«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Ses chances sont minces

Prêt à servir à nouveau comme ministre

Robert Poëti s’en remet à la décision de Philippe Couillard

Évincé du Conseil des ministres en début d’année 2016, le député libéral Robert Poëti espère qu’on lui ouvrira de nouveau la porte du cabinet Couillard.

Le député de Marguerite-Bourgeoys ne s’en cache pas, la dernière année fut chargée en émotion. En janvier 2016, c’est la stupéfaction. Il perd son poste de ministre des Transports lorsque Philippe Couillard décide de remanier ses troupes.

« J’ai eu un choc, une déception », se souvient M. Poëti. Du jour au lendemain, le téléphone cesse de sonner, les courriels se font rares, fini les agendas chargés. La rumeur court qu’il va claquer la porte.

L’élection partielle à 600 000 $ qu’aurait provoquée son départ a fait partie de ses réflexions.

Bénéficiant d’un peu plus de temps, il redécouvre la vie de caucus et ses collègues. « Je m’étais un peu éloigné des députés, et ce sont eux qui m’ont donné la force, le courage et la conviction de penser qu’on peut toujours être utile au parti comme député », confie-t-il.

MTQ dans la tourmente

Lorsqu’il quitte le MTQ, il estime qu’il est de son devoir de transmettre ses préoccupations sur les façons de faire troublantes du plus grand donneur d’ouvrage du gouvernement, préoccupations qui l’avaient conduit à embaucher l’enquêteuse indépendante Annie Trudel.

Mais son successeur, Jacques Daoust, n’a pas le temps de le rencontrer. Les semaines passent, alors le député de Marguerite-Bourgeoys décide de livrer ses constats dans une lettre qu’il remet au chef de cabinet de Daoust et au bras droit de Philippe Couillard.

L’affaire éclate finalement au grand jour et met le gouvernement libéral dans l’embarras. Si les mêmes circonstances se présentaient devant lui, M. Poëti referait la même chose.

« Pour moi, il y avait une responsabilité obligatoire de transmettre à celui qui me suit l’information que j’ai, les bonnes ou les mauvaises choses. »

Dans les plans de Couillard ?

L’ancien lieutenant ne sait pas s’il est dans les plans de Philippe Couillard, qui devrait rebrasser les cartes de son cabinet en janvier. « C’est vraiment la prérogative du premier ministre », insiste-t-il.

Mais il l’espère néanmoins. « Ce ne sont pas les 71 députés qui au fond de leur cœur se disent “j’aimerais avoir cette fonction-là”. Mais moi, oui, car je l’ai dit dès le début : la vraie façon de changer les choses, il faut être dans la chaise de celui qui a le pouvoir de décider. »

Dans le cas contraire, Robert Poëti ne peut dire qu’il ne fera jamais le saut en politique municipale, mais il jure que ce n’est pas son intention à l’heure actuelle. Et dans un an, pour les élections municipales ? « Je ne connais pas l’avenir. Je n’ai pas de boule de cristal qui voit dans un an ! »

Le député de Marguerite-Bourgeoys en quelques phrases

Robert Poëti ne sait pas s’il est dans les plans de Philippe Couillard, qui devrait rebrasser les cartes de son cabinet en janvier.
Photo Jean-François Desgagnés

« Si j’avais l’occasion de faire partie du Conseil des ministres, c’est certain que je vais m’y lancer à 100 %. Ça, par contre, c’est la prérogative du premier ministre. »

« Au lieu de lancer la serviette, j’essaie de voir comment moi je peux contribuer à l’intérieur de mes rôles à aider le gouvernement à avancer. »

« S’il y a quelque chose à apprendre d’un passage comme le mien, c’est que, sans aucune forme d’intention, je m’étais un peu éloigné des députés, et ce sont eux qui m’ont donné la force, le courage et la conviction de penser qu’on peut toujours être utile au parti comme député. »

« Je ne peux pas dire non, jamais je ne vais aller en politique municipale, je ne peux pas dire ça, mais actuellement, aujourd’hui, si vous me le demandez, non, je ne vais pas en politique municipale. »

Sur les irrégularités au MTQ :

« Je ne crois pas que tu peux être deux ans à la tête d’un ministère et que le mercredi soir à 21 h 35, c’est terminé. Pour moi, il y avait une responsabilité obligatoire de transmettre à celui qui me suit l’information que j’ai, les bonnes ou les mauvaises choses, ou les inquiétudes. »


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Gouvernement Couillard
De la trahison à la soumission

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