "Mais ils ne semblent pas avoir acquis leur argent honnêtement."
    RE : Non ? Est-ce possible ? Come on Bern... Votre héros aurait acquis sa richesse en respect de toutes les vertus ? Pourquoi ne pas "enquêter" là-dessus ? C’est ÇA qui me tue dans votre démarche.

    "Guillaume Soro, a organisé une marche… qui a plutôt pris l’allure d’un affrontement armé, auquel les mercenaires onusiens ont participé."
    RE : Vous mentez. C’est pas joli.

    "À l’inverse, le gros méchant de la mise en scène du cartel médiatique, Laurent Gbagbo, n’a jamais eu recours ni à un coup d’État, ni à la violence pour prendre le pouvoir."
    RE : Votre douce colombe a triché en 2010, comme en 2000 avec le concours de la Cour suprême qui a éliminé ses opposants, dont Ouattara, sur des bases racistes. En outre,vous croyez sincèrement que la bande à Gbagbo et ses mercenaires n’ont jamais commis de violences ? Venez à Abidjan, on va tout vous expliquer ça.

    "Il défend la primauté du droit... comme il le disait à Euronews, fin décembre 2010."
    RE : D’accord, il l’a dit à Euronews, donc c’est vrai ! Vous vous moquez de vos lecteurs, dont moi. Le Conseil constitutionnel est une institution ivoirienne mais il ne la « défend » pas, il la contrôle. Arrivez sur Terre je vous en supplie.

    "Les accusations contre lui sont sans fondement. Des journalistes occidentaux agressifs prennent nettement."
    RE : Venant de vous, affirmation avec zéro crédibilité. Vous êtes exactement un « journalisme occidental agressif ». Une projection qui en est presque drôle.

    "On parle, sans fournir de preuves, de miliciens et de mercenaires qui seraient à sa solde et qui auraient commis des atrocités."
    RE : Allez faire vos devoirs. Mais ne comptez pas sur les deux croûtons d’avocats véreux de Gbagbo (Vergès et Dumas, ses AMIS FRANÇAIS) pour trouver ces preuves...

    "Selon les accords conclus, les rebelles devaient déposer les armes avant la tenue de l’élection, ce qu’ils n’ont jamais fait."
    RE : Remarquez, même si je n’approuve pas, je les comprends un peu, parce que le dictateur a continué de s’armer pendant 10 ans !

    "Il est certain que, dans un pays où circulent un peu partout des rebelles armés..."
    RE : … Et où circulent des miliciens à la solde du pouvoir. Voyons, c’est fatiguant à la longue votre manie de ne voir que le côté qui vous plaît. C’est sûr que quand tous ces joyeux lurons se croisent, ça chie dans le ventilo.

    "Est-ce la faute de l’État agressé ou des rebelles qui ont pris les armes gratuitement ?"
    RE : Manichéisme ! Je répète : naïveté crasse, ou grossière partialité ? Je ne sais plus trop.

    "Laurent Gbagbo a fait une proposition pour mettre fin à la crise, soit la mise sur pied d’une commission internationale."
    RE : Pour gagner du temps, car le temps joue en sa faveur.

    "Évidemment, Ouattara ne veut rien savoir d’un tel arbitrage puisqu’il sait qu’il ment effrontément quant aux résultats de l’élection."
    RE : Non, parce que les Ivoiriens l’ont élu, et que la farce a bien assez duré. Les Ivoiriens sont épuisés et affamés par votre dictateur. Ça ne semble pas vous déranger.

    "Le cartel médiatique occidental a présenté de manière tellement malhonnête les évènements."
    RE : Le cartel… 1. La majorité des ivoiriens ne savent pas lire, surtout pas le français 2. Ils regardent presque seulement les chaînes ivoiriennes, dont la principale, la RTI, qui était déjà manipulée par votre héros, et qui est devenue un GROSSIER outil de propagande et de HAINE depuis 1 mois. Venez dans la rue à Abidjan et montrez-moi - si vous le pouvez - l’influence de votre cartel sur les gens de la rue.

    "Le cartel médiatique a présenté sans explications la scène où Damana Picas arrache des feuilles des mains de Bamba Yacouba… "
    RE 1 : « Sans explication » : faux.
    RE 2 : « Indubitablement raison… Complètement tort ». Ah ! Parce que votre héros, Picas, l’a dit ! Et pourquoi ne présentez-vous pas la version de M. Yacouba ?

    "L’avocat Jacques Vergès et de l’ancien président du Conseil constitutionnel français, Roland Dumas."
    RE : Oui, d’excellents bons vieux avocats qui ont nombre de dictateurs parmi leurs clients. Belles références. Et vous vous en gargarisez ?

    "Tous ces documents montrent bien que la « communauté internationale » est loin d’être aussi unanime que Radio-Canada le laisse entendre."
    RE : En tout cas, à date, la liste est d’une longueur spectaculaire. Mais bien sûr votre héros n’est qu’un martyr.

    "s’est ajoutée l’immorale proclamation des résultats frauduleux par Youssouf Bakayoko."
    RE : Immorale ?!

    "le représentant de l’ONU, Young-Jin Choï, qui a décidé que c’était à lui, et non au Conseil constitutionnel, d’apposer son sceau d’approbation."
    RE : Cela fut « décidé » AVEC L’ACCORD de Gbagbo depuis les touts débuts (sauf la dernière approbation qui a déplu à votre héros). Pourquoi n’en parlez-vous pas ?

    "une nette violation de l’article 2 de la Charte des Nations Unies."
    RE : N’oubliez pas le Chapitre 7.

    "Nous sommes en présence d’un scandaleux vol de démocratie."
    RE : Signé Gbagbo en lettres de sang et de terreur. Mais Dieu va lui pardonner. Dieu est de son bord, il nous l’a assuré.

    "Les Ivoiriens et les Africains ont toutes les raisons d’être en colère."
    RE : Oui, ils sont très écoeurés de se faire fourrer par votre héros.

    "Aucun pays africain ne voudra faire la sale et cruelle besogne que les serviteurs néocoloniaux leur demandent."
    RE : Je commence à être d’accord avec vous : c’est aux Ivoriens de régler ça. L’élection de 2010 était la première de l’ère du multipartisme (celle de 2000 n’en fut pas une) et la démocratie est un long apprentissage.

  • Robert Bertrand, 10 janvier 2011 16h18

    L’Afrique aux Africains.

    Ils ont besoin du développement de leurs ressources. C’est vrai dans tous les Pays de l’Afrique.

    Que les Pays Africains se regroupent ENSEMBLE pour le développement des AFRICAINS et de leurs ressources ?

    On le sait, nos PAYS dits démocratiques, n’hésitent pas À ASSASSINER des chefs d’ÉTATS qui ne se soumettent pas à leurs diktats. Au besoin, chercher le mot « assassinat » dans votre moteur de recherches.

    Il faut continuer à suivre l’évolution de ce qui se passe en Côte d’Ivoire.

    L’EUROPE a besoin des ressources naturelles de Côte d’Ivoire (CI) comme d’autres Pays.

    Jusqu’où les — supposés démocrates — peuvent-ils accepter de perdre les ressources sans en payer le véritable prix pour le développement, en même temps, des peuples de l’Afrique ?

  • 10 janvier 2011 13h49

    À la lumière de plusieurs articles qui font état de la croissance fulgurante des investissements chinois en Afrique, il résulte un déplacement de la présence économique de la France. On ne peut sans doute pas ignorer que plusieurs enjeux ici se superposent (locaux, régionaux, ethniques, etc.) et que ni Bgabbo ni Ouattara ne sont sans reproches. Il faut toutefois tenter de dégager l’essentiel de l’accessoire, Bernard Desgagnés nous aide à le faire. Pour le Québec, il est utile de retenir la difficulté pour un petit pays de maintenir son indépendance face à la politique des grandes puissances. Ce serait pour moi ce qui se distingue comme le principal enjeu.

    Bgabbo,aurait osé faire jouer la concurrrence entre les puissances rivales au profit de son pays. Bgabbo a voulu profiter de l’intérêt croissant des Chinois pour l’Afrique en multipliant les partenariats avec eux.

    http://cartunelo.ivoire-blog.com/archive/2009/04/07/conquete-du-marche-ivoirien-la-bataille-france-chine-qui-ser.html

    Il semble bien que la France, tête de pont des atlantistes (puissances de l’OTAN sous domination US) dans ce cas, ne cherche pas autre chose que d’éviter son déclassement par la Chine et, plus généralement, d’endiguer la progression de la Chine en Afrique.

    GV

  • Jean Claude Pomelreau, 10 janvier 2011 11h44

    Votre premier texte a été repris sur un site de la diaspora ivoirienne. Et a suscité une réaction un peu délirante :

    http://www.ivoirediaspo.net/index.php/3472/cote-divoire-la-desinformation-et-la-crise-en-cote-d%E2%80%99ivoire-l%E2%80%99inversion-de-la-realite.html

    ....

    JCPomerleau

  • Jacques Bergeron, 10 janvier 2011 10h27

    Salut M. Desgagné, il faudra maintenant faire éditer ces articles sous la forme d’un fascicule/papier qui pourra être conservé dans nos bibliothèques,même s’il nous est possible de le conserver dans nos bibliothèques électroniques. Nous attendons les prochains articles avec l’avidité d’élèves soucieux de connaître toute la vérité, et seulement la vérité sur une affaire dont sont victimes les Ivoiriens et le monde libre !

  • Pierre Desgagné, 10 janvier 2011 09h44

    Très intéressant ce texte, il fait le lien entre Ouattara (Ado pour les intimes) et le la CIA, DSK et le FMI. .

    À ne pas douter, ce drame qui se joue présentement en Côte d’Ivoire, aura des répercussions dramatiques (construction d’un Bloc Africain unifié, pour le plus grand bonheur des marchés, multinationales et autres vampires apatrides.), sur tout le continent Africain.

    Voir le lien de l’article : http://www.medias-france-libre.fr/index.php/chroniques/25-communiques-politique/1014-cote-divoire-le-couple-ouattara-proche-de-la-ciadskfmi.html

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