«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Pour être indépendantiste, il faut être réactionnaire

Chronique de Sengtiane Trempe
samedi 25 mars
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Les temps modernes nous obligent une nouvelle définition de l’Homme d’ambition nationale et patriote. Tandis que les politiciens des grands partis souverainistes qui ont le privilège de siéger dans les Chambres profitent de la fibre sentimentale d’une certaine frange du peuple pour faire carrière, bénéficier des avantages parlementaires qui s’y rattachent et de la pension qu’elle permet, la définition du souverainiste amoureux de sa patrie se voit diluée de son caractère autrefois noble.

En effet, la promiscuité de l’image moderne des nationalistes contrarie la pureté de la définition du patriote. Il faut éviter de tomber sous le charme des grands discours vides et le jeu des médias auquel se prêtent les pseudos-nationalistes de carrière. Il faudrait plutôt se concentrer sur les actions et reconnaître les intentions de ruptures de ceux qui prétendent vouloir l’indépendance effective du pays. Pour se délivrer d’une situation d’inféodation, il faut bien plus qu’un bon-ententisme bourgeois. Si vous ne parvenez pas à trouver chez vos politiciens qui se prétendent souverainistes, nationalistes et indépendantistes des intentions de rupture avec l’ordre anglo-américain et libéral établi, vous avez vu juste, le système est pourri jusque dans ses entrailles.

La personnification de la lutte à l’indépendance est un piège à éviter. L’idée d’un quelconque sauveur est de la théologie progressiste. Un sauveur viendra et nous vivrons délivrés et en paix ? Non, le paradis n’est pas sur terre, et l’indépendance ne nous assurera pas une paix éternelle. On doit se distancer de ce raisonnement. Il n’y aura pas de sauveur s’il n’y a pas de peuple réactionnaire pour mener jusqu’au bout le combat. Il faut certes un homme fort à la tête d’un État fort pour fractionner un pays en trois, mais cet homme doit être appuyé par toute la puissance du peuple unifié dans son esprit à vouloir servir prioritairement l’intérêt de la nation.

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Dans son opus magnum Notre Question Nationale, l’écrivain Richard Arès distingue chez ce qu’il appelle l’élément français quatre attitudes différentes, ou plutôt quatre groupes caractéristiques. L’élément français est le canadien d’autrefois qui vit au quotidien un contexte de conquête anglaise. Quoique l’on soit deux siècles plus tard, nous pouvons reconnaître une certaine continuité dans les traits de personnalité entre l’ancien français et le québécois d’aujourd’hui.

D’abord les optimistes :

‘‘Les optimistes non seulement vivent au sein du danger sans réagir, mais ils refusent de le voir. Leur conviction est faite : la lutte pour la vie nationale a cessé avec la Confédération qui nous a garanti tous nos droits essentiels. C’est désormais une affaire classée ; au lieu d’entreprendre une agitation toujours susceptible d’irriter notre partenaire, de compromettre la bonne entente et de troubler la paix que nous vaut le fair play britannique, tournons donc nos efforts vers le terrain politique et travaillons à assurer le triomphe du parti qui nous intéresse.

De ces optimistes, les lendemains de la Confédération en ont engendré un grand nombre. Leur refus d’ouvrir les yeux et de réagir a eu pour conséquence le sabotage contre nous du pacte de 1867. S’il nous faut aujourd’hui remonter si péniblement la côte, lutter contre des faits établis, les grands responsables, ce sont surtout les optimistes assez aveugles pour croire, quand toute l’histoire leur démontrait le contraire, que des textes, même constitutionnels, pourraient suffire à nous protéger’’.

Ensuite, les résignés :

‘‘Les résignés sont des Canadiens français qu’écrase le poids de leur destin national. Ayant perdu ou épuisé toute leur capacité de réaction, ils se laissent dépérir comme atteints d’un mal de langueur incurable. Pour eux il ne sert à rien de se dresser contre les faits ; vaine et folle est la lutte parce que vouée d’avance à un échec inéluctable. Il faut subir notre sort et, puisque nous sommes condamnés fatalement à disparaître, aussi bien au résigner tout ce suite.

Ces gens finissent la plupart du temps par verser dans un défaitisme total qui les porte à penser que la seule attitude pratique pour l’élément français, c’est d’abandonner ses positions séculaires pour tenter l’aventure du succès sur le propre terrain et avec les propres armes de son associé plus heureux. En leur âme ouverte et inactive, comme en un terrain fertile, se sont développés l’esprit de vaincus et de complexe d’infériorité’’.

Après, les indifférents :

‘‘Les indifférents ne sont pas sans remarquer la grandeur du péril qui menace l’élément français, mais ils refusent à toute réaction parce que, à leur avis, cela ne les regarde pas. Il leur suffit, disent-ils, d’être hommes, d’exercer honorablement leur métier ou leur profession ; tout le reste n’est que verbalisme et sentimentalisme. L’adage latin ubi bene, ibi patria s’applique fort bien à leur cas.

En fait, ils se referment dans leur petite vie que ronge l’individualisme et que recroqueville l’égoïsme.

Qu’ils aient des devoirs envers leur propre nationalité, voilà ce qu’ils ne sont pas près d’accepter sans discussion. Est-ce leur faute, après tout, s’il existe une nation canadienne-française à laquelle le hasard de la naissance les a fait appartenir ? Citoyens de l’univers, ils réservent leur intérêt aux grands événements internationaux et leur admiration aux productions littéraires, artistique et intellectuelles de l’étranger. Quant à ce qui se passe chez eux, ils l’ignorent et très souvent, sans trop même se l’avouer, ils le méprisent’’.

Et enfin, les réactionnaires :

‘‘Heureusement pour l’élément français, il y a eu et il y a encore des réactionnaires. La prétendu fatalité des faits ne les émeut pas outre mesure : ils savent qu’en l’histoire le premier moteur, c’est encore la volonté humaine et que peuple n’est réellement vaincu que le jour où lui-même il consent positivement à l’être. Ils ont compris et accepté leurs propres responsabilités.

À leur yeux, l’élément français ne peut maintenir ses droits ainsi que ses possibilités de survie et d’épanouissement qu’à la condition d’opposer à la menace toujours grandissante de l’unification la résistance sans cesse accrue de son propre particularisme ethnique. Son destin le voue à une perpétuelle réaction : soit ! il faut accepter ce destin ; il faut organiser la réaction non seulement contre les menées d’un associé habitué à se réserver toujours et partout la part du lion, mais même contre l’optimisme, le défaitisme et l’indifférentisme trop des siens.

Cette situation impose en outre un état d’alerte. Il faut s’y résoudre ; il faut placer sur les remparts et les tranchées des sentinelles vigilantes et incorruptibles qui, même au risque de faire passer tout le groupe pour intransigeant et importun, devront crier leur qui-vive au moindre bruit suspect et dénoncer d’une voix haute et ferme toutes les entreprises d’investissement qu’on ne cesse de tenter soit contre nos minorités dispersées, soit contre le château fort de notre particularisme, le Québec français.

Est-il besoin de le signaler ? Si, en dépit de toutes les attaques venues de l’extérieur et de toutes les faiblesses internes, il subsiste encore une nation canadienne-française, c’est uniquement à ce groupe de réactionnaires que nous le devons. La force de réagir contre la pression des faits, ils l’ont trouvée en eux-mêmes, en libérant et tonifiant leur propres virtualités ethniques et, ce faisant, ils se sont immunisés contre l’esprit de vaincus et le complexe d’infériorité’’.

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Enfin, il est évident que certains éléments français contemporains sont infectés de mauvais atavismes qui traversent les époques. Ce n’est pas plus la faute de personne que de ceux qui ont voulu cacher la vérité pour en imposer une fausse. Les élites politiques avec l’aide de leurs agents d’information et de leur pédagogie intellectuelle qui transcende les métiers ont voulu avec la force du temps, désintéresser l’élément français de toute réflexion nationale. Penser le peuple, la nation et l’État n’est pas suffisamment encouragé de nos jours, ou en fait, depuis la révolution tranquille. Redonnons-nous le goût de revisiter l’histoire, redécouvrir les racines de notre identité, de penser la nation. Donnons-nous le droit de nous aimer, d’apprécier le travail de nos ancêtres et de réfléchir à notre avenir collectif. Il est impératif qu’habite en nous une doctrine nationale afin qu’on puisse être en mesure de répondre à nos responsabilités morales, à nos responsabilités sociales.

Il va de soi de vouloir fonder une famille, travailler en ce sens. Il est normal de faire carrière dans une profession pour laquelle nous sommes passionnées. Chacun occupe sa place prescrite par la force naturelle des choses. Le but n’est pas que tous deviennent des acteurs du changement de premier plan. Ce qu’il faut faire, c’est de retirer ceux qui ne sont pas à leur place. Puisque ceux qui prétendent vouloir faire l’indépendance, c’est-à-dire concrètement arracher le cinquième du territoire du Canada, ils doivent être réactionnaires, ils doivent être dévoués corps et âme à servir la grande cause nationale.

Selon Richard Arès, la faiblesse se retrouve nécessairement dans la division du peuple français. Son esquisse psychologique permet de réaliser que le combat est d’abord à l’intérieur de nous-même. Pour être indépendantiste, il faut être réactionnaire.

Source : Richard Arès, Notre Question Nationale, t. I : Les Faits, Montréal : Éd. de l’Action nationale, 1943, pp. 30-33.

Commentaires

  • Bruno Desahies, 4 avril 17h29

    2017-04-04 17:28

    M. Nicola White, je vous remercie de votre commentaire mais il nécessite une mise au point. Vos arguments sont surtout du type ad hominem. Le procédé est simple, vous m’accusez d’« impertinence » et de ne pas être à ma place parmi les collaborateurs de la rubrique des Chroniques. Je récuse ces affirmations. En plus, quant à votre idée de me classer parmi les « résignés » de la « défaite totale » du fait que j’irais, selon la pensée de Richard Arès, « tenter l’aventure du succès sur le propre terrain et avec les propres armes de son associé ».

    C’est tout le contraire que j’écris depuis 1999 sur le site créé par Bernard Frappier. C’est aussi le sens de la communication de septembre 1955 par l’historien Guy Frégault et qui, la même année, publiait son œuvre principale La Guerre de la Conquête (rééditée en 2009) qu’on ne peut écarter du revers de la main. Malgré tout, ce « défaitiste » (!) spécialiste chevronné de l’histoire de la Nouvelle-France à l’université a accepté de devenir, en 1960, à la demande du ministre Georges-Émile Lapalme dans le gouvernement de Jean Lesage, le premier sous-ministre en titre du Ministère des Affaires Culturelles du Québec jusqu’en 1966. [J’aimerais vous conseiller de lire Chronique des années perdues, Montréal, Leméac, 1976, 253 p. Coll. Vies et Mémoires. Autobiographie dont vous trouverez un aperçu dans ma Chronique 365. (1) Claude Morin était aux Affaires intergouvernementales à la même époque. Cependant, c’est le ministre Lapalme et son sous-ministre Frégault qui ont mis au monde la francophonie que le gouvernement canadian a récupérée, d’une occasion à l’autre, des mains du Québec pour s’en instaurer le maître à son profit et à ses calculs de diplomatie internationale.


    « Le sol de la culture présente plusieurs strates.
    En profondeur, on heurte un socle de siècles ;
    à la surface, le vent de l’actualité
    agite une poussière d’événements. »

    (Frégault, Chronique..., p. 59.)

    Voilà la réponse à Claude Morin et aux agitateurs d’événements.

    Il est évident qu’il existe un affrontement national entre le Québec et le Canada en tant qu’il est une unité politique différente et en plus distincte, sauf que cette nation québécoise est fédérée. On pourrait dire aussi qu’elle est annexée. C’est ce que le Canada-Anglais fédérant maintient bec et ongles dans sa défense du fédéralisme pancanadien. On aura beau faire de l’histoire sociale à tour de bras que le problème fondamental de l’annexion politique du Québec comme phénomène national sera occulté avec un aveuglement obstiné, voire même devenu inconscient. Un grand nombre de Québécois(e)s sont dans cet état d’esprit depuis plusieurs générations.

    Pour continuer, je me reporte à l’Éditorial publié récemment par Alexandre Cormier-Denis & Jean-Claude Pomerleau sur le site de Vigile.

    Mise au point
    Où va Vigile ?
    Le nouveau clivage mondialisme/souverainisme

    « L’indépendance du Québec a pour but d’assurer la pérennité du peuple québécois, héritier du Canada français et de la Nouvelle-France, afin qu’il puisse vivre aujourd’hui comme demain en tant que peuple souverain, libre et seul maître de son destin. »

    « Un combat quotidien »

    « Depuis vingt ans, Vigile mène un combat incessant et sans concession pour l’indépendance du Québec. Ce combat est garanti par la cohérence de sa doctrine. Cette lutte ne pourra se faire sans une compréhension lucide de ce qu’est le souverainisme et sans le courage d’en assumer les tenants et aboutissants. » (Nous avons mis le passage en gras.)

    Ces deux extraits pourraient soulever un bon débat sur l’indépendance politique du Québec. Sur ce plan, le souverainisme soulève certains problèmes dont celui du sens du concept de « nation indépendante ». Qu’est-ce que c’est qu’une « nation indépendante » ? Nous ne le voyons pas clairement en ce moment. S’agit-il de l’État-Nation(s) » ? ou peut-être de « nations-États » ? La réponse d’Alexandre Cormier-Denis se trouve sur un autre site Internet. Il s’explique :

    « À l’heure de l’affaiblissement du principe d’État-nation, il est primordial de rappeler l’importance de la souveraineté nationale. Seul cadre politique sur lequel reposent les États, la Nation doit être remise au centre de la vie démocratique. Attaqué de toutes parts, le principe national est pourtant le cœur vivant de la légitimité de toute action politique. Sans ce principe rassembleur, nous voyons monter les revendications minoritaires qui divisent inutilement le peuple et fragmentent la collectivité en de multiples groupuscules se faisant concurrence. » (Cf. « Notre mission ».)

    Cette question d’« union fédérale » soulève des problèmes inextricables. Louis Le Fur (1870-1984) dans État fédéral et confédération d’États de sa thèse pour le doctorat publiée en 1896 a fait l’objet d’une réédition française en 2010 avec un « Avant-propos » par Charles LEBEN (4 p., n. p.), Paris, Université Panthéon-Assas. Pour comprendre le point de vue de Leben vous pouvez consulter en ligne sa conférence du 12 mai 2000 sur « Fédération d’États-nations ou État fédéral ? (2) »).

    Je crois sincèrement que les indépendantistes québécois ont du travail à faire pour préparer le public ne serait-ce que pour comprendre l’idée d’indépendance du Québec. L’expérience historique depuis la « révolution tranquille » des années 1960 devrait nous ouvrir les yeux sur l’immense défi de la création d’un État souverain au service de la nation québécoise comme entité politique reconnue comme telle dans le monde. Cette ambition collective conduit à la capacité d’agir par soi collectivement tant à l’interne qu’à l’externe. Comme toutes les nations indépendantes, les relations de voisinage seront d’égalité, d’infériorité ou de supériorité de voisinage dans l’ordre de la vie et de l’organisation internationale.

    NOTES

    (1) INDÉPENDANCE DU QUÉBEC 365
    CLAUDE MORIN
    La Révolution tranquille et nous
    « La Révolution tranquille [...]. Fragile et indestructible comme l’espoir. » (Guy Frégault, 1976)
    Chronique de Bruno Deshaies
    Édition révisée : 31 mai 2009 (1318 visites le 03-04-2017)

    (2) INDÉPENDANCE : POUR OU CONTRE ?
    POSITION 9 : L’ÉTAT INDÉPENDANT
    Le Québec dans le monde
    Chronique de Bruno Deshaies
    Vigile 24.05.2001

  • Nicola White, 1er avril 10h00

    M. Bruno Deshaies, vos commentaires sont tout à fait impertinents à l’article de Mme Trempe. Si vous voulez donner des cours d’histoire, faites une soumission auprès de la tribune libre.

    M. Deshaies, je vous cite :


    « Je dirais que, fondamentalement, c’est notre histoire nationale que nous ne voulons pas comprendre, hormis le récit d’événements et des interprétations historiques qui nous voilent le fait fondamental de notre annexion collective comme fait historique. Et ça, ce n’est pas qu’à l’intérieur de nous individuellement.

    La communication de Guy Frégault, en 1955, sur « Le chevauchement des cultures au Canada » pourrait encore nous faire réfléchir sur notre situation de « nation québécoise » en tant qu’« une "enclave culturelle" dans une nation britannique ». (Cf. http://www.rond-point.qc.ca/rond-point/histoire/le-chevauchement-des-cultures-au-canada/)

    Il y a les effets de l’histoire des deux Canadas qui nous surpassent et nous désorganisent collectivement. S’agit-il d’« arracher le cinquième du territoire » que compose le Québec de l’autre nation ? Si nous le pouvons, comment pourrions-nous le faire ? »

    Vous semblez correspondre au groupe des résignés, comme défini par le Père Arès. Plus encore, vous semblez être un défaitiste.

    Bonne journée.

  • Bruno Plamondon, 30 mars 18h54

    Bonjour Sengtiane Trempe,

    Je suis très content de la piste de réflexion qu’amène votre texte. Je comprends par votre écriture que vous voulez apporter une piste de pensée sur l’une des voies pour les québécois d’accéder à l’indépendance.

    Je trouve désolant la critique que vous essuyiez car je crois qu’elle n’est pas méritée. Je comprends bien l’essence de votre texte qui semble dire que nous devrions être plus féroces, activiste, combattant et réactionnaire si nous voulons avoir notre pays. Je trouve très désolant que les intellectuels séparatistes soient continuellement à s’affronter sur la théorie qui va mener à l’indépendance.

    Je crois qu’il y a plusieurs pistes de solution et que les mous tous comme les réactionnaires de gauche ou de droite vont nous apporter à l’indépendance. Pour moi, lorsqu’on est en guerre toutes les ressources disponibles doivent être utilisées. Les alliés durant la deuxième guerre mondiale n’ont jamais craché sur l’aide de la résistance française, tchèque ou polonaise. Les capitalistes, les communistes, les québécois, les canadiens et toute sorte de nationalité se sont allié pour vaincre les nazies. Si nous voulons vaincre le Canada, tous ces groupes d’idées doivent s’allié et tirer à boulet rouge sur le Canada et ses membranes.

    Sengtiane Trempe, je crois, nous amène à penser sous la forme du combat. Chaque québécois a son idée pour accéder à l’indépendance, nous devons respecter ces divergences d’idée plutôt que de tenter de les marginaliser. Chaque soldat est important, particulièrement dans ses temps de morosité. Nous avons toujours un intellectuel pour défaire un autre membre qui mène le même combat mais à sa manière. Plutôt que de tenter d’habiliter une théorie nous la ridiculisons.
    Vive les réactionnaires.

  • Bruno Desahies, 30 mars 16h13

    2017-03-30 15:49

    Sur le rôle de la volonté

    Votre commentaire du 29 mars est plus clair mais il soulève beaucoup de questions.

    Comment pouvoir ne pas être prisonnier(ère) de son passé. Comment un individu peut-il ne pas être prisonnier de son corps ? ou qu’une société perdrait tout contact avec son passé ? Ou comment se décanadianiser ou se désaméricaniser véritablement ? Faire tabula rasa est plus facile à dire qu’à faire.

    Alors, comment vous la voyez l’Histoire avec un grand « H » et l’histoire comme connaissance historique ? Et « comment, vous-même, vous appréhendez l’histoire » pour ne pas en être « prisonnière » ? Et le Passé serait-il une fumisterie ?

    « Heureusement pour l’élément français, dites-vous, il y a eu et il y a encore des réactionnaires. La prétendue fatalité des faits ne les émeut pas outre mesure : ils savent qu’en l’histoire le premier moteur, c’est encore la volonté humaine et que peuple n’est réellement vaincu que le jour où lui-même il consent positivement à l’être. »

    Vous faites reposer votre position sur la volonté humaine. Vous avez en partie raison mais les activités humaines du passé, comme du présent ou du futur sont trop complexes pour se limiter à un force : la volonté (parmi les facteurs qui interagissent tant sur les individus que dans la société).

    Alors, demandons-nous quel est le rôle et le poids réel de la volonté dans « vie et condition de vie » des individus et des sociétés ? En 2008, j’ai proposé une Chronique qui soulevait ce problème (cf. P. J.)

    Bruno DESHAIES, « LES NORMES EN HISTOIRE (6/20). Une infinité de facteurs intervient en dehors de la volonté humaine dans la vie d’une société (interaction des forces et des facteurs). » INDÉPENDANCE DU QUÉBEC 346. Vigile.net : Chronique du jeudi 18 décembre 2008. http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-6-20

    Admettons qu’on ne saurait nier l’existence de la liberté humaine. Cependant, il n’en demeure pas moins que celle-ci a des limites quant à ses capacités d’intervention. Le débat sur « liberté contre déterminisme » est complexe. Cette réalité mystérieuse de l’intervention de l’intelligence et de la volonté de l’être humain sur son l’agir en tant qu’homme ne peut être rigoureusement, « mathématiquement » conditionné par les événements antérieurs.

    Les « réactionnaires » selon l’esprit de Richard Arès demeurent dans l’ordre philosophique, voire même spiritualiste. A contrario, il ne serait pas mieux de tomber dans le déterminisme matérialiste. Il faut donc admettre que dans les sphères de l’intelligence et de la volonté, le rôle de la liberté est restreinte.

    P. J.

  • Sengtiane Trempe , 29 mars 09h12

    "Je comprends que vous voulez mener un combat tout en demeurant dans le Canada. Puis, que votre combat serait fondé sur « une doctrine nationale ». Quelle « doctrine nationale » du minoritaire peut s’insérer dans une fédération très centralisée ?"

    Ce n’est pas du Canada qu’on veut sortir mais sortir l’étranger de chez nous ! Sortir le Canada de chez nous ! Cette nuance est importante à savoir comment vous appréhendez l’histoire.

    Merci pour votre réponse mais je ne serai pas prisonnière du passé.

  • Bruno Deshaies, 28 mars 17h21

    18-03-2018

    Madame Sengtiane Trempe,

    L’époque des années 1950, je la connais. Un mélange de patriotisme et de sentimentalisme historique au moment où le Canada-Anglais se transformait plus rapidement et acquérait lentement sa réputation internationale. De son côté, le Québec sentait le besoin d’appuyer l’autonomie provinciale de Maurice Duplessis puis les transformations sociales ont chamboulé le religieux au cours d’un quart de siècle après la Deuxième Guerre. Malgré tout cela, le Québec était et restait « une province comme les autres » de l’avis, en 1955, du Premier Ministre Louis Stephen St. Laurent (1942-1958, député fédéral dans Québec-Est, Québec). EXPO 67 confirmait surtout la place du Canada dans le monde malgré la visite du Général de Gaule au Québec qui fut toutefois flamboyante.

    En 2017, 150 ans après l’adoption de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (AANB), la fédération canadienne maintient et consolide l’ensemble de ses pouvoirs sur l’unité canadienne. La Loi Constitutionnelle de 1982 et ce qu’elle a engendré avec l’adoption de la Charte des droits et libertés enchâssée dans la constitution rapatriée ne constitue pas des étapes glorieuses sur le parcours des indépendantistes sincères. Le fédéral maintient la bride sur le Québec depuis 35 ans de ce « (re)nouveau » (!) statut constitutionnel.

    Face à l’histoire du Canada-Anglais, vous écrivez :

    « Comprenez aussi qu’on ne veut pas sortir du Canada. C’est plutôt d’inviter les intrus de faire bagages, ceux qui refusent de se plier au système de valeurs dont nous avons hérité, de s’installer ailleurs plutôt que d’imposer une anglicisation et une américanisation de notre société. »

    « L’idée c’est de se donner une doctrine nationale. »

    « …l’élite souverainiste doit être dans un état d’esprit combatif, et non dans un intellectualisme pédagogique. »

    Je comprends que vous voulez mener un combat tout en demeurant dans le Canada. Puis, que votre combat serait fondé sur « une doctrine nationale ». Quelle « doctrine nationale » du minoritaire peut s’insérer dans une fédération très centralisée ? La réponse à cette question me rend perplexe.

    Quant au défi géopolitique, il est vrai dans toutes les circonstances de situation d’un pays surtout lorsqu’il s’agit d’une collectivité nationale annexée. Le Québec est coincé par la géopolitique du Canada-Anglais depuis la défaite, en 1760, des Canadiens issus de la colonisation française. Ce qui a provoqué l’annexion du Canada français de la Nouvelle-France à un autre empire et sa subordination collective tout au long du processus constitutionnel qui nous a conduits jusqu’à notre statut d’État provincial.

    Un Québec mieux géré, mieux gouverné, demeurera toujours fédéré au sein du groupe dominant de l’État fédérant possédé par la nation majoritaire canadienne-anglaise. Si cela vous convient, je dirais que le canadian scheme risque de vous décoiffer plus souvent que vous pouvez l’imaginer.

    N’entretenez pas trop d’illusions, car la Realpolitik va vous rattraper assez vite. Aussi bien faire le combat pour l’indépendance que de vous satisfaire de l’optique fédéraliste. La prépondérance de la plus grande force l’importera toujours sur les réformistes sociaux de province. L’État fédérant aura toujours plus de moyens que l’État fédéré. Et, paradoxalement, l’État provincial dans la fédération canadienne enrichit, à son corps défendant, le pouvoir fédérant.

    Dans une conférence de Michel Brunet à l’Université de Montréal, en 1953, sur le thème de « Canadiens ou Canadians », cet historien de l’École de Montréal avait bien illustré le phénomène des tensions de l’union fédérale pancanadienne. Une tentative pour décrire les limites des avantages du fédéralisme. Il en a débattu toute sa vie.

    Voici maintenant comment son collègue du Département d’histoire, Maurice Séguin, présente avec prudence « les avantages (limités) » du fédéralisme » pour ceux qui adhèrent à l’optique indépendantiste :

    D) La nationalité minoritaire « seule ou avec d’autres » dans une union fédérale : Que peut-il se passer ?

    La nationalité minoritaire « bien » annexée, « bien » fédérée contribue « seule ou avec d’autres » nationalités minoritaires annexées à nourrir, à renforcer la vie politique, économique et culturelle de la nation majoritaire fédérante
    et – quoique partiellement désorganisée – cette nationalité minoritaire reçoit en retour des influences civilisatrices plus hautes grâce à son sacrifice [involontaire] (sic).

    C’est le rejaillissement civilisateur d’un centre plus fort, plus riche... (Dans Les Normes, Chapitre troisième, division 10, section A – 2).

    Puis, il ajoute : (La nationalité minoritaire « bien » annexée, « bien » fédérée) concède volontiers que,

    pour la nation majoritaire fédérante, le fédéralisme,
    surtout sous forme d’union fédérale,
    comporte de multiples avantages… (entre l’État fédérant et « la nationalité minoritaire »).

    Toutefois, il conclut :

    « …pour empêcher de naître et pour étouffer (ou du moins rendre anodin)
    tout mouvement de protestation, de révolte, de libération de la nation annexée ». (Ibid., section A – 3).

    La question du « fédéralisme et nationalités » est loin d’être simple. À cet égard, le problème de « souveraineté et fédération » se pose au sujet de la « guerre interétatique et intraétatique » sur « la nature des différends entre les États ».

    Voici en plus le point de vue de Raymond Aron :

    « Souveraineté et fédération » (Raymond Aron)

    La question qui se pose aujourd’hui : Où sont les progrès pour le Québec depuis les travaux de la Commission Bélanger-Campeau ?

    Le pays réel doit être analysé froidement pour réaliser l’indépendance politique du Québec. Le pays imaginaire dans notre état actuel, c’est celui des projets de société à répétition fondés sur des réformes sociales sans admettre qu’elles sont sous la domination du régime fédéral. Or, le Canada britannique est le socle du pancanadianisme d’aujourd’hui, c’est-à-dire du national canadian. C’est ce que la grande histoire peut nous apprendre de la courbe historique de l’évolution de la Province of Quebec depuis 1763.

    Justement, pour éviter « un intellectualisme pédagogique » je citerais à nouveau Maurice Séguin :

    L’étude et l’action diffèrent. Il faut reconnaître pour l’action les exigences de la tactique. Les hommes, engagés dans l’action, poursuivant une certaine fin, s’efforçant de modifier, d’infléchir le cours des événements, luttant contre des forces adverses, doivent choisir, magnifier, diminuer ou taire certains aspects de la réalité. L’action s’accompagne toujours d’une certaine propagande qui exagère dans un sens ou dans l’autre. Les chefs ne sont pas obligés de tout dire et la masse ne doit pas tout savoir. (Les Normes, Introduction, division 5, section 4.2.)

    Si, d’une part, l’historien ne doit pas manquer à son obligation d’objectivité, d’autre part, l’homme d’action doit agir avec plus de lucidité, s’il veut « surmonter les tentations de découragement » (Ibid., section 4.11). De plus, il doit surtout éviter le danger de gaspiller en pures pertes ses meilleures énergies, ses moyens de circonscrire le mal et même de risquer d’aggraver la situation et d’accroître les dangers de démission chez la masse. Par conséquent, pour l’homme d’action, la lutte nationale est véritablement exigeante autant pour les chefs que pour la société.

    P.-S. C’est vraiment par inadvertance que j’ai mis dans mon commentaire précédent un pronom personnel au masculin à votre sujet.

  • yves corbeil, 27 mars 19h43

    La complaisante Dussault de radio cadenas qui reçoit la très souriante niaise ministre de la justice, celle qui vient pour annoncer ses investissements dans son ministère de la lenteur judiciaire du Québec.

    Un intervenant du système qui annonce dans une entrevue que c’est bien beau tout cet ajout sur le ’’payroll’’ mais si il n’y a pas plus d’avocat à l’aide juridique, il n’y a rien qui va changé étant donné que la majorité des causes relèvent de l’aide juridique.

    La réponse de la nunuche, oui, je suis au courant, c’est un vrai problème, on va étudier la situation et je vais revenir plutard avec les mesures pour faire face à la problématique. Donc partez pas en peur avec la justice, on en a encore pour un an, surtout que tout ce personnel devra être former.

    En faîtes, ils vont le mettre ou tout ce beau monde ? Avec la congestion qu’il existe dans les batisses, y vont tu travailler jour et nuit.

    Doit surement avoir quelque chose que j’ai pas compris, ça doit être son sourire qui m’a distrait.

    Au moment ou j’écris, le petit GND est encore en entrevue de propagande avec la complaisante Anne-Marie toujours à radio cadenas. Si ça continue, Manon a va être en ta et je ne parle pas des autres partis, eux va falloir qu’il crée leur propre réseau bientôt.

  • yves corbeil, 27 mars 18h41

    Ça va vraiment bien les vraies affaires avec les libéraux.

    http://www.journaldemontreal.com/2017/03/27/uber-la-fin-du-projet-pilote-demande

    http://www.tvanouvelles.ca/2017/03/27/le-pq-exige-la-fin-du-projet-pilote-duber

    N’a-t-on pas entendu dire que ça valait $200,000. un permis de taxi ?

    http://www.kijiji.ca/b-grand-montreal/permis-de-taxi-%C3%A0-vendre/k0l80002

    Ça c’est celui de revenu québec.

    http://www.taxiavendre.com/ads/lagence-du-revenu-du-quebec

    Lâchez pas les libéraux, ça va bien la mondialisation multiculturel globale.

  • yves corbeil, 27 mars 17h50

    ETK, si il n’y a personne qui réussi à renverser Couillard et ses disciples, on pourra se consoler en n’en fumant du bon au nom de notre innocent d’Ottawa.

    Un prix de consolation au goût discutable venant d’un drôle de PM qui cherche sa voie pour continuer à surfer sur la position qu’il occupe sans aucune compétence, deux zéro pis une bar.

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1024519/cannabis-pot-trudeau-legalisation-premier-juillet-projet-loi-ebauche-etape

    Je ne sais pas où ils s’en vont et je m’en fou pas mal. Tout ce que je veux c’est un pays qui va me permettre d’aspirer à autre chose que ces insipidités électorales de plus en plus indigestes.

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1024678/optilab-une-demande-de-moratoire-aussitot-refusee-par-couillard

    Faudrait quand même pas que la population comprenne comment ça fonctionne la méthode secrète libéral, 18 mois seulement avant les élections.

    Franchement, on mérite vraiment mieux que cela et il n’y a pas 36 solutions pour y accédé, LE PAYS QUÉBEC, oui le pays.

    https://www.youtube.com/watch?v=V7QQXQQTtz0

  • yves corbeil, 27 mars 17h28

    Après avoir mis la population complètement à terre avec ses politiques austères, le ministre écureuil va nous sortir ces noix cachés de 31 derniers mois pour essayé d’acheter encore une fois les élections à venir en 2018.

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1024667/budget-bonne-conscience-carlos-leitao-sebastien-bovet

    Quel beau sourire gêner.

    Pour les contrer ça prends l’artilleries lourdes de l’union européenne.

    https://www.youtube.com/watch?v=Z2XUMmC7ogk

  • yves corbeil, 27 mars 16h53

    Et ça continue la petite politique libéral. Après avoir plumer le système au point ou tout s’écroulait sous le poids de l’austérité libéral qui n’était pas de l’austérité enfin ya juste eux autres qui comprennent ce qu’ils veulent faire croire à jos public.

    Et bien là, la manne re-commence a tombé du ciel libéral, comme, comme une saison de tempêtes comme celle que Laurent et Martin n’ont pas vu venir. Parions que celles à venir ils les voyaient et même ils les avaient planifier avec leur grands manitou Couillard.

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1024638/quebec-annonce-nomination-18-juges-valle-delais

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1024602/gouvernement-quebec-investissement-sante-53-millions-dollars-montreal

    http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201703/26/01-5082452-sante-cinq-fois-plus-dinfirmieres-specialisees-dici-2025.php

    Non mais est-ce qu’on vit pas dans la plusss belle province canadian du pays de justice selfi trudeau. Y nous envoit pas assez d’argent, pas grave on a un ministre des finances écureuils qui sait comment créer des réserves sur le dos des citoyens vulnérables pour ensuite leur faire appliquer des ’’plasters’’ par ses collègues en quêtes de présences positives sur les réseaux après 31 mois de misères publiques.

    Je vous le dit drette-la, ça s’invente pas un parti comme ça. Comme dirait un ex humoriste, si on l’a c’est parce que ça existe et eux autres ils l’ont en ta, pas tout à fait comme ça qui dit mais ça va dans le même sens.

    On a pas fini de rêver esti, dire qu’y reste encore 18 mois à leur voir la face les mononcs et matantes au paparmanes roses.

  • yves corbeil, 27 mars 13h40

    http://www.lelezard.com/communique-12892062.html

    Dans la Mauricie de Duplessis et Julie, on prends les grands moyen pour qu’un incident comme la 13 à Lessard et Coiteux ne se produise pas. On appelle ça de la prévention électoral à la sauce Julie.

    https://www.youtube.com/watch?v=REQeSaLwp6c&list=RDyNM6q-kFfzI&index=10

    Celle là est pour Laurent la 13 Lessard. Lui non plus yavait rien sur son répondeur le soir de la tempête et y s’est lever avec un beau gros soleil le lendemain matin, mais ça s’est gâché en entrant au parlement à 9:20. Pôvre Laurent.

  • yves corbeil, 27 mars 13h28

    http://www.sympatico.ca/actualites/finances/premieres-reactions-favorables-pour-le-plan-d-investissement-en-tourisme-1.2499876

    Comment on prépare des élections au parti libéral. Ceux qui se demandait pourquoi Couillard ne l’avait pas banni du parti libéral la petite Julie trouveront leur réponse au fil des 18 mois à venir. Je peux déjà vous dire qu’ils ont pas fini d’en manger des hot dog de cocktails en Mauricie car la petite passe à l’action.

    Elle passe tellement à l’action quelle se permet de faire un chèque de $10,000 à l’action démocratique de Legault, le petit frère du parti libéral, ça se tient serrer ce monde là.

    http://www.lanouvelle.net/actualites/politique/2017/3/23/le-depute-schneeberger-remercie-la-ministre-boulet.html

    https://www.youtube.com/watch?v=zVp7h-abYbo&index=21&list=RDyNM6q-kFfzI

  • yves corbeil, 27 mars 13h08

    http://www.lhebdojournal.com/actualites/2017/3/9/pres-150m--pour-les-routes-mauriciennes.html

    On dirait que le fantôme de Maurice Duplessis qui plane sur la Mauricie de la petite Julie, la reine des soupers hot dog de financement politique.

    La politique autrement quossa donne quand les vieilles recettes fonctionnent toujours à merveilles.

    https://www.youtube.com/watch?v=OhaUzghVn8I

  • yves corbeil, 27 mars 13h00

    http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/affaires/201703/27/01-5082680-nirvana-chauffe-piscine-recoit-450-000-du-fonds-de-diversification.php

    Elle a due en vendre des hot dog à son cocktail pour être en mesure de financer le nirvana de M.Samson.

    Vos taxes en action dans la Mauricie de la reine à la mémoire sélective ou comment on fait pour créer 5 jobs par le gouvernement libéral.

  • Sengtiane Trempe, 27 mars 10h45

    @ Bruno Deshaies

    D’abord je suis une femme. Je ne sais pas où vous avez vu le contraire.

    Deuxièmement, si vous êtes pour dire la même chose que mon article et de changer des mots, je vois très mal l’intérêt ici. Il faut être lucide, ambitieux et réaliste...Évidement ! Qui a dit qu’il ne fallait pas l’être ? Il faut être intelligent, stratégique, au courant de l’histoire, des rapports de force en présence, des moyens, la liste peut être longue...

    Je n’ai peut-être pas été assez claire dans ce texte.

    Vous voulez être réaliste et réaliser ce que demande le combat de l’indépendance :

    Comprenez que faire l’indépendance du Québec en terme géopolitique c’est arracher le cinquième du territoire du Canada à Ottawa, fractionner un pays en trois. C’est également couper un pays du G8 en deux et arracher 55 milliards de dollars à des Anglais. Comprenez aussi qu’on ne veut pas sortir du Canada. C’est plutôt d’inviter les intrus de faire bagages, ceux qui refusent de se plier au système de valeurs dont nous avons hérité, de s’installer ailleurs plutôt que d’imposer une anglicisation et une américanisation de notre société. Si vous pensez vivre dans un Canada par une Constitution que le Québec n’a pas signée, n’imposez pas votre soumission aux autres. Si vous reconnaissez Ottawa comme votre capitale c’est votre affaire. L’idée c’est de se donner une doctrine nationale. Pour s’y prendre, il faut d’abord être des patriotes décomplexés. Évidement qu’il ne suffit pas d’être individuellement réactionnaire. Ne prétendez pas savoir le reste de ma pensée....

    Après,’’réactionnaire’’ n’est qu’un mot. Ce mot vous fait peut-être peur, je peux comprendre pourquoi. En gros ce que je tente de dire, c’est que l’élite souverainiste doit être dans un état d’esprit combatif, et non dans un intellectualisme pédagogique.

    Merci de votre commentaire
    ST

  • yves corbeil, 27 mars 10h20

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/667156/boulet-julie-mercredi-charbonneau-transport-financement

    La reine du cocktail de la Mauricie reprends du service dans le saupoudrage libéral.

    http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201703/26/01-5082577-de-largent-reel-pour-de-la-neige-artificielle.php

    Le 18 mois de campagne électoral libéral en action, ils sont vraiment fort à ce jeu là.

  • yves corbeil, 27 mars 09h58

    Les réactions faut que ça viennent de toute les façons, seule manière de combattre Goliath.

    http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2017/03/27/norvege-inventee-journal-presse

    Ce cher Dubuc de la grosse presse du maitre Gesca D.

    http://plus.lapresse.ca/screens/4218e0c5-37f2-4c0e-9255-04291d24998f%7C_0.html

    Et ce vaillant Pratte devenu sénateur depuis, une autre façon de servir le maitre.

    http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201411/21/01-4821358-les-faits.php

    Et la blondasse Gagnon qui n’est jamais en reste dans la démagogie Gesca D.

    http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/lysiane-gagnon/201204/16/01-4515977-notes-sur-un-boycott.php

    Désinformation et propagande quand tu nous tient.

  • Bruno Deshaies, 26 mars 23h57

    26-03-2017

    Pour être indépendantiste, il faut être réaliste, ambitieux et lucide.

    Je sais que le Père Richard Arès est un intellectuel de la tradition canadienne-française. On peut reconnaître qu’il y a une grande part de vérité dans sa catégorisation des comportements politiques des Canadiens-Français et des Québécois-Français. Cependant, la catégorie des « indépendantistes réactionnaires » demeure ambiguë. Il faudrait bien savoir ce qui cloche.

    Je dirais que, fondamentalement, c’est notre histoire nationale que nous ne voulons pas comprendre, hormis le récit d’événements et des interprétations historiques qui nous voilent le fait fondamental de notre annexion collective comme fait historique. Et ça, ce n’est pas qu’à l’intérieur de nous individuellement.

    La communication de Guy Frégault, en 1955, sur « Le chevauchement des cultures au Canada » pourrait encore nous faire réfléchir sur notre situation de « nation québécoise » en tant qu’« une "enclave culturelle" dans une nation britannique ». (Cf. http://www.rond-point.qc.ca/rond-point/histoire/le-chevauchement-des-cultures-au-canada/)

    Il y a les effets de l’histoire des deux Canadas qui nous surpassent et nous désorganisent collectivement. S’agit-il d’« arracher le cinquième du territoire » que compose le Québec de l’autre nation ? Si nous le pouvons, comment pourrions-nous le faire ?

    Sengtiane Trempe s’appuie sur la pensée de Richard Arès.

    « Selon Richard Arès, la faiblesse se retrouve nécessairement dans la division du peuple français. Son esquisse psychologique permet de réaliser que le combat est d’abord à l’intérieur de nous-même. »

    Il en arrive à cette conclusion :

    « Puisque ceux qui prétendent vouloir faire l’indépendance, c’est-à-dire concrètement arracher le cinquième du territoire du Canada, ils doivent être réactionnaires, ils doivent être dévoués corps et âme à servir la grande cause nationale. » (Les passages en gras sont de nous.)

    Il ne s’agit pas d’« arracher un territoire », d’être des « réactionnaires » ou être des « conservateurs » de la nation annexée mais plutôt du désir de se libérer collectivement du fédéralisme canadian.

    Après le Père Arès, il y a eu un historien de l’École de Montréal qui a mis en lumière les exigences du savoir, du réalisme et de la lucidité dans notre Grande histoire de Canadiens français du Québec. Le professeur Maurice Séguin nous a offert une explication historique de notre situation « nationale » hic et nunc.

    « Être un peuple minoritaire dans une fédération, c’est être un peuple annexé. L’État n’est pas la nation, mais l’État est le principal instrument de l’épanouissement national. » (Maurice Séguin)

    Vous trouverez le développement de ces idées dans ce rappel de ma Chronique- 363 du 30 avril 2009.
    INDÉPENDANCE DU QUÉBEC 363
    Les normes en histoire (Chronique supplémentaire no 23)
    Fédéralisme ou indépendantisme ?

    Ce que les Québécois(e)s de l’école indépendantiste doivent admettre, c’est que « l’indépendance complète est absolument nécessaire. Elle est à rechercher en elle-même comme un bien et elle est considérée comme un moyen irremplaçable pour assurer une maîtrise suffisante de la vie économique et culturelle ».

    Consulter cette autre chronique du 14 décembre 2006 :

    Indépendance du Québec - 270
    Indépendance ou sujétion ?
    C’est assez de se faire endormir par les politiciens
    Chronique de Bruno Deshaies
    jeudi 14 décembre 2006 900 visites

    Il faut parler de notre histoire nationale comme telle. De celle qui à fait naître la nation québécoise. Et surtout de faire comprendre au public que l’indépendance du Québec est un bien en soi (politique, économique et culturel).

  • yves corbeil, 26 mars 13h57

    Savez quoi Mme Trempe, les québécoises et québécois souffrent de nombrilisme chronique. Ils ont perdu depuis longtemps la capacité de s’indigné et en subissent les coups dans toutes les sphères de leur démocratie.

    Il y a ici des gens qui viennent d’ailleurs qui eux s’indignent et ont par mesures électorales une oreille attentive de nos chers dirigeants à la petite semaine.

    Avec ce genre de révolution, vous pensez qu’on va un jour revoir une vrai course à l’indépendance ou même un semblant de justice sociale, j’en doute grandement.

    On a bien plus de chance de disparaître dans le melting pot Canadian avec nos libéraux aux deux paliers gouvernementaux que de cheminer vers notre indépendance et notre autonomie comme peuple.

    Révolutionnaire, bien oui révolutionnaire en 140 caractères bien assis dans son salon ou devant son écran.

    Il n’y a personne pour soulever le peuple. Les féministes sortent dans rue, les gays sortent dans rue, les immigrés sortent dans les médias et les autres chialent contre ceux-ci et ne font rien pour être entendu et vu.

    Une triste bande de nombrilistes qui réagissent seulement quand ça touche leur petite personne. Le bien commun, ça compte seulement quand ils perdent quelque chose de personnel au change, sinon pas le temps de s’en occuper.

  • yves corbeil, 26 mars 13h08

    http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201703/26/01-5082407-spvm-martin-coiteux-donne-sa-confiance-au-chef-philippe-pichet.php

    Ça va bien citoyen, c’est Martin qui vous le confirme.

    http://www.journaldemontreal.com/2017/03/26/coiteux-pret-a-sevir-contre-les-pantalons-de-clown-au-spvm

    Et pour vous prouvez sa compétence en la matière, y va s’occuper des culottes de la police qui agacent les citoyens.

    On va continuer à ce faire fourrer (...) mais au moins y vont avoir des belles culottes.

    Pendant que Coiteux s’occupe de ses polices, Lessard tire la queue par les deux bouts avec ses deux petits ministères, et oui celui là même qui se couche de bonne heure le soir venu, peut-être que l’heure avancé à un impact insoupçonné sur son système. À moins que ce soit l’effet du parc dans le boeuf haché que sa femme lui prépare pour souper.

    http://lavieagricole.ca/3883

    Faudrait peut-être qui lâche les camionneurs pis qui s’occupe du MAPAQ ou ses polices du service à la qualité sont englué dans une tempête eux aussi.

    On est-y bien gouverner au Québec libéral, ho oui que ça va bien.

    Mme Trempe, suis-je assez indigné pour sortir dans la rue aussitôt qu’un mouvement sera initié par un leader organisationnel de n’importe quelle organisation qui va décidé de se tenir de boutte et crier haut et fort pour que ces injustices cessent.

  • yves corbeil, 26 mars 12h51

    Suite au précédent commentaire.

    http://plus.lapresse.ca/screens/9fc5e44c-fb9f-4594-9376-702e7165f28b%7C_0.html

    Et si ça se passait vraiment comme ça, ensuite Turcot, Champlain, le reste du réseau, nos deux supers hopitaux et le réseau Barrette, le plan nord et tout le reste de la fonction publique qui est gangrené.

    Citoyens, sortez de votre torpeur, le Québec coule à pic et ses dirigeants s’enrichissent en enrichissant leurs parrains.

  • yves corbeil, 26 mars 12h37

    Pour réveiller la population désengagé, plus attarder à son petit univers personnel qu’au bien commun, ça prend des leaders, des organisations, des gens d’influences comme les Chartrand de l’époque pour faire sortir les gens dans la rue.

    Avec tout ce qu’il se passe au Québec, surtout en mettant l’emphase sur la gouvernance des libéraux provinciaux des 15 dernières années. Comment se fait-il que personne prends en charge un mouvement d’indignation total et rassembler toute la population pour EXPULSER ces bandits démagogues au pouvoir provincial.

    Passer seulement au travers du rapport de la commission Charbonneau CEIC verticalement (1741 pages) et expliquer moi comment se fait-il que tout le cirque puisse continuer et je ne parle pas de l’impunité des acteurs. Le REM de la CDPQ de 5 milliards rendu à 6 milliards (juste 20%) de plus avant que ça commence et qui finira probablement à 8, 9 milliards à la fin pour un projet critiquer par le BAPE et contester par http://trainsparence.ca/.

    OÙ sont-ils les pseudos défenseurs de la justice sociale du Québec, où sont-ils les syndicats qui étaient du temps les plus grands empêcheurs de tourner en rond au Québec.

    POUR ÊTRE INDÉPENDANTISTES, IL FAUT ÊTRE RÉACTIONNAIRE.

    Bien moi je dis, pour être un citoyen faut être au courant de ce qu’il se passe et faut forcer les organismes sociaux et syndicaux à sortir de leurs petites géguerres personnelles et re-commencer à penser société en générale.

    Le Québec est en périls et les intervenants d’influences discutent de la couleurs des murs pis du choix de la tapisserie esti.

    Un citoyen déçu et oui un citoyen qui s’ennuie des leaders du passé qui ont été les précurseurs du Québec que nous avons encore malgré tout aujourd’hui.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/2017/03/20/voici-les-souliers-neufs-du-ministre-federal-des-finances_n_15494526.html

    Regarder cette vidéo du fédéral, une vidéo de propagande multiculturelle qui utilise des enfants d’immigrants (aucun blanc de souche) pour promotionner leur Canada.

    Ça devrait faire scandale (...) qui en a parler, personne. On parle de ces souliers et des insipidités du budget.

    Indépendantiste oui, mais indigné encore plus comme citoyen le moindrement allumé.

  • Marc Labelle, 26 mars 01h04

    En s’inspirant de Richard Arès, il faudrait donc promouvoir une nouvelle acception, positive, du terme réactionnaire, considéré péjoratif.

    On peut le lier à cette définition neutre du nom réaction dans le dictionnaire du CNRTL :

    « Acte, comportement d’une personne en réponse à une action extérieure, et qui, en général, tend à annuler celle-ci. »

    Mieux, on trouve dans le Littré un tour positif du mot réaction :

    « Il se dit de l’ensemble des actes d’un parti opprimé qui devient le plus fort. »

    L’action extérieure illégitime qui dénature le Québec est celle du gouvernement fédéral colonialiste, l’héritier de la Couronne britannique.

    Votre message est donc un appel à riposter, fondé sur une saine reconfiguration du vocabulaire. Qui témoigne, elle, du refus de la soumission. Et de l’espérance de la victoire.

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