«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Remettre les pendules à l’heure

Chroniques de l’indépendance (1)

Pour en finir avec l’obsession référendaire

Cessons de confondre l’objectif avec la mesure de son atteinte

Chronique de Richard Le Hir
mardi 18 mars 2014
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Ce texte a d’abord paru l’automne dernier, au moment où il devenait de plus en plus question d’un prochain scrutin dont il devenait important de définir l’enjeu. Connaissant l’envie de certains de précipiter les choses, j’avais cru bon de remettre la tenue d’un référendum dans sa juste perspective. Le rappel de ce texte est particulièrement pertinent dans le contexte du dérapage de la campagne électorale ces derniers jours. - Richard Le Hir

Je commence à avoir sérieusement marre des commentaires de ces journalistes à la solde des intérêts fédéralistes ou des politiciens qui partagent cette option à l’effet que la population ne veut pas d’un autre référendum, et qui concluent du manque d’appétit pour ce genre d’exercice que l’indépendance n’est pas pour demain.

Pour demain, peut-être pas, mais certainement pas pour les calendes grecques comme ils le sous-entendent et le souhaitent ardemment. Après-demain, peut-être...

En effet, nous vivons depuis 1973 sur un gigantesque malentendu. Celui qu’un référendum doit être à l’origine de toute démarche vers l’indépendance. Or c’est faux. L’accession à l’indépendance ne débute pas par un référendum, elle se termine par un référendum à l’occasion duquel on demande à la population de reconnaître un état de fait : « Nous sommes indépendants ! ». Le reste, négociations avec le Canada, reconnaissance internationale, ce sont des formalités.

Le référendum lui-même n’est pas l’objectif, c’est la mesure de l’atteinte d’un objectif qu’il faut définir. Et une fois défini, il faut se donner les moyens de l’atteindre. L’indépendance est une notion abstraite. Pour convaincre les Québécois de l’intérêt de l’indépendance, et en cela ils ne sont guère différents de n’importe quel autre peuple placé dans les mêmes conditions, il faut concrétiser l’image de l’indépendance

À cet égard, le projet de Charte des valeurs constitue un premier pas nécessaire, car l’existence d’un pays repose d’abord sur l’existence d’un peuple, avec son identité propre et tous ses éléments constitutifs, un territoire, une langue, une culture, et des valeurs communes.

D’autres éléments doivent venir se greffer à ces éléments identitaires, notamment un projet collectif. Or nous avons la chance d’avoir connu, dans notre passé pas très lointain, une expérience de projet collectif très porteur et que l’on devait baptiser par la suite du nom de « Révolution tranquille ». Cette expérience fut l’une des plus riches de notre histoire sur tous les plans, culturel, social ou économique, et c’est à elle que nous devons notre émancipation de même que certains de nos plus grands succès comme Hydro-Québec, devenue l’objet de toutes les convoitises. .

Les plus jeunes ne peuvent évidemment pas s’en souvenir, mais cette révolution fut portée par un thème qui allait se révéler très mobilisateur : « Maîtres chez nous ». Aujourd’hui comme en 1960, le défi consiste à reprendre le contrôle de notre développement qui nous a échappé pour tomber entre les mains d’intérêts hostiles à notre émancipation et préoccupés uniquement de leur propre essor, et le thème de 1960 n’a pas perdu un poil de sa pertinence.

Cela dit, il faut également s’assurer de la présence de conditions favorables à la victoire du OUI lors d’un prochain référendum. Or ces conditions tiennent autant à la présence de facteurs internes que de facteurs externes. Et il faut savoir que ces derniers peuvent avoir un effet favorable ou défavorable sur la décision des Québécois de voter OUI lors d’un tel référendum.

En ce moment, la conjoncture externe est très favorable à l’indépendance du Québec, comme j’ai eu l’occasion de le souligner à maintes reprises sur Vigile depuis bientôt quatre ans, et tout porte à croire qu’elle le deviendra encore plus dans un horizon à court et moyen terme. Estimons-nous donc chanceux. En effet, il est beaucoup plus difficile d’agir sur la conjoncture externe que sur la conjoncture interne, et lorsque la conjoncture externe est défavorable, elle peut à elle seule empêcher, ou à tout le moins compliquer ou retarder, l’accession d’un pays à son indépendance.

Dans l’état actuel des choses, c’est sur la conjoncture interne qu’il faut travailler, et il faut reconnaître que le PQ a commencé à le faire. Va-t-il poursuivre sur cette lancée dans le cadre restreint et contraignant que lui impose son statut de gouvernement minoritaire, ou va-t-il plutôt tenter d’obtenir un mandat majoritaire pour avoir les coudées plus franches ? Nous devrions être fixés à ce sujet dans les jours qui viennent.

Mais il faut comprendre que lorsque nous serons devenus « Maîtres chez nous », et l’échéance n’est pas si lointaine - certainement beaucoup moins que certains commentateurs et politiciens ne le souhaitent - si nous nous y appliquons résolument, l’indépendance ne sera plus qu’une formalité. Alors nous ferons un référendum... que nous gagnerons !

Commentaires

  • Michel (Mike), 19 mars 2014 23h48

    Pourquoi le Québec est-il toujours à contre-sens et ne
    s’intègre pas au Canada. La raison, son fleuve.
    J’ai trouvé un texte dans un livre qui s’intitule :
    Beautés Sauvages du Québec publié en 1997 Un des chapitres à pour sujet " Le Relief" Le tout débute comme ceci. "Il est dans ce pays un fleuve qui coule à l’envers"
    C’est prouvé par sa vallée qui va en s’élargissant vers sa source. Toutes les vallées du monde se ressemblent :
    elles grandissent de la source à l’estuaire. Une seule diffère, celle du fleuve Saint-Laurent. La Vallée du
    Saint-Laurent fait l’inverse de toutes les autres vallées du monde : elle est étroite à l’embouchure du grand fleuve, et devient de plus en plus large en remontant son cours. A croire que ce fleuve coule à l’envers.
    Se n’est sûrement pas vrai, mais ça m’a faits plaisir de l’écrire. Il me semble que "Il est dans ce pays un fleuve qui coule à l’envers" aurait pu servir pour une chanson ou un poème mais se n’est pas dans mes cordes.

  • Mireille Deschênes, 19 mars 2014 14h32

    Bonjour ou sale jour,
    Je viens tout juste d’entendre Mr Couillard ( je veux rester polie) à 14:11 dire qu’il est prêt à accorder aux maires Coderre et Labaume le statue et liste d’épicerie qu’ils demandent. Si cet homme réussit à devenir premier ministre du Québec il finira la "job" que Charest avait commencé et plus.
    Beaucoup de Québécois ne sont pas assez politisés pour se rendre compte que tout se met en place pour que le Québec ne puisse jamais se sortir du Canada.
    On a placé Coderre à la mairie de Montréal pour faire ce qui s’apprête à faire. Rien de moins que la séparation de Montréal du reste du Québec avec l’aide de l’ouest de l’île.
    Le débat de demain Mme Marois aura à se débattre avec Qs, CAQ et PLQ. à moins que l’ UPAC ne ramasse un libéral notoire avant le scrutin les péquistes sont dans le trouble. Leur manque d’agressivité est entrain de les couler.
    Bien dommage tout cela que les Québécois soient rongés par la peur comme cela est pathétique.

  • Michel (Mike), 19 mars 2014 11h19

    Je ne vous écrirai pas un long texte se n’est pas mon genre. Je vais demeuré dans le concret. J’ai quatre
    petits enfants bientôt cinq. Si je vis assez vieux et que
    mes petits enfants me demandent un jour. Papi Michel,
    que s’est-il passé en 2014. Je ne veux pas leur répondre
    que les Québécois se sont comportés comme un tapis
    et se sont laissés marcher dessus. J’aimerai mieux leurs
    dire qu’on s’est tenu debout dans l’adversité.

  • André Gignac, 19 mars 2014 10h01

    @ Claude Gagnon

    Vous dites :" Je crois qu’en 2014, le concept de souveraineté est dépassé". Je ne connais pas encore de pays dans le monde qui ait renoncé à leur indépendance à ce que je sache. Votre commentaire sent la propagande fédéraliste à plein nez à me le boucher. En général, les hommes d’affaires sont assez conservateurs et pour le statu quo ; on connait la chanson.
    INDÉPENDANCE OU ASSIMILATION !

    André Gignac 19/3/14

  • François Ricard l&8217;inconnu, 19 mars 2014 06h11

    Changer ou modifier quelque peu la tactique ne change pas, du moins à mes yeux, les règles du jeu.
    Pourquoi le Québec ne se donnerait-il pas une constitution républicaine ? Une vraie ?
    Une constitution qui fait une nette séparation entre les différents pouvoirs : législatif, exécutif, juridique.
    La population aurait alors une bien meilleure idée de ce qu’aurait l’air un pays Québec.
    Cette constitution pourrait alors être soumise au peuple pour son adoption ou son rejet.

  • Claude Gagnon, 18 mars 2014 20h59

    La fameuse question référendaire… quoi en penser ?

    Comme vous le savez peut-être déjà, en plus de mon intérêt pour les affaires, je suis également un passionné d’économie et de politique. À l’approche des élections et devant la possibilité qu’un gouvernement péquiste majoritaire en ressorte, plusieurs aspects m’inquiètent. Laissez-moi partager avec vous mon point de vue sur les enjeux principaux de la campagne en espérant faire évoluer le débat et faire réfléchir.

    J’aborderai donc différents thèmes qui me sont chers, soit l’économie, l’identité nationale et l’éducation. Commençons tout de suite avec le point le plus alarmant de la campagne actuelle : la question référendaire.

    Je crois qu’en 2014, le concept de souveraineté est dépassé. Le fédéralisme est le modèle de prédilection pour une société florissante. Il permet de répondre à nos objectifs nationaux et régionaux tout en assurant la coexistence pacifique entre les différents groupes ethniques.

    La souveraineté, un gouffre sans fin

    L’argument principal de la souveraineté est le désir du peuple québécois de prendre sa destinée en mains. Cet argument peut être débattu : en regardant les plus récents sondages, même Montréal, cœur économique du Québec, refuse de se séparer du Canada.

    Si le projet de la souveraineté se réalise, le Québec n’aura d’autre choix que de reconnaître les droits des autres minorités présentes sur son territoire. Ces groupes n’auraient-ils pas logiquement le même droit que la minorité francophone du Canada de se séparer ?

    Les deux tiers du territoire québécois riches en ressources naturelles sont habités par les populations Cris et Inuit qui y résidaient déjà bien avant les peuples Français et Britanniques. Si un peuple pouvait à juste titre réclamer son indépendance, ce serait certainement ces derniers. Alors pourquoi sont-ils si farouchement contre l’indépendance du Québec ? Ils craignent pour leurs droits constitutionnels… et avec raison ! Les lois du Parti Québécois démontrent clairement une tendance à diviser les citoyens et à s’en prendre aux droits des minorités. Le chauvinisme ethnique représente des risques énormes pour n’importe quelle société, et il est de notre devoir en tant que peuple de se demander s’il s’agit là du chemin que nous voulons suivre.

    L’argument économique

    Si le Québec se sépare, il est très peu probable que le Québec cède au Canada les territoires riches en ressources naturelles qu’occupent actuellement les Cris et les Inuits. Il s’agit là d’un manque de justice dans le raisonnement souverainiste. Le Québec peut se séparer du Canada, mais les autochtones ne peuvent pas se séparer du Québec ? Ils occupent pourtant ce territoire depuis bien plus longtemps !

    De plus, un Québec souverain deviendrait du jour au lendemain un pays insolvable. La dette du Québec est la plus imposante de toutes les provinces canadiennes en s’élevant à plus de 264 milliards de dollars. En calquant la méthode de calcul de l’Organisme de Coopération et de Développement Économique (OCDE), la dette publique d’un Québec souverain correspondrait à 94% de son produit intérieur brut (PIB), le classant ainsi au 5e rang des pays industrialisés les plus endettés avec la Grèce et l’Islande. De plus, les coûts d’emprunt du Québec augmenteraient de façon dramatique avec la chute de la cote de crédit du Québec rendant ainsi la gestion de cette dette encore plus difficile. Rajoutez à cela un gouffre grandissant de 9 milliards par année en transfert de péréquation et nous avons une nation pauvre avec de la difficulté à rayonner mondialement. Notre chère province frapperait un mur et le réveil serait brutal.

    L’argument de la culture

    Bien que les Britanniques aient remporté la bataille des plaines d’Abraham le 13 septembre 1759, les francophones du Québec ont su rayonner et préserver leur langue et leur culture pendant plus de 250 ans à l’intérieur de la fédération canadienne sans même avoir de loi 101 la majorité du temps ! Si l’objectif réel est la sauvegarde de la langue française, pourquoi le Québec ne tenterait-il pas plutôt d’entretenir des liens politiques et culturels avec les francophones hors Québec ? Dans le reste du Canada, en 2011, le nombre de personnes ayant déclaré le français comme langue maternelle était d’environ 1 067 000 et le chiffre augmente constamment. Cela représente environ 15% des francophones du Québec que nous serions prêts à abandonner. N’y a-t-il pas ici un manque de cohérence ?

    Des gens des quatre coins du monde choisissent le Canada comme terre d’accueil. C’est un pays qui gagne à être connu et où il fait bon vivre. C’est notre devoir en tant que Québécois, mais également en tant que Canadiens de réclamer haut et fort notre unicité et de tout faire pour la préserver…

  • Pierre Bourassa, 18 mars 2014 20h29

    Faire peur au monde en parlant de référendum avec l’expression de celui qui vient d’avaler une gorgée de Fleet avant son lavement baryté, n’a rien à voir avec l’indépendance du Québec.

    Un référendum est le symbole de la démocratie,celui de consulter son monde avant de prendre une décision.

    Les Couillards de ce monde tuent la démocratie en ne parlant jamais de l’indépendance du Québec mais plutôt en s’attaquant à l’outil démocratique qu’est la consultation populaire.
    À bas la consultation populaire.Les gens ne veulent plus être consultés...
    Le terrain se prépare et une erre fascisante risque d’envelopper le Québec comme c’est le cas aux E.U. depuis le 11 septembre 2001.

  • Michel Lalonde, 25 octobre 2013 16h32

    @ M. Gignac

    Excellent commentaire, M. Gignac ! (votre dernier)

    Voilà une opinion remplie de sagesse et d’intelligence ! Et comme c’est une opinion remplie de sagesse et d’intelligence, c’est pour ça qu’elle ne sera jamais retenue par nos élites politiques mondialistes. Dommage.

    Il ne faut pas oublier qu’il y a quelques années, tous les députés du Parti québécois ont voté favorablement pour une augmentation des quotas d’immigration, et ce avec le damné PLQ. Et certaines personnes croient encore que ce parti politique mondialiste va faire l’indépendance du Québec ? Faut pas rêver !

    Ça fait des années que le Parti québécois cherche à gagner du temps... Quand le Québec en entier sera totalement noyé sous une mer d’immigrants, qui voudra faire du Québec un état indépendant ?! C’est mathématique ça, Câlice !

    Tout ça pour dire que le Parti québécois est une véritable imposture. S’il avait vraiment eu l’intention de faire l’indépendance du Québec, il n’aurait JAMAIS voté en faveur d’une immigration de masse génocidaire. Et ça, c’est aussi vrai que 2 et 2 font 4.

    Le nœud du problème, c’est que le Parti québécois est un parti mondialeux au service ce cette patente à gosses qui a pour nom, le Nouvel ordre mondial. A New World Order... Yes Sir !

  • André Gignac, 23 octobre 2013 18h42

    Monsieur Le Hir

    Pour moi, un référendum au Québec c’est une formule perdante ; les référendums perdus de 1980 et de 1995 sont là pour le prouver. En 1995, lors du dernier référendum, 87 000 nouveaux immigrants même pas encore naturalisés par Ottawa, ont pu voter et ils nous ont fait perdre ce référendum. Parizeau avait mauditement raison avec sa déclaration : "Nous avons été battus par l’argent et le vote ethnique". Imaginez le résultat du prochain référendum avec 55 000 nouveaux immigrants qui entrent par année au Québec depuis 3 ou 4 ans.

    Cessons d’être naïfs et inconscients bordel ! Il faut aussi tenir compte des fédéralistes mous qui ne voteront jamais pour l’indépendance du Québec tout comme le vote acquis du West Island. Il faudrait que 75% des Québécois votent tous ensemble pour le OUI de la question ce qui est impossible selon moi. La seule solution pour en sortir, c’est une élection référendaire qui enclenche automatiquement le processus de l’indépendance ; Ottawa n’aimerait pas ça mais je m’en fous carrément. Il faut en sortir au plus sacrant de cette camisole de force juridique qui nous paralyse depuis le coup sale de Trudeau en 1982 qui a sorti le Québec du Canada avec son rapatriement unilatéral de la constitution "canadian" SANS L’ACCORD DU QUÉBEC ET SANS RÉFÉRENDUM.

    LE QUÉBEC NE DOIT RIEN À OTTAWA ! Le chantage de Harper, de Dion, de Chrétien et autres vendus du Québec, on en a soupé ! je voudrais terminer en disant à Marois et au PQ que si ce gouvernement n’annonce pas un moratoire sur l’immigration avant les élections, je ne me déplacerai même pas pour aller voter. Les problèmes de la charte sont causés par une immigration trop massive pour les capacités que nous avons d’intégrer ces nouveaux arrivés.

    André Gignac 23/10/13

  • Michel Bélisle alias Didier, 23 octobre 2013 10h24

    Si les journalistes à la solde des intérêts fédéralistes ne veulent pas d’un autre référendum, c’est qu’ils sont attachés au Système et veulent sauvegarder le Système. Et ils ne sont pas certains que la politique d’un Québec souverain irait dans le sens des intérêts du Système(quoique, personnellement, j’en suis persuadé).

    Ces journalistes croient ou plutôt espèrent que la population québécoise partage leur préoccupation pour la sauvegarde du Système, le dit Système qui leur assure une vie satisfaisante avec statut social et revenu intéressant en plus d’en garder un assez bon nombre dans la dèche pour donner du lustre à leur position social et économique.

    Le problème, c’est qu’ils ont peut-être raison. Les jeunes générations de Québécois en particulier sont allergiques à la souveraineté étant complètement subjugués par le Système avec sa propagande incessante dans les médias-Système, en particulier par les radios que ces jeunes écoutent.

    À cause de ces radios-Système, la cause souverainiste a perdu la région de Québec, région la plus prospère du Québec avec une population jeune et dynamique.

  • Jean-Claude Michaud, 23 octobre 2013 00h03

    M. Nantel a raison, une question claire c’est ce qu’il faut si nous voulons vraiment un pays. Ça enlèvera cet argument que nous donnons aux fédéralistes Canadiens qui nous le remettre toujours dans les débats comme Stéphane Dion qui répète toujours son mantra sur une question claire. Est-ce qu’on veut réformer le fédéralisme en allant chercher des pouvoirs suppémentaires ou créer un nouveau pays ?

    Donc ayons une question claire : Voulez-vous que le Québec devienne un pays souverain et indépendant ?

    et une autre sur la devise à conserver :

    Voulez-vous que le Québec conserve la devise Canadienne pour les prochaines années ou crée sa propre monnaie ou utilise une autre monnaie ?

  • 22 octobre 2013 22h34

    M. Nantel me semble être des survivants de cette approche mortifère des trois mousquetaires-démissionnaires (Parizeau, Bouchard, Landry) pour qui rien de significatif ne peut se faire sans (avant) un référendum gagnant.

    Vigile a été fondé pour battre en brèche cette approche de la magie référendaire. Entre 1996 et 2006, une poignée, et depuis, graduellement, cette approche du référendum ramenée au rang de l’outil fait son chemin. Les perspectives s’élargissant, le coffre à outils se spécialise : à mesure que la panacée référendaire est remise à sa place, c’est comme s’il était de nouveau permis de rêver...

    GV

  • F. Lemay, 22 octobre 2013 20h23

    Combien de nous y ont crus pendant 40 ans et combien y croient encore...
    La question qui tue.

  • Richard Le Hir, 22 octobre 2013 17h06

    Réponse @ JJNantel

    Il ne s’agit pas du tout de changer les règles, il s’agit de changer la compréhension qu’on en a.

    Richard Le Hir

  • andré Arseneault, 22 octobre 2013 17h00

    Harper vient de nous donner un gros coup de pouce vers l’indépendance et la séparation du reste du Canada, si tous les indépendantistes se rallient au parti Québécois lors d’une prochaine élection je crois que c’est en 2014 que nous serons indépendants et sereins dans un Québec uni à jamais, j’ai 63 ans et j’en rêve et rage depuis 40 ans, mon Dieu faites que le rêve de toutes les Québécoises et Québécois de ce pays du Québec se réalise une fois et pour toujours car je n’en peux plus d’attendre et vous de même chers concitoyens du
    Québec.
    PS : PLUS JAMAIS DE LIBÉRAUX AU POUVOIR DE GRÂCE RÉVEILLONS-NOUS ET LIBÉRONS-NOUS DE CES VOLEURS DE NOS RICHESSES !

  • Jean-Jacques Nantel, ing., 22 octobre 2013 16h32

    Il sera impossible de faire l’indépendance du Québec sans un référendum avec une question claire. C’est la seule étape absolument inévitable du processus. Quand on aura obtenu le consentement clair de la population, c’est tout le reste qui ne sera que formalités.

    La raison est simple : le Québec a déjà tenu deux référendums sur la question, référendums qu’il a perdus ; la dernière fois par la peau des dents. Le Québec a même fait école dans ce domaine ; ce qui fait qu’aucune indépendance ne se fait et ne pourra se faire désormais sur la planète sans un référendum préalable sur la question.

    Les Québécois seraient donc mal venus (et mal reçus) s’ils tentaient de changer de système. Cela serait perçu partout, au Québec, au Canada et dans le reste du monde, comme une fraude.

    La base de tout système démocratique n’est pas la constitution du pays (comme essaie de le faire croire le Fédéral) mais l’assentiment de la majorité simple de la population concernée. Tout est basé là-dessus.

    Si la population ne veut pas, cela ne se fait pas ; un point, c’est tout !

    Les trucs du PQ actuel, qui fait tout pour changer de sujet depuis 1995, sont de simples manœuvres de petits garçons effrayés qui veulent se faire élire sans avoir le courage de passer à l’action.

    Changez de chefs si vous voulez obtenir autre chose que des placotages sans conséquence ni efficacité, comme ceux que suscitent présentement la charte des valeurs ; une charte que le PLQ va éliminer dès sa prise du pouvoir ; ce qui est inévitable à moyen terme. C’est du vent tout ça !

    Quant à l’idée que la population ne veut pas de référendum, elle provient, entre autres, de souverainistes qui répètent bêtement ce que disent en cœur tous les fédéralistes...

    Jean-Jacques Nantel, ing.

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