«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Et maintenant, que va-t-il faire ?

Poëti croit que le rapport de la VG lui donne raison

L’ancien ministre des Transports Robert Poëti croit que le rapport accablant de la vérificatrice générale sur la gestion des contrats au MTQ lui donne raison.

« Les interrogations, les questionnements que j’avais par rapport à l’administration étaient justifiés, quand je lis le rapport », a lancé M. Poëti, qui a été éjecté du Conseil des ministres du gouvernement Couillard il y a un peu plus d’un an.

M. Poëti avait déclenché une tempête médiatique après qu’une lettre écrite pour son successeur Jacques Daoust – qui a depuis quitté la vie politique – eut été rendue publique. Il le mettait en garde contre des problèmes de gestion au MTQ. Il avait d’ailleurs embauché une analyste externe, Annie Trudel, car il ne faisait pas confiance aux réponses que lui fournissaient les hauts fonctionnaires du ministère.

« J’avais des questions sur la procédure, bien aujourd’hui la vérificatrice a fait ce travail. À partir de là, je vous dirais que peu importe le ministre qui est là, il est en pas mal meilleure position que je l’étais quand je suis arrivé. Je voulais obtenir ces réponses », a-t-il dit aux journalistes mercredi en début d’après-midi.

Il croit d’ailleurs que la VG a fait « avec une équipe de plusieurs personnes et pendant plusieurs mois » le travail qu’il avait confié à Annie Trudel. Il attend avec impatience le second audit, qui ferait une vérification en profondeur des contrats du ministère.

Le MTQ est perdu dans un dédale bureaucratique et est incapable d’assurer la saine gestion des contrats publics, dévoile la vérificatrice générale.


« Dans les faits, chaque fois qu’un problème est soulevé, le ministère répond à celui-ci en mettant en place de nouveaux contrôles », a révélé Guylaine Leclerc dans un rapport déposé mercredi matin.

Malgré tout, « le ministère n’est pas parvenu à mettre en place certaines conditions permettant une bonne gouvernance », écrit-elle dans cet audit qui a été commandé par le gouvernement à la suite des révélations de l’analyste Annie Trudel.


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