«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Bonne nouvelle ! Et c’est très bien ainsi

Pétrole et gaz : le Québec très mal coté pour les investissements

lundi 18 novembre 2013

Le Québec est considéré comme l’un des pires endroits au monde pour les investissements pétroliers et gaziers, devançant à peine les pays déchirés par la guerre comme la Syrie et la Libye.

> Le rapport complet (en anglais) PDF

C’est ce que révèle le septième rapport annuel d’enquête Global Petroleum Survey publié lundi par l’Institut Fraser, un organisme canadien de réflexion sur les politiques publiques.

Selon l’enquête menée auprès de dirigeants de sociétés pétrolières et gazières internationales, le Québec se classe au 141e rang mondial sur 157 territoires pour les investissements « en amont » qui visent principalement l’exploration et la production. L’an dernier, la province se situait au 101e rang (sur 147) et en 2011, elle occupait le 92e rang (sur 135).

Plus particulièrement, selon l’indice de perception des politiques qui mesure les perceptions des investisseurs relativement aux contraintes réglementaires (incohérence, dédoublements, environnement, main-d’oeuvre), le Québec se classe parmi les 20 derniers territoires, derrière des pays comme le Nigeria, la Somalie et le Kazakhstan.

La politique énergétique du Québec serait truffée de règlements « obscurs et incohérents » qui empêchent la province d’exploiter le potentiel de ses ressources énergétiques, a indiqué l’Institut Fraser par voie de communiqué.

Les territoires qui se classent parmi les 10 premiers se trouvent en Amérique du Nord ; il s’agit notamment de l’Oklahoma (1er), du Mississippi (2e) et de la Saskatchewan (3e). Le territoire canadien suivant, le Manitoba, est en 9e position et l’Alberta occupe la 19e place. La Saskatchewan et le Manitoba se disputent la première place des provinces canadiennes en alternance depuis 2009.

L’incertitude politique, particulièrement en ce qui concerne deux projets de pipelines et la taxe provinciale sur le carbone ont fait passer la Colombie-Britannique de la 39e place (sur 147) en 2012 à la 47e (sur 157) cette année.

Les pays du Moyen-Orient en conflit comme la Syrie (143e), la Libye (145e) et l’Iraq (149e) continuent à être en queue de peloton. Le Venezuela se classe bon dernier, principalement à cause de l’instabilité politique qui y règne.

L’enquête Global Petroleum Survey est menée chaque année auprès de dirigeants de l’industrie pétrolière afin de mesurer et de classer les obstacles à l’investissement des régions productrices de pétrole et de gaz. Au total, 864 dirigeants représentant 762 entreprises ont rempli le questionnaire d’enquête cette année.


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