«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

L’indépendance est un projet d’ouverture sur le monde

Pas d’égalité sociale avant l’indépendance du Québec ?

C’est surprenant de voir comment le peuple d’une province (le Québec), qui fait l’envie de plusieurs pays à cause de ses succès économiques et son indépendance politique, peut avoir peur de disparaître. Et que cette même peur soit justifiée par une cause aussi absurde que la vague migratoire ayant choisi le Canada (a fortiori le Québec) pour la langue qu’on y parle et surtout à cause de l’image de société d’accueil dont jouit le Québec sur la scène internationale, soit encore plus surprenant.

Pour ma part, je pense que les Québécois n’ont rien à envier aux autres peuples sur la question de pérennité. Si les Chinois ou les Indiens devaient avoir peur de disparaître un jour, alors les Québécois de souche le devraient tout autant. Mais pour l’instant, rien de tout ce qui a été dit précédemment ne semble envisageable, alors il faut enlever cette inquiétude de notre conscience. Le Québec est la pour rester (sa culture aussi).
La présence de la langue française est irrévocable puisqu’elle est le moteur de notre société.

D’ores et déjà, comment ose-t-on nous faire croire qu’une langue - à travers laquelle la culture québécoise est définie - et qui a su se préserver pendant cinq cents ans, puisse disparaître du jour au lendemain à cause de cette même vague migratoire. Je suis plutôt porté à croire que les nouveaux arrivants contribueront à façonner cette langue québécoise en y intégrant de nouveaux mots ou expressions. Mais d’arriver à la conclusion qu’ils la feront disparaître, alors là c’est une preuve de mauvaise foi de la part de ceux qui nous martèlent ces conclusions sur la place publique. Je refuse de croire à cette théorie du complot et je vous prie d’en faire autant. Rappelons aux pseudo gardiens de la culture québécoise qu’ils font fausse route parce qu’ils ont oublié que notre société s’est dotée d’institutions pour garantir sa pérennité. Ces mêmes institutions ont donné naissance à des lois qui jouent un rôle majeur dans notre quotidien puisqu’ils nous permettent de vivre et travailler en français. Même si quelques dérapages peuvent avoir lieu par ici et par là, il n’y a pas raison de s’inquiéter. La présence de la langue française est irrévocable puisqu’elle est le moteur de notre société.

Pourquoi le malaise persiste-t-il alors ?

À mon avis, ce qui est à son origine, c’est l’indépendance inachevée de la Belle Province. Que l’ont soit d’accord ou pas avec cette idée, là n’est pas la question. Ce qui est important c’est de rendre à César ce qui est à César en avouant haut et fort que l’indépendance du Québec est un élément important pour qu’on puisse arriver à un salut national. La noblesse de l’indépendance est dans le réconfort qu’elle procure au peuple qu’il l’a tant désiré. Je fais référence ici à un réconfort social qui pourra nous inclure tous dans son projet étatique. Menant, par ricochet, vers une vraie égalité sociale.

Une telle égalité sociale sans cette idée d’indépendance n’est pas concevable. On ne peut pas réaliser cet égalitarisme dans une société qui n’a pas acquis ses propres droits constitutionnels. Pire, on ne peut pas être tous égaux devant une Constitution qui n’existe pas. Plus grave encore, on ne peut pas exiger plus de droits d’une société qui n’a pas rapatrié tous ses droits.

Un jour, ce jour viendra, j’ose le croire. Les Québécois réaliseront leur rêve d’indépendance et c’est à ce moment-là qu’on cessera de parler de différence et d’exclusion, mais d’appartenance à un État égalitariste qui ne fait pas de différence entre le noir, le blanc et le rouge parce qu’ils porteront tous la couleur bleue.

À tous ceux qui vont me traiter de fou, parce que je parle d’indépendance, alors que mes origines ethniques m’obligent à être fédéraliste. Je ne vous le dirai jamais assez : si la peur de se faire mettre dehors par les Québécois une fois l’indépendance acquise hante votre sommeil. Alors, pourquoi ne pas leur donner cette chance afin qu’ils nous montrent de quoi qu’ils sont capables  ? À mon avis, notre place est garantie dans l’avenir de cet État de droit.

Et si par malheur je me trompe. Pour ma part, j’irai me bercer au bord de la méditerranée, regardant loin devant, avec un sourire sur le coin de la lèvre, heureux d’avoir contribué, au moins une fois dans ma vie, à donner la liberté à un peuple qui demande qu’à réaliser son autodétermination.


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