«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Vieux dicton : Qui veut faire l’ange fait la bête !

Pierre Paradis cité à la Commission Charbonneau

CEIC. Le nom du député de Brome-Missiquoi Pierre Paradis a été mentionné à la Commission Charbonneau dans le cadre du témoignage de Serge Daunais. Celui-ci est directeur général de l’entreprise Pavages Maska.

Dans le cours de son interrogatoire, M. Daunais a affirmé avoir déjà demandé des renseignements au député Pierre Paradis en lien avec des contrats à venir du ministère des Transports du Québec. Le témoin a cependant assuré qu’aucun des contrats n’ont fait l’objet d’interventions du représentant du Parti libéral du Québec.

Pierre Paradis a confirmé partager chaque année la liste des projets du MTQ avec les maires dès que celle-ci est rendue publique. Il ne peut toutefois pas avoir accès aux échéanciers des divers projets, ce que Serge Daunais affirme lui avoir demandé.

Un autre extrait du témoignage a permis d’apprendre que Serge Daunais a contribué au financement de campagnes électorales de Pierre Paradis. Le DG de Pavages Maska aurait d’ailleurs été remboursé par l’entreprise pour ses dons, ce qui est illégal.

« Le DGE doit s’occuper de ça », a commenté Pierre Paradis qui organise deux événements de financement par année.

De 2004 à 2012, selon le registre du directeur général des élections du Québec, Serge Daunais aurait versé 9 640$ au PLQ. Il a aussi contribué pour 1 180$ au PQ en 2003-2004 et pour 660$ à l’ADQ en 2008-2009.

Partage de territoires

Au cours des derniers jours, la Commission Charbonneau dresse le portrait d’une pratique de partage de territoires et de collusion en Montrérégie. Les entreprises Sintra, DJL et Pavages Maska y auraient pris part. Une pratique que dénonce Pierre Paradis.

« Si le jeu de la concurrence est faussé, ce n’est pas correct. Si ça nous a empêché d’en paver plus que prévu, ce n’est pas correct », a-t-il commenté.

Le député en place depuis 1980 assure qu’il ne se doutait pas de ces manoeuvres d’entrepreneurs puisque très peu d’appels d’offres auraient été annulés en raison de soumissions trop élevées.


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