«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Dans un régime corrompu la capacité d’emprunter est illimitée

Pourquoi 30-40 % de la Dette publique globale du Québec est illégitime

Les principaux facteurs et clauses de dette illégitime

Tribune libre de Vigile
vendredi 11 novembre 2016
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« On peut dire qu’un gouvernement est parvenu à son dernier degré de corruption quand il n’a plus d’autre nerf que l’argent. » Jean-Jacques Rousseau (extrait de Discours sur l’économie politique)

Le 6 septembre 2007 j’avais écrit comme introduction à mon article La dette publique du Québec : une combinaison d’immoralité, de trahison... (1), ceci : L’histoire de la dette publique du Québec est la même que partout ailleurs : histoires d’agio, d’immoralité, de trahison, de saccages, de comptabilité créative, de détournements de fonds, de corruption institutionnalisée, de fortunes improvisées et de ruine certaine pour la nation.

Depuis 2007 la Dette publique du Québec s’est accrue de plus de 120 milliards $, passant de 135 à 255 milliards $ (69,8 % du PIB du Québec de 2015), à laquelle il faut ajouter ce qu’il faudra ‘’payer’’ demain inévitablement comme aliquote équivalant à 21,9%, soit environ 110 milliards $ de la dette contractée par le fédéral auprès des institutions financières, montant qui se maintient autour de 560 milliards $. Pour un total cumulatif de 365 G $ (98% du PIB du Québec en 2015).

Cette accumulation d’endettement exponentielle s’est effectuée à partir des années 1980 (premier référendum pour l’indépendance du Québec) avec la complicité du front commun fédéraliste et celle des carriéristes, traîtres, imposteurs, opportunistes, transfuges et mercenaires de la politique au sein de l’establishment péquiste. Ces antipatriotes ont assumé la spoliation des ressources économiques et financières du Québec comme une voie de soumission afin de pouvoir accéder à leurs privilèges de caste, les conduisant à l’enrichissement personnel et au statut de groupes organisés sans s’inquiéter des conséquences judiciaires dans leur parcours politico-financier-mafieux. L’actuel régime de corruption institutionnalisée leur garantit de fait une double immunité de juridiction, celle de l’irresponsabilité et de l’inviolabilité, ainsi que des prébendes qu’eux-mêmes se sont concédés par des lois antidémocratiques et despotiques.

Par conséquent, la majorité de l’électorat indépendantiste (40-55 %) se trouve piégée par ce statut quo ne conduisant qu’à une sorte de fuite en avant par l’effet d’absence d’une vraie organisation patriote, nationaliste et indépendantiste. Condition sine qua non permettant de réaliser la pleine souveraineté politique du Québec. C’est-à-dire, l’actuel régime au Québec est soutenu et renforcé par le multipartisme et la corruption en système. Cette division politique provoque des intérêts antagonistes en n’offrant aux électeurs indépendantistes non pas un choix d’unanimité, mais plutôt un choix fragmenté en plusieurs options politiques invalidant ainsi une majorité requise pour réaliser l’indépendance du Québec : (PLQ-Charest-Couillard, mafieux/multiculturaliste), (PQ, antipatriote/complice du statut quo), (CAQ, imposteur/fédéraliste), (QS, socialo-communiste/internationaliste) et (ON, véritable bluff politique).

C’est alors que la corruption en système(2) et la division politique jouent le rôle de sape concernant les intérêts nationaux et le bien-être de la population. Car un régime basé sur ces deux conditions politiques ne peut donner que le saccage organisé de milliards $ des fonds publics, une alternance au Pouvoir d’omerta et des privilèges exclusifs pour une élite considérée comme une institution des plus corrompues, telle qu’elle apparaît par les multiples cas révélés tous les jours…

Y a-t-il une solution politique pour régler cette situation de corruption systémique, de crise politique, de ruine financière et de chaos socioéconomique ? Indubitablement, il y a une vraie solution à moyen terme : les élections générales de 2018 constituent l’unique opportunité qu’auront les souverainistes pour réaliser l’indépendance du Québec. Cette opportunité ne peut être saisie que par une organisation de patriotes-nationalistes hors des partis actuellement représentés à l’ANQ. Organisation présentant un programme électoral qui dénoncera, entre autres, l’illégitimité de la Dette publique du Québec (30-40 %, soit environ 128 milliards $).

Selon la jurisprudence internationale une dette publique est illégitime quand elle a été contractée par ces moyens frauduleux :

Une dette publique est illégitime lorsqu’elle est contractée sans le consentement de la population.

Une dette publique est illégitime lorsqu’elle est contractée en absence de bénéfice pour la population.

Une dette publique est illégitime lorsqu’elle est contractée alors que les intentions frauduleuses du régime étaient connues par le prêteur.

Cette même jurisprudence internationale ajoute trois autres clauses pour déclarer l’illégitimité de la dette publique :

Une dette publique est illégitime lorsqu’elle est contractée pour renforcer un régime despotique.

Une dette publique est illégitime lorsqu’elle est contractée contre les intérêts de la population.

Une dette publique est illégitime lorsqu’elle est contractée contre les besoins et les intérêts de l’État.

Dans ces cas, il s’agit d’une dette de régime, étant donc illégitime, elle est personnelle du dit Pouvoir ; en d’autres mots, il reviendra aux membres de ce pouvoir qui l’ont contractée de l’assumer, de la rembourser, et non à l’État, donc aux citoyens de le faire. De plus, lorsque ce Pouvoir antidémocratique et corrompu chute, la dette publique est automatiquement annulée.

Ces sont des raisons solides et irréfutables pour en finir, une fois pour toutes, avec l’actuel régime des caciques du Pouvoir, d’omerta, et de saccages organisés qui sont en fin de compte réalisés par ceux qui maintiennent leurs privilèges de caste au détriment de l’immense majorité de la population. Celle-ci se trouvant constamment dans un état de piège sans issu possible, si ce n’est qu’avec un changement radical de libération nationale lors des élections générales de 2018.


1. Lien pour lire ledit article http://vigile.quebec/La-dette-publique-du-Quebec-une

2. LA CORRUPTION GAGNE DU TERRAIN, SELON TRANSPARENCY INTERNATIONAL
http://plus.lapresse.ca/screens/4c78-e7e8-51e55ef6-9bee-026eac1c606d%7C_0.html

Note : L’escroquerie du siècle qui est organisée par l’establishment mondial à travers la Bourse de carbone se réalisera en spoliant les fonds publics des États d’un montant de plus de 7 000 milliards $ d’ici 2050. Quelle serait alors l’aliquote du Québec de ce montant à financer par la dette publique ? Les privatisations des sociétés de l’État québécois est déjà le prochain objectif de cet establishment mondial en connivence avec leurs complices locaux.

Commentaires

  • Mathieu Bouchard, 12 juin 21h39

    L’intro est assez comique, on y confond 3 mesures différentes de la dette. La dette du Canada semble être ce qui s’appelle "dette nette" hors-Québec, ce qui ne s’appelle plus "dette nette" au Québec depuis 1997, et donc il faut plutôt traduire cela "dette représentant les déficits cumulés". La dette brute du Canada a dépassé 1000 G$ il y a quelque temps.

    La comparaison des deux montants de dette québécoise donnés ne peut être faite, car 135 G$ en 2007 est un montant de dette brute ordinaire, alors que 255 G$ en 2016 est un montant de dette brute consolidée, c-à-d qui inclut des choses qui ne sont pas passées par le budget de l’État. La dette brute ordinaire en 2017 est encore à seulement 206 G$, donc l’augmentation de la dette est nettement plus petite que ce qui est prétendu dans l’article.

    De plus, rien n’a été fait pour ajuster les anciens montants pour l’inflation ou l’augmentation de la population. En comptant ces deux facteurs, ça donnerait des $/IPC/habitant, alias des dollars constants par habitant, et alors les mesures de dette brute ordinaire de 2007 et 2016 auraient l’air encore plus proches que 135 vs 206.

    Comme des confusions aussi grosses que ça discréditent les capacités de l’auteur à écrire sur le sujet, je ne lirai pas le reste de l’article et je ne le commenterai pas.

  • J. Desrochers, 12 novembre 2016 17h02


    Je suis persuadé que TOUS les moyens frauduleux énoncés ci-haut ont été utilisés pour affaiblir lentement et sûrement les Québécois.

    Cette histoire de dette, inventée par des usuraires qui ne savent que mentir, et menacer les autres pays avec leurs arsenal mafieux et militaire, est un mensonge de A à Z. Et les gens de s’auto-flageller et de continuer d’écouter et de travailler pour ce gouvernement CRIMINEL.

    Le but de ces criminels est d’obtenir le CONTRÔLE complet des terres, minéraux, ressources, voies d’eau, bases militaires, et cheap labour. Le reste (personnes âgées, malades, qui ne travaillent pas, ou qui ne rapportent pas au système), sera rapidement et silencieusement éliminé au cours des prochaines années.

    - ’’Il y a longtemps que je t’aime jamais je ne t’oublierai’’.

    Tu as le coeur à rire, moi je l’ai à pleurer..

  • Jean-Claude Michaud, 11 novembre 2016 12h53

    Merci pour votre article instructif sur la dette nationale ! Si on peut le prouver, il faudra radier cette portion de dette de la dette totale du Québec.

    Je suis convaincu d’ailleurs que la dette nationale est au service de la haute finance à cause du monopole bancaire de création monétaire basé sur les dettes et que la croissance à tout prix et l’inflation est au service du paiement des intérêts par le gouvernement. le peuple et les entreprises. Pour payer les dettes et les intérêts, il faut toujours plus de dettes et d’impôts pour suivre avec la bulle des dettes qui grossi constamment et qu’il faut nourrir de nouveaux capitaux.

    L’État devrait s’autofinancer et c’est pour cela qu’il faut rendre la banque centrale souveraine à nouveau. Un Québec indépendant devrait créer sa propre banque centrale et émettre une monnaie qui remplacerait graduellement les dollars canadiens en circulation au Québec. Les Banques devront mieux se capitaliser en dépôt de sécurité et prêter des montants raisonnables. Les profits bancaires vont baisser mais c’est le prix d’un système plus sain et avec les nouvelles technologies, les banques coupent déjà dans leurs coûts et leurs personnels en fermant des succursales et éliminant des postes.

    Les Banques sont d’abord là comme gardien de valeurs et pour financer les hypothèques, les prêts divers et prêter aux entreprises privés les capitaux pour financer des projets et des immobilisations. Elles sont aujourd’hui impliqués dans trop de domaine comme les investissements boursiers, les dettes nationales et un trop grand volume de prêts risqués.

  • Pierre Bourassa, 11 novembre 2016 10h59

    Pourquoi 30-40 % de la Dette publique globale du Québec est illégitime

    Je vous en rajoute une autre qui engraisse la dette de l’assurance médicament :

    Les Québécois paient trop cher les médicaments génériques

    ‘’ C’est le cas du pantoprazole, utilisé pour combattre le reflux gastrique. La RAMQ a déterminé qu’un pot de comprimés payé 3,30 $ par la filiale d’une bannière pharmaceutique était revendu 50,39 $ en pharmacie. Un pot de rosuvastatine, pour combattre le mauvais cholestérol, était payé par une bannière 24 $ et revendu en pharmacie 170 $. Un pot d’amlodipine, médicament contre l’hypertension, serait acheté 9 $ et vendu en pharmacie 179 $. Et un lot de quétiapine, un antipsychotique, payé 8 $ serait revendu 66 $ en pharmacie.Pour les 23 médicaments analysés, qui sont parmi les plus vendus, l’écart entre le prix d’achat et le prix de vente va de 63 à 97 %.‘’
    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2016/11/10/001-quebec-medicament-generique-cher-pharmacie-prix-cout-assurance-maladie-ramq.shtml
    Heureusement qu’il n’y a pas de médecins dans le gouvernement P.L.Q.uiste actuel(sarcasme),sinon cela ressemblerait à une facilitation de prise de profits éhontés de la part l’industrie pharmaceutique sur le dos de la population(encore une fois),industrie pharmaceutique si proche du monde médical faut-il le rappeler et aussi, déjà si riche.

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