«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Prendre le contrôle de l’état

Le PQ doit sortir de la vase

Tribune libre de Vigile
vendredi 6 mai 2016
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J’espère que le PQ va sortir de la RÉFÉRINDITE AIGUE !

Invention morbide... Course à obstacle liberticide qui rend le mouvement indépendantiste prisonnier comme un hamster en cage.

Prendre le contrôle de l’état, voilà le but.

Prendre le contrôle de l’état était LE BUT, au tout début du PQ, parce qu’il n’avait jamais eu le pouvoir. C’était aussi le rêve du RIN.

Quoi de plus important pour un mouvement indépendantiste-citoyen que de prendre le contrôle de l’état ?

C’est là que ça se passe. Tout le reste, que ce soit la référindite aigue ou l’étapisme des chieux, ou pire, « le beau risque » névropathe, digne du syndrome de Stockholm, toutes ces inventions ne sont que des poids morts pour empêcher les citoyens de s’approcher d’un vrai pouvoir et ultimement de la liberté nationale.

Pourquoi un Parti indépendantiste dont la seule raison d’être est de faire l’INDÉPENDANCE DU QUÉBEC, devrait, en plus de se faire élire et de prendre le pouvoir, avoir à redemander au peuple qui vient de l’élire, s’il veut faire l’indépendance ou autre question souvent complexe ?

Qu’est-ce qui n’est pas clair dans le mot PARTI INDÉPENDANTISTE ?

Qu’est-ce qui n’est pas clair dans l’idée de PRENDRE LE CONTRÔLE DE L’ÉTAT pour mettre en place les paramètres conduisant à l’indépendance du Québec ?

Le reste, la bonne gouvernance en attendant peut-être un référendum ou autre façon de dire qu’on va se mettre au pouvoir pour faire la même affaire que le PLQ, en attendant le grand jour, c’est l’arrêt de mort du PQ.

Il faut réécrire les lignes fondatrices du PQ.

Prendre le contrôle complet de l’état (par un vote majoritaire du peuple) pour mettre en place les éléments légaux et les éléments de négociations qui conduiront ensuite à une déclaration claire et simple de l’Assemblée nationale. Simple !

Bien sûr, il faudra des référendums par la suite pour mettre en place le style d’état souhaité par le peuple, ou pour mettre en place une constitution écrite PAR ET POUR le peuple. Il le faut !

Mais le travail de base, une fois une élection gagnante de façon majoritaire, pourrait se faire par une déclaration à l’assemblée nationale. Par les représentants du peuple !

Si un parti se fait élire sur ces bases claires, on vient de se sauver d’un psychodrame qui dure depuis trop longtemps.

Et en attendant ce moment important, il faut faire la promotion de ce qui devrait être un magnifique projet de société et ce de toutes les façons possibles.

Dessine moi un pays !!! Voilà la tâche à laquelle devrait se vouer le PQ.

Le PLQ lui, se fait élire sur des mensonges, ensuite fait le contraire de ce qu’il dit et détruit en partie l’état et le système social, en plus des magouilles illégales qui conduisent certains de ses membres devant les tribunaux,... et tout le monde trouve ça OK !

Ne serait-il pas normal, si le peuple décide de mettre en place un gouvernement indépendantiste, que celui-ci travaille à cette tâche aussitôt au pouvoir ? Aussitôt au contrôle de l’État.

Poser la question c’est aussi y répondre me direz-vous.

Commentaires

  • Patrice-Hans Perrier, 11 mai 2016 12h41

    LE RIN, tel un phénix renaîtra de ses cendres. 2017 sera la date butoir où tous les agendas convergeront :

    Outre les élections présidentielles en France, il y aura célébration du 150e anniversaire de la Confédération, pratiquement 50e anniversaire de la liquidation du RIN et moment de vérité historique à propos de la continuation de la dictature eurocratique.

    Il convient, aux militants libres et combatifs, d’indiquer le chemin à prendre pour que nos concitoyens s’éveillent à une problématique nationale qui ne soit pas une chimère en l’espèce.

    Nos marchands de sable du souverainisme-caviar nous ont trop longtemps hypnotisés avec des fantasmes racoleurs et trompeurs.

    Il faut préparer le terrain pour qu’un rassemblement patriotique – toutes catégories politiques confondues – voit le jour et porte au pouvoir une équipe de direction qui s’engagera à redresser la gouverne de l’état québécois.

    Ensuite, il faudra mettre le projet de constituante sur les rails et préparer le terrain pour des tractations à l’internationale en vue d’une reconnaissance de l’état du Québec.

    L’indépendance ne rime pas avec l’intendance d’un rêve délétère destiné à détruire l’esprit combatif des patriotes.

    Il faut NOMMER la nation et ses contours réels, il faut POINTER du doigt l’état comme instrument de gouvernance, il faut REMETTRE au peuple les clefs du projet pour qu’il reprenne confiance en lui, il faut METTRE UN TERME aux querelles intestinales qui détruisent le mouvement indépendantiste et il faut SE BATTRE jusqu’à la victoire finale !

  • JC Charest, 9 mai 2016 10h40

    Je crois a la création d’une constitution pour le Québec .

    Mais avant de décider quel chemin nous allons prendre pour faire du Québec un pays libre et indépendant.
    Il faudrait informer les Québecois de tout les avantages et inconvénient si y a lieux de tout les changement , que se sois culturels, économique, ressources naturels,transport, langue immigration, frontière,monnaie, frontière, défense national ,il faut que le peuple sois informer a tout les niveaux si non la peur du changement va les immobiliser indéfiniment Creer la confiance ce qui importe ,

  • Robert Lachance, 8 mai 2016 10h35

    Voyez à l’image jointe la probabilité « que le peuple décide de mettre en place un gouvernement indépendantiste » majoritaire en 2018. Les prévisions ont été faites avec le simulateur de Bryan Breguet. Elles sont fondées sur les résultats des élections du 7 avril 2014, sur les derniers sondages et en tenant compte de l’ancienneté du candidat sortant. Le tableau fait suite à quatre autres joints en commentaire à l’article de Gilbert Paquette Les nécessaires alliances.

    L’image contient 3 tableaux. Au tableau supérieur, entre les colonnes PQ, CAQ et QS, le nombre le plus élevé a été souligné. Sur 11 nombres, le PQ a obtenu 7 soulignés, la CAQ 4 et QS 0. Une alliance pourrait être négociée en tenant compte de ces majorités entre les partis à allier. En nombre de votes, le PQ domine substantiellement à 102 619 contre 82 856 pour la CAQ, 27 598 pour QS et 2 924 pour ON.

    En bas, à gauche, vous trouvez un sommaire des tableaux 2, 3, 4 et 5 en commentaire à Les nécessaires alliances. Il expose que le candidat.e du PQ est arrivé.e deuxième dans 45 circonscriptions sur 71. La CAQ a obtenu 23 deuxième, QS 3 et ON 0.

    En bas à droite, la gauche du tableau rappelle la répartition des élu.e.s à la suite des élections de 2012 et 2014 ; la troisième colonne indique la situation actuelle à la suite d’une élection partielle dans Chauveau ou le PLQ a fait un gain au dépend de la CAQ.

    La quatrième colonne indique quelle aurait été vraisemblablement la répartition des élu.e.s en 2014 sous un mode de scrutin proportionnel.

    La dernière colonne établit que le prochain gouvernement serait minoritaire. J’imagine que le Lieutenant-gouverneur inviterait le PQ à former ce gouvernement.

    Nous serions loin d’un gouvernement indépendantiste majoritaire à moins qu’un bon nombre de candidats de la CAQ et quelques libéraux en campagne déclarent que si le PQ obtient le plus de candidats, ils s’ajouteraient à lui pour atteindre une majorité et ainsi, former un gouvernement indépendantiste majoritaire.

    Ce gouvernement réaliserait l’article 1.1.1 d’Option Nationale : Adoptera une loi fondamentale qui succédera à la Constitution canadienne en territoire québécois et servira de cadre légal d’un Québec en voie d’obtenir sa pleine indépendance ;

  • Clode Hamelin, 7 mai 2016 22h24

    Mais Serge Jean, qu’est-ce qui vous inquiète dans l’idée qu’il est souhaitable qu’une constitution soit écrite PAR le peuple et POUR le peuple, plutôt que par une classe dirigeante qui veut garder le contrôle sur les citoyens et les mettre dans un état de véritable esclavage comme c’est le cas depuis des centaines d’années...?
    Et vous, quelles sont vos références en terme de constitution ?
    Vous souhaitez le statu quo ?
    Alors demandons aux banquiers d’écrire notre constitution !

  • D. Drouin, 7 mai 2016 21h17

    Quand on en est rendu à se référer à Étienne Chouard... ça devient inquiétant.

  • Robert Lachance, 6 mai 2016 21h09

    C’est simple, quand des sondages crédibles indiqueront que 60 % d’électeurs québécois convergent pour que le Québec sorte de la dépendance, le Québec sera indépendant de facto.

    Pas besoin de convergence entre des partis ou de référendum pour entériner, juste des élus responsables, représentatifs et efficients pour constater le fait et adopter une pré-constitution conséquente.

    La question que je suggère à de tels sondages est double :

    - Voulez vous que l’État-province de Québec gradue à République du Québec.

    - Voulez-vous que le Québec demeure une province monarchique sans constitution.

    J’imagine qu’ils nous donneront alors dans un délais raisonnable et dans "l’état de l’art" de la démocratie une constitution au goût des gens du pays.

    Le 40 % de pour la dépendance pourra s’ y référer pour exiger et obtenir que soit tenu un référendum sur ces deux questions.

  • Jean Lespérance, 6 mai 2016 14h05

    Une pré-constitution peut se corriger, ce n’est pas coulé dans le béton. Le tirage au sort préconisé par Chouard retarde encore plus le projet d’indépendance. C’est aussi absurde que pour décider du trajet d’un voyage en procédant à un tirage au sort pour décider qui va suggérer le meilleur trajet. En instituant des référendums d’initiatives populaires avec un droit de destitution, le peuple aura toujours le dernier mot. On commence avec ça, on ne niaise pas, une fois élus, la pré-constitution devient constitution et entre en vigueur immédiatement dans la seconde qui suit. Pas de constituante ou de tirage au sort, le PQ élu, la Constitution entre en vigueur immédiatement sans le consentement de qui que ce soit. La constitution de Cuba, c’est à peu près une trentaine de pages, ce n’est pas la fin du monde que d’écrire une trentaine de pages. J’en ai écrit une faite pour Cuba que je pourrai toujours vous suggérer, écrite dans un langage non juridique, vous pourrez toujours vous en inspirez si le cœur vous en dit. L’important est de présenter aux gens quelque chose de concret. Si on écrit dans la Constitution que le résultat de tout référendum d’initiatives populaires a le dernier mot, le peuple a le dernier mot. On doit allouer un temps raisonnable avant l’entrée en vigueur de toute résolution du gouvernement pour donner au peuple le temps, ou pouvoir de contester. Une constitution, c’est comme un contrat de mariage, ça se fait avant le mariage et non après. Allez-vous faire un tirage au sort pour décider qui va écrire votre contrat de mariage ?

    Quand va-t-on se décider à écrire une constitution sur laquelle les gens vont voter ? En tergiversant, en tataouinant, les gens ne réussissent pas à s’entendre et on n’avance à rien. Le PQ n’est pas capable ? On a donné le pouvoir à des avocats d’écrire une Charte des droits et des libertés qui nous a coûté plus de 52 millions de dollars, faut-il confier encore la rédaction d’une constitution à des avocats ? J’espère que non. Si vous n’êtes pas capable, demandez-moi de vous en écrire une, je ne vous chargerai pas une cenne. Mais de grâce, grouillez-vous.

  • Serge Jean, 6 mai 2016 13h43

    Icitte, une constitution ça s’écrit dans les branches de sapin ; tu sors ta hache pis tu commences ; ou tu recommences là où t’avais abandonné.

  • Jean-Paul St-Cyr, 6 mai 2016 13h41

    Monsieur Hamelin,

    Je vous remercie pour votre article inspirant. Votre analyse stratégique est réaliste.

    Vous exprimez clairement l’essentiel de la pensée directrice de Me Pierre Cloutier lorsqu’il nous parle d’indépendance nationale. Aujourd’hui, en vous lisant, je ressens une bouffée d’air frais.

  • Clode Hamelin, 6 mai 2016 12h08

    Merci Jean... J’ajouterais seulement que... La seule façon d’écrire une constitution de façon honnête, est qu’elle soit écrite PAR ET POUR LE PEUPLE... Et non pas comme ce fut l’habitude malsaine dans l’histoire, d’être écrite par les quelques dominants pour mieux fourrer les citoyens.
    Écoutez Étienne Chouard à ce sujet sur youtube.. entre autre.
    Vive la liberté !

  • Jean Lespérance, 6 mai 2016 09h59

    Bravo Clode, tu vois juste. Il y a un tas de tataouineux qui ont le don de compliquer les choses, de sorte que le peuple ne sait jamais à quoi s’en tenir. Qu’est-ce qui va arriver ? De quelle façon on va procéder ? Une constituante qui va constituer en quoi ? Le tataouinage n’en finit jamais. Voter sur du vide, les gens n’aiment pas ça et ils ont raison. Alors est-ce que les gens vont voter sur une constitution, oui ou non. On écrit la constitution, appelée pré-constitution et une fois au pouvoir, elle est adoptée automatiquement. Pourquoi agir de la sorte ? Pour ne pas créer de vide juridique ? En créant un vide juridique, en l’espace d’un jour, les pires ennuis peuvent arriver. C’est comme un état sans police, tout le monde peut piller. Comment se fait-il que des avocats ne comprennent pas une chose aussi simple ? Prenez la constitution de Cuba, disponible sur internet, modifiez-la, faites-en ce que vous voulez, et faites en sorte que les gens votent sur du concret.

    Avec des référendums d’initiatives populaires à tous les niveaux et un pouvoir de destitution rattaché aux référendums, le vrai pouvoir appartiendrait au peuple et le peuple saurait où il s’en va. Si on veut arriver à destination, il faut simplifier le trajet. À force de niaiser avec le puck ou avec le projet d’indépendance, les gens s’en désintéressent et ne croient plus en la sincérité de nos grands parleurs.

    Présentement, le PQ est indépendantiste sans être souverainiste et QS est souverainiste sans être indépendantiste. Y a-t-il un moyen de remettre de l’ordre dans la baraque et de présenter au peuple une constitution qui se tient debout, un projet simple qui tient la route ?

  • Marcel Haché, 6 mai 2016 07h43

    Prendre le contrôle de l’État pour y mener un exigent mais incontournable redressement national, le temps nécessaire que l’Indépendance devienne un beau fruit mûr...

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