«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Pourquoi réaliser la souveraineté du Québec ?

Tribune libre de Vigile
mardi 7 avril 2015
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Pourquoi et comment réaliser la souveraineté du Québec ?

En bref

Le pays du Québec indépendant est-il riche ? Tout dépend comment on
définit richesse, quoiqu’il en soit la réponse est définitivement Oui !
Le produit intérieur brut (PIB) per capita, utilisé par tous, n’est que
fragmentaire puisqu’il fait abstraction de tout le côté social. Quoiqu’il
en soit, le Québec, selon l’Institut de la statistique du Québec, avec
un PIB per capita à parité de pouvoir d’achat (PPA) de 34,804$ en 2011,
se situe au 23ème rang mondial. Sur le plan comptable pur et simple, le
Québec indépendant jouirait d’un surplus de plus de 28 milliards au
moment de sa séparation du Canada. Évidemment, on ne fait pas la
souveraineté pour devenir indépendant. Donc, une fois la constitution
d’un Québec souverain établit, accompagné de son budget de l’an un, la
question référendaire pourra se poser. Celle-ci, en conformité avec le
duo Chrétien/Dion et de la Cour suprême, serait des plus limpide.

"Voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant pour qu’il puisse
mettre en œuvre la constitution qu’il veut se donner selon le budget
établit ?"

OUI ou NON

Compte tenu d’une telle question qui respecterait minutieusement les
contraintes de clarté imposée,
le OUI l’emporterait sans doute par plus de 60% des voix. Puisque la Cour
suprême du Canada a déjà statué que le gouvernement central serait donc
obligé de négocier la sécession du Québec , dans un tel cas notre État
pourrait enfin être crée.

Rechercher une majorité de 50% + 1 quoique praticable est discutable. Le
vote devrait être le plus élevé possible pour faciliter une transition,
efficace, rapide et paisible.

Entrée en matière.

Ce document a été rédigé il y a environ quatre ans. Il est donc mis à
jour au bénéfice des ex-souverainistes, les indécis et tous les autres.
Ce document est-il complet et final ? Non, mais il est un très bon
indicateur en rapport avec le pourquoi et le comment de la question posée
en titre. Le document qui suit est regroupé en divers points dont les
suivant :

• Les questionnements
• Entré en matière
• Questions référendaires de 1980 et 1995
• Nécessité d’un État démocratique
• Mode de gouvernance
• Pourquoi créer notre propre État
• Aspects émotifs
- Notre histoire
- Notre langue
- Nos capacités en affaire
- Nos réalisations culturelles
- Notre terre d’accueil
- Nos atouts
• Aspects rationnels
- La constitution
- Le gouvernement
- Les sociétés d’États
- Aide sociale et salaire minimum
- Subvention et modèle économique
- La charte des droits et libertés
- Les premières nations
- L’éducation
- La santé
- La monnaie
- Le passeport
- La pension
- L’idéologie politique
• Besoin de reformuler la nature du représentant souverainiste
• Se mesurer et se comparer
• Les partenaires
• Question référendaire

Les questionnements

Il importe de prendre en note de ce qui suit :

a) Prétendre comme Stephen Harper que le Québec est une nation dans un
Canada uni est un non-
sens puisque le pays n’est pas binational. Le Canada est composé de
10 provinces et trois (3)
territoires. De plus, une nation sans pouvoir comme le Québec n’est
qu’une province comme les
autres.

b) Présupposer que l’on peut administrer un pays comme une compagnie est
contestable. Ces deux
entités ont des rôles et finalités différents. La société a
comme but d’innover et produire des
biens et services au bénéfice des consommateurs et possiblement
d’exporter tout en étant
profitable aux actionnaires. Le gouvernement doit gérer l’État au
bénéfice des citoyens tout en
se comparant à d’autres pays pour évaluer son efficacité et
efficience relative.

c) Le produit intérieur brut (PIB) per capita, quoique utilisé par
tous, n’est que fragmentaire
puisqu’il fait abstraction de tout le côté social. C’est ainsi que
d’autres modes d’évaluation
mesure la prospérité d’un pays en s’appuyant sur diverses
catégories de mesure. Celles-ci
peuvent inclure, en autres, le niveau de la vie, la santé,
l’éducation, le dynamisme
communautaire, la participation démocratique, les loisirs et la
culture, l’aménagement du temps
et l’environnement.

d) La vérité n’est pas statique comme le prétendent les bien-pensants
mais plutôt évolutive. Les

experts ne s’entendent pas entre eux et se contredisent
régulièrement. La preuve irréfutable sont
les neuf (9) juges de la Cour suprême. Après avoir entendu une
cause, quatre (4) peuvent voter
pour et cinq (5) contre. Alors qui dit la vérité. Qui par exemple
aurait prédit il y a 75 ans que
l’ordinateur, internet et le téléphone intelligent existeraient
aujourd’hui.

Le philosophe du 4è siècle avant notre erre a dit "Je suis
intelligent parce que je sais que je ne
sais rien. Il a donc passé le reste de ses jours à consulter et à
interroger les savants de son temps
pour découvrir le bien fondé de leur savoir. Il les a tellement
horrifié avec ses questionnements
répétitifs qu’il s’est fait demandé de se repentir ou qu’il serait
condamné à mort. Socrate, en bon
philosophe, a décidé de mourir au lieu de sacrifié sa recherche de
la vérité. Dommage parce que
celle-ci est éphémère.

e) Pour réaliser la souveraineté il faut que le peuple le veuille. Le
premier problème consiste donc
analyser la nature du peuple. Celui-ci, est constitué d’un nombre
important d’analphabètes qui
représente environ 8% au Québec et un nombre significatif
d’analphabètes fonctionnels soient
environ 45% de la population. Le premier ne sait ni lire, ni écrire
ni compter alors que le second
a de la difficulté à comprendre ce qu’il lit. C’est donc dire que
pour réaliser la souveraineté il
faudrait utiliser pour convaincre l’émotion autant que la raison.
Autrement, ce serait une bataille
difficile à gagner.

Le texte qui suit a initialement été communiqué par courriel à
d’importants politiciens et
journalistes québécois pour réplique. Le président des Intellectuels
pour la souveraineté (IPSO) a même été rejoint. Ce fut le seul qui a
répondu en affirmant que le document méritait débat mais qui n’a jamais
eu lieu par la suite.

Entrée en matière

Pour paraphraser feu monsieur Dion père, je suis un souverainiste
fatigué. Fatigué du manque de vision, de conviction, de courage,
d’organisation et de détermination du Parti québécois (PQ) en rapport
avec la réalisation de l’article 1.1 de son programme. Soit, "Aspirant à
la liberté politique, le Parti québécois a pour objectif premier de
réaliser la souveraineté du Québec à la suite d’une consultation de la
population par référendum tenu au moment jugé approprié par le
gouvernement." Depuis les 30 dernières années nous avons eu droit à des
astuces, des changements de caps et des coups d’épée dans l’eau, rien de
plus conséquent.

Le PQ fait pensé à une bête politique indisciplinée qui court après
sa queue. Ce qui a pour résultat de le rendre un simple étourdi.
C’est-à-dire, un parti qui agit sans réflexion. Un patient qui aurait
bien mérité et profité des intervention du feu Dr Camille Laurin,
psychiatre. Dans les faits, on ne réalise pas la souveraineté pour faire
la souveraineté. Pourtant, il semble qu’un parti qui réfléchit tant soi
peu saurait qu’avant de penser à devenir souverain, il faudrait d’abord
savoir pourquoi on veut se donner son propre État indépendant. Il ne
s’agit que d’examiner le libellé des questions référendaires posées en
1980 et 1995 pour se rendre compte de l’ineptie de l’approche du PQ.

Question référendaire en 1980

"Le gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver,
avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de
l’égalité des peuples ; cette entente permettant au Québec d’acquérir le
pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir
ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté et, en même temps,
de maintenir avec le Canada une association économique comportant
l’utilisation de la même monnaie ; aucun changement de statut politique
résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la
population lors d’un autre référendum, en conséquence, accordez-vous au
gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le
Québec et le Canada ?" Ce genre de cafouillage est complètement contraire
au but tel que précisé par l’article 1.1 de son programme, soit de
réaliser la souveraineté du Québec, point à la ligne.

Question référendaire en 1995

"Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert
formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique,
dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec et de l’entente du
12 juin ?" Cette question est encore contraire à l’’article 1.1 de son
programme.
Je ne comprends pas le but de ces questions conditionnelles. "Veut-on, oui
ou non, devenir un état indépendant ?" Ces deux questions référendaires
ont d’ailleurs été perçues par le gouvernement fédéral comme étant
non fondée et sans avenue. Cette réaction a donc mené a l’adoption de la
Loi C-20 en juin 2000 sur la clarté référendaire qui présuppose
"question claire et réponse claire".

Nécessité d’un État démocratique

Iil devrait être évident après toutes ces tractations que la
souveraineté ne se réalisera jamais par la discussion et la négociation.
Une minorité française au Canada anglais n’a jamais raison. Cependant,
avant de statuer sur le pourquoi et comment réaliser la souveraineté, il
faudrait s’assurer que notre pays en devenir repose sur des fondements
démocratiques. Malheureusement, à l’heure actuelle, cette condition sine
qua non est inexistante. Il serait donc utile de se sensibiliser avec le
pourquoi et comment démocratiser le Québec avant toute autre chose.

À prime abord, il faut admettre que le mot démocratie est élastique. À
titre d’exemple, est-ce que la République démocratique de la Corée du
Nord est une démocratie ? Poser la question c’est y répondre. Pourquoi le
Québec n’est pas un pays, un euphémisme, démocratique et comment
remédier à son état peu enviable, en 10 points :

• Le titulaire du poste de Premier ministre est nommé de façon
partisane. Il occupe la fonction de manière automatique parce qu’il est
le chef de parti qui a gagné le plus grand nombre de sièges. Un
processus antidémocratique puisqu’il n’a pas été choisi par le
peuple. Cette situation pourrait être réglée facilement par un choix au
suffrage universel à deux (2) tours pour assurer celui ou celle qui a
été élu(e) par une majorité des voix, 50% +1.

• Les élus deviennent la plupart du temps des politiciens
professionnels. Leur premier objectif est d’être élu et le deuxième,
d’être réélu. Ils tendent donc à dire et à faire n’importe quoi
pour atteindre leurs buts. Les intérêts des citoyens, s’ils sont
considérés, passent après. Cette situation antidémocratique pourrait
être résolue en limitant le terme des députés à deux mandats.

• Les députés qui sont élus ne jouissent pas de liberté de parole
puisqu’ils doivent se plier au dictat du Premier ministre et/ou du parti.
Ils ne sont que des pions et des perroquets qui ne représentent pas les
intérêts des personnes qui les ont élus. Un processus antidémocratique
qui pourrait être corrigé en favorisant le vote libre et connu de tous à
l’Assemblée nationale.

• Le pouvoir est concentré dans les mains d’une seule personne, le
Premier ministre. C’est ainsi que, à l’encontre de la demande
généralisée des policiers, des maires, des professionnels et de la
population, il a refusé jusqu’à récemment, avec peine et misère,
d’établir une commission d’enquête sur les liens entre le secteur de
la construction, la corruption et le financement des partis politiques. De
toute évidence, ce refus est motivé par le fait que les personnes morales
et physiques agissent principalement dans leurs propres intérêts. Un
processus antidémocratique qui pourrait être corrigé par un vote libre
à l’Assemblée nationale.

• Le Premier ministre nomme et démet ses ministres selon son bon
vouloir,. Ses amis sont nommés indépendamment de leur compétence
respective et ceux qui posent problème sont renvoyés d’office. Un
processus antidémocratique qui pourrait être corrigé en prévoyant la
nomination des ministres par le choix majoritaire des députés suite à un
concours interne. En contrepartie, leur démission pourrait être exigée
suite à une évaluation périodique de leur performance par leurs
confrères. Ces décisions pourraient par la suite être approuvées par
l’Assemblée nationale.

• Le Premier ministre, selon son bon vouloir, nomme et démet les
responsables de société d’État. Un processus antidémocratique qui ne
favorise pas la nomination des personnes les plus compétentes pour occuper
de telles fonctions. Cette façon de faire pourrait être corrigée par la
formation de comités de sélection indépendants qui choisiraient les
titulaires de poste à être subséquemment approuvés par l’Assemblée
nationale.

• Le Premier ministre, selon l’intérêt de son parti, décide
lui-même de la date des élections. Un processus antidémocratique qui
pourrait aisément être révisé par des élections à date fixe. Ce qui
vient, enfin d’être fait.

• Il n’y a pas de cloison étanche entre l’exécutif et le
judiciaire. Une situation très problématique compte tenu des
événements actuels. Cet état de choses antidémocratiques mérite
d’être corrigé par la sélection de comités compétents et
indépendants dont les choix seraient approuvés par l’Assemblée
nationale.

• Prétendre que la tenue d’élection à date fixe est suffisante pour
assurer une pleine démocratie est une conclusion erronée. Pour corriger
le tir, Québec devrait instituer la tenue de référendums déterminants
sur les grands enjeux de société.

• Le mode d’élection actuel est antidémocratique. Un parti qui
obtient, par exemple 15% des votes, peut se retrouver avec seulement un ou
deux représentants à l’Assemblée nationale. Une situation qui
pourrait être facilement corrigée par l’usage d’un mode de scrutin
proportionnel.

Non, il ne s’agit pas de faire de la politique autrement mais plutôt de
se gouverner autrement. Cela ne peut, à prime abord, se faire qu’en
trônant sur une base solide, la démocratie d’un État indépendant.

Mode de gouvernance.

Le nouvel État du Québec devra se doter de moyens de gouvernance
exemplaire. C’est-à-dire :

1. Gouverner de façon efficace. Cela en s’efforçant à prendre les
bonnes décisions de départ et en temps opportun. À la limite, et au
besoin, corriger le tir le plus rapidement possible.

2. Gouverner de manière efficiente. C’est-à-dire en s’exécutant par
l’usage d’un minimum de moyens et de temps. C’est ainsi que ceux et
celles qui souhaitent un petit état l’obtiendrait d’office en
pratiquant ces points.

3. Gouverner par voie d’imitation et de perfectionnement. Maintenant il
ne reste plus qu’à examiner la méthode de gouvernance à privilégier.

Celle-ci s’inspire de deux prémices. La manière de l’ancien philosophe
Socrate qui a dit « Je suis intelligent parce que je sais que je ne sais
rien. » et, celle de feu Monsieur Jean Drapeau, maire de Montréal, qui a
dit, " Il n’y a pas de problèmes il n’y a que des solutions."
C’est donc dire qu’il n’est pas nécessaire de réinventer la roue
pour se dépasser. Il ne s’agit qu’à parcourir le monde entier pour
découvrir quelles sont les meilleures pratiques éprouvées dans tous les
domaines : politique, social, culturel, économique et environnemental. Cela
dans le but de les imiter voir les dépasser. Les deux exemples qui
suivent se veulent qu’une démonstration de la chose :

a) Gestion des ressources non renouvelables tels les mines, gaz de shale
et pétrole.

La Norvège depuis le début a défini ces ressources comme étant de
propriété commune appartenant à tous les Norvégiens. En ce faisant,
l’État a absorbé environ 80% de la rente et l’a investi dans un fonds
dénommé « Fonds de pension du gouvernement. » Ce fonds est
présentement évalué à 1.62 milliards de dollars. Facile à imiter.
b) Transport en commun.
À Berlin, Allemagne, les autobus sont équipés d’un système
électronique permettant d’automatiquement changer les feux rouges en
feux verts aux intersections. Conséquemment, le service est amélioré en
raison de l’élimination de délais inutiles, plus de passagers sont
incités à l’utiliser et la société encaisse plus de revenus.
Pourquoi créer notre propre État.

Selon un sondage réalisé par Jack Jedwab qui occupe actuellement le poste
de directeur exécutif de l’association d’études canadiennes (AEC),
seulement huit pourcent (8%) des francophones se définissent comme
canadien d’abord, contre 71% qui se définissent comme Québécois
seulement ou Québécois d’abord.

Il ne s’agit que de mettre premièrement l’accent révolutionnaire sur
la passion et l’émotion tout en laissant l’argumentation rationnelle
suivre doucement. Il faut imiter David Cameron, le Premier ministre
britannique, en rapport avec la volonté de l’Écosse de tenir un
référendum sur l’indépendance. Il a dit "Je crois passionnément que
nous sommes plus forts ensemble que séparés." Alors nous, souverainistes
québécois, devons " Clamer passionnément que nous pourrions tous les
deux, Canada et Québec, être plus fort séparés qu’ensemble. " C’est
donc dire que que la souveraineté du Québec doit se réaliser par passion
et non pas uniquement par un processus comptable.

Le Québec, selon l’Institut de la statistique du Québec, avec un
produit intérieur brut (PIB) per capita à parité de pouvoir d’achat
(PPA) de 34,804$ en 2011, se situe au 23ème rang mondial. C’est ainsi
qu’il devance selon le Fonds Monétaire International (FMI), l’Italie
(34,058$), la Nouvelle Zélande (32,145$), Hong Kong (31,590$) l’Espagne
(30,639$), Israël (28,685, la Grèce (27,624$), Portugal (21,558$) ainsi
que plusieurs autres états dits indépendants. Conséquemment, le Québec
est plus que relativement riche. Même lorsqu’on se compare à la France
(41,018$), l’Allemagne (40,631$) et le Royaume-Uni (36,119$), la
situation n’est pas si pire que ça.

Maintenant, est-ce nécessaire d’être riche pour devenir un pays
indépendant. Effectivement ça peut aider mais, ce qui est primordial
c’est d’avoir confiance en soi et de le faire. C’est ce qui est
arrivé récemment lorsque le Sud Soudan s’est séparé du Soudan en
juillet 2011, lorsque le Yémen s’est créé en 1990 par l’unification du
sud avec le nord et lors de la création de la République Tchèque et de
la Slovaquie lorsqu’il a été décidé d’un commun accord de se
séparer en janvier 1991. Et le tout, en oubliant de nombreux nouveaux pays
qui se sont créés lors de la dissolution de l’URSS, de la Yougoslavie
et de la Serbie et Monténégro au début de 1990. Fait à noter, tous ces
pays sont moins riches que le Québec.

Réaliser la souveraineté doit donc être envisagé comme une deuxième
révolution mais celle-ci, moins tranquille. Alors, prenons pour ce faire
les armes émotionnelles et rationnelles, à être manipulé
simultanément. Le texte qui suit ne se veut qu’une ébauche d’idées.

Aspects émotifs

Notre histoire
C’est une illusion de penser que le Canada est le résultat de deux peuples
fondateurs. Dire que les Français et Anglais étaient des peuples
fondateurs est un non-sens. D’abord il faut bien reconnaître que les
amérindiens étaient les premiers peuples occupants, dites Premières
Nations.

Certes, ils n’étaient pas éduqués et se déplaçaient comme
nomades, chasseurs et cueilleurs. Ils ont bien sûr été créatif dans
leur façon de faire mais affirmer que se fut un peuple fondateur, soit une
personne morale ou physique, qui par son action construit, crée, établi
et organise quelque chose qui dure après elle, serait abusif. Les
Français, par contre, ont découvert la Nouvelle-France et commencé à
s’y installer et développer leur nouvelle trouvaille dès 1608. À la
limite on pourrait les classifier comme pays fondateurs parce qu’ils
n’ont pas agi en temps que colonisateur.

Ils ont plutôt cherché às’entendre avec les occupants en signant le traité de la Grande Paix de Montréal en 1701 par le Sieur de Callière, représentant la France, et
par 39 nations amérindiennes. Ce traité mettait fin aux guerres
intermittentes du XVIIe siècle et marquait un tournant dans les relations
franco-amérindiennes. Les Anglais, en contrepartie, ont conquis la
Nouvelle France par la force des armes en 1759. Par la suite les Français
ont été dépossédés, colonisés et déportés. Donc, il s’agit
d’un peuple colonisateur de la pire espèce et non un peuple fondateur.

Notre langue

Malgré que le Québec baigne dans un océan anglophone nous avons réussi
à préserver notre langue et à la faire fructifier. Cela malgré les
attaques répétées du Canada anglais et sa Cour suprême pour faire
invalider et/ou diminuer la Loi 101. Notre langue, notre histoire, notre
code civil, nos us et coutumes ainsi que le système de valeur qui nous
sont propres représentent d’ailleurs à peu près les seules évidences
qui distinguent le Québec (Canada) des États-Unis.

Nos capacités en affaires

Montréal est reconnue comme une ville design par l’Unesco et comme le
troisième centre de hautes technologies en Amérique du Nord. Le Québec
dispose le plus important fond de capital de risque au Canada. Montréal
en plus d’être une ville universitaire est le centre canadien dans le
domaine des industries de la science de la vie. Certaines entreprises
québéquoises sont considérées comme :
- Le troisième plus important manufacturier d’aéronefs au monde
(Bombardier)
- Le plus important groupe de génie/construction au Canada en plus
d’être un leader mondial
(SNC-Lavalin)
- Un leader mondial dans le domaine du multimédia
- Le plus grand groupe de cirque réinventé au monde (Cirque du Soleil)
- Le plus important groupe de contrôle au monde (Garda)
- Une des plus importante chaîne de bas prix (Dolarama)
- Une des plus importante chaîne de média (Videotron)
- Un leader mondial dans le domaine des technologies de simulation et de
modélisation et des
solutions intégrées de formation destinées à l’aviation civile et
aux forces de défense du monde
entier.
- Une des plus importantes chaines de dépanneurs au monde (Couche Tard).
- Le Mouvement Desjardins, selon Blomberg, se classe 2e au monde en étant
une des banques les
plus solide devant la banque CIBC 15è et la banque Royale 18è.

Soyons en fiers, supportons-les et vantons leurs mérites.

Nos réalisations culturelles

Soyons fiers de toutes nos réalisations artistiques. Nos artistes que se
soient dans le domaine de l’écriture, des arts plastiques, de la chanson,
de la danse, du cinéma ou du spectacle sont reconnus à l’échelle
mondiale. Reconnaissons-les, vantons leurs mérites et supportons-les. De
toutes évidence, il serait très utile que tous nos artistes, selon leur
bonne volonté, s’affichent ouvertement comme souverainistes et participent
aux efforts de promotion de la cause et de sensibilisation du peuple.

Notre terre d’accueil

Montréal réunit sur son territoire le plus grand nombre d’organisme ayant
une vocation internationale au Canada. Une bonne position, une fois devenu
indépendant, pour approcher les Nations-Unies établies à New York dans
le but de les inciter à déménager certaines autres de leurs activités
vers le Québec. Un pays neutre tout en étant localisé en Amérique du
Nord.

Nos atouts

- Selon KPMG’s Competitive Alternatives Interactive Cost Model, Montréal
est une des
métropoles d’Amérique du Nord où les loyers et les coût
d’exploitation totaux sont les plus
faibles.
- Selon l’Economist Intelligence Unit, la ville figure au top des villes
du monde où il fait bon
vivre.
- Selon l’Economist Intelligence Unit, grâce à ces onze établissements
universitaires dont quatre
universités à vocation générale, Montréal est considéré comme une
des meilleures villes au
monde pour faire des études à l’étranger.
- Avec son port, son aéroport et sa proximité des États-Unis, Montréal
est considéré comme une
plaque tournante en Amérique du Nord.
- Montréal est la seule ville au monde où deux nouveaux hôpitaux
universitaires sont en
construction.
- Grâce à son secteur de l’aérospatiale qui compte 17,000 employés,
Montréal se situe dans le Top
trois (3) mondial du domaines sans oublier qu’elle occupe une place de
choix dans des secteurs
tels que les technologies de l’information, le jeu vidéo, le cinéma,
l’industrie pharmaceutique ou
encore
l’art et la culture avec ses nombreux festivals de réputation
international.
- Montréal est une des métropoles d’Amérique du Nord qui a la plus
forte concentration
d’ingénieurs.

Aspects rationnels

La raison et, il ne faut pas se limiter à celle-ci, demeure fort
importante. Considérons quelques sujets de premier plan.

1. La constitution

On ne vote pas pour la souveraineté pour obtenir la souveraineté mais
plutôt pour l’établissement d’un pays. Il est donc nécessaire de
procéder à l’ébauche d’une constitution pour définir dans sa Loi
fondamentale la nature, l’étendue et le fonctionnement de celle-ci. Cette
mise au point par voie de consultations devrait faire l’objet d’une
distribution généralisée suivi d’efforts de sensibilisation, de
consultations et d’échanges dans le but d’en arriver à une version
finale. Un document conçu en grande partie par le peuple et prêt à
être entériné par le peuple lors d’un dernier référendum suite à leur
consultation, sensibilisation et préparation.

2. Le gouvernement

Lorsque les dits séparatistes, dont l’article premier de leur charte est
de réaliser la souveraineté, disent qu’il faut attendre les conditions
gagnantes, c’est à s’y méprendre. Les conditions gagnantes existent
depuis longtemps. On a qu’à penser à :

- Le rapatriement de la constitution en 1982 qui a maintenu une
étrangère comme chef d’État, en
conservant le système de gouvernement parlementaire avec ses
dépendances couteuses et inutiles
dont le gouverneur général et les lieutenants gouverneurs. Un geste
qui n’a jamais été approuvé
par aucun gouvernement québécois.
- Le charcutage constant de la Loi 101 par la Cour suprême du Canada.
- Même si on a seulement quelques députés au Québec on n’a pas
besoin d’eux pour obtenir un
gouvernement majoritaire.
- On peut aussi nommer plus de comtés à l’extérieur du Québec même
si ça diminue le poids
relatif de ce dernier au parlement.
- Nomination de juges unilingues anglais à la Cour suprême du Canada.
Y’a pas de problème, on
peut apprendre le français en quelques semaines.
- Nomination d’un haut fonctionnaire unilingue anglais. Y’a pas de
problème, on peut apprendre
le français rapidement.
- Rejet du protocole de Kyoto. Pas de problème on va pouvoir plus
facilement développer le
pétrole « éthique » des sables bitumineux.
- Achat de 65 avions de chasse F-35 au coût de 35 milliards en 30 ans.
Bien quoi, il faut se
défendre !
- Durcissement du Code pénal et construction de prison. Il faut quant
même se protéger contre
tous les criminels.
- Abandon du registre des armes d’épaule et destruction de toutes les
données y afférent. Bien
quoi, faut reconnaître les droits de nos chasseurs.
- Facture de 70 millions $ pour célébrer la guerre de 1812 contre les
Américains. En fait, une
guerre anglo-américaine rien de plus puisque le Canada ne s’est
créé que 55 ans plus tard avec
son acte constitutionnel de 1867.
- Adoration de la monarchie et de la reine qui sévit partout, en plus de
royaliser l’armée de l’air
(Royal Canadian Air Force) et la marine (Royal Canadian Navy). Le
secret de monsieur Harper
est sans doute qu’il prépare le terrain pour se faire nommer Lord
Stephen Harper.
- Et sournoisement à l’horizon les idéologues conservateurs se
préparent à réinstituer la peine de
mort et l’interdiction à l’avortement.

Quoiqu’il en soit le Québec dispose de tous les atouts pour réaliser la
souveraineté en plus de la possibilité de se libérer enfin de
l’embrassade écrasante et accaparante du « Made in Canada. »

Ces avantages incluent

- Notre histoire, langue et culture qui nous distinguent de tout ce qui
existe en Amérique du Nord.- - Le fait que les Québécois soient les
champions de l’égalité en Amérique du Nord, une qualité
non négligeable compte tenu de la morosité mondiale actuelle.
- Une richesse relative qui nous place au 23ème rang mondial.
- Une économie diversifiée et post industriel moderne et ouverte qui a
longtemps maintenu une
balance commerciale positive.
- Plusieurs entreprises de calibre international.
- D’abondantes richesses naturelles.
- Une capacité de créativité reconnue mondialement
- Une position géographique enviable, le Paris de l’Amérique du Nord,
avec tous ces attraits
implicites.
- La réputation mondiale de Montréal avec ses 70 organisations
internationales.

Les sociétés d’État

Un Québec indépendant devrait revoir le rôle fondamental de l’État.
Par exemple, est-ce que celui-ci devrait se charger de la gestion de
monopole. C’est-à-dire, s’occuper de la promotion et la vente de jeux
d’hasard (Loto Québec), de la promotion et la vente d’alcool (Société
des alcools du Québec) et la production et la vente d’électricité (Hydro
Québec). Un monopole, par définition, ne travaille jamais dans
l’intérêt du consommateur. Son rôle premier est d’engranger le plus de
revenus possibles en étant au service dudit citoyen. L’État aurait tout
intérêt à se départir de ses sociétés, ce qui lui permettrait de se
retirer d’activités commerciales qui pourraient être aussi bien, sinon
mieux, entreprissent par le secteur privé. En ce faisant, l’État
conserverait ses revenus par le biais des taxes et impôts, en plus de se
départir des coûts associés. Les sociétés d’État devraient
d’ailleurs versées 20% de leur profit annuel pour éponger la dette
publique.

La privatisation

- Les activités de promotion et de ventes des billets de Loto Québec
serait privatisées, mais
encadrées en raison de l’implication potentiel du crime organisé.
Loto Québec central serait
chargé de l’impression numérotée des billets, des montants à gagner
et les remises au gagnants.
Les organisations acquéreuses devraient être basées au Québec et
détenues par des intérêts
québécois et toutes ventes subséquentes seraient limitées à des
Québécois.

- La SAQ serait privatisé à des entreprises privées québécoises
basées au Québec et détenus par
des Québécois. En ce faisant, la SAQ retiendrait cependant le
monopole de l’achat et du contrôle
de la qualité des alcools en plus d’y apposer son étiquette pour
contrôler la contrebande.

- HQ devra vendre son électricité au prix du marché et être
éventuellement privatisé à des
compagnies privées québécoises basées au Québec. C’est ainsi que
suite à sa privatisation il ne
retiendrait que les activités liées à ses compétences de base
c’est-à-dire la production, le transport
et la vente d’électricité hydraulique. Toutes les activités en
rapport avec l’éolienne, la géothermie,
le solaire et l’électrification des transports seraient cédées au
secteur privé québécois. La valeur
marchande actuelle de HQ, avant la facturation au prix du marché,
s’élève à environ 100 milliards
de dollars et plus. En ce faisant, une meilleurs utilisation des fonds
publics pourraient être
réalisées en :

- Réduisant la dette publique de plusieurs milliards.

- Réservant un fond de plusieurs milliards pour nos plus importantes
compagnies telles que
SNC-L’avalin, Bombardier, CGI entre autres pour que ces dernières
puissent prendre des
positions défensives dans le but d’éviter la prise de contrôle par
des sociétés étrangères. À cet
effet, les acquisitions récentes de compagnies aussi importante que
Alcan, Provigo et Bio-Pharma
sont un non-sens. Le Québec doit faire comme les États-Unis et la
France pour se protéger contre
des acquisitions étrangères qui sont agressives et intempestives.
Les sièges sociaux doivent
demeurés au pays pour assurer la pérennité et le développement
d’emplois de haut niveaux et les
achats locaux.

- Investir des milliards pour éponger la dette de nos hôpitaux et
universités en plus de faciliter
l’achat d’équipements de pointes.

De cette manière, les dividendes sont payés à des québécois au lieu de
la sacoche noire du gouvernement et le montant des intérêts payés sur la
dette allégé et les besoins à long terme de la nation mieux servis et
assurés.

L’unification

Suite à la séparation du Québec, le personnel nécessaire et les
infrastructures de la société ICI-radio Canada devraient être fusionnés
avec Télé-Québec. En ce faisant, la station devrait s’afficher comme la
télévision française de l’Ontario (TFO) et la société américaine
Public Broadcasting System (PBS), libre de publicité. Télé-Québec
pourrait donc solliciter des fonds par le biais d’annonces périodiques et
continue sur sa chaîne au moment de présentations spéciales ou de grands
films.

Aide sociale et salaire minimum

L’aide sociale serait versée uniquement aux personnes inaptes au travail
en raison d’incapacités physiques et/ou psychologiques et les versements
seraient augmentés pour mieux répondre à leurs besoins. Tout autre
individu serait limité à un maximum d’un an de prestations tout en
participant à des efforts de recyclage, de formation et d’aide à la
réinsertion au marché du travail. Une attention particulière sera
cependant adressée aux analphabètes pour résoudre tour problème
particulier. Dans la même optique, pour faciliter la transition, le
salaire minimum serait, dans un premier temps, augmenter à 12$ de l’heure.
En ce qui a trait aux entreprises de type néolibérale qui
rétorqueraient que cela empêcherait la création de travail. Peut-être,
mais des emplois à bas salaire, précaires et avec peu ou pas d’avantages
sociaux. Une situation revendiquée pour assurer leur survie et
profitabilité, rien d’autre.

Subventions et modèle économique

Donner des subventions envoie un mauvais message économique car cela cache
le prix réel des biens et services ce qui tend à favoriser l’abus. C’est
ainsi que le Québec devrait revoir et diminuer de façon massive ses
subventions aux entreprises qui sont considérées comme étant de loin les
plus importantes au Canada. Celles-ci remboursables à 100%, seraient
réservées aux entreprises performantes ou en voie de le devenir. En ce
faisant, l’État favorisera le modèle de la destruction massive.
C’est-à-dire, que les entreprises incapables de réussir liasseront le
champs libre à celles qui sont plus efficaces et performantes.

La charte des droits et libertés

La charte serait revue pour ajouter un volet complètement absent, celui
des obligations. À cet effet, on pourrait retrouver entre autre :

a) Une maîtrise suffisante du français, la langue commune, comme langue
parlée, écrite et lue telle
que pratiquée en Allemagne pour obtenir la citoyenneté
québécoise.

b) L’obligation de respecter la laïcité du pays ce qui signifierait
l’abandon de tout signe ostentatoire
de religiosité dans l’espace public.

c) L’abolition du corporatisme intransigeant qui empêche la
reconnaissance des diplômes étrangers
ce qui nuit considérablement à l’intégration au marché du
travail.

d) Le besoin de bien encadrer les nouveaux immigrants et de faire tous les
efforts nécessaires pour
assurer leur francisation, connaissance de notre histoire de nos us et
coutumes dans but de
faciliter leur insertion au pays.

Ceux et celles incapables à répondre à ces exigences après trois ans
seraient invités à se déplacer
dans une autre province ou pays.

La langue française

Dire que la langue française est la langue de la nation est un
euphémisme. La loi 101 dans le milieu du travail est appliquée, que dans
les grandes entreprises, et ce péniblement. Or, près de 95% des
entreprises au Québec sont des petites et moyennes entreprises (PME) dans
les quelles les français devront parler la langue en usage, souvent
l’anglais. C’est ainsi que dans un Québec souverain la Loi 101 serait
appliquée dans toutes les entreprises. En ce faisant, toutes les
communications de l’État et des municipalités se feraient uniquement en
français. La possibilité de l’usage de l’anglais pourrait se faire, sur
demande, de façon temporaire. À la limite, nous pourrions imiter le
Flamand quoique bilingue, néerlandais/français, refuse de répondre au
Wallon qui s’adresse à lui en français, Il l’invite plutôt à se
trouver un traducteur.

Les premières nations

En ce qui a trait aux 10 nations amérindiennes et les Inuits, qui
représentent à peine 100,000 personnes en totalité, ils ont été les
premiers occupants qui vivaient en qualité de chasseurs cueilleurs.
Malgré tout le respect qu’on leur doit, ils ne peuvent être considérés
comme peuple fondateur puisqu’ils n’ont rien fondé et développé de
façon notable. Ils ont plutôt vécu en qualité de nomades qui se
déplaçaient constamment selon leurs besoins.

Quoiqu’il en soit, un Québec souverain serait constitué, si nécessaire,
en véritable confédération avec les premières nations ce qui n’a jamais
été le cas au Canada. C’est ainsi, que les premières nations qui le
souhaitent se verraient accorder :

a) Un territoire donné moyennement libre circulation des biens et des
personnes.

b) Le droit de lever leurs propres impôts et taxes en plus de gérer
leurs propres affaires.

c) Le droit d’exploiter leurs propres richesses naturelles.

d) Un droit de paroles en matières d’affaires extérieures.

L’éducation

Sur le plan de l’éducation, le Québec a un défi important à relever.
Selon Espace Alpha, 22% de la population du Québec de plus de 16 ans se
situe au niveau un (1), très faible sur cinq (5), très élevé en
compréhension de texte. La situation est grave parce que les personnes
analphabètes peuvent éprouver des difficultés à trouver un emploi, à
évoluer dans une carrière, à aider leurs enfants dans l’apprentissage
scolaire ou encore se soigner. C’est à se demander qu’est-ce qui est le
plus grave, le décrochage scolaire ou se triste constat. Enfin, sans
doute les deux.

L’éducation, un investissement, serait gratuite telle qu’en France et en
Allemagne par exemple. Mais, attention pas n’importe comment et sans
obligation de performance. C’est ainsi que les étudiants seraient
obligés, par écrit, à s’engager à compter du collégial à rembourser
la totalité de leurs frais de scolarisation en raison d’échec ou
d’expatriation. Ceux qui terminent leur cours et une fois sur le marché
du travail, devraient en contrepartie, rembourser 50% des frais encourus
par le bais de retenus à la source. Cela pour six (6) raisons

• Une personne non éduquée est une personne ruinée. La vie est longue
et le risque de vivre misérablement est omniprésent sans tenir compte des
coûts associés pour le gouvernement en matière de délinquance, aide
sociale et autres.

• Le gouvernement du Québec cherche à mobiliser les jeunes dans sa
quête d’un nouveau pays. Quel meilleur moyen de le faire !

• Le taux de décrochage scolaire est un crime contre l’humanité. Il
n’est pas nécessaire d’être un diplômé universitaire pour bien gagner
sa vie et conséquemment payer des impôts. Le détenteur d’un bon métier
ou technique peut se débrouiller très bien. L’investissement dans de tels
axes de développement devrait donc être prioritaire.

• Au Québec environ 80% de la population est de langue française, 12%
sont allophones et 8% sont anglophones. Le problème résulte du fait que
90% des 8% sont concentrés à Montréal et que la majorité des
immigrants, essentiellement basés à Montréal, gravitent vers la langue
anglaise faute d’un réel encadrement, l’obligation et la facilité
d’apprendre le français. Il n’est donc pas surprenant, compte tenu de
cette masse critique, de se retrouver avec deux (2) universités et
plusieurs cégeps anglophones à cet endroit. Dans un Québec souverain la
langue d’enseignement serait uniquement le français à la maternelle et au
primaire. Au secondaire l’apprentissage de l’anglais et l’espagnol serait
obligatoire. Au niveau collégial et universitaire, l’enseignement dans une
proportion à déterminer serait en français, en anglais et en espagnol.
L’espagnol parce que c’est la troisième (3e) langue la plus parlée en
plus de la proximité du Mexique et de l’Amérique latine pour favoriser
l’établissement de relations commerciales.

• Le système scolaire devrait être revu dans son ensemble dans le but
d’éviter les duplications inutiles de cours et favoriser la
spécialisation. Il faudrait même s’interroger en rapport avec l’utilité
et la nécessité de commission scolaire et la bureaucratisation excessive
du ministère de l’éducation. En ce faisant, le pouvoir décisionnel
devrait être décentralisé vers les responsable de première ligne.

• L’accès aux études supérieures devraient être réservé, par le
biais d’examens et d’interviews d’entrées pour tous ceux qui y postulent.

La santé

La santé, outre la santé préventive, est une dépense. Croire que le
système de santé est universel et gratuit est un sophisme. D’abord il
n’est pas universel puisque le dentiste et le psychologue, par exemple, ne
sont pas couverts. Surtout, il n’est pas gratuit parce qu’au lieu de payer
directement nous payons de façon indirecte par le biais des impôts et
taxes. En réalité le coût est le même sauf qu’en raison de la méthode
de paiement, les gens pensent que c’est gratuit. Malheureusement la nature
humaine est portée à abuser de tout ce qu’on pense gratuit.

Dans un Québec souverain la couverture du système serait universelle.
C’est-à-dire que la carte serait acceptée par tous les pratiquants
reconnus dans le domaine, sauf que le bénéficiaire devrait
éventuellement payer une part non négligeable des frais. Cela n’empêche
pas de prévoir un accès approprié aux personnes à revenu plus faible
dont celles inaptes au travail et les retraités dépourvus.

Pour ce faire il faudrait privilégier le choix antérieur du gouvernement
Charest, soit une baisse massive des impôts mais pas n’importe comment et
dans n’importe quel but. Dans les faits il ne s’agirait pas vraiment d’une
baisse d’impôt mais plutôt d’un échange de coûts. C’est-à-dire que le
gouvernement réduirait les impôts d’une somme équivalente à 50% du
budget de santé soit environ 17 milliards sur une période de cinq (5) ans
et le patient paiera 50% des frais de santé durant cette période. Ce
serait donc une façon réaliste de contrôler les coûts du système de
santé en progression exponentielle que l’on pense gratuit. Dans la même
optique il serait essentiel que le gouvernement contrôle le coût des
médicaments qui sont également en progression très rapide.

Enfin, le Québec devra reconnaître la valeur relative et appuyer
incontestablement son corps infirmier qui constitue une richesse
exceptionnel de première ligne.

La monnaie

Au début un Québec souverain pourrait conserver la monnaie canadienne.
Nous n’avons besoin d’aucune permission de quiconque pour le faire. Cette
action, temporaire, serait utilisée pour éviter et/ou minimiser les
soubresauts potentiels. Par contre, en temps et lieux, le Québec comme
toute nation souveraine qui doit contrôler sa politique monétaire
adoptera sa propre monnaie nationale.

Le passeport

Évidemment tout citoyen aurait droit au passeport québécois. Ceux qui
souhaitent se prévaloir du passeport canadien pourront faire leur propre
démarche puisque le Canada reconnaît, en principe, la double
nationalité.

La pension

Québec devrait négocier avec le Canada pour que ce dernier continue à
verser les pensions à ceux et celles qui la recevaient au moment de la
séparation. Le Québec se chargera de payer l’équivalent
de la pension canadienne à tous les nouveaux pensionnés à ce moment.

L’idéologie politique

L’idéologie politique du Québec souverain ne consistera pas à se
positionner exclusivement à gauche, au centre ou à droite avec tous ces
extrêmes. Il pourrait plutôt, lorsque nécessaire, se situer à gauche,
au centre ou à droite en fonction des circonstances et des besoins. Le
but étant en tout temps de réaliser ses objectifs de façon efficace et
efficiente.

La gestion financière

Selon Statistique Canada les canadiens, en 2013, ont investi plus de 170
milliards dans les sept premiers paradis fiscaux où ils sont présents.
Le gouvernement conservateur en place à Ottawa
n’a fait qu’accentuer le phénomène en légalisant des pratiques qui
étaient autrefois considérées comme illégales.

Pour corriger la situation six (6) activités pourraient être mis en
œuvre pour s’attaquer au problème.

1. Le cas échéant, modifier les régimes de divulgation volontaire pour
y prévoir des pénalités,
aujourd’hui inexistantes, en s’inspirant des programmes états-uniens
Offshore Voluntary
Disclosure Initiative (OVDI) et Stream Line Program.

2. Participer aux accords multilatéraux d’échange automatique de
renseignements fiscaux.

3. Retirer l’avantage fiscal prévu aux accords d’échange de
renseignements fiscaux.

4. Revoir l’avantage fiscal prévu aux accords d’échange de
renseignements fiscaux.

5. Modifier la définition de "pays désignés" au paragraphe 5007 (11)
des Règlements de
l’impôt sur le revenu.

6. Supprimer les fiducies de revenu imposables.

7. Joindre l’initiative Base Erosion and Profit Shifting (BEPS) de
l’Organisation de coopération et
de développement économique (OCDE).

Le déficit zéro est une idée des partis de droite voire d’extrême
droite. Tout État qui opère de façon efficace et efficiente va
s’inspirer de la méthode de Keynes, c’est-à-dire chercher à bien
contrôler ses dépenses tout en stimulant les sources de revenus. Puisque
l’activité économique est cyclique, il est normal d’être en surplus et
en déficit occasionnellement. Il s’agit donc d’engranger les excédents
en moment positif pour éventuellement investir en moment de déficit. Le
but ultime étant de maintenir un équilibre budgétaire à long terme et
non pas un déficit zéro en tout temps.

La cote de crédit relative du Québec est favorable puisque selon :

Moody’s 1994 2003 2013
Québec A1 A1 Aa2
Ontario Aa3 Aa3 Aa2
Canada Aaa Aaa Aaa
États-Unis Aaa Aaa Aaa

Standard & Poor’s

Québec A+ A+ A+
Ontario AA- AA AA
Canada A+ AAA AAA
États-Unis AAA AAA AA+

Cet étude, à compléter et à préciser, relève que :

Les transferts du fédéral au Québec en 2013-2014 selon le Ministère des
Finances du Canada s’élevaient pour :

- La santé 7,211 milliards
- Les programmes sociaux 2,844
- La péréquation 7,833 milliards

Total 17,878 milliards

Les transferts du Québec vers le fédéral en 2013 selon Statistiques
Canada , comptes provinciaux et territoriaux s’élevaient pour :

- Les impôts directs des particuliers
21,531 milliards
- Les impôts directs des sociétés et entreprises publique
6,054
- Les impôts directs des non-résidents
1,783
- Autres transferts courants en provenance des particuliers
21
- Revenus de placement 1,701
- Transferts courants des administrations provinciales
757
- Cotisations au régime d’assurance sociale 4,062
- Impôts indirects 10,153 milliards
Total 46,062 milliards

C’est donc dire que le Québec bénéficierait d’un surplus de certainement
plus de 28 milliards au moment de sa séparation du Canada. De ce montant,
15 milliards pourraient être utilisé pour abaisser le fardeau fiscal de
la classe moyenne. Cinq (5) milliards pourraient servir à réduire les
taxes des PME qui représentent 95% des entreprises au Québec celles qui
créent le plus d’emplois. Le surplus de huit (8) milliards serait gardé
en réserve.

Besoin de reformuler la nature du représentant souverainiste

Le Québec a progressé de façon phénoménale suite à l’impulsion de la
révolution tranquille. Mais, il s’est endormi par la suite. Nous sommes
capables et créatifs, nous pouvons réaliser encore beaucoup plus.
Donnons-nous des objectifs de développement national exigeants et
stimulants. Imitons la Suède et la Norvège, entre autres, qui placent
l’accent sur la collectivité au lieu de l’individu. Mettons en place des
programmes pour atteindre le seuil de pauvreté zéro, faisons la promotion
de nos artistes et créons une qualité de vie encore meilleure que celle
que nous connaissons.

Nous devons devenir révolutionnaire, une façon de penser et mettre en
œuvre des révolutions répétées, une façon de faire. Pour ce faire,
il serait nécessaire de rassembler tous ceux et celles qui partagent
l’idée d’un État souverain. Ils et elles sont maintenant ouvertement
répartis dans le Parti québécois, Québec solidaire, Option nationale en
plus de certains non-déclarés dans le Parti libéral et Coalition
Québec, ainsi que tous les autres qui n’appartiennent à aucun groupe.

Dans le but de favoriser l’unification de toutes ces voix dispatates il
serait utile de former un nouveau rassemblement, par exemple, Nouveau
Québec (NQ). Ces directeurs seraient élus par tous les membres actuels
et nouveaux. La finalité du parti serait de réaliser la souveraineté
pour tous et toutes. En ce faisant, l’État en devenir devra préparer le
budget de l’an un de souveraineté pour, à la limite, sécuriser les
craintifs.

Se mesurer et se comparer

Étant souverain, le Québec devra se mesurer et se comparer
périodiquement pour assurer qu’il se situe parmi les premiers. Les
comparaisons pourront se faire avec les 34 pays membres de l’Organisation
de Coopération et de Développement Économique (OCDE) , Ces comparaisons
pourront se faire particulièrement avec ceux de taille comparable tels que
la Suède, la Suisse, la Belgique, l’Israël et l’Autriche entre autres.

Le PIB constitue l’instrument de mesure de l’activité économique le plus
largement utilisé.
Son calcul est régi par des normes internationales et un important travail
de réflexion s’est attaché à en définir les bases statistiques et
conceptuelles. Par contre, les membres du comité Stiglitz constitué de
cinq (5) prix Nobel en économie et plusieurs autres experts préconisent
l’élaboration d’un tableau de bord regroupant plusieurs autres indices. Il
est temps que le système statistique mette d’avantage l’accent sur la
mesure du bien-être de la population que sur la production économique.

Les partenaires

Oui, l’État du Québec en devenir a besoin de collaborateurs bénévoles
et d’autres rémunérés. Les 2,135 auteurs du site indépendantiste
vigil.net qui ont écrient des milliers de documents et produits plusieurs
vidéos seraient des partenaires potentiels de premier ordre. En surplus,
une permanence d’appoint rénunéré serait nécessaire pour :
- Ouvrir un bureau État Québec
- Établir le site Web du groupe
- Publier tous les documents en rapport avec la démarche incluant les
éléments de la constitution
accompagné de son budget de l’an un
- Inviter toutes les critiques qu’elles soient positives ou négatives
- Répondre à tous les communiqués écrits ou numériques
- Publier les mises à jour des documents
- Faire état public des montants, la date et le nom des contributeurs tel
que vigil.net

Maintenant la question référendaire

N’en déplaise à quiconque, un référendum peu et doit se fixer dans le
temps. Élaborer une constitution et le budget de l’an un en plus de
sensibiliser la population peut et doit se réaliser durant un premier
mandat. Ce faisant la question référendaire serait des plus limpides :

"Voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant pour qu’il puisse
mettre en œuvre la constitution qu’il veut se donner selon le budget
établi ?"

OUI ou NON

Compte tenu d’une telle question qui respecterait minutieusement les
contraintes de clarté du duo
Chrétien/Dion et de la Cour suprême, le OUI l’emporterait possiblement
par plus de 60% des voix. Puisque la Cour suprême du Canada a déjà
statué que le gouvernement central serait obligé de négocier la
sécession du Québec dans un tel cas, notre État pourrait enfin être
crée.

Rechercher une majorité de 50% + 1 quoique praticable est discutable. De
toute évidence le vote devrait être le plus élevé possible pour
faciliter une transition, efficace, rapide et paisible.

Pour terminer quelques remarques en rapport avec les éléments de lecture
que j’ai retenus. Nous sommes bien d’accord avec Benoit Dutrizac qui a
dit "Le Québec a besoin d’une révolution … utile". Une affirmation
qui rejoint l’opinion de Christian Dufour qui a dit "Le Québec a besoin
de lucidité, de courage et l’habileté pour lancer et surtout réussir
la révolution dont nous avons besoin." Et Guy Rocher qui affirme que "Il y
a place en quelque sorte pour une suite à la Révolution tranquille." et
surtout, du même personnage "Quelle force faut-il mettre de l’avant ? Moi
je crois que c’est l’idée d’un Québec indépendant. " Finalement,
celui qui peut faire le plus fait rire, merci Jean-François Mercier, qui a
affirmé que " Si je me fie au monde qui m’approche dans la rue, le
Québec a besoin de cigarettes et de petit change ! "

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