«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Juste courroux

Projets industriels - Blanchet exige des comptes de ses fonctionnaires

mardi 17 septembre 2013

Québec — Surpris d’apprendre que son ministère défendait à ses directions régionales d’exiger des analyses de risques d’accidents technologiques et des plans d’urgence pour les projets industriels qui ne passent pas devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), Yves-François Blanchet exige des comptes de ses fonctionnaires et entend « aller dans l’autre direction » en resserrant les contraintes de prévention pour les entreprises.

« Quand j’ai vu ça, je me suis demandé ce que c’était que cette histoire, ça me semblait, au mieux, très étrange. A priori, ça a l’air difficilement justifiable. »

Le ministre, qui réagissait à l’article du Devoir lundi, dit avoir lancé des appels « vindicatifs » au sein de son ministère pour obtenir des explications claires, et ce, le plus rapidement possible. « Si une telle directive existe, il faudrait au moins qu’on m’explique minutieusement comment cela pouvait, à un certain moment, être justifiable et, plus vraisemblablement, changer. »

Il estime que cette directive, diffusée par le ministère de l’Environnement en 2001, est « tout à fait incompatible » avec son intention de renforcer les mesures de prévention. « J’ai l’intention de rendre les contrôles, les contraintes et la prévention beaucoup plus intense que ce qui se fait présentement […] Je pense même que toute entreprise qui manipule des matières dangereuses devrait se doter d’un plan d’urgence et ainsi augmenter ses chances d’avoir notre aval en nous le soumettant. »

Sécurité publique

Comme le révélait Le Devoir, ce sont des frictions entre le ministère de l’Environnement, qui assumait, jusqu’en 2001, la responsabilité de demander des analyses de risques et des plans d’urgence, et celui de la Sécurité publique, qui s’apprêtait à adopter la Loi sur la sécurité civile, qui a mené à ce désengagement de l’un comme de l’autre auprès des industries qui présentent des projets industriels n’étant ni soumis à une évaluation environnementale du BAPE ni régis par un règlement spécifique.

Ainsi, la très grande majorité des projets industriels bénéficient d’un laissez-passer qui, selon certains experts de risques, peut entraîner des conséquences majeures.

Des discussions ont été entamées entre les deux ministères, confirme Yves-François Blanchet. « La collecte d’information se fait au niveau du ministère de l’Environnement à Québec et dans les directions régionales, mais il y a aussi des contacts tant au niveau des hauts fonctionnaires qu’au niveau politique entre la Sécurité publique et nous. »


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