«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Il faut maintenant passer à l’action (P.Valière)

Pour vivre debout

Tribune libre de Vigile
lundi 21 avril 2014
614 visites 4 messages

Avant toutes choses, je tiens à rappeler que les chiffres que j’ai avancés dans mon texte du 12 avril et, que je reprends aujourd’hui, ne sont probablement pas d’une précision absolue. Je l’avais d’ailleurs précisée.
Mais ce dont je suis certain c’est qu’ils reflètent une tendance lourde, particulièrement dérangeante.
Il serait relativement aisé pour un professionnel de la statistique de présenter une analyse exacte des résultats de cette élection.
Je pense qu’il serait urgent et opportun de faire ce même exercice pour la dernière élection fédérale, ce, au niveau de chacune des circonscriptions électorales du Québec.
Une analyse combinée, résultats de l’élection fédérale et élection provinciale, serait particulièrement éclairante de l’état de santé de la québécitude des francophones du Québec. (Avis de recherche : mécène statisticien et indépendantiste recherché. L’appel est lancé)

XXXXXXXX

Que nous le voulions ou pas, nous pouvons affirmer que la population francophone du Québec peut être regroupée sous deux tendances.

Les fédéralistes.
Les nationalistes.

Par fédéraliste, nous entendons les citoyens qui, politiquement, adhèrent à un régime dit fédéral.
Pour mémoire, rappelons que c’est un mode d’organisation dans laquelle chacun des membres de la fédération dispose d’autonomie et délègue certains de ses pouvoirs à un organisme central.
Le fédéralisme s’applique aussi bien à des États qu’à des groupements ou associations.
Dans le cas d’un État, les compétences législatives, juridiques et administratives sont partagées entre un gouvernement fédéral central et des gouvernements de collectivités ou d’États fédérés.
(http://www.toupie.org/Dictionnaire/Federalisme.htm)

Par nationalistes, nous entendons que ce sont des citoyens qui adhèrent à : « un mouvement qui consiste à accorder une priorité à l’appartenance nationale et à lutter pour une meilleure reconnaissance de la nation à laquelle on appartient ».
Cette nation, selon le professeur Louis Balthazar, doit être définie sur une base territoriale et inclut un partage de valeurs, de souvenirs, d’aspirations, de même qu’une langue commune, le tout étant régi par une organisation politique.
(Nouveau bilan du nationalisme au Québec Louis Balthazar VLB Montréal, 2013),

Ceci étant rappelé, revenons à l’élection, il ressortait qu’à partir des résultats globaux on pouvait raisonnablement estimer que le pourcentage des francophones se ventilait comme suit :

Votes nationalistes :
Québécois ayant voté indépendantistes ( PQ, ON, QS) et autres… 33 %
Québécois ayant votés nationalistes probables (CAQ)................................ 23 %.
Québécois ayant voté fédéralistes (PLQ)…………………………………………………24 %.

Auquel votes nous devons ajouter.

Les Québécois anglophones vers le PLQ (population totale du Québec) 7.8 %
Les Québécois immigrants vers le PLQ (population totale du Québec) 12.6 %
Les Autochtones (population totale du Québec) 0,6 %

Soyons clairs, ces chiffres nous disent que seulement 56 % des québécois sont nationalistes et pourraient voter OUI à un pays.
Mais il n’est pas certain que les partisans de la CAQ (23 %) y adhèrent.

Dans l’état actuel de la démographie québécoise, combiné au désir des Québécois d’avoir un pays, il est pratiquement impossible d’atteindre, par référendum, les 50% + 1 de OUI nécessaires, pour amorcer le processus d’une reconnaissance internationale du Québec

De plus, cette affirmation ne prend pas en considération la loi sur la clarté, ni bien évidemment les magouilles que feraient, inévitablement, les camps fédéralistes ceux d’Ottawa que de Québec.

Où allons-nous ?
Depuis le 7 avril, c’est l’ensemble de la population québécoise qui est ébranlé et qui se pose mille et une questions sur l’avenir du mouvement indépendantiste.
Vous me permettrez d’ajouter mon grain de sel.
Aujourd’hui ce sera du gros sel, le plus affiné viendra dans les deux prochains textes.

1. Il convient de sortir du champ d’action des partis politiques la gestion de l’accession à l’indépendance.
Ce qui me parait viable, novateur, tout en étant réaliste, ce serait de constituer une instance consultative multipartiste.
Celle-ci aurait deux mandats principaux.
Élaborer une constitution québécoise.
Effectuer des études comparatives sur les avantages :
De l’indépendance.
Du fédéralisme.
Tous les partis politiques du Québec seraient invités à s’impliquer dans cette nouvelle instance consultative.

2. Il est fondamental que le Parti Québécois redéfinisse le champ social sur lequel il entend, d’intervenir.

À la semaine prochaine pour le raffinement de ces deux réflexions.

Commentaires

  • Pierre Cloutier, 22 avril 2014 21h45

    Monsieur Pfisterer,

    Arrêtez de vous casser la tête et que le PQ mette une proposition d’indépendance sur la table lors de la prochaine élection. Me semble que c’est pas difficile à comprendre. Quand on veut un pays, on le met sur la table. Point final. Et fuck le reste. Pourquoi avez-vous peur ? Vous vous présentez même pas. Vous avez quoi à perdre ? Certainement pas un salaire et une pension. Expliquez-nous cela. Quand on ne risque rien on n’a rien.

    Pierre Cloutier

  • Jean-Pierre Pfisterer, 22 avril 2014 16h51

    Monsieur Cloutier d’accord avec vous, mais dites moi, nous sommes quelques 33% de convaincus. nous avons été à 49,42 %
    (À 50,58 % des 4,7 millions de votes exprimés (sur un peu plus de 5 millions d’électeurs, soit 93,5 % des électeurs, un taux de participation record au Québec), le résultat a été « non ». L’écart entre le « oui » et le « non » a été de 54 288 voix ».
    Alors expliquez, clairement, comment nous irons chercher, chez le 67 % de silencieux, de craintifs ou d’opposés à la création du pays, ceux qui voudrons se rallier ?
    Le mot clef est : Clairement.
    Pour mois c’est la question.

  • Gaston Carmichael, 21 avril 2014 19h33

    Bonjour M. Pfisterer,

    « Soyons clairs, ces chiffres nous disent que seulement 56 % des québécois sont nationalistes et pourraient voter OUI à un pays. »

    Ce n’est pas 56% des québécois, mais bien 56% de ceux qui ont exercé leur droit de vote. Je rappelle que 28.5% se sont abstenus. Sont-ils nationalistes, fédéralistes, ou indépendantistes ?

    Selon l’analyse de Claire Durand de La Presse, les voteurs du PLQ se seraient exprimés massivement, tandis que les voteurs du PQ auraient plutôt fait preuve de paresse.

    Lors d’une élection référendaire, on pourrait s’attendre à un taux de participation similaire à celui du référendum de 1995, soit 93.%

    Or lors de l’élection de 2014, le PLQ aurait déjà fait le plein de ses partisans. On serait donc en droit de s’attendre à ce qu’une bonne majorité de ceux qui n’ont pas voté en 2014 penchent du côté indépendantiste/nationaliste.

  • Pierre Cloutier, 21 avril 2014 19h24

    Non non et non. Nous, les indépendantistes, on sait ce que l’on veut. Quand on veut un pays, la première chose c’est de le proposer aux québécois lors de la prochaine élection. Et fuck le reste.

    Pierre Cloutier

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