«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Pour un patriotisme décomplexé et gagnant

PQ : le temps de l’audace

samedi 10 décembre 2016

C’est une véritable dégelée que le PLQ a subi aux élections partielles de lundi dernier.

Dans Marie-Victorin, il est arrivé au 4e rang. Dans Saint-Jérôme, il a obtenu 10 %.

La forteresse libérale est peut-être moins inexpugnable qu’on le pensait.

Certes, tant que le PQ et la CAQ se partageront les francophones mécontents en deux blocs égaux ou presque, le PLQ pourra se maintenir au pouvoir avec seulement un tiers des voix.

Cependant, si le PQ ou la CAQ émerge comme LA solution de rechange au PLQ, ce parti pourrait attirer à lui le vote stratégique de ceux désireux, d’abord et avant tout, de se débarrasser des libéraux.

Cela porterait un coup terrible à l’autre formation, qui pourrait voir le plancher céder sous ses pieds. La bataille décisive sera donc celle entre le PQ et la CAQ.

Se démarquer

La question devient alors : comment chacun jouera-t-il ses cartes d’ici aux élections de 2018 ?

La fameuse alliance entre le PQ et QS, si souvent évoquée, ne ferait la différence que dans 3 ou 4 circonscriptions.

La CAQ fera campagne sur le nationalisme économique, l’identité québécoise et l’éthique élastique du PLQ, mais dans une perspective résolument fédéraliste.

Le PQ fera campagne sur le nationalisme économique, l’identité québécoise et l’éthique élastique du PLQ, mais en ayant, malgré sa foi souverainiste, écarté le référendum. Très similaire, non ?

Comment le PQ pourrait-il se démarquer de la CAQ si ses thèmes sont les mêmes ou presque, et s’il ne peut utiliser le référendum pour rallier tous les souverainistes ?

La CAQ vient de lui donner la réponse ces derniers jours.

Souvenez-vous, François Bonnardel a présenté la CAQ comme un parti résolument bilingue. François Legault, lui, se dit maintenant fier d’être Canadien.

Certes, le PQ ne peut faire directement campagne sur la souveraineté après avoir écarté la tenue d’un référendum, ce que M. Lisée a eu raison de faire.

Rien n’empêche cependant le PQ de faire le procès du régime­­ fédéral canadien plutôt que de seulement faire le procès du gouvernement Couillard.

S’il se contente de critiquer le gouvernement Couillard, sa critique ne sera ni meilleure ni très différente de celle de la CAQ. Il doit embrasser plus large, viser plus haut.

Audace

L’an prochain, le Canada fêtera son 150e anniversaire. Nous subirons une orgie de propagande fédéraliste.

Le PQ devrait faire du judo : qu’il en profite pour faire le procès de l’illégitimité du régime issu du coup de force perpétré en 1982 par le père de Justin Trudeau. Le fédéralisme assumé de la CAQ la menotte sur ce terrain.

Le PQ pourrait attaquer frontalement le multicultu­ralisme issu de la Charte canadienne, la politisation de la Cour suprême, toutes les folies ethnoreligieuses qui en découlent­­, les attaques répétées contre la loi 101, etc.

Il pourrait faire une longue liste de propositions pour lesquelles il n’hésiterait pas à invoquer la clause nonobstant.

À défaut de souveraineté, ce serait un patriotisme décomplexé­­ et, possiblement, gagnant.

 


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PQ - Changement de paradigme

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