«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Lord Durham serait fier de nos politiciens qui sont en voie de lui donner raison. Nous serons bientôt un peuple sans histoire.

LIBRE OPINION

Patrimoine : et si Durham avait raison ?

samedi 8 juillet

Ces derniers jours, les différents paliers de gouvernement se relaient pour annoncer de nouveaux investissements dans la culture et dans la mise en valeur et la protection du patrimoine. À Québec, les politiques culturelles pleuvent sur une population qui semble commencer à s’intéresser au patrimoine : politique du patrimoine de la Ville de Québec, politique culturelle et du patrimoine du ministère de la Culture et des Communications.

 

En quelques mois, on a l’impression que nos politiciens s’intéressent enfin à ce sujet longtemps tabou. Car l’histoire et le patrimoine, ça définit notre identité. Et l’identité, c’est un sujet « pas touche ». Mais les élections, tant municipales que québécoises, approchent à pas de géant. Il faut maintenant faire croire que le sujet nous intéresse. Bravo ! Mais quel est le bilan de ces 3 ou 4 années de pouvoir (sinon plus) en matière de protection et de mise en valeur du patrimoine ?

 

Pour le gouvernement du Québec, le bilan est nul, sinon négatif. Malgré des pouvoirs de classement, des plans de conservation, des consultations publiques, dans le monde du concret, nous sommes dans le néant. Au municipal, que ce soit à Québec ou à Montréal, on suit le capitaine et on laisse notre patrimoine disparaître sous le pic des démolisseurs.

 

Ces dernières semaines, une résidente de Québec, Hélène Garant, optométriste, s’est investie dans une campagne publicitaire citoyenne dans des journaux, dont Le Devoir, afin de faire connaître la destruction d’un site exceptionnel, réalisée contre l’avis du Conseil du patrimoine culturel de septembre 2013, mais avec la permission du gouvernement Couillard et l’encouragement du maire Labeaume.

 

Le site patrimonial de Sillery (déclaré tel depuis 1964, au même titre que le Vieux-Québec et le mont Royal) est la proie de promoteurs immobiliers. Situé sur la falaise à l’est de Québec, reconnu pour ses vues exceptionnelles sur le fleuve et sa division parcellaire particulière, le site patrimonial de Sillery est maintenant restreint à une peau de chagrin qui n’est maintenue en vie que par le parc du Bois-de-Coulonge et le domaine Cataraqui, administrés par la Commission de la capitale nationale.

 

> Lire la suite de l’article sur Le Devoir


Suggérer cet article par courriel
Les dérives de nos élus
Un manque de jugement symptomatique des maux de notre société

Financement de Vigile

N’hésitez pas à contribuer à sa production

Joignez-vous aux Amis de Vigile

Objectif 2017: 60 000$
12 715$  21%
Paiement en ligne
Don récurrent

Contributions récentes :

  • 15/08 André Thibault: 5$
  • 15/08 Robert Lecompte: 5$
  • 15/08 Jean-Pierre Lavoie: 100$
  • 9/08 André Lafrenaie: 20$
  • 9/08 Anonyme: 50$
  • 9/08 Gilles Grondin: 200$
  • 9/08 Anonyme: 50$
  • 9/08 Normand McCluskey: 5$

Toutes les contributions

Merci beaucoup!

Publicités