«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Lecture difficile

PQ, objectif inapprochable !

Constat alarmant

Tribune libre de Vigile
lundi 29 février 2016
724 visites 8 messages

La construction de mon texte s’est faite après une série de discussions avec des jeunes dans la tranche d’âge de 18-35 ans, les plus réfractaires. La lecture se fera difficilement et tristement pour les militants actifs dès la première heure de l’indépendance.

Je tente, par mon texte, de vous mettre en contexte le plus possible afin que vous puissiez prendre la température de l’eau le plus exactement possible.

Cela servira, je l’espère, à éviter de faux pas dans le futur et surtout de mieux cibler les prochaines actions pertinentes et gagnantes. Je vous le déclare, ce n’est pas pour demain !

Je vous dis ceci : regardez où nous allons, regardez où nous pourrions aller !

Prière à certains avocats, nuls en mathématiques au CÉGEP, de commenter par des fadaises.

***

Le Parti québécois (PQ), au terme de son conseil national de deux jours à Trois-Rivières, s’est doté d’un plan secret sur trois ans derrière des portes closes, dit-on avec confiance ! On parle ici d’un scénario sur trois ans qui, avec assurance, révise les outils de travail, les communications, la liaison avec les circonscriptions et l’approche des différentes clientèles électorales. L’ambition serait à son comble.

Mais attention, il y a du sable dans l’engrenage ! Les récents sondages affichent des résultats affreusement bas pour la popularité de l’indépendance au Québec. Le groupe d’âge des 18-35 ans se pointe comme le plus récalcitrant. Un rapport accablant ! À leurs yeux, l’indépendance, en plus de souffrir d’âgisme, est une lubie passagère de vieilles barbes à pipe et de grands-pères qui ne les rejoint pas du tout. Ce n’est pas leur univers !

Le PQ s’apprête donc à semer dans un terreau qui n’est pas du tout fertile, par le fait même il se voue à l’échec. De plus, l’idée de réunir à la même adresse l’Option nationale et Québec solidaire ne fera qu’additionner le nombre de vieilles barbes ; un coup d’épée dans l’eau. Selon moi, l’indépendance se réalisera quand les jeunes en feront un thème porteur, les initiateurs d’antan ont tout donné mais raté. Continuer avec les vieilles barbes est aussi tordu que nommer Édith Piaf reine du heavy métal. Le PQ, objectif inapprochable !

Commentaires

  • Robert Lachance, 3 mars 2016 13h07

    À propos de référendum, ce qui me fait de la peine, c’est qu’on ne l’envisage qu’en rapport avec la graduation du Québec de province à pays. La classe politique, le 5 % que la chose publique touche le plus peut faire mieux pour son peuple souverain, comme d’autres disent Sa Majesté.

    J’ai observé et je déplore qu’à une élection ou un référendum, « les jeunes » ne font pas le poids pour deux raisons. Avant ce référendum historique, ne conviendrait-il pas d’en tenir un d’initiative populaire sur l’exercice du droit de vote chez les moins de 18 ans ? Ne serait-ce que pour le mental au sens de Marc Gagnon dans Les Boys. Voyez le tableau joint.

    En première colonne de données, vous remarquez qu’entre 18 et 44 ans, une année de population compte environ 105 mille personnes. La strate des 18-24 ne compte que 7 ans ; si elle en comptait 10, au lieu de 747 067 nous lirions quelque chose comme 1 067 238. Les 3 strates cumulent 2 913 684 électeurs, soit 44 %. Les trois strates suivantes en comptent 3 721 760, soit 56 %. Strates des 18-24 équilibrée, les pourcentage seraient 46,5 et 53,5. Sérieuse première raison démographique de questionnable représentation intergénérationnelle mais il y a pire.

    En deuxième colonne de données, nous trouvons les pourcentages d’usage du vote fondés sur deux études, une canadienne et une québécoise. Les jeunes ne cumulent que 33,2 % du poids électoral, les « vieux » 66,8. Cette deuxième raison, le taux d’exercice du droit de vote, est beaucoup plus inquiétante quand on tient compte de l’importance de l’espérance de vie inversement proportionnelle des uns et des autres. Il me semble que ça compte pour le projet de graduer de province à pays.

    En tout domaine des droits de la personne, les moins de 18 ans exercent ces droits par l’intermédiaire de leurs parents le temps qu’il faut bien entendu, à la discrétion des parents. S’ils n’étaient pas privés de l’exercice du droit de vote que leur accorde la constitution de 1982, les jeunes pourraient apprendre à voter eux-mêmes souvent dès 12 ans et ainsi, chemin faisant, les pourcentages de prévalence dès 18 ans seraient plus élevés que ceux que l’on observent en deuxième colonne de données au tableau.

    Au fait, Les jeunes, c’est quel âge ?

  • François Ricard, 2 mars 2016 09h12

    Depuis des années, même ici sur Vigile, on passe plus de temps à se demander quand devons-nous faire un référendum ? Dès la prise du pouvoir ? Vers la fin du mandat ? Dans un deuxième mandat ? Dans la semaine des quatre jeudis ? Le référendum doit-il être enclencheur ? Ou déclencheur ? Ou simplement emmerdeur ?
    Les gens agissent et réagissent selon leurs émotions plutôt que selon leur raison.
    Qu’y a-t-il de motivant, surtout pour les jeunes, à se demander quand tenir un référendum ?
    Par ailleurs, demander aux gens, surtout aux jeunes, de démolir le semblant de démocratie qui est nôtre fait appel à leurs émotions.
    De même, leur demander de construire un nouveau pays selon leurs souhaits est aussi une tâche fort emballante.

  • Danièle Fortin, 1er mars 2016 23h57

    - 

    François Ricard a raison.

    Mettre de l’avant l’idée inédite de démontrer que le parlementarisme britannique ne sert que les intérêts d’une aristocratie sans noblesse, d’une classe d’affairistes et non les intérêts du peuple saurait piquer la curiosité et, au final, enthousiasmer les jeunes.
    Faut-il que j’en fasse l’illustration à nouveau ?

    • Le chef du parti ayant fait élire une majorité de députés devient premier ministre et chef du gouvernement : un chef choisi par son parti sans l’aval du peuple.

    • Une fois l’élection passée, le parti élu n’a de comptes à rendre à personne, peu importe les engagements électoraux. Le chef, entouré de conseillers choisis par lui, dispose d’un pouvoir absolu pour 4 ou 5 ans. Et il est inamovible.

    • En effet tout les pouvoirs : l’exécutif, le législatif et le judiciaire sont concentrés au bureau du premier ministre. Même les élus du même parti n’ont rien à dire. Au contraire, ils sont contraints de se soumettre à la « ligne de parti ». Il s’agit d’une dictature de fait.

    • Le premier ministre et son bureau ont un contrôle absolu sur l’État et ses ressources financières et techniques. Dont celles en particulier des sociétés d’état.

    • Le premier ministre a le pouvoir de nommer les ministres, les sous-ministres et les hauts fonctionnaires, les juges et les hautes autorités policières et judiciaires.

    • Le premier ministre distribue les honneurs, les titres, les fonctions, les salaires, les pensions, les contrats et toute forme de reconnaissance selon son bon vouloir.

    • Le premier ministre peut engager l’état, l’endetter sinon le ruiner, et avec lui tous les citoyens pour des générations et des générations sans aucun sanction ni pénalité d’aucune sorte.

    • Bref, le premier ministre et son bureau dispose d’une immunité totale quant à la nocivité de ses actions et politiques sur le peuple, son territoire, sa culture, sa société et son économie. Seuls les intérêts de son parti et de sa caste prévalent ; et ultimement ceux de ses maîtres.

     Nous ne voulons pas le bonheur, nous voulons un Destin !

    Ernst von Salomon.

    -

  • Robert Lachance, 1er mars 2016 15h36

    Je suis vieille barbe.

    J’aime nos petits enfants et je comprends leurs parents. Je déplore qu’ils aient manqué et manquent encore de poids électoral, compte tenu de leur espérance de vie comparée à la mienne.

    Au congrès national d’ON fin janvier, à l’oeil, les vieilles barbes y étaient pour 8 %, « les vieilles barbes » qui n’en n’ont pas, pour 7 %. confirmer moi ON.

    J’ai lu le Léger novembre 2015

    La question y est : Si un référendum sur la souveraineté du Québec avait lieu aujourd’hui, voteriez-vous POUR ou CONTRE la souveraineté du Québec ? Cette question est beaucoup plus habituelle, demeurée sens 1995 à juste escient, professionnelle, industrielle, qu’à-propos et collée au réel en mouvement. Pas vrai, M. Léger ?

    En 2018, cette question ne se posera plus. Il faudra, pour qu’elle soit valide et performante, l’adapter à une nouvelle réalité en marche. Au plus simple elle deviendrait Si un référendum sur l’indépendance politique du Québec, l’IPQ, le LIT, avait lieu aujourd’hui, voteriez-vous POUR ou CONTRE l’IPQ ?

     Hein !
     Quoi !
     Cossé !
     Comment !
     Pouvez-vous répéter la question !

    En plus actuel elle serait double : êtes-vous pour ou contre que le Québec gradue à pays ? êtes-vous pour ou contre que le Québec demeure une province ?

    En plus incroyable, elle serait encore double : êtes-vous pour ou contre que le Québec gradue à pays plurinational ? êtes-vous pour ou contre que le Québec demeure une province multiculturelle ?

    Est-ce que les % ci-dessous seraient les mêmes si la question était revue au plus simple, au plus actuel ou au plus avant-gardiste ? Ils sont après répartition.

    La répartition des réponse en %

    âge *** pour ** contre

    18-24 ** 42 *** 58
    25-34 ** 39 *** 61
    35-44 ** 36 *** 64
    45-54 ** 40 *** 60
    55-64 ** 46 *** 54
    65&+ ** 34 *** 66

    Total * * 39 *** 61

    À demain ou à +, j’ai à faire des calculs et un graphique avec ces chiffres combinés à d’autres.

  • Jean Claude Pomerleau, 1er mars 2016 12h38

    La seule chose de certaine avec la jeunesse, c’est qu’elle va vieillir.

    Et elle va vieillir rapidement avec le projet de pipeline Énergie Est, qui met en jeu son avenir : pour ou contre ?

    Ce qui nous amène à déterminer qui a le contrôle effectif de notre territoire : TransCanada et ses pions politiques ou Nous, toutes générations confondues, qui vivons sur le territoire ?

    Ce sont sur des enjeu comme celui-là que la pédagogie de la souveraineté doit se faire.

    Autre argument : « il n’y a pas de démocratie sans souveraineté » (Jacques Sapir)

    JCPomerleau

  • François Ricard, 1er mars 2016 07h52

    Les jeunes, nous le savons par expérience, aiment bien être iconoclastes. Ils aiment remplacer les "vieilleries" par du neuf.
    Il faut donc leur offrir quelque chose à détruire : le parlementarisme à la britannique qui est une fausse démocratie. Il faut aussi leur donner une chose à construire : la constitution d’un nouveau pays.
    Et vis-à-vis tout cela, la seule chose que le PQ leur offre : le scrutin à la proportionnelle. Notre système parlementaire est une charrette à boeuf et l’on pense l’améliorer en en remplaçant les roues par des ailes.

  • Etienne Evans, 1er mars 2016 01h43

    Je vous mets le lien du dernier sondage Léger avec le vote réfendaire selon les tranches d’âge à la page 12 dâtant du 21 novembre 2015. Dans une proportion de Non à 60% et de Oui à 40% , sur 6 tranches d’âge les Oui du 18-24 sont 2e et ceux des 25-34 sont 4e. Nous sommes très loin du’’ le projet n’est pas porteur par les 18-34.’’ Peut-être que les jeunes sont moins impliqués et sont moins militant mais la plupart se disent Québécois d’abord. De ma perspective, je trouve étonnant que l’appui au oui est resté si fort même après 20 ans de laisser-aller sans promotion et avec autant de hargne contre lui. Je partage l’avis de M. Le Hir que les conditions seront plus favorables en 2018 qu’en 1995 car les raisons économiques seront au rendez-vous . En 1980 et en 1995 ce sont les raisons économiques du Non qui ont vaincu les raisons politiques du Oui. Avoir le dos acculer au mur précipite le changement...

  • Serge Jean, 29 février 2016 22h24

    Mais qui donc, leur a montré à réfléchir comme ça ?...Comment est-ce qu’ils peuvent cracher sur eux-mêmes aussi méchamment ?
    Ils n’auront pas le choix un jour où l’autre, de remonter à la source de leur histoire, s’ils ne veulent pas finir comme du bois mort, sur les littoraux des autres nations, qui auront eu eux, du respect pour eux-mêmes et leur histoire.

    L’ignorance,le mépris et l’insignifiance, c’est pour les billots morts qui flottent sur les rivières de la déportation des consciences. Revenez ! vos nations et votre pays, ont besoin de leur futur en vous, les prochaines têtes grises.

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