«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le virage vert au diable vauvert

Québec offre son appui à un autre projet pétrolier

Accusé d’entraver le développement du Bas-Saint-Laurent, le gouvernement se dit favorable à un nouveau projet

jeudi 2 juin 2016

Le gouvernement Couillard se dit prêt à appuyer un projet pétrolier encore méconnu et situé dans le Bas-Saint-Laurent. Selon une évaluation préliminaire menée par la firme Sproule, la même qui avait évalué le potentiel sur Anticosti, le secteur contrôlé par l’entreprise Squatex et situé près de Rimouski pourrait contenir plus de 50 millions de barils de pétrole.

La députée de la Coalition avenir Québec (CAQ) Chantal Soucy s’en est prise au gouvernement Couillard mercredi en affirmant que le « virage vert » du premier ministre nuirait à l’industrie pétrolière et gazière qui tente d’émerger au Québec. Selon la CAQ, « les déclarations et l’ingérence du premier ministre » au cours des derniers mois, notamment dans le projet d’exploration sur l’île d’Anticosti, « font fuir les investisseurs potentiels, locaux comme étrangers ».

Mme Soucy a d’ailleurs rencontré mercredi le directeur de développement de Squatex, Mario Lévesque. Selon ce dernier, la jeune entreprise aurait de la difficulté à trouver un partenaire financier pour mener des forages exploratoires dans le Bas-Saint-Laurent.

52 millions de barils

Pourtant, a affirmé la députée caquiste, le potentiel pétrolier contrôlé par Squatex et son partenaire Petrolympic pourrait s’avérer important, si on en croit les résultats d’une analyse préliminaire réalisée par la firme Sproule. Selon cette étude, le secteur situé près de Rimouski pourrait renfermer plus de 52 millions de barils de pétrole, mais aussi d’importantes quantités de gaz naturel.

Aucun gisement n’a toutefois encore été découvert dans cette région, où plusieurs permis d’exploration sont en vigueur depuis quelques années. D’autres travaux sont donc à prévoir pour tenter de déterminer s’il existe bel et bien un potentiel commercial d’exploitation d’énergies fossiles.

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